Costa Rica : Démocratie Verte

Le Costa Rica mène une politique environnementale forte, couronnée de succès. De plus, le pays a trouvé un modèle économique rentable sans exploiter les ressources pétrolières se trouvant dans son sous-sol. Alors, quels enseignements pouvons-nous tirer de ce pays laboratoire? Le modèle costaricain est-il reproductible ailleurs.

Costa Rica : « Ma cabane au fond des bois »

Dans la forêt vierge du Costa Rica, l’ingénieur Peter Gascar et son ami Orlando Hernandez, un autochtone de la tribu des Teribe, se sont lancés dans un projet fou : construire une maison au sommet d’un arbre gigantesque en laissant le tronc intact.

Le pirate écolo Paul Watson en exil en France

On le surnomme le “pirate écolo”, bien connu pour son combat contre les baleiniers japonais, il s’est réfugié en France. Paul Watson écume les océans de la planète depuis maintenant 40 ans. “Si les océans meurent, on meurt. On ne peut pas vivre sans, peu importe où vous vivez“, explique le navigateur.

Paul Watson c’est surtout un pirate écolo à la tête de l’ONG Sea Sheperd, une flotte de six navires. Il traque les pêcheurs de baleines, parfois avec des méthodes musclées. Le Costa Rica et le Japon ont émis un mandat d’arrêt contre lui, relayé par Interpol.

Aujourd’hui Paul Watson est en exil forcé à Paris, avec la bénédiction des autorités françaises. Réfugié écologiste pour les uns, éco-terroriste pour ses détracteurs, Paul Watson bénéficie de nombreux soutiens.

Amérique latine : Le libéralisme revient en force

L’Alliance du Pacifique symbolise-t-elle la montée en puissance de la droite libérale et libre-échangiste dans la région, ou une simple réponse aux déçus des gauches, chaviste ou luliste?

En Amérique latine, les partisans du libre-échange ont désormais leur cénacle: l’Alliance du Pacifique (AP). Dernière née des multiples instances d’intégration régionale que le sous-continent n’a cessé de générer depuis les années 1960, cette alliance, qui regroupe quatre pays dotés d’une façade maritime sur le Pacifique –Mexique, Colombie, Pérou et Chili– est née à l’initiative de Lima en 2011, et a été officiellement créée en 2012.

Contrairement à la plupart des blocs existants, plus ou moins politiques et plus ou moins efficaces (le Mercosur, l’Alba, la CAN, l’Unasur et récemment la Celac…), les objectifs de départ de ces pays, surnommés «Pacific pumas», reposent avant tout sur la promotion du libre-échange avec, à la clé, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes entre les quatre membres (déjà liés entre eux par des accords de libre échange) et le rapprochement économique avec la zone Asie Pacifique.

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Recul des classes moyennes dans les “pays avancés”

Les inégalités ont progressé dans la grande majorité des pays riches, a averti lundi 3 juin l’Organisation internationale du travail (OIT), dans un rapport qui dénonce l’augmentation des salaires des hauts dirigeants et des profits des grandes entreprises. 

[...] La plupart des pays émergents et en développement connaissent une hausse de l’emploi et une réduction des inégalités de revenus, contrairement aux pays à revenu élevé, indique le rapport annuel de l’OIT sur le travail dans le monde.

À l’inverse, les inégalités de revenus ont augmenté dans les économies avancées au cours des deux dernières années, dans le contexte d’une hausse du chômage mondial – dont l’OIT prévoit qu’il passera de 200 millions aujourd’hui à près de 208 millions en 2015.

Des revenus moins inégaux dans les pays émergents
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États-Unis : Décapitation d’un vaste réseau de blanchiment d’argent

L’émetteur de monnaie numérique Liberty Reserve et sept de ses responsables ont été inculpés pour avoir blanchi six milliards de dollars en sept ans.

Liberty Reserve ne peut plus servir ses clients. Preet Bharara, le procureur fédéral de Manhattan a inculpé l’émetteur de monnaie numérique et sept de ses dirigeants (dont Vladimir Kats et Mark Marmilev) mardi soir.

Le système de transfert électronique international de fonds «était intentionellement crée et structuré pour faciliter les activités criminelles…si Al Capone était vivant, c’est ainsi qu’il cacherait son argent», affirme ce représentant du Département de la Justice à New York.

Établi au Costa Rica depuis 2006, Liberty Reserve a transféré des milliards de dollars au service d’environ un million de clients. On lui reproche d’avoir permis le blanchiment d’au moins 6 milliards de dollars. Ce n’était pas une banque.
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Amérique latine : Quand Washington observe Pékin

« Zou chuqu » est une expression officielle utilisée par le gouvernement chinois. Elle décrit l’invitation faite aux entreprises du pays – notamment celles portées vers les marchés internationaux auxquelles il est directement associé – pour qu’elles se déploient et investissent activement en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Ce slogan pourrait se traduire par « aller au dehors » ou « sortir au loin ». Il revêt des dimensions géoéconomiques, géopolitiques et géoculturelles intégralement analysées et mises en perspective dans une récente livraison de la publication universitaire britannique The China Quarterly Special Issues [1].

Peu présente dans la région  avant les années 2000, et ce malgré l’existence de relations officielles développées avec plusieurs pays latino-américains depuis les années 1960 – Cuba en 1960, Chili en 1970, Pérou en 1971, Brésil en 1974 -, la Chine est désormais sur le point de détrôner l’Europe en tant que second partenaire commercial de l’Amérique latine, après les États-Unis.

Dans ce numéro consacré aux liens qu’entretiennent la Chine et l’Amérique latine au 21ème siècle, les auteurs (universitaires latino-américains, européens, états-uniens, australiens et chinois) exposent notamment dans quel cadre politique s’inscrivent les relations sino-latino-américaines du point de vue des autorités de la seconde puissance mondiale.
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Cuba : Quand la dette devient odieuse

Depuis la découverte de l’île par Christophe Colomb en 1492, Cuba est sous domination espagnole. Son armée, sa police, son or, ses cultures de canne à sucre et de tabac, ses esclaves et ses dettes sont administrés par Madrid. Or, dès le milieu du XIXe siècle, la révolte gronde. Les États-Unis se tiennent en retrait, armant plus ou moins en secret les insurgés cubains.

Mais, le 15 février 1898, le cuirassé USS Maine explose dans la baie de La Havane. Il sombre avec 266 membres d’équipage à bord. Le navire de guerre venait à Cuba protéger les intérêts américains. Les combats qui opposent l’Espagne aux indépendantistes sont une menace pour les plantations sucrières, dont une grande partie des récoltes est destinée au marché américain.

Le naufrage du cuirassé servira de prétexte à une intervention américaine. Galvanisés par la presse et une partie de l’opinion, les États-Unis haussent le ton : reconnaissance d’un État cubain indépendant et libre, ultimatum contre l’armée espagnole, blocus de l’île. Le 24 avril, l’Espagne déclare la guerre. Surnommée la “Splendid Little War” par les Américains, celle-ci ne durera que quatre mois. Acculée par ses adversaires, l’Espagne capitule et, le 12 août 1898, un traité de paix préliminaire met fin aux hostilités.

La bannière étoilée en profite pour annexer Porto Rico et l’île de Guam et acquérir les Philippines contre 20 millions de dollars. Si les États-Unis réfutent toute volonté expansionniste à Cuba, la “Destinée manifeste”, idéologie empreinte d’une mission divine qui conduisit à la conquête de l’Ouest, pointe vers le sud.

Officiellement, les Américains sont venus aider les Cubains épris d’indépendance. En réalité, l’intervention marque un tournant historique pour les États-Unis. Elle consacre pour nouvelle politique extérieure la doctrine Monroe, énoncée par le président du même nom en 1823 et qui fait de l’hémisphère américain – Nord et Sud – la sphère d’influence exclusive des États-Unis.

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