France : 69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013

Le rapporteur du Budget, Valérie Rabault, a chiffré les hausses de prélèvements depuis 2008, sur les ménages et les entreprises.

Dessin de MIEGE

69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013 : c’est le constat dressé par le rapporteur général (PS) du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault, dans son rapport sur le débat d’orientation des finances publiques publié ce mercredi (voir document ci-dessous).

Lire la suite

Complémentaire santé : pourquoi vos cotisations flambent

De quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon les garanties choisies, l’âge des souscripteurs et le nombre d’assurés, le coût des complémentaires santé est en train de devenir le premier poste d’assurance de nombreux ménages.

Selon le comparateur Assurland, le coût moyen s’élève à 650 euros par an et il n’a cessé d’augmenter ces dernières années, à un rythme bien supérieur à celui de l’inflation.

Selon l’indice des prix de ce comparateur, les factures se sont envolées de près de 40 % durant les huit dernières années. Même si la hausse a été plus mesurée début 2014 (3,2 %, contre une inflation de 0,8 %), la note devient très sévère.

Plusieurs phénomènes permettent d’expliquer cette dérive. Tout d’abord, les progrès médicaux qui reposent sur des techniques plus sophistiquées et donc plus onéreuses. Ajoutez-y le vieillissement de la population et les dépenses augmentent, et donc, par ricochet, les cotisations des complémentaires aussi.

Lire la suite

La Guadeloupe en crise aujourd’hui : une photo de la France demain ?

La Guadeloupe, son soleil, ses plages, sa mer bleu émeraude, sa douceur de vivre et.. ses entreprises qui n’en peuvent plus. Le chiffre qui tue, et résume tous les autres : 52 % des entreprises guadeloupéennes sont en défaut de paiement avec l’URSSAF, non pas des charges patronales, mais de la partie salariale, autrement appelé précompte.

Emeutes en Guadeloupe, février 2009

Autrement dit, les PME (il n’y a que des PME et même essentiellement des TPE en Guadeloupe) de l’île ont plusieurs mois de retard de paiement des charges sociales, et ne peuvent même pas honorer le minimum légal, le “précompte”, qui représente pourtant “seulement” 30 % du montant total des cotisations à la Sécurité Sociale !

Plusieurs raisons à cela. D’abord bien entendu la crise, qui a ralentit l’activité économique sur l’île, réduit les marges, fragilisé un peu plus encore les trésoreries. Mais en grattant un peu, on découvre un coupable idéal : La Région Guadeloupe et les collectivités locales, gros donneurs d’ordres sur l’île… seraient de très mauvais payeurs.
Lire la suite

Hollande fait-il de l’économie à la Sarkozy ?

« Je reste socialiste (…). Je ne suis pas gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire, puisque c’est l’Etat qui prend l’initiative. » Cette phrase de François Hollande, lors de ses vœux à la presse, mardi 14 janvier, voulait répondre par avance aux critiques qui accompagnent ses annonces économiques.

En choisissant clairement une politique « de l’offre », qui vise à améliorer les marges des entreprises, le chef de l’Etat a rompu avec la tradition, à gauche, de relance par la demande et la dépense. Et s’est rapproché fortement, sur le plan économique du moins, des idées défendues par son adversaire de la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy.

Lire : Les principaux points de l’intervention de François Hollande

  • Baisse de cotisations des entreprises ? Sarkozy aussi.

Lire la suite

Un jeune sur deux pense qu’il ne pourra pas prendre sa retraite avant ses 70 ans

Dans un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, les Français de moins de 25 ans font part de leur pessimisme quant à leur avenir professionnel.

Près de la moitié des jeunes de moins de 25 ans estiment qu’ils ne pourront partir à la retraite qu’à plus de 70 ans, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.

Quelque 48% des jeunes de moins de 25 ans interrogés par l’institut de sondage considèrent que le seuil de départ en retraite sera, pour eux, supérieur à l’âge de 70 ans.

Par ailleurs, seulement 26% des personnes sondées se disent “confiantes” dans la garantie de toucher une retraite “satisfaisante” par rapport à leurs revenus, selon le sondage.

Le gouvernement entamera dans les prochaines semaines la difficile réforme des retraites, en étudiant les pistes contenues dans le rapport Moreau. Parmi elles, l’allongement de la durée de cotisations.

Sondage réalisé en ligne les 31 mai et 1er juin auprès d’un échantillon de 1017 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas.

L’Expansion

Baisse record du pouvoir d’achat des Français en 2012

L’Insee, qui avait évalué la baisse du pouvoir d’achat des ménages à 0,4% fin mars, déjà un record, a revu son estimation et fait désormais état d’un recul de 0,9% l’an dernier. Résultat, la consommation a flanché de 0,4% en 2012, une première depuis 1993.

L’année 2012 aura été historiquement difficile pour le porte-monnaie des Français. Leur pouvoir d’achat a baissé de 0,9%, un repli record, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui avait évalué ce recul à 0,4% fin mars, un chiffre record lui aussi. Concrètement, le revenu disponible brut a augmenté seulement de 0,9% en valeur, tandis que le prix de dépense de la consommation finale a grimpé de 1,9%.

Lire la suite

L’assurance-chômage est-elle trop généreuse ?

Peut-on faire de substantielles économies sur les indemnités des chômeurs, comme le suggère la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Les comparaisons européennes montrent pourtant que la France n’est pas la plus généreuse dans ce domaine.

Lire la suite

Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises

Qui se souvient du rapport Malinvaud de 2001 ? Du rapport Charpin de 1992 ? Ou de celui de Dominique de la Martinière et Alain Demarolle en 1996 ? Mis à part pour quelques historiens, ces documents sont tombés dans l’oubli. Ils ont pourtant un point commun avec le rapport que Louis Gallois vient de remettre au gouvernement Ayrault : ils plaidaient déjà pour un allègement des cotisations sociales payées par les entreprises. Comme le fera après eux Jacques Attali en 2007, entre autres.

(dessin de Deligne)

DEPUIS 1990, LES ALLÈGEMENTS SE MULTIPLIENT

La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées “charges sociales”, est en effet tout sauf nouvelle. Depuis vingt ans, c’est même une antienne régulièrement reprise à la fois par le patronat et nombre d’économistes. Dès le début des années 1990, estimant que le coût du travail au niveau du smic est trop élevé – et explique en partie l’incessante hausse du chômage, notamment dans l’industrie –, gouvernements et économistes sont unanimes : il faut réduire les charges sur les bas salaires afin d’inciter les employeurs à embaucher.
Lire la suite

Caisse de retraites à sec ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

Ou ajustement défectueux ? Ou système défectueux ?

En réalité, le souci n’est pas là. Depuis la première réforme des retraites, celle de 1993, par Balladur, tout effort d’ajustement a exclusivement porté sur les nouveaux entrants, et jamais sur le “stock” de retraités.

C’est bien là que le bât blesse, car la vitesse de renouvellement dudit stock est assez lente pour les économies immédiates, et par contre, produira, dans quelques dizaines d’années, des cohortes de retraités pauvres et sans le sou.

Lire la suite

Sécu : le déficit proche de 15 milliards en 2012

Les comptes de la Sécurité sociale montrent que le déficit du régime général en 2012 devrait atteindre 14,7 milliards d’euros. Sans mesures correctrices, le « trou » aurait atteint 15,5 milliards d’euros.

Prévision 2012, au 05 octobre 2011. Source : http://www.securite-sociale.fr/Evolution-du-deficit-de-la-Securite-sociale-Regime-general

Les comptes de la Sécurité sociale sont moins bons que ne le prévoyait la droite, les nouveaux prélèvements décidés par la gauche permettront de rétablir la situation, au moins en partie. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, qui présentait les estimations actualisées de déficit pour le régime général en 2012.

Sans mesures correctrices, le déficit aurait atteint 15,5 milliards d’euros, une dégradation de 1,7 milliard par rapport à ce qui a été voté, à l’automne dernier, dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

Lire la suite

Etats-Unis : partout, les retraites subissent des coupes sombres ou disparaissent complètement

Comment vous sentiriez-vous si vous aviez travaillé pour un gouvernement étatique ou local pendant 20 ou 30 ans, juste pour vous retrouver avec une retraite considérablement réduite ou retirée entièrement ?

Secteur public : "Ils essaient de baisser nos retraites..." - Secteur privé : "C'est quoi, une retraite ?" (caricature américaine, février 2011)

Eh bien, c’est précisément ce scénario qui est en train de se réaliser d’un océan à l’autre et, dans les années à venir, des millions d’Américains âgés vont être affectés par des promesses non tenues et des retraites évanouies.

Lire la suite

Les Américains pourraient travailler jusqu’à 70 ans

La Commission de réduction du déficit rendra ses conclusions en décembre. Le débat monte sur l’âge de la retraite.

Travailler jusqu’à 70 ans, au lieu de… 67 ans officiellement aujourd’hui, afin de toucher sa pension ? La recette n’est pas encore à l’ordre du jour aux États-Unis, mais cela pourrait venir. L’âge de départ en retraite, associé à celui sur la solvabilité des caisses publiques, fait en effet débat.

Plusieurs candidats aux élections de novembre prochain, évoquent, les uns (Républicains ou émanant des mouvements des Tea Parties), cette possibilité, les autres, dans le camp démocrate, jurent de se battre jusqu’au bout pour sauver le système tel qu’il est.

Pour l’heure, un tiers des retraités américains perçoivent leur pension des seules caisses publiques. Un autre tiers, bien que percevant une retraite complémentaire privée, finance encore l’essentiel de leur pension par la manne publique.

Ces caisses de l’assurance-vieillesse publique américaine affichent un confortable excédent, de 2.600 milliards de dollars (1.865 milliards d’euros). Mais à mesure que les baby boomers prennent leur retraite, sur fond de chômage élevé, qui plus est, le fragile édifice se déséquilibre.

Sonnette d’alarme

Lire la suite

Le point de collapsus…

…ou le “il vaut mieux négocier avant la bataille qu’après : c’est toujours moins coûteux” (Louis XI).

Désormais, on en est là. Après la triste pantomine des retraites, on va avoir la pantomine du chômage. Le MEDEF veut la réduction des cotisations…

Et les chômeurs ? Ils se débrouillent. Bien entendu, il ne vient pas à l’oreille du MEDEF, que des gens sans emploi, sans revenus, ou au minimum [très appauvris] deviennent TRES dangereux.

Lire la suite

La réforme des retraites entre mensonges et manipulations

Par Malakine

La journée d’action contre la réforme des retraites a semble t-il été un franc succès, ce qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où la réforme portée par le ministre Woerth fait presque l’unanimité contre elle. On lui reproche son inéquité, son injustice, le recul des droits sociaux qu’elle implique ou l’insuffisante mise à contribution des revenus du capital. Pourtant, il est deux arguments qui me semblent insuffisamment développés dans le débat public.

Lire la suite

Retraites : les parents contre les enfants

Pour que les parents puissent prendre leur retraite à 60 ans, les enfants devront cotiser toujours plus.

Source : Le Figaro (cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

Il ne faudra pas s’attendre au Grand Soir pour notre système de retraites.

Nicolas Sarkozy se veut le garant de notre modèle par répartition, il l’a promis lors de son passage sur TF1.

De l’autre côté, Martine Aubry, qui semblait récemment favorable à l’allongement de la durée de cotisations, s’est vite rétractée. Le départ à la retraite à 60 ans est un acquis, la gauche ne reviendra pas dessus.

Les actifs peuvent donc travailler tranquilles, nos élus veillent au grain pour garantir une belle retraite à tous, nous assurent-ils.

Mais, voilà, la réalité est toute autre et, encore une fois, les Français préfèrent la politique à la logique économique. Réclamer le maintien du départ à la retraite à 60 ans impose aux jeunes générations de débourser plus, pour que les retraités en profitent plus longtemps. Est-ce ça, la solidarité intergénérationnelle?

Lire la suite

“Un chômeur européen sur deux est victime du libre-échange”

“Naïve et laxiste, l’Europe a toujours adopté une vision de très grande ouverture au libre-échange, en sorte qu’elle est aujourd’hui la zone la plus ouverte au monde. Elle n’exige même pas de réciprocité dans l’ouverture aux échanges, c’est-à-dire que les marchés des pays avec lesquels elle commerce soient aussi ouverts que les siens”.

C’est ainsi que l’économiste pourtant très “européen” et libéral Christian Saint-Etienne a condamné la politique européenne actuelle dans un article “Le libre-échange est-il coupable ?” (Les Echos, 23 avril 2009).

Il appelait alors à la mise en place de “taxes compensatoires” face au dumping social et environnemental des pays émergents. Le hic, c’est que les accords de l’OMC comme les traités européens jusqu’à Lisbonne auxquels la plupart des partis ont dit “oui” interdisent formellement une telle politique, qu’elle soit nationale ou même européenne.

Peut-on en évaluer aujourd’hui les dégâts en terme d’emplois détruits et non créés ?

Pour la première fois, un autre économiste, eurocritique assumé celui-là, Jacques Sapir, s’essaye à ce difficile exercice d’une estimation de l’impact sur l’emploi du libre-échange inégal auquel, au nom de l’Europe intégrée, on a livré notre économie et nos populations.

Pour Sapir, l’effet net du libre-échange inégal représenterait au moins la moitié des 8,3% de chômage constatés avant la crise. Il faudra y ajouter les chômeurs apparus depuis le début de cette crise (1,9 million supplémentaires dans l’UE au premier semestre 2009) qui est une crise du libre-échangisme inégal.

Le coût total, en incluant les effets induits et dynamiques, aura été d’accroître le taux de chômage de 138% à 177% suivant les hypothèses de gain de productivité et d’effet multiplicateur. Mais le libre-échange inégal et l’impact des politiques prédatrices hors et dans l’UE n’est pas le seul facteur. La hausse de l’Euro est aussi un élément qui induit une perte d’emplois non négligeable. Lire la suite

Retraites: comment les assureurs «préparent» les français aux fonds de pensions !

Même si les assureurs assument depuis très longtemps leurs actions de lobbying, il en est qui paraissent plus insidieuses que d’autres.

Ainsi ce matin on peut prendre connaissance d’un sondage commandé par le “Cercle des Épargnants” concernant : “Les Français et la Retraite.”

Ce sondage affirme, entre autre, que : “Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que “le risque de faillite du système est réel dans les années à venir” et surtout : “ … / … 53 % des Français déclarent épargner pour financer leur retraite. … / … Parmi les Français qui n’épargnent pas en vue de la retraite, 56 % souhaiteraient le faire contre 60 % en 2009.”

En clair : Les français seraient prêts à accepter le principe d’un pilier de capitalisation pour s’assurer une retraite convenable !

Lire la suite

Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

«La guerre des classes existe, c’est un fait. Mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.»

(Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, New York Times, 29 novembre 2006)

————————

C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent, aujourd’hui, d’après l’Insee, 9,3% de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années.»

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

Dans leurs Working Papers n° 231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), eux insistent pourtant sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui», sur cette «marge d’une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

Lire la suite

Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

Lire la suite