Le gel des avoirs d’origine mafieuse plus facile dans l’UE

Le Parlement européen a voté mardi à Strasbourg à une très large majorité des dispositions pour permettre aux autorités nationales de confisquer et geler plus facilement les avoirs des organisations criminelles dans l’UE.

Ces nouvelles règles ont été adoptées par 631 voix, avec 19 voix contre et 25 abstentions. Elles ont déjà fait l’objet d’un accord avec les Etats dans le cadre d’une stratégie plus large pour combattre la fraude et la corruption.

Ces avoirs issus du trafic de drogue ou d’armes, de la traite d’êtres humains et de la contrefaçon pourront être confisqués à la suite d’une condamnation définitive.

Mais une procédure par défaut permettra aussi la confiscation lorsque des poursuites sont impossibles parce que la personne incriminée est malade ou a fui.
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La face noire de la mondialisation : mirages, eldorados et jihad

Par Xavier Raufer

Comment les médias camouflent une criminalité toujours plus dévastatrice par d’hystériques louanges.

Ont-ils perdu toute décence ? Servir de danseuses à des milliardaires-prédateurs leur bloque-t-il désormais tout accès au réel ? Le terme “danseuse” est dur – mais c’est Libération du 16 décembre 2013 qui affirmeNiel a ‘niélisé’ le Monde, en a fait un journal d’influence des intérêts de la net-économie et du low cost contre l’économie traditionnelle”.

Ainsi, ces journaux d’“information” ne font même plus mine d’informer leurs lecteurs, partis qu’ils sont en une dérive propagandiste inouïe depuis La Chine en construction, magazine maoïste qui, lors du “Grand bond en avant” (vingt millions de morts de faim en 1958-1960…), vantait odieusement la joyeuse opulence du peuple chinois.
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« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Argent du proxénétisme et de la traite : “Une menace pour notre démocratie”

L’économie du crime est en pleine expansion. Pour l’endiguer, les outils se perfectionnent, notamment la confiscation des avoirs criminels. Éclairage.

L’exploitation du travail forcé et de la prostitution est devenue une activité cruellement lucrative. Elle touche plus de 20 millions de personnes dans le monde et fait 2,5 millions de nouvelles victimes chaque année. Quant aux profits de la traite des êtres humains, ils atteindraient 32 milliards de dollars par an et 3 milliards pour la seule Europe (chiffres ONUDC).

Gros profits et peu de risques
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Darknet : La face cachée d’Internet

« Darknet », c’est la sphère d’Internet qui n’est pas référencée et donc inaccessible par les moteurs de recherche. Difficile d’évaluer la taille de cet Internet parallèle, mais, à l’image de l’iceberg, il représente sans doute la face immergée de la Toile et permet aux organisations criminelles de tisser leurs toiles en toute discrétion.

Bruno Kerouanton, responsable de la sécurité au Service informatique du canton du Jura, nous emmène dans ce monde souterrain, où toutes les connexions sont très lente, puisqu’elles passent par plusieurs relais.

« On trouve beaucoup de vente de drogue, dans le Darknet. On trouve également des armes, des services pour adultes et évidemment du blanchiment d’argent. Finalement, on tout le panel que les mafias sont susceptibles de proposer habituellement, sous forme numérique. »

Chez Melani, la centrale d’analyse pour la sûreté de l’information suisse, on fait le même constat. Pour dépister d’éventuelles attaques d’institutions financières suisse, l’équipe de Melani infiltre des forums de discussion, repère des actes frauduleux et tente d’identifier des réseaux criminels.

(Merci à Philoï)

Guerre monétaire : l’Allemagne est-elle l’idiote utile de ceux qui ont tout à gagner d’un éclatement de la zone euro ?

Les produits dérivés, ces opérations financières dérivées d’autres opérations, ne sont toujours pas [régulés]. Mais pourquoi l’Europe rechigne-t-elle à condamner les criminels financiers, et utiliser le bouclier qu’est la BCE contre ce type de dérives ?

La Grèce a été intégrée à la zone euro sous la pression politique des États-Unis. Elle a dû fausser ses comptes pour cette raison avec la complicité de Goldman Sachs, société américaine qui pour cette simple raison aurait dû se voir interdire toute activité en Europe, ses responsables interdits de toute activité bancaire et a fortiori de toute responsabilité publique. Mais ses comptes faussés le furent en raison de cette intégration voulue, ils furent un secret de polichinelle ; ses acteurs purent, au contraire, – pour service rendu – accéder aux plus hautes responsabilités bancaires et publiques. Nous les retrouvons au centre de la politique en Grèce et en Europe.

On aurait eu l’intention de faire sauter la zone euro, on ne s’y serait pas pris autrement ! Il fallait imposer le maillon faible, car alors la résistance de la chaîne serait au niveau de ce maillon. Néanmoins avec 2,3% du PIB de la zone euro, ce maillon ne pouvait que difficilement affaiblir la zone, car il pouvait être renforcé par la solidarité. Il fallait, dès lors, construire l’effet papillon avec un château de cartes de produits dérivés de crédit, sous la dénomination d’une assurance de crédit sur les dettes souveraines ou CDS. Le risque grec fut ainsi étendu aux autres pays du Sud, il fut amplifié, démultiplié… Si une pièce du château de cartes financier tombait, la zone euro s’effondrerait. Les produits dérivés devinrent cette arme de destruction massive qui pouvait être utilisée contre l’euro et contre l’Europe, à tout moment. Lire la suite

La « crise des saisies immobilières » : Ce que personne n’ose vous dire

Les États-Unis sont secoués par ce qui est nommé le « Foreclosure Gate », une fraude financière de proportion épique qui touchent des millions d’Américains et qui se monte à des centaines de milliards de dollars, si ce n’est plus. « Toutes les grandes banques sont impliquées et des centaines de milliers, sinon des millions, de propriétaires menacés d’expulsion sont affectés ».

Il existe de nombreux cas connus de familles expulsées de leur maison qui n’étaient aucunement en retard dans le paiement de leur hypothèque. Partout, autant dans les médias traditionnels qu’alternatifs, on ne fait que parler de la falsification des documents d’hypothèque qui serait « la plus récente phase d’un vaste crime contre la population ». Ce n’est pas pas faux, mais ce n’est que la pointe du proverbial iceberg. La falsification des documents d’hypothèque n’est qu’une étape vers l’accomplissement du but principal de la fraude. C’est ce qui sera révélé dans cet article.

L’article « La Maison-Blanche et l’escroquerie hypothécaire » est sans doute celui qui s’est le plus rapproché du coeur de cette histoire. Voici le passage le plus important qui est à retenir:

Avant la crise financière de 2008, les banques ont attiré des millions d’Américains dans des prêts hypothécaires à haut risque, souvent à l’aide de taux d’intérêts « allumeurs » qui augmentent rapidement après un temps défini. Les pyromanes fous de l’argent de Wall Street savaient très bien que les prêts ne pourraient pas être remboursés, mais, comme tous les bâtisseurs de pyramides de Ponzi, ils avaient l’intention d’exploiter le plus longtemps possible l’escroquerie, confiant que, en bout de piste, le gouvernement entrerait dans le jeu pour couvrir leurs pertes.

Cela a résulté en prêts toxiques qui étaient regroupés, transformés en produit financier et vendus, créant une imposante structure de dettes reposant sur des fondations frauduleuses et légalement douteuses — à partir de laquelle les dirigeants des banques et les actionnaires principaux atteignirent des niveaux de richesse personnelle vertigineux.

Lorsque la pyramide de Ponzi s’est effondrée, le gouvernement fédéral a sauvé les banques à hauteur de milliers de milliards de dollars. Conséquemment, les banques nagent maintenant dans l’argent et leurs dirigeants ont fracassé des records de salaires, autant en 2009 qu’en 2010.

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Sur la violence économique illégitime

Par Michel Drac

Sauf dans les cas pathologiques, la violence est un moyen, pas un but en soi. En règle générale, on use de la violence pour obtenir, par la contrainte, quelque chose que la victime de la violence a refusé de donner, de transférer, d’exécuter ou de faire connaître.

Parler de violence économique, c’est donc, hors les cas pathologiques, énoncer qu’il existe, dans la sphère économique, un usage de la violence en vue d’obtenir d’un acteur économique donné quelque chose qu’il refuserait sinon : une coopération, un service, etc.

Encore faut-il savoir si cette violence est légitime ou pas.

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La délinquance coûte 115 milliards à la France

Selon une étude demandée à un économiste par l’association Institut pour la justice, le crime et la délinquance ont “coûté” 115 milliards d’euros à la France, de juillet 2008 à juin 2009 soit autant que l’Éducation nationale ou le système hospitalier.

Dans un contexte de contrainte budgétaire aiguë, la lutte contre l’insécurité est parfois critiquée pour son coût,” relève l’association de défense des victimes “Institut pour la justice,” estimant que “le débat gagnerait à être éclairé par ce que coûte l’insécurité elle-même.”

C’est la première fois en France que ce travail d’évaluation est réalisé. D’autres pays européens s’appuient déjà dessus. Seules les infractions au code de la route n’ont pas été comptabilisées par l’économiste. Les coûts directs (préjudice financier et moral pour la victime) comme indirects (sentiment d’insécurité, dépenses de sécurité publiques et privées). La période retenue court de juillet 2008 à juin 2009.

Entre les fraudes fiscales, les violences, les meurtres, les trafics divers et les contrefaçons, la délinquance sous ses diverses formes coûterait 115 milliards d’euros à la France chaque année. C’est le chiffre choc qu’avance l’économiste Jacques Bichot, professeur à l’université Lyon III, dans une étude que lui a commandé une association, l’Institut pour la justice. Soit 5,6% du PIB du pays.

« Un chiffre prudent et crédible »

Reste à savoir si certains critères sont quantifiables, comme la vie humaine, sont quantifiables. L’association affirme avoir conscience de ces obstacles, mais elle affirme que l’estimation est prudente, et que d’autres critères permettent de se prononcer. De plus, cette évaluation de 115 milliards d’euros correspond à celle de certains autres pays européens.
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Italie : la mafia a enregistré un bénéfice record pendant la crise économique

La criminalité organisée en Italie a pris son envol l’an dernier, alors que l’économie du pays s’essoufflait. Les grands syndicats du crime ont augmenté leur bénéfice de 78 milliards d’euros en 2009, ressort-il du rapport annuel du groupe anti-mafia SOS Impresa.

[Note de Fortune : si on lit la synthèse du rapport en question, il s'agit, non pas d'une augmentation du bénéfice, ce qui serait proprement énorme, mais "seulement" du bénéfice net.]

Les revenus [N.B. : là encore, il s'agit en réalité, non des revenus, mais du "chiffre d'affaires" - cf. la note précédente. Fortune] des grands clans mafieux ont augmenté de 4%, à 135 milliards d’euros.

Ils dépassent les revenus du groupe pétrolier Eni, l’entreprise la plus importante d’Italie en terme de valeur, et représentent près de 9% du PIB.

Selon le rapport de SOS Impresa, le trafic de drogue, et la vente de cocaïne en particulier, est l’activité la plus rentable de la Cosa Nostra, de la Camorra, de la ‘Ndrangheta et de la Sacra Corona Unita. Les recettes sont ensuite injectées dans l’économie légale.

La Justice, en Sicile, a fait saisir jeudi, lors de sa dernière opération contre le crime organisé, pour 550 millions d’euros de biens appartenant à la Cosa Nostra.

Le Vif (Belgique)

(Merci à SPOILER)