Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

COP 21 et démographie

À la veille de COP 21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015 – NDLR), il convient de rappeler combien l’avenir de notre planète est entre nos mains, bien en-deçà de ses conditions climatiques. Les problèmes majeurs qui sont posés à l’humanité ne sont-ils pas en effet le résultat de l’aveuglement et du manque de courage des responsables de tous les pouvoirs, face aux problèmes que pose notre démographie ?

Il suffit pour s’en rendre compte de considérer le mutisme obstiné de la plupart d’entre eux à propos d’une population mondiale passée, en un peu plus d’un siècle, de 1 à 7 milliards d’êtres humains et promettant de ne pas en rester là. Car qui consomme, détruit, dégrade, et pollue, sinon ces êtres humains, alors que leur multiplication se complique de l’abolition des frontières et des distances résultant d’un progrès et d’une mondialisation accélérée ?
Chacun peut se prendre à rêver à l’harmonie et aux réels bienfaits d’une croissance qu’une régulation de cette population eut pu assurer à l’humanité, pour des générations. Au lieu de cela, notre planète est devenu le théâtre de désordres, de violences et de gaspillages augmentant sans cesse et se généralisant.
Les peuples et les classes sociales en sont à former un tout hypertrophié, dans lequel les individus ayant le moindre statut social font figure de nantis. Un peuple de miséreux, auxquels la notion de revenu est étrangère, erre d’un continent à l’autre ou s’entasse dans des bidonvilles et des camps de réfugiés pour former un nouveau sous-prolétariat.

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Année internationale des sols : pourquoi l’énorme gâchis planétaire en cours nous coûtera cher

“2015, Année internationale des sols” : l’ONU pose le problème de la dégradation des sols dans le monde. Une dégradation qui va nous poser de vrais problèmes, et pas forcément ceux auxquels on pense.

Atlantico :  L’ONU a décrété “2015, Année internationale des sols”. Selon les derniers chiffres, 45% des sols européens seraient “épuisés”, leur stock de matière organique fertile étant très bas.  Comment expliquer cette destruction et cet appauvrissement des sols en Europe, en France et dans le monde ?

Jean-Claude Marcus : Les sols sont au cœur des grands enjeux planétaires : la sécurité alimentaire, la qualité des masses d’eau souterraines et superficielles, la qualité de l’air, le changement climatique ou la biodiversité.

Le sol est une ressource naturelle qu’il faut protéger et utiliser durablement. Sa formation est très lente et sa destruction peut être rapide et quasi irréversible. C’est en ce sens que l’on peut qualifier les sols de ressources non renouvelables. Or ils subissent partout une réduction très rapide en quantité disponible (surface, épaisseur, volume) et en qualité utile pour les grands cycles de la biosphère : air, eaux, biodiversité, climat, croissance et maintien de la couverture végétale.

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