RMC – 18/06/2013
Archives du mot-clef crise économique
Mémoire d’un saccage – L’effondrement de l’Argentine
Mémoire d’un Saccage c’est l’histoire de cette Argentine qui a subi une crise économique sans précédent. Un pays considéré comme « le grenier du monde » victime du jeu des multinationales sous le regard complice du FMI et des grandes puissances mondiales. D’après son réalisateur, ce film est une manière de contribuer au débat qui se déroule en Argentine et dans le Monde entier au sujet de la globalisation inhumaine, en développant la thèse qu’un autre monde est possible. L’oeuvre est un récit militant, dont la vocation est le devoir de mémoire, qui met l’accent sur l’espoir et les valeurs humaines de ceux qui ont tout perdu et qui continuent à lutter avec dignité pour un monde meilleur.
Réalisation et scénario : Fernando E. Solanas.
Pays : Argentine, France et Suisse.
Année : 2003.
Banque : “Dans le secret du crime financier”
En 2008 éclate la crise des «subprimes», qualifiée de plus grave depuis la Grande Dépression de 1929. Cinq ans après, la crise demeure et la rigueur s’installe partout en Europe. Au-delà des lois et des mécanismes économiques invoqués pour expliquer cette situation, ce documentaire braque le projecteur sur les institutions et les hommes qui ont rendu possible une telle dérégulation du système financier.
“Pour comprendre la crise, il faut avoir une lecture criminologique de la situation”, avertit d’emblée Jean-François Gayraud, ancien membre de la DST, spécialisé dans la traque de la délinquance financière. Ces “criminels de la finance” ont bénéficié de complicités multiples: agences de notations, gouvernements de droite comme de gauche, Commission européenne, BCE ou bien encore FMI ne sont pas exempts de reproches.
Mais le crime n’est pas parfait pour autant. Un détour par l’Islande démontre que les peuples ne sont pas condamnés à subir et que les responsables peuvent également être poursuivis. Dans ce pays touché de plein fouet par la crise en 2008, le mouvement populaire a imposé la nationalisation des banques, le refus de payer la dette, l’élection d’une Assemblée constituante.
Une sortie de crise qui devrait faire figure de modèle à suivre à l’heure où la “troïka” (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) fait figure d’unique alternative.
Réalisation Jacques Cotta et Pascal Martin (Infrarouge – France2 – 11/06/2013)
(Merci à Roberto Fiorini et à Jacques)
Olivier Delamarche invité des Experts sur BFM Business (14/06/2013)
Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, était l’invité de Nicolas Doze dans l’émission Les Experts (BFM Business) ce vendredi 14 juin.
Crime organisé : géopolitique d’un phénomène criminel
Du 4 au 7 avril se tient à Grenoble le 5e Festival de géopolitique et de géoéconomie consacré à “la face obscure de la mondialisation”. L’occasion pour CLES d’interroger l’un des meilleurs spécialistes français des mafias et du crime organisé, le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud, qui voit dans la géopolitique la meilleure grille d’analyse pour appréhender correctement les phénomènes criminels. Plongée dans un monde cynique, impitoyable, qui s’étend à travers toute la planète et monte en puissance.
Par ,
Jean-François Gayraud est commissaire divisionnaire de la police nationale, actuellement auditeur du Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (CHEMI). Jean-François Fiorina est Directeur de l’ESC Grenoble.

Que représentent les mafias au sein du crime organisé ?
(…) Le crime organisé dans sa globalité a dans notre monde moderne une importance nouvelle. En effet, la fin de la guerre froide lui a donné une dimension gigantesque, avec un authentique saut qualitatif. Longtemps, ces organisations criminelles ont joué un rôle marginal dans la vie des sociétés.
Aujourd’hui, elles s’invitent au cœur du fonctionnement de la plupart des pays. Elles influencent et transforment mezzo voce, de manière invisible mais puissamment, la vie politique, économique et sociale des pays.
Nombre de ces organisations criminelles présentent des particularités qui les rendent redoutables. D’abord, elles sont toutes polycriminelles. Contrairement à une idée véhiculée par la médiasphère, les organisations criminelles s’investissent dans des activités en fonction non pas de leurs préférences, mais d’opportunités et d’incitations, au sens économique du terme, selon un ratio coût/bénéfice.
Olivier Berruyer : «La fin d’un monde»
Olivier Berruyer, créateur du site Les-crises.fr, explique quelles sont les racines profondes de la crise économique et financière actuelle. Il montre en quoi les dettes publiques ne sont plus soutenables, et pourquoi, au-delà des tentatives de fédéralisation européenne, l’Euro nous mène vers une impasse politique.
La banque, la finance et la crise (audio)
Mardi 14 mai 2013, dans le Libre Journal d’Alain Cotta sur Radio Courtoisie, Ernest Gibert recevait Jacques Cheminade, président-fondateur de Solidarité & Progrès, pour une émission consacrée à la banque, la finance et la crise.
Effondrement du dollar et cycles de Kondratiev
L’économiste russe Alexandre Aïvazov se fonde sur la théorie des cycles de Kondratiev pour prévoir l’effondrement de l’économie américaine aux alentours de 2014 et le transfert du leadership mondial vers la Chine. Le texte étudie également les perspectives de la Russie dans le monde “post-dollar”. Une synthèse du livre non traduit en français « Quand le dollar s’effondrera » (articles écrits entre 2008 et 2012).
L’économiste russe Nikolai Kondratiev a émis une théorie des cycles longs, indiquant que l’économie pouvait se décomposer en périodes de croissance et de déclin, qui durent chacune entre 30 et 60 ans.
À travers ses travaux, Kondratieff tente de démontrer la corrélation entre les cycles économico-boursiers et les excès de création monétaire basés sur la dette.
Un cycle de Kondratiev est un cycle économique de l’ordre de 30 à 60 ans aussi appelé cycle de longue durée. Mis en évidence dès 1926 dans son ouvrage Les vagues longues de la conjoncture, il présente deux phases distinctes : une phase ascendante (phase A) et une phase descendante (phase B).
Graphe retraçant le cycle de Kondratieff et les actifs à privilégier en ces différentes saisons. L’or et le cash sont les valeurs clé du moment. (Cliquer sur l’image pour l’agrandir)
I. Grandes étapes des bouleversements à venir
Décroissance ou abondance ? Quel avenir pour notre société ?
Face à une crise durable à la fois économique et écologique, seules deux approches sont possibles sans être nécessairement contradictoires : une approche pessimiste visant à maîtriser la croissance et une approche optimiste visant à orienter les progrès technologiques vers des solutions concrètes aux problèmes de l’humanité (énergie, eau, alimentation, santé, etc.).
La crise économique doublée de la crise écologique que nous subissons depuis 2008 souligne la situation paradoxale de notre société.
La croissance est une condition de survie indispensable de nos sociétés capitalistes. Sans croissance, du fait des progrès constants en matière de productivité, le chômage se creuse, avec son lot de conséquences : pauvreté, inégalité, insécurité… et peut-être même, à terme, révolution.
Néanmoins, la croissance met en danger notre écosystème. Nous consommons déjà plus que ce que la planète sait fournir. Si nous continuons à croître et si tous les habitants de la planète atteignent le niveau de vie des Américains, les limites physiques de la planète vont être dépassées, avec des effets encore plus dramatiques : changement climatique, désertification, inondations, guerres, famines, etc.
Face à ce paradoxe, deux visions de l’avenir s’affrontent et se complètent. Une vision plutôt décroissante, qui tendrait à dissocier les notions de prospérité et de croissance, et une vision d’abondance qui voit dans la croissance exponentielle des technologies une échappatoire permettant de satisfaire tous les besoins de l’humanité sans nuire à la planète.
2013 comme 1913
En 1913, les dictatures menaçaient, les “nihilistes” sévissaient, la crise économique avançait au même rythme que le progrès technologique. Comme en 2013, rappelle Jacques Attali…
Par Antoine Bouthier.

L’année 2013 ne ressemble à aucune plus qu’à 1913.
Cette année-là, une formidable période de croissance butait sur une crise financière provoquée par la première puissance économique du moment, la Grande-Bretagne.
De formidables progrès techniques, en matière d’énergie et de communication (électricité, automobile, avion, radio, sous-marin) annonçaient des lendemains qui chantent. Un grand nombre de mouvements favorables à la démocratie se faisaient jour en Amérique latine, Afrique, Russie, Asie. Mais sévissaient aussi des groupes terroristes (qu’on nommait alors “nihilistes”). Des idéologies totalitaires dénigraient l’économie de marché et la démocratie, et annonçaient leur intention de combattre les valeurs des droits de l’homme.
Overdose : La prochaine crise financière (VOSTFR – Exclusivité Fortune)
En temps de crise, les sociétés cherchent des dirigeants forts et des solutions simples, mais que se passe-t’il si les solutions envisagées constituent les mêmes erreurs que celles qui ont provoqué cette crise ? Ce document relate l’origine de la plus grande crise économique de notre temps, la crise à venir.
Documentaire réalisé en 2010 par Martin Borgs et basé sur le livre de Johan Norberg : “Financial Fiasco”.
(Traduction et sous-titrage: Fortune)
Olivier Delamarche : “L’accord sur la flexisécurité est un cadeau aux entreprises”
Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 15 janvier 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.”
« Les entreprises françaises n’avaient pas la même souplesse que les entreprises américaines pour licencier et pour adapter leur coûts. Elles vont maintenant avoir beaucoup plus de facilités pour le faire. »
« Les entreprises ne vont pas embaucher. Si vous avez une récession devant vous, vous n’embauchez pas. Donc la courbe du chômage va continuer à augmenter et probablement même s’accélérer. »
Allemagne : Le “mix électrique”, un tournant énergétique
Nos voisins Allemands souhaitent produire et utiliser une électricité verte, c’est à dire sans carbone ni nucléaire. C’est l’Energiewende (le tournant énergétique en allemand).

Gouvernements, industriels et consommateurs poursuivent cet objectif. Il a pris la forme de décisions sur le nucléaire (arrêt immédiat des centrales anciennes et arrêt définitif programmé en 2022 pour les 17 réacteurs de 2010), et des programmes visant à faire monter l’éolien et le solaire dans le mix électrique.
Où en sont-ils ?
L’Allemagne avait produit en 2010 un total de 622 TWh, soit 15% de plus que la France (ne pas oublier que sa population est plus importante, 81 millions contre 65). Le charbon comptant pour 42% et le gaz pour près de 14%. La production nucléaire représentait 24% de l’électricité produite soit environ 140 TWh. Aujourd’hui, elle est de l’ordre de 18%.
Tout d’abord, quel était, avant l’accident de Fukushima, le mix électrique allemand. Le graphique ci-dessous donne les chiffres de 2010.
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Olivier Delamarche : ” Nous allons vers un tsunami financier et économique”
Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 08 janvier 2013 sur BFM Business, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements.”
« Les marchés ne baissent pas parce qu’ils sont manipulés. Aujourd’hui nous ne sommes plus dans des marchés mais dans des décisions politiques qui fabriquent un cours qui n’a rien à voir avec les fondamentaux. On se demande comment ça peut encore marcher. »
La crise favorise la revente des cadeaux de Noël sur internet
Sur PriceMinister.com ou Ebay, le nombre d’annonces a augmenté quelques heures seulement après l’ouverture des cadeaux de Noël par les Français.
Quelques heures à peine après les avoir déballés, de plus en plus de Français déçus de leurs cadeaux de Noël les remettent en vente sur internet. Cette pratique s’est renforcée avec la crise. En fait, il s’agit d’une rencontre entre “les dépités, les mécontents de leurs cadeaux et les frustrés, ceux qui n’ont pas eu ce qu’ils voulaient” et espèrent le trouver à moindre prix sur internet, résume Olivier Mathiot, co-fondateur de PriceMinister.com.
“Mardi à mi-journée, on a constaté un doublement des mises en vente par rapport à un jour normal”, souligne ce dernier. Ebay France, autre grand site de commerce en ligne, a recensé de son côté 150.000 annonces supplémentaires publiées sur le site par rapport à lundi. Si les vendeurs se dépêchent de mettre en ligne leurs offres, pour les acheteurs, le pic de consommation vient plus tard, généralement à partir des soldes vers mi-janvier.
Les jeux vidéo au hit-parade
Royaume-Uni : les queues s’allongent au guichet des banques alimentaires
« Un nouveau projet de banque alimentaire voit le jour toutes les 72 heures au Royaume-Uni, et il ne s’agit sans doute là que de la partie émergée de l’iceberg » déplore Adrian Curtis, responsable de la Banque alimentaire.
(Euronews – 05/12/2012)
Revue de presse économique de Pierre Jovanovic
États-Unis : Le grand écart des chiffres du chômage
Régulièrement, les analystes politiques et économiques américains se plaisent à rappeler qu’aucun président sortant n’a été réélu avec un taux de chômage au dessus de 7,2 %. Sauf que les 8,1 % officiels aujourd’hui ne sont qu’un très pâle reflet de la réalité, a estimé ce week-end Graham Bibby, patron d’une société de gestion de portefeuille sur CNBC. En cause, la sortie massive des statistiques des chômeurs découragés, qui se traduit par un véritable trou noir dans les tableaux de chiffres qui circulent à Washington.
Les règles de cette comptabilité sont simples : si un chômeur inscrit depuis plus de 12 mois ne se rend plus aux entretiens, ne se manifeste plus auprès des agences pour l’emploi, il sort des statistiques. Idem pour les employés à temps partiel qui souhaitent être à temps complet, ou les tout récents chômeurs, qui doivent attendre plusieurs semaines d’inactivité pour être officiellement comptabilisés dans les chiffres. Pareil pour les chômeurs qui ont épuisé leur droit à indemnisation : ils n’existent tout simplement plus aux yeux du gouvernement.
Cette comptabilité restrictive fait que la photographie du marché de l’emploi à un instant T est extrêmement sujette à caution. Ça n’a rien d’une surprise ni d’une tromperie. La grande majorité des pays développés décomptent le chômage de la même façon. Mais la crise dure depuis maintenant quatre ans, et l’accumulation de chômeurs sortis des statistiques commence à prendre une ampleur particulièrement inquiétante et à traduire l’apparition d’un fort chômage structurel qui peine à refluer, même en période de reprise.
Cette accumulation de chômeurs découragés fait dire à certains analystes que le taux de chômage réel est plus proche des 15 %, voire dépasse les 20 % de la population active, et que ce sont ces chiffres-là qui devraient être utilisés dans la campagne électorale pour souligner l’ampleur du défi à relever en matière de création d’emplois.
Guerres et crise économique par Michel Chossudovsky
Michel Chossudovsky est un économiste canadien, professeur à la faculté des sciences sociales de l’université d’Ottawa, il a enseigné dans diverses universités, a été conseiller économique pour divers gouvernements de pays en voie de développement et a été consultant pour des organisations internationales, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Partie 1:
États-Unis : Comprendre la crise économique à partir des déchets rejetés
L’économie se reflète dans les poubelles ! C’est ce qui pourrait résumer l’idée du graphique publié par l’économiste américain Michael McDonough. Ce n’est pas si surprenant que cela : plus on produit, plus on jette…

Le graphique présente deux courbes : le Produit Intérieur Brut américain [en rouge], et les déchets transportés par train aux États-Unis [en bleu]. Comme l’explique le site Internet économique Bloomberg, plus un pays produit, et donc plus son PIB est élevé, plus sa quantité de déchets est importante.
Les économistes ont donc par exemple montré qu’en 2001, alors que l’économie se remet doucement de l’explosion de la bulle Internet, la quantité de déchets transportés augmente également légèrement. Les économistes avaient alors conclu que la corrélation statistique entre les déchets transportés aux États-Unis et la croissance américaine atteignait 82,4% !
Le graphique permet donc de mieux comprendre l’économie d’un pays et confirme une fois de plus les difficultés que traversent actuellement les États-Unis. En effet, la courbe des déchets transportés plonge clairement à des niveaux assez bas, tout comme celle du PIB américain. Vous ne regarderez plus jamais vos poubelles de la même façon.
(Merci à Boreas)

