Côte d’Ivoire : La France octroie 26 millions d’euros pour le développement agricole

La France vient d’apporter son soutien au développement agricole en Côte d’Ivoire par l’octroi d’un financement de 17 milliards de francs Cfa (26 millions d’euros) qui permettra la relance des filières agricoles. L’investissement, qui s’inscrit dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2d) permettra à la nation éburnéenne d’engager des réformes dans les domaines du foncier et des filières vivrières.

Ainsi, grâce à un budget de 7,5 milliards de francs Cfa, la Côte d’Ivoire pourra mettre en œuvre sa loi sur le foncier rural et délimiter 1210 territoires de village. Le pays pourra en outre délivrer des certificats fonciers pour des terres dont la superficie rurale est évaluée à 70 000 hectares. Il pourra également enregistrer des baux agricoles dans 15 départements, indique le quotidien ivoirien Le Sursaut.

Les filières vivrières, elles, bénéficieront de 6,8 milliards francs Cfa. Cette somme profitera à la culture des légumes, du maïs et du soja ainsi qu’à la pisciculture et l’élevage porcin. Le reste du financement ira à l’appui institutionnel et à la coordination du projet. S’exprimant sur le projet, le ministre ivoirien de l’agriculture, Mamadou Coulibaly Sangafowa a exprimé sa satisfaction quant à l’apport de la France, qui, dit-il, aidera à combattre la cherté de la vie dans le pays.

Agence Ecofin

(Merci à Erwinn)

Ébola : Les impacts d’une pandémie

Si l’épidémie du virus Ebola semble être actuellement assez «contenue» (malgré plus de 4000 morts), une pandémie pourrait avoir un impact majeur (l’OMS a en effet averti que l’épidémie était en croissance «explosive» et pourrait, en l’absence d’un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d’ici à novembre). L’économie mondiale pourrait alors en pâtir. Tentative d’explication sous forme de question-réponse.

Quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer?

Tout d’abord, cette épidémie ne tombe vraiment pas bien parce qu’elle frappe juste à un moment où l’économie mondiale doute.

Ensuite, l’expérience que nous apportent les précédents exemples est que l’impact est ressenti de façon inégale (géographiquement notamment car il y a quatre États qui sont réellement touchés (Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
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Ébola : La dimension économique de l’épidémie

L’épidémie d’Ébola perturbe les activités économiques à travers les pays d’Afrique de l’Ouest et affecte également le reste du continent.

Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, ont du mal à contenir l’épidémie d’Ébola, d’autres nations ont imposé des mesures pour tenter de prévenir la propagation d’un virus dont les conséquences sont manifestes pour certains pays fragilisés.

Le Cameroun qui n’a aucun cas signalé, a toutefois ordonné la fermeture de toutes ses frontières avec le Nigeria qui est son principal partenaire commercial.
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Chocolat : La poule aux oeufs d’or

Alors que des experts annoncent une pénurie de cacao dans les dix prochaines années, la demande de ce dernier ne fait que grimper. Ce documentaire vous invite à un voyage au cœur de la production de cacao jusqu’à sa transformation dans les usines, et sa mise en vente dans les grandes surfaces.

A Pâques, les œufs, les lapins et les poules envahissent les vitrines des chocolatiers, des boulangers mais aussi des grandes surfaces. Le marché du chocolat représente plus de quatre milliards et demi d’euros en France, rapportant près de 100 milliards d’euros à travers le monde. C’est même le troisième plus gros marché au monde après le pétrole et le café !

Le processus de fabrication est complexe, de la fève au précieux chocolat. Les filières du cacao sont très secrètes, soumises à une forte concurrence, et les caméras ne sont pas toujours les bienvenues dans les usines de transformation.

Une fois commercialisé, le chocolat industriel est davantage composé de sucre et d’additifs alimentaires que de cacao. Le documentaire éclaire sur les conditions de travail des planteurs de cacao qui sont sous payés et peinent à vivre correctement. Les plantations sont toutes situées sur la ceinture équatoriale dans des pays en voie de développement. Le cacao reste l’une des rares matières premières agricoles à laquelle les paysans n’ont quasiment pas accès dans sa forme finale.

Seine-Maritime : 5 banques victimes d’arnaques “à la Zaïroise”

Près de 240.000€ de préjudice, une dizaine de victimes en France et à l’étranger: deux escrocs aux vrais-faux comptes bancaires ont été interpellés le 24 mars par les policiers de la brigade financière de la Sûreté départementale de Seine-Maritime.

Blooco le Pitchichi, le commanditaire ivoirien, est en prison

L’un des escrocs, surnommé Blooco le Pitchichi, un Ivoirien de 34 ans, est le commanditaire. Le second, Sofiane, 23 ans, domicilié à Déville-lès-Rouen, servait de “mule”. C’est lui qui était chargé d’ouvrir les comptes bancaires sous des noms d’emprunt. Ils sont soupçonnés d’une série d’escroqueries en Seine-Maritime et à Béziers.

La mise au jour de ces “arnaques à la Zaïroise” (on les appelle ainsi en raison du mode opératoire) est le fruit d’une coopération entre les établissements financiers et les services de police de Seine-Maritime, dans le cadre du réseau vigilance.

Les policiers trouvent une faille et l’exploitent

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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Côte d’Ivoire : Abidjan, capitale de la débrouille

Une mégalopole de 5 millions d’habitants ou se juxtaposent un quartier d’affaires financés par la manne du pétrole avec les bidonvilles. Entre corruption et débrouille, visite d’un autre monde.

Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire – la capitale politique étant Yamoussoukro -, est une mégalopole gigantesque qui compte plus de cinq millions d’habitants. Un cinquième de la population totale du pays y vit, faisant d’Abidjan la ville la plus peuplée de l’Afrique de l’Ouest. Les quartiers d’affaires ultra-modernes, financés par les bénéfices du pétrole et du cacao, voisinent avec les plus grands bidonvilles du continent africain. Dans ces quartiers insalubres, petits boulots et gros trafics contribuent à la survie de la population.

Des gangs se sont également formés, des «coupeurs de route» qui rançonnent les automobilistes de passage au nez et à la barbe de la police, qui tente de s’organiser pour les contrer.

Partie 1:


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Côte d’Ivoire : La Banque mondiale gèle les financements du pays

Face à l’obstination – dirons-nous poliment – de Laurent Gbagbo, la Banque mondiale a décidé de frapper là où cela pourrait faire mal. Mercredi, à l’issue d’un entretien avec Nicolas Sarkozy à l’Élysée, le président de la Banque, Robert Zoellick a déclaré que les financements de la Côte d’Ivoire par l’établissement financier avaient été gelés.

Robert Zoellick a par ailleurs ajouté qu’après discussion avec le président malien, Amadou Toumani Touré de la nécessité pour les banques centrales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de geler aussi leurs prêts, des décisions ont été prises dans ce sens. La convocation d’une réunion de ministres devrait avoir lieur cette semaine “pour confirmer et renforcer cette approche“, a-t-il par ailleurs ajouté.

Robert Zoellick a par ailleurs déclaré que la Banque mondiale suivrait les initiatives des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), estimant que ces derniers avaient dans cette affaire d’”énormes enjeux économiques aussi bien que démocratiques”.

Précisons que la “stratégie de partenariat pays” de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire prévoit de l’ordre de 575 millions de dollars de financement pour la période 2009-2013, selon le site internet de l’établissement financier.
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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

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Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Le pentecôtisme, bras armé de l’impérialisme américain en Afrique subsaharienne ?

Le pentecôtisme, courant de l’évangélisme issu des États-Unis et connu pour ses manifestations liturgiques de masse très démonstratives, mais également ses méthodes fortement matérialistes, connaît un fort développement en Afrique Noire, comme dans le reste du monde.

Associé à l’image de Simone Gbagbo ou à une certaine extrême droite américaine (proche de l’ancien président George W. Bush), il est souvent vu comme un instrument de l’impérialisme US, chargé de propager à coup de prosélytisme leurs valeurs et leur vision du monde. Cependant, sur le terrain, le pentecôtisme africain obéit à des dynamiques un peu plus complexes que cette vue manichéenne ne pourrait le laisser penser.

Une implantation centenaire

Le pentecôtisme naît au début du XXème siècle aux États-Unis (en 1901 dans une église blanche du Kansas et en 1906 dans une église noire de Los Angeles) et au Royaume-Uni, d’une dissidence au sein d’églises réformées. Son dogme est fondé sur une interprétation littérale de la Bible, mais ce qui le différencie des autres mouvements protestants est l’importance accordée au « baptême par le Saint-Esprit », manifesté par les charismes (ou dons de Dieu aux croyants) et le lien direct et intime entre Dieu et le croyant.

Très vite, des missionnaires pentecôtistes arrivent en Afrique anglophone, par le biais de la colonisation britannique, notamment en Afrique du Sud, au Liberia et au Burkina Faso. Ceci est facilité par la création, dès 1914, des Assemblées de Dieu, fédération de communautés pentecôtistes américaines, disposant d’une puissante branche missionnaire qui fait de l’Afrique de l’Ouest son terrain privilégié d’évangélisation. Des Assemblées équivalentes apparaissent en Europe de l’Ouest et du Nord au milieu du XXème et vont envoyer des missions en Afrique Centrale. Ceci va résulter en la création d’églises nationales africaines autonomes, qui elles mêmes vont évangéliser les pays voisins. En parallèle, vont apparaître des églises totalement indépendantes et de taille très variable, comptant parfois quelques fidèles autour d’un pasteur.

Après une période d’ « institutionnalisation », un renouveau pentecôtiste est perceptible dès les années 1970, suivant celui observé en Amérique du Sud, d’abord marqué au sein des pays anglophones (Nigeria, Ghana) puis francophones (les deux Congo). Enfin, plus récemment, et avec moins de succès, le pentecôtisme tente de pénétrer les pays musulmans comme le Sénégal et le Maghreb.

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(30.09.2009)

  • Les investissements vont baisser de 30% dans le monde cette année, selon la CNUCED

Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, les investissements directs à l’étranger vont tomber de 1 700 milliards de dollars dans le monde en 2008 à moins de 1 200 milliards cette année. Ils ne dépasseront pas 1 400 milliards de dollars l’an prochain et il faudra attendre 2011 pour qu’ils remontent à 1 800 milliards de dollars. États-Unis, Europe, Asie, qu’il s’agisse d’entrées ou de sorties de capitaux, personne n’est épargné par la crise. «En 2008, les flux à destination des pays développés dans leur ensemble sont tombés de 29 % (…), le mouvement s’accélérant encore au premier trimestre de 2009». La Chine, avec 108 milliards de dollars d’entrées de capitaux en 2008, est désormais la troisième destination des fonds étrangers derrière les États-Unis et la France. Le Figaro

  • L’Algérie a 29.000 tonnes d’uranium en réserves

C’est ce qu’a indiqué le ministre algérien de l’Energie et des Mines, précisant que ces quantités sont « insuffisantes » pour développer le programme national de production de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. « Actuellement, nous disposons d’environ 29.000 tonnes de réserves prouvées d’uranium qui peuvent être exploitées » dans la production de l’énergie nucléaire, a-t-il déclaré. « Ces quantités permettront de faire fonctionner seulement deux centrales nucléaires d’une capacité de 1.000 Mégawats chacune et pour une durée de 60 ans », a-t-il précisé. D’où la nécessité « d’augmenter ces réserves en lançant un programme de prospection afin de découvrir et de développer d’autres réserves ». Algérie 360

  • Nouveau plan de soutien à l’immobilier aux États-Unis

35 milliards de dollars (24 milliards d’euros) seraient alloués par le gouvernement au soutien du secteur, selon le Wall Street Journal et le Washington Post. Une somme qui viendrait aider principalement les agences qui sont sous contrôle des collectivités locales et qui fournissent ou garantissent des prêts aux ménages les plus modestes. Ce plan de soutien fait suite à celui, bien plus massif, qui avait été lancé en février dernier par l’administration Obama, d’un montant global de 275 milliards de dollars (220 milliards d’euros), visant à aider sept à neuf millions de foyers directement frappés ou menacés par la crise du crédit. Selon des données publiées par l’Association nationale des promoteurs immobiliers (NAR), les ventes de logements anciens ont reculé de 2,7% sur un mois en août. Le Figaro

  • Côte d’Ivoire : annulation de plus de 400 millions d’euros de la dette privée

La Côte d’Ivoire a bénéficié d’une réduction de 268 milliards de FCFA (408 M EUR) de sa dette privée sur un stock total évalué à 1.380 milliards (2,1 milliards EUR) au 31 décembre 2008, soit 20% du stock de ses créances contractées auprès du Club de Londres, constitué de créanciers privés. L’accord prévoit également un allègement des 80% restant de la dette sur une période de 23 ans dont 6 ans de différé. Les Etats-Unis, quant à eux, ont annulé pour 208,7 millions de dollars (98,403 milliards de Francs CFA) la dette extérieure de la Côte d’Ivoire. L’accord a prévu un effacement de près de 123,23 milliards de Francs CFA (188 millions d’euros) du stock de la dette sur la période allant d’avril 2009 à mars 2012. La Côte d’Ivoire s’est qualifiée fin mars pour l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), qui lui donne droit à un allègement “temporaire” de sa dette extérieure, estimée à 6.700 milliards de francs CFA (10,22 milliards d’euros). Une réduction plus conséquente est conditionnée à la mise en oeuvre de réformes économiques et sociales convenues avec la Banque mondiale et le FMI. L’initiative PPTE permettra à la Côte d’Ivoire, selon le président Laurent Gbagbo, de réduire le service de sa dette de 1,06 milliard à 305 millions d’euros par an.
AFP (via Les Échos)

(12.09.2009)

Monde Arabe: le ramadan entraîne une baisse de la productivité

Une étude publiée par l’Institut du monde arabe des études sociales du Caire sur les comportements sociaux des fidèles pendant le ramadan confirme que l’on travaille beaucoup moins pendant cette période dans les pays concernés. La productivité y enregistre une baisse de 73,3 %. Courrier International

Côte d’Ivoire: Security business

Avec 300 sociétés en activité, le secteur explose. Jeune Afrique

(Merci à Erwinn)

Magna va fermer l’usine Opel d’Anvers

L’équipementier canadien Magna, qui va racheter le constructeur automobile Opel à l’américain General Motors (GM), a l’intention de fermer l’usine d’Anvers (Belgique). Romandie