La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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Comment la Chine est, elle aussi, devenue dépendante à la dette

C’est la plus grande leçon à tirer des crises financières que l’économie mondiale a traversées. Les changements des bilans façonnent la performance des économies, le crédit suivant des cycles complets d’optimisme et de pessimisme.

L’économie mondiale est devenue dépendante au crédit. La Chine pourrait bien être la prochaine victime.

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Irlande : Le pays où il n’est pas nécessaire de rembourser son crédit immobilier

L’économie irlandaise semble sortir du marasme, et après un quatrième trimestre de contraction, le PIB a progressé de 2,7% au cours du premier trimestre de cette année, le chômage continue de baisser, tandis que les prix de l’immobilier sont repartis à la hausse.

Mais un problème demeure : le nombre de propriétaires en retard de plus de 2 ans sur le paiement de leurs échéances de crédit immobilier continue de progresser.

Au cours du second trimestre, ils étaient encore 37.066, un nombre en progression de 5% par rapport au trimestre précédent. Leurs emprunts représentent 5% de l’ensemble des crédits immobiliers sur des résidences principales.

Même si le chiffre baisse régulièrement, l’ensemble des arriérés de crédit demeure astronomique en Irlande. Au second trimestre, la proportion des crédits connaissant des arriérés de crédit de plus de 90 jours atteignait encore 19% de l’ensemble des emprunts sur les résidences principales. En Espagne, pays qui a aussi été aux prises avec les suites de l’éclatement d’une bulle immobilière, elle ne se monte qu’à 3,4%.
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La dette totale des États-Unis atteint un nouveau record de près de soixante mille milliards de dollars

Que diriez-vous si je vous disais que les étasuniens avaient une dette de près de 60.000 milliards de dollars ? Eh bien c’est vrai. Lorsque vous cumulez toutes formes de dettes, incluant la dette du gouvernement, du commerce, la dette des crédits immobiliers et la dette-consommateurs, nous atteignons 59.400 milliards de dollars de dettes [43.676 milliards d'euros]. C’est une somme d’argent tellement énorme qu’il est difficile de la décrire avec des mots.

Par exemple, si vous viviez à l’époque de la naissance de Jésus-Christ, et que vous aviez dépensé 80 millions de dollars [environ 59 millions d'euros] chaque jour depuis, vous n’auriez toujours pas dépensé aujourd’hui 59.400 milliards de dollars [43.676 milliards d'euros].

Et la majeure partie de cette dette a été cumulée dans les récentes décennies. Si vous retournez quarante ans en arrière, la dette totale des États-Unis se situait aux environs de 2.200 milliards de dollars [1.618 milliards d'euros]. D’une façon ou d’une autre, durant les quatre dernières décennies, nous avons permis que la dette étasunienne devienne approximativement vingt-sept fois plus grande.

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Pourquoi le FMI craint-il une bulle immobilière en France ?

Une semaine après que le Fond monétaire international (FMI) ait tiré la sonnette d’alarme concernant, notamment, les marchés immobiliers anglais et français, deux études viennent nous éclairer sur les raisons qui poussent l’institution à y redouter une bulle immobilière.

Les prix y sont absolument ahurissant

À croire l’étude européenne (mais aussi russe et israélienne) Property Index, tout juste publiée par le sérieux cabinet Deloitte, le Royaume-Uni et la France sont les pays les plus inabordables d’Europe, sur le plan immobilier.

Pour preuve : comptez 10 000€ le mètre carré pour un appartement dans le centre de Londres et 8 140€/m2 à Paris. C’est ce qui atteste, pour certains spécialistes, de l’existence d’une bulle immobilière.

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L’Islande efface une partie de la dette immobilière des ménages

Le gouvernement islandais tire un trait sur une partie des crédits immobiliers des ménages. Ces derniers ont juste à déposer leur dossier sur le site internet. Une moyen, pour le pays, de relancer la consommation.

Le gouvernement islandais tient parole. Il avait promis, pendant la campagne électorale, d’effacer une partie de la dette immobilière des ménages.Le processus est bel et bien lancé depuis dimanche 18 mai. Le fisc a ouvert un site internet sur lequel les Islandais peuvent désormais déposer leur dossier, une mesure spectaculaire.

Le gouvernement a décidé de frapper fort pour éviter une flambée des impayés. Il va tout simplement tirer un trait sur une partie des crédits immobiliers des ménages. Au total, ce sont 900 millions d’euros qui vont être effacés, ce qui représente 13% de la dette immobilière des ménages.

Envolée des mensualités

Concrètement, c’est l’Etat qui remboursera directement cet argent aux banques. La raison d’un tel cadeau : le gouvernement considère que la situation n’est plus tenable. Les banques consentaient avant la crise des crédits à taux variables indexés sur l’inflation. Depuis, cette inflation s’est envolée avec à la clé, une explosion des mensualités de remboursement.

BFM tv

Le mode de vie de la vraie classe moyenne est désormais réservé aux 20% les plus riches

« La vérité est douloureusement évidente. Seuls les 20% de gens les mieux payés peuvent s’offrir un style de vie de classe moyenne », écrit Charles Hugh Smith sur son blog. Les autres ne peuvent simplement pas se le permettre, ou ils ont besoin de l’aide de l’Etat pour maintenir leur train de vie.

Que la classe moyenne serait accessible à tous les foyers dans lesquels deux membres de la famille perçoivent des revenus, avec un patrimoine en hausse, c’est-à-dire la version des gouvernements, n’est plus vrai.

Pour s’en convaincre, il suffit de lister les différents éléments que conférait l’appartenance à la classe moyenne dans les années 1960 :

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« Les conséquences apocalyptiques de la hausse des taux ! »

Par Charles Sannat

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Avant de vous parler du fort mouvement de hausse concernant les taux d’intérêt dans le monde, je voulais juste revenir sur la baisse de l’or de la fin de la semaine dernière. Quelques jours après – il faut toujours un peu de temps pour que ces informations arrivent jusqu’à nous –, nous avons appris que les appels de marge avaient encore été augmentés, obligeant un certain nombre d’investisseurs à découvert à couper tout ou partie de leur position, ce qui entraîne toujours mécaniquement un afflux d’ordres ce qui pèse sur le cours de l’or.

Évidemment, ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour l’or (à court terme j’entends), ni pour les actions quelle que soit leur place de cotation, ni pour les obligations !

La mauvaise nouvelle ? Les taux explosent à la hausse !

Avant de commencer à disserter sur ce sujet essentiel, voici quelques chiffres juste pour illustrer ce mouvement massif de hausse des taux :

- Emprunt à 10 ans USA 2,62 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,38 % ;

- Emprunt à 10 ans France 2,45 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,65 % ;

- Emprunt à 10 ans Allemagne 1,82 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 1,13 % ;

- Emprunt à 10 ans Italie 4,82 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 3,64 % ;

- Emprunt à 10 ans Espagne 5,05 % à ce jour contre un plus bas dans la dernière année de 3,94 %.

Plusieurs constats peuvent être tirés à l’appui de ces quelques exemples chiffrés:

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La crise immobilière devrait s’aggraver en 2013

Le plongeon des mises en chantier s’est encore accentué en fin d’année, avec un recul de près de 24% entre septembre et novembre. Environ 300.000 logements auront été lancés, un plus bas depuis 2009.

Le plongeon des mises en chantier de logements neufs et des attributions de permis de construire s’est accentué en fin d’année en France, laissant augurer une nouvelle aggravation de la crise immobilière en 2013.Les mises en chantier de logements neufsont plongé en France de 23,8%, à 79.242 logements sur trois mois, entre septembre et novembre, par rapport à la même période de 2011, et 110.818 constructions neuves ont été autorisées (-11,8%), a annoncé mercredi le ministère du Logement.

Le plongeon des mises en chantier s’est encore accentué en fin d’année, puisque sur l’ensemble des douze mois achevés en novembre, le recul était limité à 13,1%.

De septembre à novembre, le recul des mises en chantier a été plus marqué pour les logements collectifs (-28,7%) que pour les logements individuels (-11,5% pour l’individuel «pur» et -19,6% pour le logement «groupé», c’est-à-dire les programmes de construction de plusieurs maisons individuelles).

Effet de comparaison défavorable

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Chute de 30% des crédits immobiliers en 2012

Une étude du Crédit Logement met en évidence une chute des crédits immobiliers d’une ampleur inédite en France. Sur les neuf premiers mois de 2012, le montant de crédits immobiliers accordés par les banques est en baisse de 30,5% par rapport à la même période de 2011.
Le montant des crédits immobiliers accordés par les banques a continué d’enregistrer un très fort recul au troisième trimestre avec une chute de 24,3% par rapport à la même période de 2011, selon une étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiée jeudi.

En août, la production a fortement reculé [...] puis en septembre, alors que le marché retrouve habituellement de la vigueur avec la rentrée, la reprise a été très molle“, indique le Crédit Logement dans son étude. Pour les 9 premiers mois de 2012, la chute est encore plus brutale avec une baisse de 30,5% par rapport à la période correspondante de 2011.

Le paradoxe de cette situation réside dans le fait que le taux des crédits immobiliers se maintient à un niveau très bas et continue de baisser.
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François Lenglet : “En 2012 la Chine devancera la France comme premier partenaire de l’Allemagne”

François Lenglet analyse la situation inquiétante du commerce extérieur français et des crédits immobiliers.

Nous avons été les 1ers exportateurs agricoles. Nous sommes maintenant les 3e en Europe !

(Merci à Mnemic)

Quatre raisons à la baisse annoncée de l’immobilier

Taux d’intérêt plus chers, fiscalité moins avantageuse, restrictions de crédit, remise en cause des valeurs refuges: la pierre perd de son attrait.

Il ne leur suffit pas de vouloir dégrader notre dette publique et son fameux triple A. Les agences de notation s’attaquent aussi à notre patrimoine privé. Et elles n’hésitent pas à déprécier ce qui nous est le plus sensible: la propriété immobilière. Standard & Poor’s prévoit ainsi que les prix des logements devraient «se contracter de 5 % à 10 %» cette année. Jean-Michel Six, l’économiste pour l’Europe de S & P, avoue que notre marché constitue «un mystère. Les prix des appartements (anciens) ont augmenté de 18 % à Paris entre septembre 2010 et septembre 2011, ce qui est un taux très inquiétant dans un contexte de recul économique et de chômage élevé». Étrange paradoxe, en effet.

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Crise mondiale, acte II : La crise des saisies immobilières

Depuis quelques semaines, le microcosme de la spéculation US est de nouveau en ébullition : alors qu’elles cherchent à récupérer un maximum de maisons hypothéquées (et de dollars), les banques s’aperçoivent que c’est un véritable capharnaüm pour prouver qu’elles en sont bien les propriétaires.

En effet : les crédits hypothécaires subprime ont été découpés en paquets – les produits dérivés (1) -, que les établissements bancaires, assureurs et autres fonds de pension se sont allègrement revendus en dehors des règles en matière d’immobilier.

Parallèlement, les faillites bancaires ne faiblissent pas. État des lieux indispensable, car les États-Unis sont en très mauvaise passe malgré leur note AAA attribuée par les agences de notation.

Reprenons. On connaît les subprime, ces crédits hypothécaires attribués à des personnes souvent insolvables, dont les taux d’intérêt ont monté en flèche, ce qui a contracté le marché et fait baisser les prix de l’immobilier. C’était le départ de la crise subprime, devenue une crise économique mondiale grâce à l’efficacité de la régulation concoctée par les banques.

Aujourd’hui, les États-Unis sont confrontés à ce que les médias appellent la « crise des saisies immobilières », c’est-à-dire le « gel de centaines des saisies immobilières » par certaines banques comme Bank of America (2), le numéro un du crédit immobilier, Ally Bank ou JP Morgan Chase qui a bloqué 56.000 dossiers et est en train d’étudier 115.000 autres dossiers en cours.

80% des expulsions en cours seraient concernées. Et les procureurs de différents États sont en train de pousser à de nombreuses révisions de dossiers.

Cette année, les États-Unis ont connu plus de 800.000 saisies d’habitations, dont plus de 100.000 (3) en septembre et presque autant en août. Avant la crise, en 2005, on saisissait environ 100.000 logements par an. Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement s’accélère ces derniers mois (normal, si l’on tient compte de l’endettement colossal des banques) et, au final, ce sont plus de 2,4 millions d’habitations qui ont été saisies aux États-Unis depuis décembre 2007.

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Subprime : la deuxième vague arrive

Par Paul Jorion

Paul Jorion avait prédit la crise et son ancrage dans le crédit immobilier, il récidive ici avec des prévisions inquiétantes mais fondées sur des statistiques bancaires. La seule question maintenant est : cette fois-ci, que vont faire les États ?

Ceux qui avaient prévu la crise étaient peu nombreux. Ceux qui annonçaient qu’elle aurait son origine dans l’immobilier résidentiel américain étaient encore moins nombreux. Le sort a voulu que je fasse partie de ce club très sélect et je n’ai pas arrêté de répéter depuis, non seulement que ce lieu d’origine n’était pas accidentel mais aussi que l’économie américaine ne pourrait pas redémarrer tant que son immobilier résidentiel ne recouvrerait pas la santé.

Dans « L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce la « crise des subprimes » » (Fayard 2008), je parle des crédits hypothécaires « Pay Option ARM ». J’explique que ces prêts immobiliers qui s’adressent à des emprunteurs relativement fortunés embarqués dans un processus de « cavalerie », finiraient par exploser à leur tour, déclenchant une nouvelle crise au coût à peu près égal à celle des subprimes.

Ces prêts doivent leur nature explosive au fait que les mensualités ne couvrent dans environ 80 % des cas qu’une somme inférieure aux intérêts dus, et que la différence entre ce qui est dû et ce qui est effectivement versé par l’emprunteur est alors ajoutée au montant restant à rembourser, faisant croître celui-ci inexorablement.

Quand la somme due atteint 115 % du prêt initialement contracté, l’emprunteur est immolé : son crédit est instantanément converti en un prêt avec amortissement mensuel, ce qui représente de son point de vue un doublement, voire un triplement, de ses mensualités. J’écrivais dans « L’implosion » : « Avec la poursuite de la chute de l’immobilier, le seuil fatidique des 115 % sera franchi en 2008 ou en 2009 » (page 34).

Manque de pot, on est en 2009. Voici des diagrammes qui mettent cela en images.
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Un conte de deux économies américaines

(Par Nouriel ROUBINI)

Alors que les États-Unis annoncent une remontée du PIB au troisième trimestre à 3,5%, suggérant que la récession la plus sévère depuis la Grande Dépression touche à sa fin, l’économie américaine est en fait bien plus affaiblie que ne le montre ce chiffre. Mais les modes de calcul officiels du PIB pourraient bien surévaluer la croissance de l’économie dans la mesure où ils ne prennent pas en considération les extrêmes difficultés des petites entreprises dont les rendements sont en très nette baisse. Si l’on intègre ces facteurs, le PIB du troisième trimestre ne serait que de 2% et non les 3,5% annoncés.

L’histoire américaine est en fait un conte de deux économies. L’une, plus modeste, se remet doucement tandis que l’autre, plus importante, reste encore durablement en profond replis.

Considérons les éléments suivants. Le taux officiel du chômage est déjà de 10,2% mais ce chiffre grimpe à 17,5% si l’on inclus les travailleurs en âge légal de travailler mais si découragés qu’ils ne recherchent pas activement un emploi ni ceux travaillant à temps partiel. Les données fournies par les entreprises suggèrent une perte de 600,000 emplois dans les trois derniers mois mais les enquêtes, qui se sont aussi portées sur les travailleurs indépendants et les petites entreprises, indiquent que deux millions d’emplois auraient été perdus.

De nombreux emplois perdus dans les secteurs de la construction, de la finance, de l’externalisation des services et de la fabrications sont perdus pour toujours, et des études récentes indiquent qu’un quart des emplois américains peut être totalement externalisé dans d’autres pays à terme.

Une proportion croissante de la force de travail, souvent ignorée des statistiques officielles, perd donc l’espoir de retrouver un travail rémunérateur. Dans le même temps, le taux de chômage (surtout pour les travailleurs les plus démunis ou peu qualifiés) restera élevé pour encore longtemps, bien plus longtemps que lors des récessions antérieures.
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(06.10.2009)

► Le crédit immobilier coûte moins cher, mais…

Peut mieux faire ! Ça baisse, c’est vrai. Mais ça pourrait baisser encore plus, selon Hervé Péléraux : « En réalité, les banques ont très peu répercuté la baisse du taux directeur. Les banques veulent d’abord reconstituer leurs marges après la tempête. » L’économiste souligne qu’« en maintenant des taux d’intérêt élevés, elles sélectionnent leur clientèle, en s’adressant à des ménages qui peuvent garantir une sécurité de remboursement. Pour que ça reparte, il faut la combinaison d’un ensemble de facteurs : baisse des prix, baisse des taux et baisse… du risque de chômage. » Ouest France

► 2 milliards d’euros supplémentaires d’aide aux PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) manquent cruellement de capitaux. Pour remédier à cette situation, l’État va apporter 1,650 milliard d’euros supplémentaires de capitaux (fonds propres et quasi-fonds propres) à des PME, et des entreprises de taille intermédiaires (ETI), dont les effectifs peuvent atteindre 5 000 salariés. Cette somme s’ajoute aux 350 millions d’euros qui avaient déjà été débloqués pour les PME. Les sommes seront prélevées sur le budget du Fonds stratégique d’investissement (FSI) d’une part, et sur celui de l’institution financière publique Oseo, d’autre part. Le Monde

► L’UFC-Que Choisir met 93 banques au tapis

93 banques viennent d’être déboutées par le Tribunal de grande instance de Paris après une plainte pour diffamation qu’elles avaient déposé à l’encontre de l’UFC-Que Choisir. Plus de deux ans auparavant, l’association de consommateurs les accusait en effet d’avoir détourné près de 11,5 milliards d’euros liés à des contrats d’assurance de crédit immobilier. Diagnostic & Expertise

► Vivendi va solder son aventure américaine et récupérer du cash

Vivendi a besoin d’argent car sa dette nette s’élevait à 8,5 milliards d’euros en juin 2009. C’est l’occasion pour son PDG, Jean-Bernard Lévy, de céder sa participation dans NBCU afin de réduire encore sa dette tout en se laissant des marges de manœuvre pour continuer d’étendre son empire des télécoms dans les pays en voie de développement. Au passage, Vivendi pourrait récolter près de 3 à 4 milliards de dollars. Le Figaro