L’immense bulle des marchés émergents

La situation a pris un très mauvais tournant du côté de ces économies émergentes que l’on s’attendait à voir façonner, si ce n’est dominer l’avenir du monde. La recherche des coupables a d’ores et déjà commencé: prix des matières premières, fracturation hydraulique, taux d’intérêt américains, phénomène El Niño, situation de la Chine, figurent notamment au plus haut de la liste.

Or, la réponse à cette question s’avère beaucoup plus simple et plus traditionnelle. C’est tout simplement la politique qui est en cause. Prenons l’exemple du Brésil. L’économie du pays, il y a quelque temps vouée à un boom durable, ne connaît qu’une croissance minime depuis plus de deux ans, et tend actuellement à ralentir.

Bien que la diminution du prix de ses exportations de matières premières lui ait été défavorable, l’économie du Brésil était supposée reposer sur bien davantage que les simples récoltes agricoles et autres industries extractives.

Songez encore à l’Indonésie. Bien que l’économie du pays soit encore en expansion, son taux de croissance – 4,7 % au dernier trimestre sur une base annuelle – se révèle décevant à la fois par rapport aux projections et à la croissance de la population.
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La Mafia rouge : butin de guerre

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, un impressionnant butin de guerre est confisqué en Allemagne et rapporté en URSS. De la machinerie lourde aux tableaux de grands maîtres, les Soviétiques font main basse sur tout ce qu’ils peuvent trouver. Ces « réparations » de guerre deviennent une source illégale de revenus pour les hauts gradés soviétiques. Une rivalité émerge ainsi entre le haut commandement de l’Armée rouge et l’entourage de Staline.


La mafia rouge : "Butins de guerre". [Docu***] par stranglerman

Proposition de réglementation des faillites souveraines

Par Joseph E. Stiglitz

Les États doivent parfois restructurer leur dette. S’ils ne le faisaient pas, la stabilité politique et économique de leur pays pourrait être menacée. Mais l’absence d’une réglementation internationale pour traiter un défaut de dette souveraine aggrave considérablement leurs conséquences.

Cela se traduit par un mauvais fonctionnement du marché de la dette souveraine, des tensions inutiles et des retards coûteux pour s’attaquer à l’origine des problèmes. Cela se vérifie à intervalles réguliers.

La crise en Europe n’est que le dernier exemple du prix à payer tant par les créanciers que par les débiteurs pour l’absence d’une réglementation internationale destinée à résoudre les crises liées aux dettes souveraines. De telles crises vont continuer à éclater.

En Argentine, la lutte des autorités contre un petit nombre d’investisseurs (des fonds vautour) a mis en danger l’ensemble de la restructuration de la dette qui avait été acceptée par l’énorme majorité des créanciers.
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Qatar : Les forçats de la Coupe du monde

Alors que des soupçons de corruption pèsent sur l’attribution de la Coupe du monde de football au Qatar, le carnet de route de Pierre Monégier explore les coulisses des chantiers lancés pour accueillir la compétition en 2022.

Au cours de ces travaux, des dizaines d’ouvriers népalais sont déjà décédés. Enquête au cœur de leurs conditions de travail et des logements insalubres où vivent ces forçats du Mondial.

Portugal : L’après-Troïka

Depuis près d’un an, Lisbonne est sorti du plan d’aide européen. Pourtant, le gouvernement de droite applique toujours un programme d’austérité et les taux d’imposition ne cessent d’augmenter. Conséquence, l’économie parallèle se développe.

Malgré l’annonce du gouvernement de lutter contre la fraude fiscale, les scandales se multiplient au plus haut niveau. Dernier en date, l’accusation de fraude qui vise l’ancien Premier ministre José Socrates.

Ukraine : Kiev réclame l’intervention de l’ONU

La situation en Ukraine, les efforts pour la paix ou les réformes politiques pour lutter contre la corruption, le président ukrainien Petro Porochenko aborde ses questions. “Nous avons besoin de casques bleus pour garantir la paix et la sécurité”, affirme t-il.

Grèce : Athènes face à ses créanciers

Alexis Tsipras passe un accord de coopération avec l’OCDE à Paris. L’institution internationale aidera la Grèce à renforcer son administration fiscale et à lutter contre la corruption. Au même moment à Athènes, le gouvernement grec reprenait les discussions avec le groupe de Bruxelles, ex-troïka.

La Grèce a-t-elle perdu la confiance des créanciers comme l’a déclaré Jen Weidmann, patron de la Bundesbank ?

Brésil : “Petrobras”, le scandale qui secoue le pays

Le Brésil est secoué par un scandale aux proportions inédites, qui touche à la fois des grands acteurs économiques et des personnalités appartenant à la coalition de centre gauche, avec laquelle gouverne la présidente Dilma Rousseff. La lutte contre la corruption est désormais en tête de l’agenda du géant sud-américain et d’autres pays de la région.

Le scandale Petrobras est une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touche à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP (bâtiment et travaux publics). Ces deux secteurs travaillent ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.

Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.
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Ukraine : Analyse économique de la crise – Entretien avec Volodymyr Vakhitov

Pour l’économiste ukrainien V. Vakhitov, les analyses de la crise politique ukrainienne exagèrent le poids de la tutelle russe. Le pays n’est pas aussi divisé qu’on l’affirme, partagé entre l’Ouest pro-européen et l’Est pro-russe. La révolte contre les autorités aujourd’hui est une protestation de grande ampleur contre un régime corrompu, qui confisque les richesses.

La vie des idées : Les événements actuels en Ukraine, et tout particulièrement à Kiev, donnent l’impression d’un pays profondément divisé, au niveau politique, économique, social, géographique, et même culturel. À quel point cette image correspond-elle à la réalité ?

V. Vakhitov : Je suis d’accord sur le fait qu’il y a une division économique et politique. Si vous analysez les élections de ces vingt dernières années, vous verrez que le pays se divise en deux, plus ou moins de part et d’autre du fleuve Dniepr : pro-communistes contre « nationalistes », Iouchtchenko contre Ianoukovitch, le Parti des régions contre Patrie, Timochenko contre Ianoukovitch, etc. Tout cela peut donner l’impression d’une division politique.

Toutefois, si vous prenez une carte de la Rzeczpospolita [1] au XVIIIe siècle et que vous la superposez à une carte de l’Ukraine contemporaine, vous verrez que cette frontière imaginaire suit à peu près le tracé de la frontière Est de la Rzeczpospolita (exception faite de la Région des Trans-Carpates et de la Crimée). Cependant, cette division n’est ni géographique, ni économique, ni sociale. C’est plutôt une division mentale, entre les zones d’influence ’pro-occidentale’ et ‘pro-russe’.

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Asie du Sud-Est : Les cyclos, un fléau de santé publique

En Asie du Sud-Est, le coût social et économique des accidents de deux-roues motorisés est considérable. Pourtant, les autorités ne s’en préoccupent guère. C’est une journée comme une autre, chaude et humide, à Phnom Penh. Chhay Hour, un ingénieur de 26 ans qui travaille chez Cambrew, la première brasserie du Cambodge, est en train de négocier ferme une Honda d’occasion dans le district de Prampir Makara, réputé pour ses centaines de boutiques de deux-roues d’occasion.

Ce sera son premier cyclo. Avant, le jeune homme vivait à Sihanoukville [dans le sud du pays] et se rendait à pied de son logement de fonction à l’usine. Mais il vient d’être muté la capitale et devra désormais parcourir 6 kilomètres et demi par jour. D’où la nécessité d’un deux-roues.

Je demande à Hour s’il a le permis. “Qui a besoin d’un permis ? répond-il en riant. Je n’ai pas l’intention de le passer. Ce n’est qu’un bout de papier. Si la police t’arrête, même si tu as le permis, ils trouveront un moyen de te piquer de l’argent. Si la police t’arrête, tu paies, c’est tout.” Cette attitude et cette forme de corruption légère sont généralisées dans toute l’Asie du Sud-Est. Si la police ne prend pas le code de la route au sérieux, pourquoi les citoyens le feraient-ils ?

Seul un quart environ des conducteurs du Cambodge prennent la peine de passer le permis, et 70 % des motocyclistes ignorent le sens du panneau “stop”, selon une étude récente. Cela explique peut-être que le pays soit l’un des plus touchés par le fléau de santé publique le plus ignoré au monde : la montée en flèche du nombre d’accidents mortels qui a accompagné le boom des deux-roues dans les pays en développement.
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Ukraine : Kiev mise sur le “savoir-faire” de l’ex-président géorgien Saakachvili

L’ancien président de la Géorgie, recherché par la justice de son pays, a officiellement été nommé conseiller du président de l’Ukraine, Petro Porochenko. Il occupera également le poste de chef du Conseil consultatif international pour les réformes de l’Ukraine. A Tbilissi, on rit jaune.

Par Alda Engoian

Le 13 février, le président ukrainien Petro Porochenko a officiellement nommé l’ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili aux postes

de conseiller du président et de chef du nouveau Conseil consultatif international pour les réformes.

L’intéressé a affirmé qu’il se chargerait également de la coordination de la fourniture d’armements à Kiev.

L’objectif de cette nomination est, selon les propos de Porochenko cités par le journal moscovite en ligne Vzgliad, “d’utiliser au mieux les connaissances, l’expérience et le savoir-faire de Mikheïl Saakachvili”.

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Chine : Des milliardaires exécutés pour lutter contre la corruption

La Chine a exécuté 5 hommes cette semaine. Parmi eux, le milliardaire de l’industrie minière Liu Han ainsi que son frère et trois complices, reconnus coupables d’avoir organisé un gang mafieux et commandité plusieurs meurtres. Au total, 68 hauts responsables du Parti communiste chinois, dont le maire de Nankin, 72 000 cadres de plus bas niveau et quinze généraux ont été arrêtés ces derniers mois en Chine.

Le nouveau maître de la Chine, le président Xi Jinping, s’est attaqué aux “tigres” et aux “mouches” : les “tigres” sont les hauts responsables qui se sont tant enrichis au mépris du peuple. Quant aux “mouches”, il s’agit des petits chefs qui prennent de l’argent pour attribuer un emploi, une place à l’hôpital ou à l’école.

Le président estime que le peuple prend ainsi sa revanche. La campagne anti-corruption se développe depuis quelques semaines. La corruption s’est généralisée en Chine, et concerne des “sommes de plus en plus colossales et des méthodes de plus en plus crapuleuses”, selon Du Daizheng, un ancien ministre, membre du parti communiste depuis 1937.

La Mafia rouge : la disparition de l’or bolchévique

En 1917, au lendemain de la révolution russe, les bolchéviques se sont emparés des énormes réserves d’or du pays alors que la Russie, ravagée par la guerre et la famine, comptait sur l’exportation de son or pour éviter la catastrophe. L’Estonie est au centre des opérations de blanchiment d’or et d’achat de biens étrangers par le biais de banquiers, en Suède ou en Allemagne. Une fois cette machine bien huilée, il n’y aura presque plus de limites à ce qu’ils pourront acheter à l’étranger pour récompenser les « amis » de la révolution. 


La mafia rouge : La disparition de l'or… par stranglerman

La Mafia rouge : la mafia de la pêche

Vers la fin des années 1970, alors qu’une pénurie de viande sévit en URSS, le gouvernement décide de miser sur le poisson pour nourrir sa population. Une flotte de pêche nationale est créée et très vite, l’industrie génère des milliards de roubles, attirant inévitablement les esprits criminels. Une économie clandestine se développe au sein de l’industrie de la pêche, sous la surveillance d’un ministère des Pêches tout aussi corrompu.


La mafia rouge : "Les dessous de la mafia de la… par stranglerman

États-Unis : Les « chers » médecins de Sanofi

C’est un médecin d’Augusta, une petite ville de Géorgie, aux Etats-Unis, qui détient le record. Cent douze mille cinq cent vingt dollars (92 008 euros) : voilà ce que le docteur Charles Shaefer a empoché au cours des cinq derniers mois de 2013 de la part de Sanofi, dont près de 24 000 dollars pour faire la promotion de son insuline star, le Lantus.

Extrapolé sur une année entière, cela fait un chèque de plus de… 270 000 dollars ! La moitié de la somme versée par le géant pharmaceutique français correspond à des missions de conseil et un quart rémunère des interventions publiques. Les frais de voyage et d’hébergement représentent une enveloppe de plus de 25 000 dollars.

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Grèce : Milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel… C’est la braderie générale !
Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité.

Ce dimanche 25 janvier, les Grecs se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau gouvernement. La perspective d’une accession au pouvoir de Syriza, la coalition de la gauche radicale, seule ou avec d’autres partis, est réelle. Le mouvement de gauche saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?

Si cette victoire se confirme, ce sera en grande partie à cause du rejet de la politique d’austérité massive imposée au pays depuis plus de cinq ans. Celle-ci s’est traduite par une baisse sans précédent des revenus et des conditions de vie de la plupart des Grecs, jusqu’à menacer leur état de santé [1].
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FIFA : les dieux du foot sont tombés sur la tête

Le 2 décembre 2010, la Fédération internationale de football (FIFA) a désigné le Qatar comme pays hôte de la 22e coupe du Monde, en 2022. Manques d’infrastructures, températures trop élevées, accusations de corruption… Ce vote fait depuis débat dans le monde du ballon rond.

État pétrolier, mais surtout troisième producteur mondial de gaz naturel, l’émirat ne possède aucune culture footballistique, et les températures peuvent atteindre jusqu’à 50° durant l’été, l’époque où se déroule traditionnellement la compétition.

De Zinedine Zidane, qui était l’ambassadeur de la candidature des Qataris, en passant par Michel Platini, qui a annoncé avoir voté pour ce pays, les journalistes sont allés à la rencontre de ceux qui ont joué un rôle important dans cette élection.

Réalisé par Sylvain Pak (Novembre 2014)

Chine : Xi Jinping, le “chasseur de tigres” corrompus

Pour le Parti communiste chinois (PCC), 2014 a été l’année de la lutte contre la corruption. Le président Xi Jinping a obtenu des résultats très probants qui lui ont valu de nombreux applaudissements dans son “combat contre les tigres” et sa “chasse aux mouches”.

Revenons sur l’évolution du phénomène de la corruption dans les milieux officiels depuis le lancement de la politique de réformes et d’ouverture [par Deng Xiaoping, en 1979]. Reconnaissons-le: au début, la corruption était relativement peu répandue parmi les cadres du PCC. En 1980, Wang Lei, qui était à l’époque ministre du Commerce, avait dû démissionner pour n’avoir pas payé le plein tarif lors d’un repas au restaurant Fengzeyuan : au lieu de 124 yuans, il n’avait déboursé que 19 yuans.

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La Mafia rouge : la mafia politique

Sous le régime de Brejnev, l’Union soviétique connaît des années de stagnation politique. Pendant ce temps, en coulisse, un bras de fer s’opère entre Nikolaï Chtchiolokov, le ministre de l’Intérieur (MVD) et Iouri Andropov, le chef du KGB. Ce combat inévitable, opposant la police criminelle à la police politique, marque l’étape finale d’une longue lutte de pouvoir en URSS.

La Mafia Rouge : commerce de détail

Dans l’Union soviétique du début des années 80, la vieille garde, dirigée par Léonid Brejnev mène le pays. L’économie est dans un piteux état, et les denrées essentielles se font rares. Les esprits criminels s’organisent pour fournir illégalement à des gens privilégiés des biens de consommation de base. Leurs activités sont protégées par de hauts fonctionnaires.

Union européenne : Le grand défi de la lutte contre la corruption

Quelles difficultés rencontre l’Europe dans sa lutte anti-corruption ? Dans certains pays, c’est une cause perdue d’après Transparency International. Comment l’Union européenne peut-elle imposer la transparence chez elle et aux candidats à l’adhésion?

L’EU a-t-elle laissé des pays adhérer trop tôt? Devrait-elle être plus exigeante? Une politique anti-corruption plus dure risque-t-elle de renforcer les nationalistes et les populistes opposés à l’adhésion?

La «trahison» de l’Europe au Kosovo

Agron Bajrami ne peut pas le cacher : il en tortillerait presque de plaisir. Malgré l’énormité des soupçons révélés par son journal, le rédacteur en chef du premier quotidien kosovar, le Koha Ditore, savoure la satisfaction de la belle ouvrage : un scoop explosif qui a soudain propulsé l’obscur titre de presse du non moins obscur Kosovo sous les feux de l’attention mondiale. Et provoqué un séisme, non seulement au Kosovo, mais jusqu’au cœur des institutions européennes, à Bruxelles.

En cause : des accusations graves de corruption, de dysfonctionnement et de protection de politiciens locaux, portées à l’encontre de l’un des étendards de la jeune politique étrangère commune de l’Union européenne, la mission « Eulex » de justice et de police de l’UE au Kosovo (Le Soirde mercredi dernier).

Comme si le ver des pratiques mafieuses qui pourrit ces régions des Balkans occidentaux s’était inséré au plus profond de l’entreprise européenne, forte de 1.600 employés locaux et internationaux, et précisément censée remettre tous ces criminels sur le droit chemin !

Et voilà brusquement le fameux « soft power » européen tourné en ridicule…

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Algérie : 5 leçons à tirer du soulèvement policier

Au-delà de la gravité du précédent et des images-chocs de policiers assiégeant un Palais présidentiel abandonné par son locataire, les manifestations des policiers antiémeute marqueront durablement le pays, la politique, les institutions et la société et mettent à nu la fragilité d’un Etat otage de luttes de clans.

Par Adlène Meddi

1-L’appareil répressif s’est enrayé

«La gestion démocratique des foules», concept cher au général-major Abdelghani Hamel, vient de se casser les dents sur les pavés d’Alger, Ghardaïa, Khenchela et Oran. La projection massive de troupes antiémeute pour contenir la foule avec installation durable des policiers de l’URS sur place avait un coût exorbitant, selon les témoignages des policiers frondeurs : l’épuisement et les conditions d’hébergement. Aussi en cause : les règles d’engagement. La police a reçu l’ordre de ne pas employer la force ou les balles réelles, même en cas d’agression, comme ce fut le cas à Ghardaïa. D’un point de vue technique, la logique militaire de Hamel, qui s’appuie sur une endurance spartiate des forces de police, a vite épuisé ses ressources.

D’un point de vue politique, l’engagement systématique des forces antiémeute pour pallier le déficit de gouvernance est décrié par les policiers eux-mêmes.

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Chine : République populaire de la corruption

Dès son arrivée à la tête de la Chine, le nouveau président Xi Jingping a lancé une campagne anti-corruption sans précédent. L’affaire la plus retentissante a été l’arrestation de Bo Xilai, candidat au poste de numéro 1, déchu après une série de révélations sur le système de racket mis en place par ses proches.

Dirigeants qui profitent de leur position pour s’enrichir, élus locaux qui exigent des pots-de-vin, fonctionnaires qui monnayent leurs coups de tampons, la corruption touche toutes les strates de la société et suscite une colère grandissante de la population.

Anne Loussouarn dévoile une face cachée du miracle économique chinois, malgré les arrestations à répétition des reporters, les chausse-trappes des autorités et les destructions de rushes par la police.

Partie 1:

Partie 2:
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Les mille milliards de dollars qui manquent chaque année pour financer le développement

L’ONG américaine ONE dont l’axe de travail est la lutte contre l’extrême pauvreté vient de publier Le casse du siècle : un scandale à mille milliards de dollars. Le rapport estime à au moins 1000 milliards de dollars les sommes perdues chaque année par les pays en développement (PED) et pointe 4 grands facteurs qui sont “des accords opaques liés à l’exploitation de ressources naturelles, l’utilisation de sociétés écrans, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale”.

En fait, il pourrait s’agir de bien plus de 1000 milliards de dollars car le rapport estime que les pertes subies par les PED se chiffrent entre 972 et 2020 milliards de dollars, on passe donc carrément de plus du simple au double. Une note de bas de page explique la méthodologie de calcul qui se base sur des estimations fournies par le FMI et la Banque des règlements internationaux.

Il s’agit en particulier pour cette dernière institution de son rapport de décembre 2013 qui a permis à ONE de calculer “le nombre total de dépôts enregistrés dans les juridictions de paradis fiscaux off-shore” dont le rapport mentionne qu’ils sont au nombre de 50 selon la liste du Governement Accountability Office (GAO) des Etats-Unis |1|.

L’accroche en gras de la page de garde indique que “les pays les plus pauvres du monde sont privés chaque année d’au moins mille milliards de dollars par des criminels qui profitent de l’opacité du système pour dérober des capitaux par le biais du blanchiment d’argent, de la fraude fiscale et du détournement de fonds”, l’utilisation du présent laissant entendre qu’il s’agit d’un fait avéré.

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L’Albanie attend sur le pas de la porte de l’Union européenne

L’UE a décidé en juin 2014 d’accorder à l’Albanie le statut de candidat à l’adhésion à l’Union. Mais le chemin risque d’être encore long pour ce petit pays balkanique de 2,8 millions d’habitants, l’un des plus pauvres du continent européen. Un pays qui souffre aussi de corruption et de nombreux trafics.

Le Dessous des Cartes, 05/04/2007

L’Albanie frappe à la porte de l’UE… depuis cinq ans. Et s’il va à son terme, son processus d’adhésion risque d’être très long. Surtout que la Bosnie, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro et la Turquie sont eux aussi candidats. Laquelle Turquie négocie son entrée… depuis 2004.

Dans le même temps, plusieurs pays membres de l’UE ont d’ores et déjà exprimé leurs réticences sur les perspectives d’une adhésion de l’Albanie. En décembre 2013, le parlement néerlandais a voté une résolution hostile alors que l’unanimité est nécessaire au sein des 28 sur les questions liées à l’élargissement.

En acceptant sa candidature, Bruxelles entend encourager Tirana dans sa lutte pour l’établissement d’un État de droit. «Ce processus doit se poursuivre et un mécanisme de suivi est prévu», explique-t-on dans les instances européennes. Dans un rapport en date du 4 juin, la Commission de l’UE estime que les autorités ont mené des «actions concrètes» et fait preuve de «volonté politique renouvelée» en matière de réformes. Notamment pour combattre la corruption dans de nombreux services publics.
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L’UE débloque 415 millions d’euros pour l’intégration continentale en Afrique

La Commission européenne vient d’annoncer le lancement de la première phase d’un programme à visée panafricaine doté d’une enveloppe de 845 millions d’euros. Les premiers projets, qui s’étendent sur la période 2014-2017 pour un budget de 415 millions d’euros, couvrent notamment la sécurité alimentaire, le commerce interrégional et le renforcement des institutions régionales.

Par Margaux Subra-Gomez

Alors que le continent africain regarde cette semaine vers Washington où se tient le sommet États-Unis-Afrique, c’est un autre programme de coopération internationale qui est lancé aujourd’hui… avec l’Union européenne.

845 millions d’euros

La Commission européenne a annoncé ce mercredi 6 août le lancement de la première phase de son “programme panafricain”, présenté en avril 2014 lors du 4e sommet UE-Afrique, à Bruxelles. Doté d’une enveloppe globale de 845 millions d’euros, ce plan, qui s’étend de 2014 à 2020, vise à favoriser le processus d’intégration de l’Afrique au niveau continental et constitue le premier programme européen couvrant l’ensemble du continent. Sa mise en œuvre, assure la Commission européenne dans un communiqué, se fera en parallèle et en complément aux autres programme de coopération européen, notamment le Fonds européen de développement.

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Chine : Le combat isolé d’un médecin contre la corruption

Vous faire acheter un pacemaker dont vous n’avez nul besoin ou vous hospitaliser pour un simple mal de gorge: une femme médecin dénonce, seule contre ses confrères, les abus du système médical chinois gangrené par une corruption endémique au point de susciter une vague de violences de la part de patients révoltés.

Mme Lan Yuefeng, ancien médecin-chef spécialisée en échographie, a fait scandale lorsqu’elle a publiquement accusé l’hôpital où elle exerçait d’abuser délibérément les malades en leur prescrivant trop de médicaments et des traitements inutiles.

Les abus des hôpitaux suscitent l’indignation du public, mais la plupart des patients se laissent persuader par les médecins d’accepter toutes les prescriptions, raconte Mme Lan. Pour les convaincre, le personnel médical leur pose la question redoutable: “Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, l’argent ou la vie‘”

Placée d’office en congé sans solde il y a deux ans, elle a néanmoins continué de se rendre dans cet hôpital de la ville sichuanaise de Mianyang (sud-ouest) -ce qui lui a valu dans les médias locaux le surnom de “médecin de couloir“.

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Au paradis de l’agriculture dopée

Hors Mondial de football, Cuaibá, capitale du Mato Grosso, bat moins de records sportifs qu’agro-industriels, dans un secteur qui déverse des tonnes d’herbicides et de fertilisants sur ses champs.

«Un milliard de litres d’agrotoxiques sont répandus chaque année dans le pays. Ce qui veut dire que chaque Brésilien en ingurgite plus de 5,2 litres. Jusqu’à quand allons-nous l’accepter?» interroge Wanderlei Pignati, lors d’une conférence à l’Université fédérale du Mato Grosso. Médecin de formation, le professeur Pignati a entrepris de vastes recherches durant plusieurs années sur les agrotoxiques (engrais et fertilisants chimiques, pesticides, herbicides, fongicides et acaricides), afin d’en mesurer l’impact sur la santé. Son rapport est dévastateur pour le «grenier» du Brésil : chaque hectare agricole du Mato Grosso est contaminé en moyenne par 25 litres de ces produits chimiques! Une étude de l’Association brésilienne de santé (ABRASCO) révèle quant à elle qu’un tiers des denrées ingérées par les Brésiliens sont infectées, faisant d’eux les plus grands consommateurs mondiaux d’agrotoxiques.

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Les compagnies pétrolières et la pollution du Delta du Niger

Découvert en 1956, le pétrole représente aujourd’hui 95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du Nigeria. Le pays est ainsi devenu le 6e exportateur mondial (et le 5e fournisseur des Etats-Unis), avec un revenu de plus de 34 milliards d’euro en 2006. Pourtant, l’or noir n’a pas fait le bonheur de tous, loin de là. La population nigériane, dont près de 70% vit sous le seuil de pauvreté, l’emploi local est faible et les ressources autrefois importantes, comme le pêche ou la chasse, sont désormais impossibles avec l’augmentation des constructions pour la production de pétrole et la hausse du trafic de camions et de bateaux de transport. En outre, l’industrie pétrolière a engendré de nombreuses pollutions qui font du delta du Niger l’un des lieux les plus pollués de la planète.

Mondial de football : Le livre qui enfonce la FIFA

Un livre au vitriol dénonce «le niveau de corruption écoeurant» de la fédération internationale de football.

La révélation du Sunday Times de Londres selon laquelle le Qatar aurait obtenu l’organisation du Mondial 2022 en versant cinq millions de dollars de pots de vin est une énième affaire éclaboussant la toute puissante Fédération Internationale de Football (FIFA), basée à Zurich. Ce serait même une véritable mafia, à en croire le livre décapant du journaliste britannique Andrew Jennings, qui a choisi de s’autoéditer en ligne pour «conserver toute sa liberté de ton» et dont la version française est disponible depuis une semaine sur Amazon : «Omerta. La FIFA de Sepp Blatter. Histoire d’une mafia»

«C’est une organisation dont le niveau de corruption est littéralement écœurant », résume Jennings qui a déjà publié plusieurs ouvrages sur les sales dessous de la FIFA et du Comité Olympique International. Le journaliste révèle ainsi que le Qatari Mohammed Bin Hammam, ancien président de la Confédération Asiatique de Football, accusé aujourd’hui par le Sunday Times d’avoir distribué des enveloppes pour l’obtention du Mondial 2022, avait financé les campagnes électorales 2002 et 2006 de Sepp Blatter, actuel président de la FIFA.
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Russie : La Mafia Rouge

Dans l’Union soviétique du début des années 80, la vieille garde, dirigée par Léonid Brejnev mène le pays. L’économie est dans un piteux état, et les denrées essentielles se font rares. Les esprits criminels s’organisent pour fournir illégalement à des gens privilégiés des biens de consommation de base. Leurs activités sont protégées par de hauts fonctionnaires.

Sous le régime de Brejnev, l’Union soviétique connaît des années de stagnation politique. Pendant ce temps, en coulisse, un bras de fer s’opère entre Nikolaï Chtchiolokov, le ministre de l’Intérieur (MVD) et Iouri Andropov, le chef du KGB. Ce combat inévitable, opposant la police criminelle à la police politique, marque l’étape finale d’une longue lutte de pouvoir en URSS.

Partie 1: “Commerce de détail

Partie 2: “Mafia poilitique
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Affaire Karachi : L’argent, le sang et la démocratie (MAJ)

Le 8 mai 2002, à Karachi, au Pakistan, un attentat tue onze employés des constructions navales de Cherbourg. En 2012, dix ans après les faits, l’enquête va faire surgir une seconde affaire : un éventuel financement illicite lors de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995.

Quatre contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan auraient servi à financer celle-ci, moyennant le versement de commissions dont les bénéficiaires auraient rétrocédé un pourcentage au staff de Balladur. Le non-versement d’une partie des sommes après le départ de ce gouvernement en 1995 aurait provoqué l’attentat de Karachi.

Réalisé par Jean-Christophe Klotz et Fabrice Arfi (France 2013)

A revoir également sur cette thématique : Les Frégates de Taïwan.

Documentaire en 3 partie réalisé par Borowic et publié sur Fortune en 2012.

Partie 1 : “De l’argent il y en aura pour tout le monde“.

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Ukraine : Au coeur de la poudrière

Février 2014, en Ukraine, des manifestations anti-corruption tournent à la révolte générale. Dans la foulée le président Ianoukovitch s’enfuit, un nouveau gouvernement se met en place et la Russie s’empare de la Crimée, la partie la plus méridionale du territoire Ukrainien.

Tout cela s’est déroulé en quelques semaines sous le regard apparemment impuissant de la communauté internationale. Trois journalistes chevronnés se sont rendus « Au cœur de la poudrière Ukrainienne » pour apporter un regard différent sur ce qui se joue dans ce pays de 45 millions d’habitants aux frontières de l’Europe.

Divisé en communautés qui essayent toutes de tirer leur épingle du jeu, le pays est aujourd’hui aux mains de milices plus ou moins organisées et violentes, et tout le monde n’a que le mot « fasciste » à la bouche.

Partie 1:

Partie 2:
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Les sociétés écran bientôt dévoilées dans un registre public

Le Parlement européen a amendé la directive anti-blanchiment. Un registre public des bénéficiaires effectifs des sociétés-écrans et des trusts va être mis en place.

Une très large majorité d’eurodéputés a adopté la révision de la directive anti-blanchiment le 11 mars lors de la session plénière à Strasbourg. En discussion depuis des mois, la législation européenne visant à lutter contre le blanchiment des capitaux a été voté par 643 voix pour, 30 contre et 12 abstentions.

Fin de l’anonymat

La principale avancée du texte demeure la mise en place de registres publics des bénéficiaires effectifs des sociétés, fondations et trusts.

Ce registre doit permettre à la police et aux autorités fiscales d’identifier les véritables bénéficiaires de toutes sociétés, fondations ou trusts ayant des activités au sein de l’Union européenne en mettant un terme à l’anonymat de ces structures, principales responsables du blanchiment d’argent.

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Raids financiers à la russe

En Russie, après l’éclatement de l’URSS, un libéralisme sauvage s’est substitué à l’économie d‘État, sans qu’un système juridique fiable soit mis en place. Enquête sur des dérives qui rendent les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Dans un premier temps ont sévi les “directeurs rouges”, d’anciens responsables issus du régime communiste qui s’étaient plus ou moins bien recyclés dans le cadre des privatisations. Puis sont arrivés les “raiders noirs”, spéculateurs féroces s‘engouffrant dans les vides juridiques avec l‘aval de juges véreux.

Réalisé par Alexander Gentelev (Allemagne – 2013)

Biens mal acquis : le jeu trouble de la Société générale en Afrique

L’affaire dite des « biens mal acquis » prend une nouvelle dimension. Elle se concentre désormais sur le rôle joué par le secteur bancaire français dans l’acquisition, par certains chefs d’Etat africains ou leurs proches, d’un important patrimoine possiblement financé par le détournement des richesses de leur pays.

Les juges Roger Le Loire et René Grouman, chargés d’enquêter sur les avoirs détenus en France par les familles dirigeantes de la Guinée équatoriale, du Congo-Brazzaville et du Gabon, s’intéressent à la Banque de France, et surtout à la Société générale, par la filiale dont cette dernière détient 46 % des parts, la SGBGE, basée en Guinée équatoriale.

Il apparaît, d’après les documents auxquels Le Monde a eu accès, que la Société générale a autorisé des conditions de travail très dangereuses pour son personnel expatrié, tout en permettant le transfert en France d’importantes sommes d’argent au profit du clan Obiang, qui règne sur la Guinée-Equatoriale.

Or, les enquêteurs – ou plutôt l’enquêteur, car un seul policier français travaille sur ce dossier pourtant sensible – ont recueilli des témoignages révélant que ces sommes provenaient notamment de commissions illégales perçues sur le marché du bois par l’actuel vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang – visé par un mandat d’arrêt –, fils du président en exercice, Teodoro Obiang.

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