Toxique ! Que faire des déchets ultimes ?

Si le stockage définitif des déchets nucléaires est une question récurrente dans le débat public, pas un mot sur les déchets ultimes, ni sur les conséquences d’un stockage définitif impropre. Cependant ces déchets scories des usines d’incinération comptent parmi les plus toxiques du secteur industriel. Une enquête sans concession sur la gestion des déchets toxiques.

Les solvants, les restes de peinture, les vieilles piles et les “déchets ultimes”, scories des usines d’incinération de déchets, comptent parmi les rebuts les plus toxiques du secteur industriel. Produits en masse, ils contiennent des métaux lourds, comme le cadmium, le plomb, le zinc ou le cuivre à des concentrations dangereusement élevées. Des substances qui, si elles sont rejetées dans l’environnement, peuvent pénétrer dans le corps humain par le biais de l’air, de l’eau ou de la nourriture et causer de graves dommages à la santé.

Allemagne – 2014

Katanga, la guerre du cuivre

Située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la province du Katanga concentre d’importants gisements de cuivre et de cobalt. Longtemps exploitées par l’Union minière du Haut Katanga, créée au début du XXe siècle par les colons belges, les carrières ont été nationalisées par le président Mobutu en 1966.

Son clan s’appropriant les richesses sans jamais les réinvestir, la production tombe alors en sommeil, précipitant des milliers de travailleurs au chômage.
Aujourd’hui, massivement devenus “creuseurs illégaux”, ces hommes vivent dans la pauvreté et doivent faire face à la ruée des nouveaux investisseurs étrangers, chinois et indiens en tête.

Arte (2012)

Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
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Chili : Entre mine et famine

Au-dessus du désert montagneux de l’Atacama, dans le nord du Chili, le ciel est plombé. Un immense voile de poussière pèse sur Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde. Ils sont 15.000 à y travailler nuit et jour.

Le métal léger est de plus en plus demandé dans le monde entier, si bien que la mine est en constante expansion. Elle finit par tout engloutir, même la ville qui lui a donné son nom, juste à côté.

Peu à peu, les terrils recouvrent rues et maisons, anéantissant toute vie dans la cité, qui comptait autrefois 22.000 habitants. Ce reportage suit au quotidien un mineur, Raul Alfaro, et sa famille, aujourd’hui contraints de quitter leur maison.

L’ère du prêt-à-jeter : Le legs toxique de la consommation effrénée

La consommation effrénée d’appareils électroniques à faible durabilité génère de plus en plus de déchets. Or, ces produits contenant des ressources précieuses et des substances toxiques sont toujours très peu recyclés. Et quand ils le sont, c’est le plus souvent dans des pays du tiers-monde, dans des conditions déplorables.

En 2015, l’humanité devrait consommer plus de 75 millions de tonnes de produits électroniques, si on se base sur la moyenne des données compilées par Le Devoir. Cette consommation représente une hausse de plus de 125 % par rapport à l’an 2000.

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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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Des métaux en voie de disparition (Rediff)

Alors qu’il y a 50 ans, l’industrie mondiale n’utilisait qu’une dizaine d’éléments différents, aujourd’hui, une puce informatique peut contenir à elle seule plus de 60 composants différents, tous non renouvelables. La complexification croissante des produits de consommation courante, qui comportent de plus en plus de matériaux différents mais dans des quantités de plus en plus infimes, a permis d’accroître leurs fonctionnalités. Mais elle se traduit aussi par une pression accrue sur les réserves de ressources non renouvelables, notamment de métaux, accentuée par l’explosion de la consommation mondiale.

Dès 2007, dans un rapport devenu célèbre, le NRC (National Research Council) américain identifiait une liste de métaux devenus stratégiques (critical) compte tenu du déséquilibre entre la demande mondiale et leur disponibilité [1]. Cependant, ce type d’exercice reste difficile, en raison des incertitudes qui entourent les réserves de métaux, les évolutions de la demande mondiale, etc.

Surtout, au-delà des tensions liées à ce déséquilibre, se pose la question du remplacement de ces métaux stratégiques lorsque le stock terrestre aura été épuisé. Historiquement, lorsqu’une ressource non renouvelable est devenue rare et / ou trop coûteuse, elle a presque toujours été remplacée par une autre ressource, remplissant les mêmes fonctions (voire d’autres), mais qui peut elle-même être un jour épuisée si elle n’est pas renouvelable.

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Combien vaut la Terre ?

Les métaux précieux proviennent de l’explosion des étoiles et se sont incrustés dans la croûte terrestre il y a des milliards d’années. Gros plan sur les réserves d’or, le métal le plus précieux entre tous car, malléable et inaltérable, il sert à la fois de monnaie et de matière première entrant dans la fabrication de nombreux objets.

Coup de projecteur également sur le bois, le granit et le calcaire et, pour finir, sur les ressources provenant des océans, de l’élevage et des cultures, vitales pour nourrir les êtres humains.

Partie 1:

Partie 2:
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Canada : Plaque tournante de l’industrie minière

Trois sociétés minières sur quatre ont leur siège social au Canada. Pourquoi un tel attrait ? Le Canada est un véritable paradis pour ces entreprises : elles peuvent y spéculer tranquillement sur les gisements du monde entier tout en y étant protégées en cas de crimes environnementaux et de violations de droits humains. Une réalité bien éloignée de l’image plutôt sympathique que véhicule le pays. Entretien avec Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre.

75% des sociétés minières mondiales ont leur siège au Canada. Pourquoi ?

Alain Deneault : [1] Il y est plus facile de spéculer en bourse sur la valeur présumée d’un gisement minier. On peut y mettre en valeur non seulement les « réserves » qu’une mine contient, soit ce qu’il est effectivement possible d’extraire, que les « ressources », c’est-à-dire tout ce qu’une mine contient et que l’on pourrait éventuellement exploiter.

Ainsi, à la bourse de Toronto, il est possible de valoriser une richesse avérée, mais également la ressource présumée ou espérée : une richesse plus grande que ce qui a été évalué par les géologues, en fonction des évolutions des techniques ou des coûts d’exploitation. La bourse de Toronto a ainsi longtemps été très spéculative, jusqu’au scandale Bre-X, une société canadienne qui a gonflé artificiellement les réserves espérées de ses mines d’or, avant de faire faillite, faisant perdre 4,7 milliards d’euros à ses actionnaires en 1997.

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Les dessous de la mondialisation : Mongolie, le souffle de la mondialisation

La Mongolie est en train de vivre un moment historique : ancienne république soviétique, cette jeune démocratie coincée entre la Russie et la Chine s’éveille sur un tas d’or, d’uranium, de charbon et de cuivre.

L’extraction minière entraîne une croissance à deux chiffres, fait la fortune de nouveaux millionnaires mongols à l’image des frères Dagvadorj et attire les investisseurs du monde entier.

Réalisé par Isabelle Vayron de la Moureyre (2013)

Canada : “Trou Story”

(Texte introductif rédigé par Cathare, l’un de nos lecteurs, qui nous a également signalé l’existence de ce documentaire, merci à lui ainsi qu’à Richelsdorfite)

L’industrie minière et le Canada possèdent une histoire commune où l’exploitation des ressources minérales a marqué d’une très forte empreinte certaines régions en raison d’enjeux importants qui allaient parfois bien au-delà des frontières du pays.

La première partie du film est dédiée à l’histoire des compagnies minières, leur importance économiques primordiale et leur liens très intimes avec les gouvernements successifs. Il s’agit également de rendre hommage aux pionniers, à l’importante main d’œuvre qui afflua du pays comme ailleurs et aux luttes syndicales qui s’échelonneront sur plusieurs générations de travailleurs.

Les auteurs de ce documentaire souhaitent illustrer l’émergence et le développement de l’une de ces régions par l’étude du territoire qui chevauche le nord-est Ontarien et le nord-ouest Québécois, reconnu comme ayant un sous-sol parmi les mieux dotés au monde en or, nickel, cuivre, etc.

La suite du film tente de dresser le portrait actuel de cette industrie qui tient une place toujours aussi prépondérante sur le plan économique, particulièrement en région. En est-il de même politiquement ? Quel impact sur l’environnement mais aussi sur le citoyen et les communauté ?

Richard Desjardins et Robert Monderie partagent leur vision a travers un documentaire engagé mais qui possède l’immense mérite d’aborder un sujet méconnu du grand public.

Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

« Les banques devraient être des banques, pas des sociétés pétrolifères »

Pour les ultralibéraux les marchés et les bourses éclairent les décideurs économiques à l’aide d’indicateurs rationnels. La réalité est tout autre : adossées aux facilités financières de la Banque fédérale de réserve américaine (la FED), les grandes banques de Wall Street spéculent sur les matières premières (pétrole, blé, cuivre, aluminium, etc.), pèsent sur leurs cours et disposent, avant d’autres acteurs économiques, d’éléments permettant d’anticiper l’évolution du cours de bourse des entreprises qui achètent les matières premières, objet des spéculations. C’est l’institutionnalisation du délit d’initié.

Même certains journaux américains « mainstream » commencent à s’en émouvoir. Polémia publie sous la signature d’une de ses correspondantes un texte présentant un article de David Kocieniewski, paru le 20 juillet 2013, dans le « New York Times ». Nous livrons aussi à nos lecteurs l‘intégralité de l’article intitulé « Des tas d’aluminium mais, pour les banques, de l’or pur ». A déguster et à méditer.

Je suis avec beaucoup d’intérêt l’actualité financière, comme on lit un polar, sauf que la fin n’est pas encore rédigée… Plusieurs grosses banques (Goldman Sachs, JP Morgan par exemple) ont mis en place une spéculation sur les matières premières (blé, pétrole, aluminium, etc.). Dans l’article ci-après, il est décrit très précisément comment elles procèdent. Vous comprendrez comment certains malins ont deviné que le cuivre allait flamber ; attention aux poignées de porte qui risquent de disparaître !
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Chili : La plus grande mine de cuivre du monde dévore la montagne

Au-dessus du désert montagneux de l’Atacama, dans le nord du Chili, le ciel est plombé. Un immense voile de poussière pèse sur Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre du monde. Ils sont 15.000 à y travailler nuit et jour. Le métal léger est de plus en plus demandé dans le monde entier, si bien que la mine est en constante expansion.

Elle finit par tout engloutir, même la ville qui lui a donné son nom, juste à côté. Peu à peu, les terrils recouvrent rues et maisons, anéantissant toute vie dans la cité, qui comptait autrefois 2. 000 habitants. Ce reportage suit au quotidien un mineur, Raul Alfaro, et sa famille, aujourd’hui contraints de quitter leur maison.

Quand le monde manquera de métaux

500 Tours Eiffel : c’est ce que nos sociétés modernes consomment en métal chaque 24 heures. De la moindre puce électronique jusqu’aux gigantesques buildings, les métaux sont partout. Or certains sont en voie d’épuisement : les gisements de cuivre, de nickel ou de zinc n’ont plus que quelques décennies devant eux. Et si le recyclage se développe, la consommation s’emballe. Enquête sur une pénurie désormais annoncée.

L’humanité est accro aux métaux. Câbles électriques et circuits électroniques, transports individuels ou collectifs, électroménager ou BTP… Les métaux sont partout. On en oublierait presque qu’ils constituent une ressource non renouvelable. Comme pour les hydrocarbures, il faut plusieurs millions d’années pour en renouveler les stocks. Or, côté consommation, la tendance est à l’emballement. « En l’espace d’une génération, nous devrions extraire une quantité plus grande de métaux que pendant toute l’histoire de l’humanité », prévient Philippe Bihouix, ingénieur centralien et co-auteur d’un livre de référence sur le sujet.

Moins de vingt métaux étaient exploités dans les années 1970. Ce chiffre a depuis été multiplié par trois. Mais les réserves ne sont pas infinies. Une cinquantaine de métaux – sur la soixantaine exploités – seraient menacés de pénurie. Il reste plus d’un siècle de réserve pour le cobalt ou le platine. Celles de l’argent, de l’antimoine (utilisé notamment dans l’électronique), de l’indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques ou les écrans LCD) se limiteraient à 20 ans, pointe l’étude de Philippe Bihouix. Et il ne resterait que 30 à 60 ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels : zinc, cuivre, nickel, plomb…

500 Tours Eiffel par jour

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Monnaie-marchandise et monnaie gagée par des marchandises

Il y a souvent beaucoup de confusions entre le concept de monnaie-marchandise et celui de monnaie gagée sur des marchandises. C’est la faute à l’or, qui, en tant que “divin métal” a servi de monnaie et en tant que “valeur absolue” a gagé les émissions de monnaie.

La “Currency School” est cette école de pensée qui estimait que la monnaie n’est pas un bien en soi et ne peut être que la stricte représentation d’un étalon dont elle est totalement dépendante. Les défenseurs de cette école considéraient naturellement que l’or était le bon étalon, éventuellement l’argent (bimétallisme or-argent). Dans son principe, réduit au strict minimum, la “Currency School” posait qu’il ne pouvait pas y avoir d’émission de monnaie qui ne soit strictement le reflet des stocks d’or disponibles. L’histoire, la vraie, celle qui fait que la monnaie, lorsqu’on veut l’enfermer dans des raisonnements imparables et définitifs, suit toutes les voies d’évitement possibles, a évidemment conduit les tenants de cette inflexible théorie à mettre beaucoup de nuances dans leurs propos et leurs recommandations.

L’or monnaie-marchandise est une marchandise-monnaie par excellence.

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Le poids de la Chine sur les matières premières ne cesse de s’accroître

Alors que la Chine est entrée dans l’année du Dragon hier, les investisseurs tablent sur une croissance proche des 9 %. Un signal de bon augure pour de nombreuses matières premières. L’ex-empire du Milieu a en effet acquis ces dernières années une part prépondérante sur ces marchés.

La Chine est entrée dans l’année du Dragon d’eau. Selon les croyances ancestrales, ce signe est synonyme de puissance. Ce nouvel an sera-t-il aussi faste que certains le prédisent ? En tout cas, les derniers chiffres sur la croissance du PIB chinois en 2011 ont rassuré les investisseurs qui ont écarté l’hypothèse d’un « hard landing », un violent ralentissement de l’économie. Au point que la Banque mondiale table sur une dynamique de croissance de 8,2 % en 2012 pour l’ex-empire du Milieu. Des chiffres qui augurent une bonne année pour les matières premières. Car, sur ces marchés, à de rares exceptions près (cacao, sucre, café), la demande chinoise est prépondérante, qui peut représenter parfois plus de 40 % de la consommation mondiale. Petit tour d’horizon du poids de la Chine sur cette classe d’actifs

Un très gros consommateur de métaux de base

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La Suède affiche un taux de croissance exceptionnel

Contrairement aux autres membres de l’Union, la Suède n’a pas besoin de mettre en oeuvre une politique d’austérité. Le pays est en effet en plein boom : au troisième trimestre 2010, sa croissance a atteint 6,9% en rythme annuel, un chiffre supérieur à celui de beaucoup de pays émergents.

Cette performance s’explique d’abord par l’excellente tenue des exportations, qui représentent près de 50% du PIB. Profitant de la dépréciation de la couronne (elle a perdu 10% par rapport à l’euro en l’espace d’un an [N.B. : c’est l’inverse ! – fortune.fdesouche.com), elles se sont envolées de 12,5% sur un an au troisième trimestre. Ce rebond n’est d’ailleurs pas uniquement lié à celui des économies émergentes.

En 2011, la croissance de la suède devrait tout de même atteindre 3%, presque le double de la zone euro !

La Suède tire aussi parti de la reprise qui s’est amorcée en Europe au début de l’année sous l’effet des plans de relance. Les deux tiers de ses ventes à l’étranger – pour l’essentiel des produits haut de gamme – sont en effet destinés au vieux Continent. Le pays a aussi beaucoup profité de l’envolée des cours des matières premières – la Suède est le premier producteur européen de fer, de plomb et d’or, et le deuxième pour le cuivre – qui représentent 11% de ses ventes extérieures.

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L’Afghanistan, cœur géopolitique du nouveau grand jeu eurasiatique

Par Aymeric Chauprade

Le nouveau grand jeu en Afghanistan n’est plus bipolaire. Il n’est plus la vieille opposition du XIXe siècle, dont on a tiré la formule de «Grand Jeu », entre l’Angleterre présente aux Indes et la poussée russe vers les mers chaudes ; il n’est pas plus réductible à l’opposition du XXe siècle entre les intérêts américains et russes.

Le nouveau grand jeu en Afghanistan est à l’image de la géopolitique mondiale : il est multipolaire.

Trois grandes puissances mondiales s’entrechoquent en Afghanistan : Etats-Unis, Russie, Chine. Deux puissances régionales s’y livrent ensuite, par délégation, une guerre féroce : Pakistan et Inde. Dans ces rivalités de premier ordre, interfèrent des intérêts de second ordre, mais qui peuvent influer fortement sur le jeu afghan : les intérêts de l’Iran, ainsi que ceux des républiques musulmanes indépendantes, ex-soviétiques (en particulier, pour des raisons à chaque fois spécifiques, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Turkménistan).

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L’US Army à la chasse au trésor afghan

Le Pentagone a découvert un nouveau « Klondike » en Afghanistan. Près de 1 000 milliards de dollars seraient enfouis dans le sous-sol du pays, ce qui en ferait un géant minier d’une taille comparable à celle de l’Australie.

Minéraux en Afghanistan (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Depuis longtemps, les géologues russes et américains avaient identifié d’importantes richesses minières en Afghanistan. Dans ses rapports annuels sur les pays, l’US Geological Survey (USGS) avait listé les minerais présents en abondance dans ce pays : cuivre, or, minerai de fer, marbre, nickel, soufre, talc… Toutefois, Chin S. Kuo, le responsable de l’étude, notait que l’absence d’infrastructures, de main-d’œuvre qualifiée, sans oublier les problèmes non résolus de sécurité, interdisaient pour le moment l’exploitation de ces richesses.

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L’état de l’environnement en France reste préoccupant

L’état de l’environnement s’améliore en France sur certains points, mais le bilan global reste préoccupant. L’édition 2010 du rapport élaboré tous les quatre ans par les statisticiens du ministère de l’écologie, mise en ligne vendredi 4 juin, ne fait que 130 pages (contre 500). Elle fourmille de données, et dresse le panorama le plus complet et le plus à jour de l’état des milieux naturels et des sources de pollution.

Certaines évolutions sont positives. La qualité de l’air dans les villes s’améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse, même si le secteur des transports, principal émetteur, reste en croissance (+19 % depuis 1990). L’effet du bonus-malus sur la baisse des émissions des véhicules neufs est sensible, mais il faudra plusieurs années pour que le parc entier soit renouvelé. Et le transport routier continue de croître. En outre, les importations françaises généreraient l’émission de 465 millions de tonnes équivalent CO2 par an, contre 265 millions pour les exportations. Le solde d’environ 200 millions augmente de près de 38 % les émissions intérieures.

Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. “Les engrais sont toujours apportés en excès, mais cet excès diminue“, observe Robin Degron, co-rédacteur du rapport. En revanche la contamination par les pesticides se poursuit, certaines nouvelles molécules (glyphosate) remplaçant des substances interdites (atrazine).

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