Baisse record du pouvoir d’achat des Français en 2012

L’Insee, qui avait évalué la baisse du pouvoir d’achat des ménages à 0,4% fin mars, déjà un record, a revu son estimation et fait désormais état d’un recul de 0,9% l’an dernier. Résultat, la consommation a flanché de 0,4% en 2012, une première depuis 1993.

L’année 2012 aura été historiquement difficile pour le porte-monnaie des Français. Leur pouvoir d’achat a baissé de 0,9%, un repli record, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui avait évalué ce recul à 0,4% fin mars, un chiffre record lui aussi. Concrètement, le revenu disponible brut a augmenté seulement de 0,9% en valeur, tandis que le prix de dépense de la consommation finale a grimpé de 1,9%.

Lire la suite

L’assurance-chômage est-elle trop généreuse ?

Peut-on faire de substantielles économies sur les indemnités des chômeurs, comme le suggère la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Les comparaisons européennes montrent pourtant que la France n’est pas la plus généreuse dans ce domaine.

Lire la suite

Depuis vingt ans, la France diminue les charges des entreprises

Qui se souvient du rapport Malinvaud de 2001 ? Du rapport Charpin de 1992 ? Ou de celui de Dominique de la Martinière et Alain Demarolle en 1996 ? Mis à part pour quelques historiens, ces documents sont tombés dans l’oubli. Ils ont pourtant un point commun avec le rapport que Louis Gallois vient de remettre au gouvernement Ayrault : ils plaidaient déjà pour un allègement des cotisations sociales payées par les entreprises. Comme le fera après eux Jacques Attali en 2007, entre autres.

(dessin de Deligne)

DEPUIS 1990, LES ALLÈGEMENTS SE MULTIPLIENT

La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées “charges sociales”, est en effet tout sauf nouvelle. Depuis vingt ans, c’est même une antienne régulièrement reprise à la fois par le patronat et nombre d’économistes. Dès le début des années 1990, estimant que le coût du travail au niveau du smic est trop élevé – et explique en partie l’incessante hausse du chômage, notamment dans l’industrie –, gouvernements et économistes sont unanimes : il faut réduire les charges sur les bas salaires afin d’inciter les employeurs à embaucher.
Lire la suite

Caisse de retraites à sec ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

Ou ajustement défectueux ? Ou système défectueux ?

En réalité, le souci n’est pas là. Depuis la première réforme des retraites, celle de 1993, par Balladur, tout effort d’ajustement a exclusivement porté sur les nouveaux entrants, et jamais sur le “stock” de retraités.

C’est bien là que le bât blesse, car la vitesse de renouvellement dudit stock est assez lente pour les économies immédiates, et par contre, produira, dans quelques dizaines d’années, des cohortes de retraités pauvres et sans le sou.

Lire la suite

Sécu : le déficit proche de 15 milliards en 2012

Les comptes de la Sécurité sociale montrent que le déficit du régime général en 2012 devrait atteindre 14,7 milliards d’euros. Sans mesures correctrices, le « trou » aurait atteint 15,5 milliards d’euros.

Prévision 2012, au 05 octobre 2011. Source : http://www.securite-sociale.fr/Evolution-du-deficit-de-la-Securite-sociale-Regime-general

Les comptes de la Sécurité sociale sont moins bons que ne le prévoyait la droite, les nouveaux prélèvements décidés par la gauche permettront de rétablir la situation, au moins en partie. C’est le message qu’a voulu faire passer le gouvernement, qui présentait les estimations actualisées de déficit pour le régime général en 2012.

Sans mesures correctrices, le déficit aurait atteint 15,5 milliards d’euros, une dégradation de 1,7 milliard par rapport à ce qui a été voté, à l’automne dernier, dans la loi de financement de la Sécurité sociale.

Lire la suite

Etats-Unis : partout, les retraites subissent des coupes sombres ou disparaissent complètement

Comment vous sentiriez-vous si vous aviez travaillé pour un gouvernement étatique ou local pendant 20 ou 30 ans, juste pour vous retrouver avec une retraite considérablement réduite ou retirée entièrement ?

Secteur public : "Ils essaient de baisser nos retraites..." - Secteur privé : "C'est quoi, une retraite ?" (caricature américaine, février 2011)

Eh bien, c’est précisément ce scénario qui est en train de se réaliser d’un océan à l’autre et, dans les années à venir, des millions d’Américains âgés vont être affectés par des promesses non tenues et des retraites évanouies.

Lire la suite

Les Américains pourraient travailler jusqu’à 70 ans

La Commission de réduction du déficit rendra ses conclusions en décembre. Le débat monte sur l’âge de la retraite.

Travailler jusqu’à 70 ans, au lieu de… 67 ans officiellement aujourd’hui, afin de toucher sa pension ? La recette n’est pas encore à l’ordre du jour aux États-Unis, mais cela pourrait venir. L’âge de départ en retraite, associé à celui sur la solvabilité des caisses publiques, fait en effet débat.

Plusieurs candidats aux élections de novembre prochain, évoquent, les uns (Républicains ou émanant des mouvements des Tea Parties), cette possibilité, les autres, dans le camp démocrate, jurent de se battre jusqu’au bout pour sauver le système tel qu’il est.

Pour l’heure, un tiers des retraités américains perçoivent leur pension des seules caisses publiques. Un autre tiers, bien que percevant une retraite complémentaire privée, finance encore l’essentiel de leur pension par la manne publique.

Ces caisses de l’assurance-vieillesse publique américaine affichent un confortable excédent, de 2.600 milliards de dollars (1.865 milliards d’euros). Mais à mesure que les baby boomers prennent leur retraite, sur fond de chômage élevé, qui plus est, le fragile édifice se déséquilibre.

Sonnette d’alarme

Lire la suite

Le point de collapsus…

…ou le “il vaut mieux négocier avant la bataille qu’après : c’est toujours moins coûteux” (Louis XI).

Désormais, on en est là. Après la triste pantomine des retraites, on va avoir la pantomine du chômage. Le MEDEF veut la réduction des cotisations…

Et les chômeurs ? Ils se débrouillent. Bien entendu, il ne vient pas à l’oreille du MEDEF, que des gens sans emploi, sans revenus, ou au minimum [très appauvris] deviennent TRES dangereux.

Lire la suite

La réforme des retraites entre mensonges et manipulations

Par Malakine

La journée d’action contre la réforme des retraites a semble t-il été un franc succès, ce qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où la réforme portée par le ministre Woerth fait presque l’unanimité contre elle. On lui reproche son inéquité, son injustice, le recul des droits sociaux qu’elle implique ou l’insuffisante mise à contribution des revenus du capital. Pourtant, il est deux arguments qui me semblent insuffisamment développés dans le débat public.

Lire la suite

Retraites : les parents contre les enfants

Pour que les parents puissent prendre leur retraite à 60 ans, les enfants devront cotiser toujours plus.

Source : Le Figaro (cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

Il ne faudra pas s’attendre au Grand Soir pour notre système de retraites.

Nicolas Sarkozy se veut le garant de notre modèle par répartition, il l’a promis lors de son passage sur TF1.

De l’autre côté, Martine Aubry, qui semblait récemment favorable à l’allongement de la durée de cotisations, s’est vite rétractée. Le départ à la retraite à 60 ans est un acquis, la gauche ne reviendra pas dessus.

Les actifs peuvent donc travailler tranquilles, nos élus veillent au grain pour garantir une belle retraite à tous, nous assurent-ils.

Mais, voilà, la réalité est toute autre et, encore une fois, les Français préfèrent la politique à la logique économique. Réclamer le maintien du départ à la retraite à 60 ans impose aux jeunes générations de débourser plus, pour que les retraités en profitent plus longtemps. Est-ce ça, la solidarité intergénérationnelle?

Lire la suite

“Un chômeur européen sur deux est victime du libre-échange”

“Naïve et laxiste, l’Europe a toujours adopté une vision de très grande ouverture au libre-échange, en sorte qu’elle est aujourd’hui la zone la plus ouverte au monde. Elle n’exige même pas de réciprocité dans l’ouverture aux échanges, c’est-à-dire que les marchés des pays avec lesquels elle commerce soient aussi ouverts que les siens”.

C’est ainsi que l’économiste pourtant très “européen” et libéral Christian Saint-Etienne a condamné la politique européenne actuelle dans un article “Le libre-échange est-il coupable ?” (Les Echos, 23 avril 2009).

Il appelait alors à la mise en place de “taxes compensatoires” face au dumping social et environnemental des pays émergents. Le hic, c’est que les accords de l’OMC comme les traités européens jusqu’à Lisbonne auxquels la plupart des partis ont dit “oui” interdisent formellement une telle politique, qu’elle soit nationale ou même européenne.

Peut-on en évaluer aujourd’hui les dégâts en terme d’emplois détruits et non créés ?

Pour la première fois, un autre économiste, eurocritique assumé celui-là, Jacques Sapir, s’essaye à ce difficile exercice d’une estimation de l’impact sur l’emploi du libre-échange inégal auquel, au nom de l’Europe intégrée, on a livré notre économie et nos populations.

Pour Sapir, l’effet net du libre-échange inégal représenterait au moins la moitié des 8,3% de chômage constatés avant la crise. Il faudra y ajouter les chômeurs apparus depuis le début de cette crise (1,9 million supplémentaires dans l’UE au premier semestre 2009) qui est une crise du libre-échangisme inégal.

Le coût total, en incluant les effets induits et dynamiques, aura été d’accroître le taux de chômage de 138% à 177% suivant les hypothèses de gain de productivité et d’effet multiplicateur. Mais le libre-échange inégal et l’impact des politiques prédatrices hors et dans l’UE n’est pas le seul facteur. La hausse de l’Euro est aussi un élément qui induit une perte d’emplois non négligeable. Lire la suite

Retraites: comment les assureurs «préparent» les français aux fonds de pensions !

Même si les assureurs assument depuis très longtemps leurs actions de lobbying, il en est qui paraissent plus insidieuses que d’autres.

Ainsi ce matin on peut prendre connaissance d’un sondage commandé par le “Cercle des Épargnants” concernant : “Les Français et la Retraite.”

Ce sondage affirme, entre autre, que : “Concernant le financement, les deux tiers (66 %) estiment que “le risque de faillite du système est réel dans les années à venir” et surtout : “ … / … 53 % des Français déclarent épargner pour financer leur retraite. … / … Parmi les Français qui n’épargnent pas en vue de la retraite, 56 % souhaiteraient le faire contre 60 % en 2009.”

En clair : Les français seraient prêts à accepter le principe d’un pilier de capitalisation pour s’assurer une retraite convenable !

Lire la suite

Partage de la valeur ajoutée : le hold-up tranquille

«La guerre des classes existe, c’est un fait. Mais c’est la mienne, celle des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter.»

(Warren Buffett, deuxième fortune mondiale, New York Times, 29 novembre 2006)

————————

C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent, aujourd’hui, d’après l’Insee, 9,3% de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années.»

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?

Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

Dans leurs Working Papers n° 231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share («Hausse tendancielle mondiale de la part des profits»), eux insistent pourtant sur les «hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui», sur cette «marge d’une importance sans précédent», sur cette «preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires» et ainsi de suite sur vingt-trois pages.

Lire la suite

Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

Lire la suite

La retraite tout confort des parlementaires

Cotisations très rentables, avantages variés… les députés et les sénateurs bénéficient d’un régime hors norme. Eux-mêmes trouvent qu’il y a de l’abus!

Qui dit mieux ? En moyenne, un député perçoit une pension mensuelle de 2 700 euros net, un sénateur de 4 442 euros. Officiellement aligné sur celui des fonctionnaires, le régime des parlementaires, vieux de plus d’un siècle, se révèle d’une générosité sans équivalent.

Depuis la réforme Fillon de 2003, les parlementaires doivent justifier de quarante annuités pour toucher, à partir de 60 ans, une retraite à taux plein. Ils peuvent toutefois atteindre cette durée en vingt-deux ans et demi en cotisant double (2 fois 7,85%) pendant les quinze premières années, puis 11,77% pendant cinq ans, puis 7,85% (la cotisation simple) le reste du temps.

C’est la Rolls des régimes spéciaux,” dénonce l’association Sauvegarde Retraites dans deux études très fouillées.

Lire la suite

35 ans de difficultés économiques et sociales… qui n’auraient pas dû avoir lieu

Tribune libre de Paysan Savoyard

Posons cette question simple : dans quelle situation, du point de vue économique et social, la majorité de la population française se trouve-t-elle et comment cette situation a-t-elle évolué ces dernières années ?

1604511130_small_dbd43

On peut répondre rapidement de la façon suivante : la condition de la grande majorité de la population française s’est fortement améliorée au cours des « trente glorieuses. » Puis, à partir du milieu des années 70 (période au cours de la laquelle se produit une crise économique brutale), la position d’une partie significative de la population a cessé de se bonifier et a même commencé à se dégrader : le chômage massif s’installe ; le partage de la valeur ajoutée devient moins favorable aux salaires ; l’imposition se concentre sur la classe moyenne ; les premiers durcissements du système de protection sociale interviennent.

Ce processus de dégradation est jusqu’à présent resté limité. La catégorie la plus nombreuse, celle des salariés, a pu même bénéficier, encore récemment, de différentes améliorations : 5e semaine (1982) ; retraite à 60 ans (1982) ; 35 heures (2000), cette dernière mesure ayant constitué une réforme très favorable pour une partie des salariés, notamment les fonctionnaires et les cadres. Un durcissement du régime de retraite est intervenu (en 1993 pour le secteur privé, en 2003 pour la fonction publique) mais il est jusqu’ici resté modéré. Quant au chômage, il est certes demeuré massif, mais son impact a été amorti par les nombreux dispositifs de « traitement social. »

Cependant le sentiment dominant au sein de la société française est que la période favorable inaugurée dans les années 50 à désormais définitivement pris fin ; que la situation va maintenant se dégrader de façon continue et sérieuse ; et que la position des jeunes générations devrait être significativement moins bonne que celle qu’ont pu connaître les classes d’âge précédentes.

De façon plus précise, les Français pensent, probablement dans leur majorité, que le chômage massif va persister durablement ; que le niveau des retraites va se dégrader, tandis que la durée de cotisation nécessaire pour percevoir une pension va augmenter ; que le niveau de la protection sociale va se réduire et que notamment les dépenses de santé seront moins remboursées ; que les impôts et cotisations ne cesseront de croître ; que le niveau moyen des salaires augmentera peu et moins peut-être que le coût de la vie.
Lire la suite

Crise grecque : le faux alibi de la dette

Certains accusent la Grèce d’être responsable de la crise qui la frappe de par ses dépenses budgétaires incontrôlées. Mais pour Gabriel Colletis, c’est bien la folie des marchés financiers qui est coupable. Dans cette première partie, l’économiste examine les maux de l’économie grecque ainsi que les hypocrisies des spéculateurs.

Après avoir dépensé des centaines de milliards d’euros ou de dollars dans différents plans dits de « relance » de l’activité économique ainsi que, surtout, dans le soutien du système financier, tous les gouvernements, et pas seulement le gouvernement grec, semblent avoir désormais choisi la voie de la « sortie budgétaire ». Ce choix est estimé nécessaire afin de maîtriser les déficits, alors même que le risque existe de produire un impact négatif sur une croissance restant très fragile.

Prenant quelque distance avec l’unanimisme ambiant, nous voulons donner suite aux observations et interrogations exprimées par Paul Krugman aux Etats-Unis ou Paul Jorion en France. Le premier n’hésite pas, en effet, à dénoncer « l’hystérie des déficits » (New York Times, 5 février), alors que le second s’interroge « la dette est-elle un boulet ou un prétexte ? » (Le Monde, 9 février), penchant plutôt pour la deuxième hypothèse.

En nous centrant sur le cas de la Grèce, nous évoquerons d’abord les maux dont souffre ce pays (1.), puis nous commenterons la nature des « doutes » que l’on prête aux marchés, lorsque ceux-ci semblent s’effaroucher du niveau des déséquilibres des comptes publics de certains Etats (2.). Enfin, nous examinerons les issues actuellement privilégiées, en Grèce comme ailleurs, pour réduire les déficits et restaurer la « confiance des marchés » (3.).

Lire la suite

Retraites : un hold-up d’Etat

Le gouvernement s’apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l’association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l’Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l’Arrco et de l’Agirc, c’est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, est une première.

Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l’Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun (Sécurité sociale plus Arrco-Agirc). À l’occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l’Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d’euros, rien à voir donc avec un pourboire ! L’argument avancé pour justifier la soulte est spécieux, estime Sauvegarde Retraites.
Lire la suite

Sondage : une majorité de Français inquiets pour leur retraite

Plus des trois-quarts des Français sont inquiets pour leur retraite : 76% disent ne pas être confiants, quant à la garantie de toucher plus tard une retraite satisfaisante par rapport à leurs revenus, selon un sondage Ifop réalisé pour “Le Journal du dimanche”.

Seuls 24% des sondés se déclarent “tout à fait” ou “plutôt confiants”, alors qu’ils étaient 38% à se dire sereins en octobre 2008 (sondage Ifop pour la CNAV, auprès d’un échantillon représentatif de 961 personnes).

Par ailleurs, une majorité de personnes interrogées jugent que le système de retraites, au cours des dernières années, “n’a pas vraiment fait l’objet de réformes” (40%), ou a fait l’objet de “réformes qui allaient dans le mauvais sens” (40%).

Invités à estimer l’âge de leur propre départ à la retraite, les actifs – qui représentent 54% de l’échantillon des sondés – l’évaluent pour 38% entre 65 et 69 ans. Trente pour cent d’entre eux évoquent un âge compris entre 60 et 64 ans, 24% ne pensent pas partir avant 70 ans, et 8% estiment qu’ils prendront leur retraite avant 60 ans. Ce qui donne au total une moyenne de 64,7 ans.

Quant à l’âge jusqu’auquel ils seraient prêts à travailler pour avoir une bonne retraite, les actifs sont 44% à évoquer un âge compris entre 60 et 64 ans. Trente-trois se disent prêts à travailler jusqu’à 65-69 ans, 13% jusqu’à moins de 60 ans, et 10% jusqu’à 70 ans et plus. La moyenne s’établissant à 61,9 ans.

S’ils avaient le choix, 41% des actifs déclarent qu’ils préféreraient “cotiser davantage pour partir à la retraite le plus tôt possible”, 34% qu’ils souhaiteraient “travailler le plus longtemps possible” pour avoir la garantie d’une “retraite satisfaisante”. Par ailleurs, 23% affichent leur préférence pour un départ “le plus tôt possible, quitte à avoir une retraite moindre”, et 2% disent ne “rien” vouloir de “tout cela”.

—————–

Sondage réalisé par téléphone du 7 au 8 janvier auprès d’un échantillon de 1.019 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 522 actifs, selon la méthode des quotas.

(Merci à Pakc)

Challenges