Il nous faudrait une bonne guerre ?

Durant la Seconde Guerre mondiale, le rationnement a poussé les populations à faire preuve d’imagination pour continuer à vivre, malgré tout. Un modèle dont s’inspirent les habitants de trois villes, en Grande-Bretagne, en France et en Chine, pour répondre à la crise économique ou environnementale qui les frappe.

Riz : Les déboires d’une variété hybride chinoise menacent l’équilibre mondial de la filière

L’histoire du riz hybride chinois développé par le scientifique Yuan Longpin, pourrait connaître un triste épilogue. En effet, ce riz dont les rendements (environ 7 tonnes/ hectares) sont deux fois supérieurs à la moyenne mondiale est l’une des variétés les plus cultivées dans l’empire du milieu. Or, il est actuellement attaqué par la pyriculariose, un champignon qui provoque le brunissement des plants de riz, et entraine le pourrissement des récoltes.

Alors que les scientifiques chinois sont à pied d’œuvre pour trouver une solution au problème, le monde du riz vit dans une angoisse relative, car la Chine qui produit 144 millions de tonnes de riz et en importe 4 millions de tonnes, représente environ 25% du marché mondial du riz.

« Si la production chinoise devait chuter ne serait-ce que de 10 %, c’est 14 millions de tonnes qu’il faudrait que la Chine importe, l’équivalent des stocks thaïlandais » a indiqué Patricio Mendez del Villar, un expert du Cirad.

Bien que la crise ne soit sévère que dans quelques endroits comme la province d’Anhui à l’est de la Chine, les scientifiques se perdent en conjectures quant aux conséquences d’un éventuel scénario catastrophe.
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Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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Suisse : La confédération redoute une crise alimentaire sur son propre territoire

Qui l’eût cru, la nation à l’origine du géant planétaire Nestlé s’inquiète d’une possible crise alimentaire sur son territoire d’ici quelques années. Markus Ritter, le président de l’Union suisse des paysans (USP) redoute à terme des difficultés d’approvisionnement de la population suisse en denrées alimentaires. Une situation qui le cas échéant aurait des conséquences alourdies par l’absence de stratégie en la matière.

Rappelant qu’en 2050, neuf milliards de personnes vivront sur la Terre, Markus Ritter redoute que toute la population mondiale ne puisse être nourrie à cette date. La Suisse pourrait faire partie des « déshérités », ne disposant d’un taux d’auto-approvisionnement que de 54%.

Dans une interview publiée par la « Zentralschweiz am Sonntag », le président de l’USP exhorte le Conseil fédéral à indiquer comme évoluera le domaine de denrées alimentaires pour les prochaines décennies, et les adaptations prévues par la Suisse en vue de faire face aux difficultés prévisibles.

S’il considère que l’agriculture helvétique ne peut être intensifiée davantage, le président de l’USP propose que soient conclus des accords avec des pays disposant de beaucoup de terres cultivables et auprès desquels la Suisse pourrait s’approvisionner en cas de crise. Selon lui, le Brésil ou la France seraient des candidats potentiels pour de tels contrats.
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Bolivie : L’année du quinoa

2013 est l’année du quinoa selon les Nations-Unies, qui voient dans cette plante aux vertus nutritionnelles exceptionnelles un possible remède aux crises alimentaires mondiales.

Le berceau du quinoa, c’est la Bolivie. Encore traditionnelle dans les années 1970, sa culture s’est intensifiée depuis, avec l’explosion de la demande mondiale. Les pays occidentaux, friands de produits bio, ont contribué à la hausse constante du prix de vente de ce cousin de la betterave…

Aujourd’hui, le business du quinoa rapporte près de 100 millions de dollars à la Bolivie, un des pays les plus pauvres de l’Amérique du Sud. L’augmentation de la production a permis aux petits producteurs d’accroître fortement leurs revenus et ainsi, d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie.

Pourtant, difficile de résister aux sirènes du marché qui menacent ce qui, jusqu’ici, apparaissait comme un miracle économique. Aujourd’hui, coexistent deux types de quinoa. Celui, certifié bio, qui s’exporte. Et l’autre, non labellisé, de moindre qualité, qui s’écoule frauduleusement au marché noir… Trop cher pour la consommation quotidienne des Boliviens qui lui préfèrent le riz ou les pâtes, plus accessibles.

Le cercle vicieux s’enclenche: la quantité et les profits augmentent, la qualité diminue. Exploité à outrance, le quinoa, finira-t-il par disparaître ? Sera-t-il cultivé ailleurs ? De plus en plus de pays en produisent, quitte à spolier les producteurs boliviens d’un patrimoine génétique millénaire.

Madagascar : Invasion de criquets et crise alimentaire en vue

Madagascar est confronté à une invasion massive et non maîtrisée de criquets qui pourrait mettre sérieusement en péril sa sécurité alimentaire. La FAO estime que, d’ici septembre, les deux tiers du pays seront infestés par les acridiens.

Une campagne de lutte de grande envergure nécessite la mobilisation d’urgence d’un minimum de 22 millions de dollars pour pouvoir démarrer à temps au moment des prochains semis de septembre. Or, à ce jour, les fonds alloués en réponse aux appels de la FAO sont nettement insuffisants.

La sécurité alimentaire et les moyens d’existence de quelque 13 millions d’habitants sont concernés. Cela représente près de 60 pour cent de la population totale de l’île, dont 9 millions sont directement tributaires de l’agriculture pour se nourrir et vivre.

Depuis août 2012, la FAO a émis plusieurs alertes accompagnées d’appels de fonds. Le programme de la FAO, d’une durée de trois ans, vise le retour à une situation de rémission et requiert plus de 41,5 millions de dollars.
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La soif d’eau de Wall Street

Les manœuvres en vue d’un marché global de marchandisation de l’eau doivent être arrêtées. Un tel marché pousserait à la hausse les prix de certains produits alimentaires, bien au-delà des pics enregistrés au cours des cinq dernières années, prévient Frederick Kaufman.

Au début de l’année dernière, j’ai publié un article dans Foreign Policy expliquant comment Wall Street se fait de l’argent sur le dos de ceux qui souffrent des affres de la faim. J’ai procédé à l’historique des marchés financiers des produits alimentaires et relevé que les prix du maïs, du soja, du riz et du blé ont battu des records à trois reprises au cours des cinq dernières années [« How Goldman Sachs Created the Food Crisis », Foreign Policy, 27 avril 2011.].

J’ai scruté les impacts du changement climatique et des biocarburants sur les marchés à terme des céréales et j’en ai déduit que le système mondial des prix des produits alimentaires qui, jadis, bénéficiait aux agriculteurs, aux boulangers et aux consommateurs a été sapé par les dérivés financiers créés par les banques d’investissement.

Ces fonds de matières premières ont effectivement détruit la fonction traditionnelle de « découverte des prix » pour les échanges à terme du blé sur les places de Chicago, de Kansas City et de Minneapolis, et ont fait de ces marchés des machines à générer des profits pour les banques et les fonds d’investissement, tout en orientant à la hausse le prix de notre pain quotidien [1].

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Crise alimentaire : Les affamés dans le monde seraient 2 milliards

Par Frédéric Dévé, agro-économiste et consultant indépendant. Il a aussi publié cet article sur Agte

Selon les estimations de la FAO, le monde compterait environ 870 millions de personnes sous-alimentées. Ce chiffre découle, non d’un recensement, mais d’une méthodologie selon certaines hypothèses de calcul. En 2012, la FAO dans son rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire 2012 a revu ces hypothèses dans un sens plus réaliste. Ce qui conduit à estimer le nombre de personnes sous-alimentées à… environ deux milliards.

La méthodologie aboutit à estimer que la sous-alimentation chronique touche encore 870 millions de personnes dans le monde. Et pourtant… une observation importante mérite d’être faite. La méthodologie d’estimation du rapport 2012 a en effet été ajustée, et parmi les innovations s’en trouve une qui peut questionner drastiquement les chiffres retenus et diffusés, concernant l’objectif du millénaire N°1.

Si l’on applique l’hypothèse d’une activité « normale », le chiffre des personnes affectées par la sous-alimentation passe à 1,5 milliards de personnes. Si on retient l’hypothèse d’une activité « intense » (plus réaliste au style de vie paysan), ce chiffre passe à 2,5 milliards de personnes.

C’est un indice de prévalence de l’inadéquation de l’alimentation qui a été utilisé, et non plus l’ancien indice de privation chronique d’alimentation. Ce nouvel indicateur est analogue conceptuellement à l’ancien, mais :
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Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire

Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.

Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.

Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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Afrique : Le continent a les moyens de se nourrir !

L’Afrique peut non seulement se nourrir elle-même, mais aussi gagner des milliards et éviter des crises alimentaires en débloquant le commerce régional de produits alimentaires.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé « L’Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même : supprimer les obstacles au commerce régional des produits alimentaires de base», les exploitants agricoles africains pourraient produire suffisamment de denrées alimentaires pour nourrir le continent et éviter de futures crises alimentaires si les pays levaient les restrictions au commerce transfrontalier de produits agricoles au sein du continent.

La Banque estime que l’Afrique pourrait aussi générer 20 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires si ses dirigeants parvenaient à s’entendre pour supprimer les obstacles à la redynamisation du commerce régional. La Banque mondiale prévoit que la demande de produits alimentaires doublera d’ici à 2020 en Afrique, les populations quittant de plus en plus les campagnes pour s’installer dans les villes du continent.

Selon le rapport, une urbanisation rapide remettra en question la capacité des agriculteurs à livrer leurs céréales et autres produits alimentaires aux consommateurs alors même que le marché le plus proche peut se trouver juste de l’autre côté de la frontière. Les pays subsahariens, par exemple, pourraient augmenter de façon importante leurs échanges de denrées alimentaires au cours des prochaines années afin de gérer l’impact meurtrier d’une aggravation de la sécheresse, d’une hausse des prix alimentaires, d’une croissance démographique rapide et de la volatilité des conditions climatiques.

Importations étrangères
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Crise alimentaire mondiale : Les ingrédients sont réunis

La hausse des prix des céréales, sous l’effet de la sécheresse aux États-Unis et en Russie, se répercute sur la chaîne alimentaire. La convergence d’éléments défavorables laisse présager de nouvelles crises alimentaires.

bombay

A Bombay, en mai 2012

En révélant une hausse de 6% de l’indice des cours des produits alimentaires en juillet, la FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, a sonné l’alarme. Et si le scénario qui avait poussé aux émeutes de la faim en 2008 et 2010 se reproduisait, si les niveaux de prix des matières premières agricoles devaient revenir aux pics du début 2011?

A l’époque, Bruno Le Maire, en tant que ministre de l’Agriculture, avait averti:

«Attention à la colère populaire au cas où certains spéculeraient sur la faim dans le monde. (…)

Une régulation financière est nécessaire pour ne pas revivre sur l’agriculture ce qu’on a connu dans l’immobilier ».

La France présidant alors le G20, le ministre comptait bien que les pays les plus riches du monde prendraient des mesures pour éviter les famines.
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Vers un crash alimentaire

Les conséquences de la flambée des cours des matières premières agricoles sont catastrophiques pour les populations les plus défavorisées, et notamment pour les paysans pauvres qui n’ont plus les moyens d’acheter des semences et pour les citadins pauvres qui n’ont plus les moyens de se nourrir. De nombreux pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire, l’Égypte, Haïti, Madagascar, le Mexique, le Pakistan ou encore le Sénégal ont été le théâtre de violentes manifestations, véritables « émeutes de la faim » qui risquent de se multiplier.

Selon le Fonds international de développement agricole (Fida), une agence des Nations unies, pour chaque augmentation de 1 % du prix des denrées de base, ce sont 16 millions de personnes supplémentaires qui sont plongées dans l’insécurité alimentaire. Cela signifie « que 1,2 milliards d’êtres humains pourraient souffrir de faim chronique d’ici 2025 ; 600 millions de plus que prévu. » souligne le rapport. Catastrophe humanitaire, la crise alimentaire est également lourde de menaces pour la paix.

Pour Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’Onu, la priorité immédiate est de nourrir les populations. Pressant la communauté internationale de fournir au PAM l’aide d’urgence de 755 millions de dollars dont il a besoin pour faire face à la situation, il a déclaré : « Si elle n’est pas gérée correctement, cette crise pourrait en provoquer une cascade d’autres et (…) affecter la croissance économique, le progrès social et même la stabilité politique à travers la planète. »

Partie 1 :


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Qui sont les accapareurs de terres agricoles à l’étranger ?


Avec tout ce qu’on entend sur la “sécurité alimentaire” et les déclarations déformées des médias (cf. « La Corée du Sud achète la moitié des terres de Madagascar » – en fait, il ne s’agissait pas de la Corée du Sud, mais de Daewoo Logistics), il n’est sans doute pas évident pour tout le monde que les principaux responsables de l’actuel accaparement des terres ne sont pas les pays ou les gouvernements, mais les grandes entreprises.

L’attention s’est vraiment focalisée sur le rôle d’États comme l’Arabie Saoudite, la Chine ou la Corée du Sud, alors qu’en réalité, même si les gouvernements facilitent les accords, ce sont des entreprises privées qui prennent le contrôle de la terre.

Et leurs intérêts ne sont tout simplement pas les mêmes que ceux des gouvernements.

« Ce sera une initiative privée. »

Amin Abaza, ministre de l’Agriculture d’Égypte, dans son exposé aux autres nations africaines sur les acquisitions de terres agricoles en Égypte, lors de la Journée mondiale de l’alimentation de 2009

Prenons un exemple. En août 2009, le gouvernement de l’île Maurice a, par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, obtenu un bail à long terme pour 20 000 hectares de terre agricole fertile au Mozambique pour y produire du riz pour le marché mauricien. Il s’agit bien d’une externalisation de la production alimentaire, cela ne fait aucun doute.

Mais ce n’est pas le gouvernement mauricien qui va, au nom du peuple mauricien, cultiver cette terre et rapatrier le riz dans l’île. Le ministère mauricien de l’Agro-industrie a en effet immédiatement sous-loué la terre à deux grandes entreprises : l’une, singapourienne, tient beaucoup à développer des marchés pour ses semences propriétaires de riz hybride en Afrique ; l’autre, du Swaziland, est spécialisée dans la production de bétail, mais aussi engagée dans la production d’agrocarburants dans le sud de l’Afrique (voir GRAIN, “L’île Maurice en tête des acquisitions de terres rizicoles en Mozambique”, Oryza hibrida, 1er septembre 2009). Bref, une situation tout à fait courante. Lire la suite

La crise provoque la recrudescence de la faim dans le monde

La conjugaison des crises alimentaires et économiques a fait grimper le nombre de personnes affamées à des niveaux sans précédent : plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés, d’après les estimations de la FAO.

Une fillette mendie avec son père à une intersection de Johannesburg, Afrique du Sud.

« Les dirigeants mondiaux ont réagi avec détermination à la crise économique et financière. Ils sont parvenus à débloquer des milliards de dollars en une courte période de temps. Il faut lancer immédiatement des mesures énergiques du même ordre pour combattre la faim et la pauvreté », insiste Jacques Diouf, le directeur général de la FAO.

La forte recrudescence de la faim déclenchée par la récession économique mondiale accable les populations les plus pauvres des pays en développement, dévoilant la fragilité du système alimentaire mondial qui nécessite une réforme urgente. En Asie et dans le Pacifique, leur nombre est estimé à 642 millions ; en Afrique subsaharienne, à 265 millions ; en Amérique latine et aux Caraïbes, à 53 millions ; au Proche-Orient et en Afrique du Nord, à 42 millions ; et dans les pays développés, à 15 millions, selon le rapport annuel de la FAO sur la faim.

La hausse du nombre de victimes de la faim, à la fois durant les périodes de prix faibles et de prospérité économique et durant les périodes d’envolée des prix et de récession économique, montre la faiblesse du système mondial de gouvernance de la sécurité alimentaire.

Ce rapport paraît à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation qui sera célébrée le 16 octobre 2009 au siège de la FAO, à Rome, ainsi que dans le monde entier. Avant l’apparition des crises récentes, le nombre de personnes sous-alimentées accusait déjà une montée lente mais régulière au cours de la dernière décennie, indique le rapport. Des progrès appréciables avaient été accomplis dans les années 1980 et au début des années 1990 en matière de réduction de la faim chronique, essentiellement grâce à l’accroissement des investissements dans l’agriculture qui avait succédé à la crise alimentaire mondiale du début des années 1970.

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(05.10.2009)

► Les Eurocrates souhaitent espionner votre épargne et vos salaires

Bruxelles veut que les pays de l’Union Européenne donnent le droit à ses fonctionnaires de fouiner dans les affaires financières de millions de personnes. Bill Cash membre du Parlement anglais, président du groupe de réflexion European Foundation, a déclaré : “ Ce nouveau changement dans la législation européenne constitue une réelle menace pour chaque contribuable. C’est un signe qui indique que les citoyens vivent dans un état de surveillance non démocratique où des informations personnelles sont communiquées, sans leur consentement, aux autres États membres.” Sunday Express

► Crise alimentaire: la faim regagne du terrain

A la flambée des prix alimentaires du printemps 2008 a succédé la crise économique, dont les effets se sont rapidement propagés dans les pays du Sud. Résultat: les (minces) progrès des années passées sont effacés. Le monde compte à présent un milliard d’affamés, cent millions de plus que l’an dernier. Nourrir le monde, aujourd’hui comme demain, est pourtant possible. A condition de réorienter profondément les politiques publiques vers le secteur agricole. Là-bas et ici. A défaut, la fracture alimentaire mondiale pourrait bien redevenir rapidement explosive. Alternatives Économiques

► Londres et Paris vont accorder 4 milliards de dollars aux pays pauvres

La Grande-Bretagne et la France ont annoncé samedi à Istanbul avoir décidé d’accorder quatre milliards de dollars en faveur des pays pauvres. “C’est un montant réduit en comparaison des besoins qui sont plus proches de 17 milliards de dollars”, a déclaré devant la presse la ministre française de l’Économie Christine Lagarde. AGEFI

► Japon: réorientation de la croissance vers la demande intérieure

Le gouvernement japonais va réorienter la croissance du pays vers la demande intérieure plutôt que vers l’exportation. “L’économie va être tirée par la demande intérieure”, a affirmé M. Fujii lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du G7. “Comparée à d’autres pays la position budgétaire japonaise est très mauvaise, on ne peut pas le nier. Il faut que nous éliminions les risques. Nous sommes à un point critique. J’espère qu’à l’avenir nous allons travailler pour le bien de la reprise économique d’un point de vue mondial”, a-t-il poursuivi. AFP