Yves Cochet: «Hollande et Ayrault ont des toiles d’araignée dans la tête»!

L’eurodéputé écologiste Yves Cochet était invité de Marianne (…)

Par Gérald Andrieu

(…) un Front national très haut (…) cela correspond à l’effritement de la cohésion sociale partout en Europe. Celle-ci s’effondre au profit d’un économisme. François Hollande, par exemple, parle trop d’économie.

“le chef de l’Etat et son Premier ministre n’ont toujours pas saisi que « la croissance ne reviendra pas”

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Décroissance : pic pétrolier et concept d’entropie

Alors que l’extraction du gaz de schiste se révèle être une impasse, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : le second principe de la thermodynamique et son concept central : l’entropie. Adaptée à l’analyse économique, cette loi réduit à néant les rêves d’une croissance infinie dont les premières limites se font effectivement déjà sentir.

PIC PETROLIER – ATTENTION ! – FAITES DEMI-TOUR – AVERTISSEMENT : PLUS D’ESSENCE – POINT DE NON-RETOUR – CONTINUEZ A VOS RISQUES ET PERILS – “Pourquoi personne ne nous a prévenus ?”

Selon ce principe majeur de la physique du XIXe siècle, dans un système isolé, l’entropie (grandeur caractérisant le désordre) ne peut qu’augmenter, ce qui, adapté à l’économie, conduirait inexorablement toute civilisation basée sur une croissance infinie à une ruine certaine. Voyons comment des arguments basés sur ce principe peuvent venir renforcer le constat de raréfaction des énergies fossiles et son impact dramatique sur l’économie.

Thermodynamique et économie : deux domaines historiquement liés
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Gare au prochain tsunami financier

“Toutes les grandes défaites se résument en deux mots : trop tard”, affirmait le général MacArthur. Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour comprendre la gravité de la situation ? Allons-nous attendre qu’il soit trop tard pour rompre avec des stratégies qui nous mènent dans le mur ?

Officiellement, il y a eu 40 000 chômeurs supplémentaires en France en avril. Mais le ministère indique qu’en un mois, il y a eu 534 000 nouveaux inscrits à Pôle emploi. Si le chômage augmente de 40 000 personnes “seulement” c’est que, dans le même temps, 494 000 personnes quittaient les fichiers de Pôle emploi. “Presque la moitié ont repris un emploi”, indique le ministère. On en conclut qu’une moitié n’en a pas retrouvé : certains sont en stage, d’autres ont des problèmes administratifs mais, chaque mois, 80 000 ou 100 000 personnes arrivent en fin de droit.

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Jean Borjeix : ” Krach boursier sur les marchés asiatiques “

Jean Borjeix, du groupe Platinium Gestion, le 13 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Banque mondiale va encore réviser à la baisse ses prévisions – Les marchés sont très manipulés par les banques centrales – La vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis prouve que les ‘Quantitative Easing‘ ne fonctionne pas. »

Zone euro : Pour François Hollande, “la crise est terminée”

Lors de sa visite au Japon, le président de la République a assuré que la crise de la zone euro était finie. Il souhaite que la France joue un rôle majeur dans les discussions entourant l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon. Le dossier nucléaire a également été abordé.

En déplacement au Japon, François Hollande s’est engagé samedi à Tokyo à être “un acteur majeur” pour qu’aboutissent les discussions en vue d’un accord de libre-échange entre le Japon et l’Union Européenne, enjoignant aux Japonais de “bien comprendre que la crise dans la zone euro est terminée”.

Je serai un acteur majeur pour qu’il puisse y avoir un accord de partenariat économique entre l’Europe et le Japon, a-t-il déclaré au troisième jour d’une visite d’Etat lors d’une conférence de presse devant un parterre d’officiels et hommes d’affaires européens et japonais. Selon le président de la République, la conclusion d’un partenariat Japon-Europe “sera bon économiquement pour l’Europe et excellent pour le Japon“.

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L’Algérie de Bouteflika : une économie «rentière et léthargique»

Au moment où l’on spécule sur la santé du président Abdelaziz Bouteflika, et sur sa candidature incertaine à sa réélection en avril 2014, dans quel état se trouve l’Algérie ? À la lecture des articles du professeur Abderrahmane Mebtoul, économiste algérien et expert international en management stratégique, on réalise que la situation économique du pays est loin d’être aussi rassurante que le mirobolant excédent de devises pourrait le laisser penser…

Tlemcen, Algérie, 20 décembre 2012

Auteur passionné et prolixe, réputé pour son franc-parler, le professeur Abderrahmane Mebtoul commence souvent son propos en rappelant le paramètre majeur de l’économie algérienne : 98 % des exportations du pays sont issues des seuls hydrocarbures ; ceux-ci ont généré quelque 600 milliards de dollars de recettes en devises entre 2000 et 2012, selon les bilans de Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures.

Cette manne a permis à l’Algérie d’éteindre sa dette depuis plusieurs années et de disposer à fin 2012 de réserves de change considérables, couvrant trois années d’importations : 200 milliards de dollars selon le FMI, 190 milliards selon la banque d’Algérie. Ce « trésor », auquel il faut ajouter 173 tonnes d’or, est d’autant plus considérable que le PIB algérien reste modeste – à 188,6 milliards de dollars en 2012 selon le FMI, dont plus de 40-45 % générés par les hydrocarbures – pour un pays de 37,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013, selon l’estimation de l’Office national des statistiques (ONS).

Côté importations aussi, l’Algérie se trouve dans une situation rare : 70 à 75 % des besoins des ménages et des entreprises sont satisfaits par des achats à l’étranger. C’est dire que l’on ne produit pas grand-chose dans le pays le plus étendu et le plus peuplé du Maghreb.

« Il faut bien considérer que l’Algérie vit dans une économie de rente, souligne le Professeur Mebtoul lors d’un récent entretien sur RFI. Que se passera-t-il lorsque la rente diminuera, ou s’éteindra quasiment, au rythme de la baisse prévisible des devises issues des hydrocarbures, du fait de leur épuisement et de leur remplacement progressif par d’autres sources d’énergie ? Les équilibres macrofinanciers actuels sont éphémères sans de profondes réformes institutionnelles et microéconomiques ».

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Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique.

C’est un véritable rouleau compresseur qui s’est mis en branle en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Le groupe de travail patronal franco-allemand sur la « compétitivité » et la « croissance » en Europe, mis en place sous l’égide du Medef et de la Fédération allemande des industries (BDI) [1], en a fait une de ses propositions phares. « L’Europe doit oeuvrer en faveur du développement des compétences industrielles et d’un cadre d’action pour le secteur des gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste, ndlr)  », suggère-t-il, dans leur liste de 32 revendications patronales remises à François Hollande et Angela Merkel le 30 mai. A l’automne dernier, un plaidoyer « pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie », figurait déjà parmi les 22 propositions du rapport Gallois sur la compétitivité française.

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Europe : Le déficit de liquidité des banques pourrait perdurer

Il est alimenté par l’absence de perspectives de croissance et la faiblesse de la croissance des dépôts bancaires.

Malgré une certaine détente depuis un an, la liquidité des banques européennes est toujours sous pression. Le manque de liquidités atteindrait 1.200 milliards d’euros, estime  McKinsey dans une étude consacrée à l’avenir du refinancement des banques, qui sortira prochainement en France.

En dépit des mesures de la Banque centrale européenne, McKinsey estime que les banques ont un besoin structurel de 1.000 milliards d’euros pour combler le déficit de liquidités entre leurs activités de crédit (environ 12.300 milliards d’euros) et leurs dépôts (11.300 milliards).

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Indépendance des Banques Centrales et paradigmes culturels

par Jean Claude Werrebrouck

Le choix du modèle allemand de banque centrale qui s’est partout imposé à la fin du siècle dernier, fut facilité par la commune croyance en un nécessaire devoir de lutte contre l’inflation. Cette dernière très importante dans les années 70 était attribuée aux largesses de la politique monétaire que – selon la théologie monétariste de l’époque -  les Etats pratiquaient sans modération. De ce point de vue, le dessaisissement radical de la gestion monétaire au profit d’une banque centrale indépendante, organisme simplement soumis au maintien de la valeur de la monnaie, est apparu comme modèle à suivre.

Aujourd’hui, les difficultés d’une mondialisation intimement liée aux causes profondes de la crise en termes réels[1], questionnent le bel unanimisme. Mais surtout, la guerre des monnaies qui semble s’amplifier, passe par l’examen  des racines  culturelles nationales, paramètre  oublié au moment du grand basculement vers l’indépendance.

Mondialisation et racines culturelles oubliées

Les racines culturelles mises à l’écart des raisonnements économiques concernent au moins trois grandes conceptions de la liberté : l’anglo-saxonne, la française et, peut- être plus intermédiaire, la conception allemande.

Les deux premières sont assez radicales et très radicalement opposées.

L’anglo-saxonne fait de la liberté une dépendance de la propriété qui, selon la loi naturelle de Locke, est elle-même un bouclier au regard des agissements d’autrui. Je ne suis libre que si je dispose de droits de propriété eux-mêmes négociables sans restriction sur un marché.

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La Bourse profite-t-elle de la crise ?

Émission “Du Grain à moudre” d’Hervé Gardette, diffusée le 29 mai 2013 sur France Culture, avec Dominique Plihon et Bertrand Jacquillat.

La bourse française se porte bien. Ailleurs, c’est encore mieux. Le Dax allemand, le Footsie britannique, le Dow Jones à New-York, les marchés asiatiques : le temps des indices records est de retour. Comme si tout allait pour le mieux dans l’économie mondiale.

Certes, le CAC 40 est encore loin de son record absolu : 6944 points en séance. C’était en septembre 2000, la bulle Internet n’allait pas tarder à se décomposer. Aujourd’hui, l’indice qui mesure les performances financières des 40 plus grandes entreprises françaises est loin d’avoir retrouvé ce niveau.

Mais en franchissant à nouveau la barre des 4000 points il y a quelques jours, le CAC 40 a repris des couleurs : sa meilleure “performance” depuis 2 ans, après une progression de 15% en 2012.

Sauf que tout va plutôt mal. Si ce n’est dans l’ensemble des pays du globe, à tout le moins en Europe. La zone euro est en récession, le taux de chômage y a atteint le niveau record de 12,1% au mois de mars…et pourtant , la Bourse est en pleine forme. A croire que l’économie réelle et les marchés financiers sont déconnectés.

A minima, on peut parler d’un décalage, qui s’explique de plusieurs façons. D’abord par l’internationalisation du CAC 40 : les grandes entreprises françaises sont de moins en moins liées à l’économie hexagonale. Ensuite par la faiblesse des taux d’intérêts, qui rend les actions beaucoup plus attractives que d’autres placements.

Le problème, c’est que cet édifice semble, une fois de plus, reposer sur des bases bien fragiles : une bulle peut-être, qui comme toutes les bulles n’a pas d’autre vocation que de finir par éclater.

Bruxelles presse la France d’entreprendre six grandes réformes

Simplifier le système fiscal, abaisser le coût du travail, réformer les retraites dès cette année -ce n’est pas tout !-, réduire le déficit à 3,6% du PIB en 2014, ouvrir les professions « fermées » (médecins, notaires, taxis…)… Vaste programme ! La Commission européenne a fixé hier une dizaine de « recommandations » à la France pour qu’elle parvienne à tenir son objectif de réduction du déficit et pour qu’elle retrouve les chemins de la compétitivité.

Ces pistes de réforme ne sont pas nouvelles, certaines sont même déjà dans les tuyaux. Mais Bruxelles veut que la France tape plus fort et plus vite. Sous leurs faux airs de bons conseils, ces injonctions s’apparentent en réalité presque à des ordres puisque si elles sont validées fin juin lors d’un sommet, elles deviendront légalement contraignantes. La France pourrait être sanctionnée si les résultats budgétaires n’étaient pas au rendez-vous.

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L’Afrique doit reprendre la main sur ses ressources naturelles

Par Winnie Byanyima (directrice générale d’Oxfam International)

Mine d’or au Burkina Faso (village de Kalsaka, province de Yalenga)

Plusieurs pays africains comptent actuellement parmi les économies les plus dynamiques au monde, avec une croissance alimentée, dans plusieurs cas, par les nouvelles découvertes de réserves de pétrole, de gaz naturel et de minerais stratégiques.

Sur le continent, l’extrême pauvreté est en recul et la progression vers les objectifs du Millénaire pour le développement s’est accélérée. Plusieurs pays africains très pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone et l’Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit les inégalités de revenus.

Pourtant, des millions d’Africaines et d’Africains ne bénéficient pas de la croissance impressionnante que connaît le continent.
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Chine : Contaminés

Le plus grand défi de la Chine, c’est de concilier le développement de l’économie et du niveau de vie avec la préservation de l’environnement. L’eau, l’air et la terre: en trois chapitres, un bilan alarmant des problèmes environnementaux auxquels est confronté le pays.

L’adieu à la croissance

Que cela plaise ou pas, une nouvelle ère s’ouvre, celle d’une croissance durablement proche de zéro.

L’annonce d’un recul du PIB au tournant de l’année 2013 ( – 0,2 % au quatrième trimestre 2012, -0,2 % au premier trimestre) a occulté une réalité bien plus alarmante encore : la panne sans précédent dans sa durée de la croissance française. Sur les cinq derniers trimestres, l’activité n’a pas progressé d’un iota en France et le niveau de la richesse produite se trouve toujours aujourd’hui en deçà de celle de 2007, l’année du déclenchement de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’économie française n’a connu une période aussi longue de stagnation.

Et l’horizon à court et moyen terme apparaît désespérément bouché. Une réalité bien perçue par la force des choses par les agents économiques, ménages et chefs d’entreprise mais encore largement niée par les politiques qui ne cessent pas d’entrevoir le futur avec des lunettes roses. Un tel comportement ne surprend pas l’expert Olivier Berruyer :

Les politiques sont dans l’idéologie de la croissance. Ils vivent dans le règne révolu du “toujours” plus”, estime ce dernier. Or ce retard dans la prise de conscience est lourd de conséquences car il freine les adaptations nécessaires à la nouvelle ère qui s’ouvre, celle d’une croissance durablement proche de zéro et qui appelle nécessairement des révisions douloureuses dans nos façons de produire et de redistribuer.

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Silver economy : Et si l’avenir de la France passait par ses vieux ?

En début de semaine, le lundi de Pentecôte a amené son lot de questions et commentaires autour de la journée de solidarité. Ce jour férié devenu travaillé (par certains) suite à la canicule de 2003 est l’occasion de parler des seniors.

Les journaux télévisés ont alors enchainé les reportages liés à la dépendance, à l’hospitalisation des personnes âgées, aux problèmes de handicap et pour finir aux problèmes de retraite. Globalement, la journée de solidarité devient la journée d’inventaire de tout le poids que représente les seniors dans notre société. Un traitement bien négatif et pessimiste que nous entretenons avec entrain.

Et pourtant la France, l’Europe, le monde vieillit. On compte environ 470 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sur la planète. En 2025, ce chiffre devrait s’élever à 820 millions. En 2050, la part des 60 ans et plus atteindra 32 % de la population européenne contre 21 % en 2005.

C’est donc une véritable révolution démographique que nous allons vivre. Pas de révolution sans lourdes conséquences, la société toute entière va devoir s’adapter à cette nouvelle donne : logements, transports, système de santé, gestion de la dépendance, système bancaire et assurances, bien-être, alimentation, services à domicile, solidarité intergénérationnelle, etc… Tous les secteurs d’activité vont devoir s’adapter.

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Travailler plus, mais pour produire quoi ?

L’accroissement du P.I.B. sans discernement, prédateur en ressources, ne permet plus un accroissement du même ordre des emplois rémunérés. Travailler plus ou plus longtemps pour produire et consommer n’importe quoi n’est pas la réponse aux problèmes que pose cette “mauvaise croissance“. Il est temps de changer de paradigme.

Se désaliéner du travail rémunéré

L’article du philosophe Jean-Pierre Dupuy dans le monde du 06/05/2013 “L’enfer du travail” a inspiré ce qui suit. Il décrit pleinement dans quelle spirale infernale se trouve le “travailleur-consommateur” dans le monde global actuel. La référence à un dessin de Konk illustre bien le propos :

Dans une case un automobiliste se lamente “J’ai horreur de conduire, mais j’ai besoin d’une voiture pour me rendre à mon travail“. Dans une deuxième case, le même à l’usine : “J’ai horreur de mon boulot, mais il faut bien que je paie les traites de ma voiture“.

Cette situation, vécue par beaucoup, montre l’aliénation dans laquelle la société de consommation mondialisée, pilotée par des politiques économiques libérales, nous a enfermés. “L’enfer” du travailleur, aliéné à son poste, rejoint “l’enfer” du consommateur aliéné par les objets et les marques. Travailler plus pour consommer plus, faire des heures supplémentaires pour honorer ses dettes.

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Chine : L’inquiétude monte autour de l’endettement

La dette est supérieure à celle des autres pays émergents.

Attention au dérapage ! Les inquiétudes se font de plus en plus palpables au sujet de l’endettement de l’économie chinoise. En mars, la banque Nomura mettait en garde contre un risque de crise financière. En avril, l’agence de notation Fitch dégradait la note de la dette chinoise en monnaie locale en raison de l’explosion du crédit. Et hier [14 mai 2013], ce sont simultanément deux institutions, CLSA et Moody’s, qui ont tiré la sonnette d’alarme.

Le courtier CLSA, régulièrement optimiste au sujet de la Chine, a en effet présenté, à Pékin, une étude qui fait état d’un risque en nette hausse en matière d’endettement. Son auteur, Francis Cheung, qui dirige la stratégie de CLSA pour la Chine, a ainsi dressé le tableau d’une économie «droguée» à la dette, comme en témoigne la hausse du crédit de 58% constatée lors du premier trimestre de cette année.

Efficacité remise en cause
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