Europe : Que fait l’EU pour favoriser le développement des pays les plus pauvres ?

À l’occasion des “Journées européennes du développement” à Bruxelles, nous vous proposons un débat sur la coopération internationale et la solidarité de l’Europe et des pays riches envers les pays les plus pauvres.

L’Islande, en crise, désigne ses coupables

Attendu par l’opinion publique, le rapport “Vérité” sur la faillite de l’Islande a finalement été rendu ce lundi matin. Il met en cause la croissance incontrôlée des banques du pays ainsi que “l’extrême négligence” de l’ensemble de la classe dirigeante de l’île.

En 2007, l’ONU classait l’Islande au premier rang mondial pour sa qualité de vie. Trois ans plus tard, l’île de l’Atlantique Nord est un pays à la dérive. Comment en est-on arrivé là? Qui sont les responsables de cette faillite? Était-elle évitable?

C’est à ces questions que le rapport d’enquête parlementaire rendu lundi matin, en préparation depuis plus d’un an, et totalisant plus de 2000 pages, devait répondre. Ses conclusions sont accablantes pour l’ensemble de la classe dirigeante en poste au moment de l’effondrement du pays. Le Premier ministre de l’époque Geir Haarde, l’ex gouverneur de la banque centrale David Oddsson, l’ancien ministre des Finances Arni Mathiessen ainsi que l’ancien ministre des Banques Björgvin Sigurdsson y sont ainsi taxés d’un comportement d’une “extrême négligence.

En avril 2008, il y a eu au moins cinq rencontres entre le Premier ministre, le ministre des Finances, le ministre des Affaires étrangères et les directeurs des banques centrales sur la situation des banques et de l’économie.” Aucun de ceux-là ne pouvait donc ignorer l’étendue des dégâts. Quant aux directeurs des banques, ils sont eux aussi au premier rang des coupables désignés. En plus de la gestion délirante de leurs établissements, ils sont accusés d’avoir abusé de leurs positions en touchant des prêts “inappropriés.

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Des guerres de l’eau à l’horizon

La seule véritable «guerre de l’eau» est intervenue entre deux cités-États de Mésopotamie… il y a quelque 4 000 ans.. Mais l’ONU presse les gouvernements d’intégrer la politique hydrique à leur agenda prioritaire.

Quand on entend parler du Yé­men, on pense souvent au recrutement de terroristes d’Al-Qaïda, comme l’auteur de l’attentat raté de Noël dans un avion de la Northwest Airlines. Mais la montée de l’intégrisme n’est pas la me­na­ce la plus grave à peser sur le Yémen. Le plus grand danger auquel doit faire face ce pays, c’est le manque d’eau.

La capitale yéménite, Saana, pourrait bientôt être à sec. «L’eau est la préoccupation principale des Yéménites au quotidien, selon Rianne Tenveen, qui travaille sur le terrain pour le Secours islamique. Ici, les gens passent une bonne partie de leur journée à réfléchir à la façon dont ils vont obtenir de l’eau et à se demander s’ils en auront assez.»

Selon les prédictions, les réserves d’eau de Saana – la capitale du pays – devraient être asséchées d’ici 2015. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour le Yémen, mais aussi pour les pays voisins. «Le Yémen est un pays instable et a une économie en lambeau,» affirme Eugene Chausovsky, géopolitologue à la firme de renseignement Stratfor.

Selon l’ONU, le défi est maintenant de faire en sorte que les gouvernements intègrent la politique de l’eau à leur agenda prioritaire, au même titre que l’économie, l’énergie ou la sécurité. La coopération pour le développement doit y contribuer. Les innovations technologiques (notamment pour l’assainissement) et une coopération internationale accrue seront déterminantes pour prévenir les affrontements que pourrait susciter cette ressource en voie de raréfaction.

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