Dunkerque (59) : A la rencontre des derniers pêcheurs de crevettes

Il est 4h30 du matin à Dunkerque (Nord), lorsque Thierry et Jean-Luc embarquent sur le “Petit pêcheur”. Les deux marins ont commencé dans les années 80, à une époque où Dunkerque comptait encore une petite quinzaine de crevettiers. Aujourd’hui, il n’y en a plus que deux. “La jeunesse veut plus faire ce métier. [...] c’est un métier de vieux !”, plaisante Thierry.

Thierry et Jean-Luc n’ont pas de salaire fixe. Ils prennent 40% du résultat, le reste est pour le propriétaire du bateau. Après 45 minutes de chalutage, premier verdict. Contrairement à certains poissons, la crevette n’est pas soumise aux quotas de pêche. Mais certaines saisons, l’animal se fait rare.

Après sept heures de travail, un peu plus de 80 kilos de crustacés ont été ramassés et triés. C’est plutôt bon pour un début de saison. Malgré les difficultés, ces marins se battent pour conserver quelques années encore cette pêche artisanale.

Krill, le secret de la banquise

Toute la vie en Antarctique dépend d’une crevette de la taille du petit doigt : le krill. Cette espèce, la plus abondante de la planète, est le maillon clé de la chaîne alimentaire de l’océan Austral.

Mais sa population décline de façon parfois dramatique dans certaines zones. Afin de comprendre pourquoi, des scientifiques se sont lancés dans une expédition hivernale en embarquant à bord du « Polarstern », un brise-glace capable de fendre l’épaisse banquise qui encercle le continent blanc.

Thaïlande : Les esclaves de la crevette

En Thaïlande, CP Foods se surnomme elle-même “la cuisine du monde” et peut se prévaloir d’un bénéfice annuel de 25 milliards de dollars. La crevette est l’un de ses produits phares. Mais derrière ce business se cachent des pratiques sordides: le fournisseur de l’enseigne travaillerait avec des bateaux pratiquant l’esclavage.

Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Thaïlande : Des crevettes vendues en France seraient pêchées par des esclaves (Màj Vidéo)

Addendum du 13/06/2014 : Des migrants torturés et réduits en esclavage

Des révélations éminemment choquantes. Une enquête du Guardian publiée ce mardi 10 juin révèle que les crustacés vendus les plus grands supermarchés américains et européens tels que Tesco, Walmart et même Carrefour proviendraient d’un vaste réseau d’esclavage thaïlandais.

Un nouveau scandale alimentaire. Seulement cette fois, ce n’est pas le contenu de la nourriture qui pose problème… mais plutôt la manière dont elle est préparée. Des migrants venus de Birmanie ou du Cambodge, achetés et vendus comme des animaux, sont retenus sur des bateaux de pêche où ils sont torturés et parfois tués. Le gouvernement thaïlandais estime à 300.000 le nombre d’esclaves travaillant dans cette industrie.

Vendus comme des animaux

Drogués, enchaînés, battus, tués… Près de 300.000 migrants venus de Birmanie ou du Cambodge seraient retenus sur des bateaux de pêche pour travailler gratuitement, dans des conditions proches de la torture. “J’ai cru que j’allais mourir. J’étais enchaîné en permanence, sans soin ni nourriture. Ils nous ont vendus comme des animaux“, témoigne un des esclaves qui ont réussi à s’échapper. “Nous étions frappés même si nous travaillions dur. Il y avait tellement d’esclaves qu’il était impossible de les compter“, raconte un autre survivant.

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Thaïlande : Une bactérie décime les crevettes et bouleverse les prix mondiaux

Depuis six mois, une bactérie touche les élevages de crevettes de Thaïlande. Près de 40 % de la production sont atteints, de quoi bouleverser le marché mondial.

Apparue dès 2010 dans le sud de la Chine et au Vietnam, une infection bactérienne décime depuis la fin de l’année dernière les élevages de crevettes de Thaïlande et bouleverse les marchés mondiaux. Dans le Royaume, près de 40% de la production, qui est en grande partie destinée à l’export, aurait été atteinte.

Aux États-Unis, l’un des grands consommateurs de crevettes asiatiques, les importations thaïlandaises ont déjà chuté de 23% sur les quatre premiers mois de l’année après avoir déjà connu une mauvaise année 2012. Faute d’offre, les prix en gros des crevettes thaïlandaises auraient augmenté en Amérique de près de 20%.

Mais cette hausse ne compense pas les pertes des grands producteurs thaïlandais qui ont sollicité l’aide des autorités de Bangkok. Selon la maison de commerce Global Aquaculture Alliance, citée par l’agence Dow Jones, la maladie pourrait coûter cette année 1 milliard de dollars à l’industrie crevetticole asiatique. Les experts assurent pour le moment que le syndrome de nécrose hépatopancréatique aiguë (ou EMS), qui touche les crustacés, est inoffensif pour l’homme.

Les Échos

Équateur : Les crevettes de la discorde

Autrefois aliment de luxe, la crevette s’est démocratisée pour devenir le premier produit de la mer exporté dans le monde. Mais à quel prix ?

L’équateur est le premier fournisseur français. Chaque année 25.000 tonnes de ces crustacés terminent dans nos assiettes. Des crevettes issues à 95% de l’élevage. Depuis la fin des années 70, ce petit pays d’Amérique Latine a misé sur l’aquaculture pour se développer. Il est devenu le 5ème exportateur mondial et la crevette est sa 2ème source de revenu après le pétrole.

Pour creuser les bassins des mégas fermes d’élevages, les industriels ont rasé une grande partie des forêts de mangroves qui bordent l’Océan Pacifique. En s’attaquant à cet écosystème unique, les éleveurs mettent en péril les ressources des communautés de pêcheurs artisanaux et les terres ancestrales qu’ils occupaient.

Cette industrie pourtant très lucrative, profite essentiellement à une poignée de gros éleveurs qui emploient une main d’œuvre en contrat précaire. Elle a surtout des conséquences environnementales et sociales désastreuses. Entre les industriels de la crevette et les peuples de la mangrove la tension monte. En signe de protestation ou poussés par le désespoir, certains pêcheurs se lancent dans la piraterie…