« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Darknet : La face cachée d’Internet

« Darknet », c’est la sphère d’Internet qui n’est pas référencée et donc inaccessible par les moteurs de recherche. Difficile d’évaluer la taille de cet Internet parallèle, mais, à l’image de l’iceberg, il représente sans doute la face immergée de la Toile et permet aux organisations criminelles de tisser leurs toiles en toute discrétion.

Bruno Kerouanton, responsable de la sécurité au Service informatique du canton du Jura, nous emmène dans ce monde souterrain, où toutes les connexions sont très lente, puisqu’elles passent par plusieurs relais.

« On trouve beaucoup de vente de drogue, dans le Darknet. On trouve également des armes, des services pour adultes et évidemment du blanchiment d’argent. Finalement, on tout le panel que les mafias sont susceptibles de proposer habituellement, sous forme numérique. »

Chez Melani, la centrale d’analyse pour la sûreté de l’information suisse, on fait le même constat. Pour dépister d’éventuelles attaques d’institutions financières suisse, l’équipe de Melani infiltre des forums de discussion, repère des actes frauduleux et tente d’identifier des réseaux criminels.

(Merci à Philoï)

La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous dire

Les États-Unis sont secoués par ce qui est nommé le « Foreclosure Gate », une fraude financière de proportion épique qui touchent des millions d’Américains et qui se monte à des centaines de milliards de dollars, si ce n’est plus. « Toutes les grandes banques sont impliquées et des centaines de milliers, sinon des millions, de propriétaires menacés d’expulsion sont affectés ».

Il existe de nombreux cas connus de familles expulsées de leur maison qui n’étaient aucunement en retard dans le paiement de leur hypothèque. Partout, autant dans les médias traditionnels qu’alternatifs, on ne fait que parler de la falsification des documents d’hypothèque qui serait « la plus récente phase d’un vaste crime contre la population ». Ce n’est pas pas faux, mais ce n’est que la pointe du proverbial iceberg. La falsification des documents d’hypothèque n’est qu’une étape vers l’accomplissement du but principal de la fraude. C’est ce qui sera révélé dans cet article.

L’article « La Maison-Blanche et l’escroquerie hypothécaire » est sans doute celui qui s’est le plus rapproché du coeur de cette histoire. Voici le passage le plus important qui est à retenir:

Avant la crise financière de 2008, les banques ont attiré des millions d’Américains dans des prêts hypothécaires à haut risque, souvent à l’aide de taux d’intérêts « allumeurs » qui augmentent rapidement après un temps défini. Les pyromanes fous de l’argent de Wall Street savaient très bien que les prêts ne pourraient pas être remboursés, mais, comme tous les bâtisseurs de pyramides de Ponzi, ils avaient l’intention d’exploiter le plus longtemps possible l’escroquerie, confiant que, en bout de piste, le gouvernement entrerait dans le jeu pour couvrir leurs pertes.

Cela a résulté en prêts toxiques qui étaient regroupés, transformés en produit financier et vendus, créant une imposante structure de dettes reposant sur des fondations frauduleuses et légalement douteuses — à partir de laquelle les dirigeants des banques et les actionnaires principaux atteignirent des niveaux de richesse personnelle vertigineux.

Lorsque la pyramide de Ponzi s’est effondrée, le gouvernement fédéral a sauvé les banques à hauteur de milliers de milliards de dollars. Conséquemment, les banques nagent maintenant dans l’argent et leurs dirigeants ont fracassé des records de salaires, autant en 2009 qu’en 2010.

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Sur la violence économique illégitime

Par Michel Drac

Sauf dans les cas pathologiques, la violence est un moyen, pas un but en soi. En règle générale, on use de la violence pour obtenir, par la contrainte, quelque chose que la victime de la violence a refusé de donner, de transférer, d’exécuter ou de faire connaître.

Parler de violence économique, c’est donc, hors les cas pathologiques, énoncer qu’il existe, dans la sphère économique, un usage de la violence en vue d’obtenir d’un acteur économique donné quelque chose qu’il refuserait sinon : une coopération, un service, etc.

Encore faut-il savoir si cette violence est légitime ou pas.

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La délinquance coûte 115 milliards à la France

Selon une étude demandée à un économiste par l’association Institut pour la justice, le crime et la délinquance ont “coûté” 115 milliards d’euros à la France, de juillet 2008 à juin 2009 soit autant que l’Éducation nationale ou le système hospitalier.

Dans un contexte de contrainte budgétaire aiguë, la lutte contre l’insécurité est parfois critiquée pour son coût,” relève l’association de défense des victimes “Institut pour la justice,” estimant que “le débat gagnerait à être éclairé par ce que coûte l’insécurité elle-même.”

C’est la première fois en France que ce travail d’évaluation est réalisé. D’autres pays européens s’appuient déjà dessus. Seules les infractions au code de la route n’ont pas été comptabilisées par l’économiste. Les coûts directs (préjudice financier et moral pour la victime) comme indirects (sentiment d’insécurité, dépenses de sécurité publiques et privées). La période retenue court de juillet 2008 à juin 2009.

Entre les fraudes fiscales, les violences, les meurtres, les trafics divers et les contrefaçons, la délinquance sous ses diverses formes coûterait 115 milliards d’euros à la France chaque année. C’est le chiffre choc qu’avance l’économiste Jacques Bichot, professeur à l’université Lyon III, dans une étude que lui a commandé une association, l’Institut pour la justice. Soit 5,6% du PIB du pays.

« Un chiffre prudent et crédible »

Reste à savoir si certains critères sont quantifiables, comme la vie humaine, sont quantifiables. L’association affirme avoir conscience de ces obstacles, mais elle affirme que l’estimation est prudente, et que d’autres critères permettent de se prononcer. De plus, cette évaluation de 115 milliards d’euros correspond à celle de certains autres pays européens.
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Italie : la mafia a enregistré un bénéfice record pendant la crise économique

La criminalité organisée en Italie a pris son envol l’an dernier, alors que l’économie du pays s’essoufflait. Les grands syndicats du crime ont augmenté leur bénéfice de 78 milliards d’euros en 2009, ressort-il du rapport annuel du groupe anti-mafia SOS Impresa.

[Note de Fortune : si on lit la synthèse du rapport en question, il s'agit, non pas d'une augmentation du bénéfice, ce qui serait proprement énorme, mais "seulement" du bénéfice net.]

Les revenus [N.B. : là encore, il s'agit en réalité, non des revenus, mais du "chiffre d'affaires" - cf. la note précédente. Fortune] des grands clans mafieux ont augmenté de 4%, à 135 milliards d’euros.

Ils dépassent les revenus du groupe pétrolier Eni, l’entreprise la plus importante d’Italie en terme de valeur, et représentent près de 9% du PIB.

Selon le rapport de SOS Impresa, le trafic de drogue, et la vente de cocaïne en particulier, est l’activité la plus rentable de la Cosa Nostra, de la Camorra, de la ‘Ndrangheta et de la Sacra Corona Unita. Les recettes sont ensuite injectées dans l’économie légale.

La Justice, en Sicile, a fait saisir jeudi, lors de sa dernière opération contre le crime organisé, pour 550 millions d’euros de biens appartenant à la Cosa Nostra.

Le Vif (Belgique)

(Merci à SPOILER)