L’Iran et la guerre très complexe contre l’organisation EI

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis. C’est la raison pour laquelle la guerre contre le groupe Etat islamique s’annonce très complexe.

Iran – Défilé de Gardiens de la Révolution

A cela plusieurs facteurs, notamment le fait que les pays de la coalition sont en même temps en conflit avec les Etats qui vont profiter de l’affaiblissement, voire de la disparition, du groupe djihadiste de l’EI qu’ils combattent.

Après de longues hésitations dont les causes restent toujours inexpliquées et à propos desquelles il vaut mieux, faute d’indices fiables, ne pas trop spéculer, les Occidentaux ont décidé non seulement d’endiguer immédiatement l’avancée du groupe Etat islamique (EI), mais aussi de l’éradiquer à terme.

Ce groupe djihadiste dont les crimes atroces contre les populations civiles ont révolté le monde entier, a pris le contrôle d’un immense territoire entre la Syrie et l’Irak. Il s’est sans doute épanoui sur les ruines de ces deux pays. Il contrôlait, jusqu’à ces derniers jours, des raffineries en Irak et en Syrie et réussissait à vendre du pétrole en contrebande, en tirant des bénéfices allant de 1 à 3 millions de dollars par jour, selon les experts.

Pour combattre ce mouvement djihadiste, une mobilisation internationale impliquant les Etats-Unis, plusieurs grands pays européens et asiatiques et certains Etats de la région dont l’Iran se sont mis en marche.

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Les mille milliards de dollars qui manquent chaque année pour financer le développement

L’ONG américaine ONE dont l’axe de travail est la lutte contre l’extrême pauvreté vient de publier Le casse du siècle : un scandale à mille milliards de dollars. Le rapport estime à au moins 1000 milliards de dollars les sommes perdues chaque année par les pays en développement (PED) et pointe 4 grands facteurs qui sont “des accords opaques liés à l’exploitation de ressources naturelles, l’utilisation de sociétés écrans, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale”.

En fait, il pourrait s’agir de bien plus de 1000 milliards de dollars car le rapport estime que les pertes subies par les PED se chiffrent entre 972 et 2020 milliards de dollars, on passe donc carrément de plus du simple au double. Une note de bas de page explique la méthodologie de calcul qui se base sur des estimations fournies par le FMI et la Banque des règlements internationaux.

Il s’agit en particulier pour cette dernière institution de son rapport de décembre 2013 qui a permis à ONE de calculer “le nombre total de dépôts enregistrés dans les juridictions de paradis fiscaux off-shore” dont le rapport mentionne qu’ils sont au nombre de 50 selon la liste du Governement Accountability Office (GAO) des Etats-Unis |1|.

L’accroche en gras de la page de garde indique que “les pays les plus pauvres du monde sont privés chaque année d’au moins mille milliards de dollars par des criminels qui profitent de l’opacité du système pour dérober des capitaux par le biais du blanchiment d’argent, de la fraude fiscale et du détournement de fonds”, l’utilisation du présent laissant entendre qu’il s’agit d’un fait avéré.

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Italie : Drogue, prostitution et contrebande vont doper la croissance

Les revenus estimés provenant du trafic de drogue et de la prostitution seront intégrés l’an prochain, en vertu de nouvelles règles européennes, dans le calcul du PIB en Italie, ce qui pourrait singulièrement doper celui-ci, selon l’institut statistique italien Istat.

Seront intégrés également dans ce calcul, selon ces mêmes règles européennes, la contrebande de tabac et d’alcool, a indiqué jeudi 22 mai l’Istat, qui relève toutefois que la procédure sera “très difficile pour la raison évidente que ces activités illégales ne sont pas déclarées”.

Le concept d’activité illégale est également sujet à différentes interprétations“, relève l’Istat dans un communiqué. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie criminelle à 10,9% du PIB. Théoriquement, cela signifie que le PIB italien pourrait être largement supérieur au taux de croissance de 1,3% prévu par le gouvernement.

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Japon : Qu’est-il advenu des richesses pillées pendant la Seconde guerre mondiale ?

[...]Durant la Seconde guerre mondiale, les Japonais auraient massacré environ trente millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans, dont 23 millions étaient d’ethnie Chinoise. Après le conflit, pourquoi les États-Unis ont-ils employé des politiques différentes envers le Japon et l’Allemagne ? Pourquoi le traité de paix a-t-il été rédigé ainsi ?

De nombreuses hypothèses ont fait leur apparition au fil des années, certains ayant dit que le Japon aurait simplement été trop pauvre pour rembourser ses victimes, que de telles politiques auraient permis d’empêcher un tournant communiste au Japon, ou encore que l’empereur du Japon avait été poussé à faire la guerre par une cabale de militaristes…

L’explication offerte par le livre des Seagrave est considérablement plus sinistre que toutes ces explications potentielles. Elle concerne ce qu’auraient fait les États-Unis après avoir découvert l’étendue et la forme des pillages ayant été menés par le Japon, et la très faible influence de leurs victimes.

[...] Après la défaite du Japon, le gouvernement Américain a cherché à disculper l’Empereur et sa famille de toute responsabilité de guerre. Dès 1948, il a tenté de placer au pouvoir d’anciens dirigeants de guerre (ministre des munitions au cours de la seconde guerre mondiale, Nobusuke Kichi occupa par exemple le poste de premier ministre de 1957 à 1960). Les États-Unis ont également classé confidentielles les archives relatives au Japon d’après-guerre, décision allant à l’encontre de leurs propres lois.
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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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