John Lewis : « Des bonus qui font le bonheur des salariés »

Loin des bonus faramineux des banquiers, le groupe coopératif britannique John Lewis récompense équitablement tous ses salariés, de la caissière au PDG. Un modèle qui fait aussi les affaires de l’entreprise.

Le groupe qui détient les grands magasins John Lewis et les supermarchés haut de gamme Waitrose, prisés de la «middle-class» britannique et des très nombreux Français installés à Londres, a annoncé la semaine dernière le versement de plus de 295 millions de francs suisses, sous forme de bonus à ses 91000 employés-sociétaires.

Mais la rétribution ne dépend pas ici d’objectifs personnels. Du salarié en caisse au PDG en passant par les chefs de rayons, chaque employé va recevoir l’équivalent de 15% de son salaire, soit près de huit semaines de paie et environ 3280 francs en moyenne.

Lire la suite

“L’habitat groupé, ou comment vivre ensemble chacun chez soi”

Trouvée sur le site du Monde, cette étude d’une alternative… à la crise de l’immobilier ?

Affiche du réseau Habitat Groupé (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Laure Teulières, 40 ans, n’a jamais eu de “rêve pavillonnaire”. L’habitat idéal pour cette historienne, maître de conférences à l’université de Toulouse II-Le Mirail, rime plutôt avec “écologie, solidarité, mixité sociale et générationnelle”.

Depuis 2007, avec une vingtaine de familles toulousaines, elle travaille à deux projets d’habitat groupé coopératif. Le petit groupe, qui s’est constitué en association, La Jeune Pousse, comprend des chômeurs, un ingénieur, un artisan chauffagiste, une assistante sociale, des retraités… tous unis par le même désir de vivre dans des habitations écologiques gérées collectivement. Chacun y aura son appartement mais les familles se partageront des parties communes (buanderies, atelier, salle polyvalente et chambres pour y recevoir les hôtes de passage…).

Depuis trois ans, des dizaines de collectifs comme La Jeune Pousse se sont créés autour de projets d’habitat groupé. Derrière ce terme se cachent des formules diverses qui vont de la bande de copains, prêts à partager quelques espaces communs, à des projets plus ambitieux autour de familles réunies dans une coopérative d’habitants. Une centaine de projets seraient en cours dans toute la France. Lire la suite

La prochaine catastrophe financière est en marche

Les marchés de produits financiers dérivés représentent plus de 600 000 milliards de dollars de transactions annuelles, soit rien moins que dix fois le Pib (Produit intérieur brut) mondial ! Selon certaines estimations, le risque ultime que représentent ces marchés est compris entre 1 000 et 4 000 milliards de dollars. La plupart des «accidents» que la planète financière a connu depuis deux ans, à commencer par les «subprimes», ont, en effet, impliqué les marchés dérivés.

Or, les 9/10èmes des transactions sur produits dérivés sont opérées sur des marchés dits de «gré à gré». Contrairement aux Bourses, où l’ensemble des offres et des demandes de produits standardisés est centralisé, sur les marchés de «gré à gré» les échanges sont bilatéraux et portent sur des opérations généralement non standardisées.

Ces opérations ne permettent pas une vue d’ensemble précise des transactions et des risques. Elles réduisent de facto la liquidité potentielle des produits par une fragmentation extrême des transactions.

Plus grave encore, ces opérations bilatérales laissent entier le risque sur la contrepartie des transactions. Or celles-ci peuvent un jour s’appeler LTCM, Lehman Brothers ou AIG… avec les conséquences que l’on sait. Lire la suite