La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater

L’extraordinaire progression de la production de gaz et pétrole de schiste aux États-Unis génère un questionnement dans tous les pays qui disposent de grandes quantités de cet hydrocarbure : faut-il se lancer dans ce nouveau type de production pour réduire notre facture énergétique ?

En 5 ans, la production d’hydrocarbures de schiste y a été multipliée par 14 pour le gaz et par 5 pour le pétrole. Cela représente une progression considérable qui ne manque pas d’attirer les regards et de provoquer une frénésie dans de nombreuses régions du monde.

Mais l’expérience américaine offre de bonnes indications sur ce qu’implique une telle politique énergétique et sur sa durabilité. En effet, il est déjà question d’une «bulle» prête à éclater et nous allons voir pourquoi.

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En Europe, l’entrepreneuriat n’a plus la cote

Alors que le coup d’envoi des Assises de l’entrepreneuriat a été donné par la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique Fleur Pellerin ce lundi, une étude européenne met en lumière la frilosité des Européens à l’égard de la création d’entreprise.

La création d’entreprise n’a pas le vent en poupe. C’est en tout cas ce que met en lumière une étude européenne, alors que les Assises de l’entrepreneuriat viennent d’être lancées lundi par Fleur Pellerin. Selon l’Eurobaromètre “Entrepreneuriat en Europe et au-delà”, publié par Bruxelles le 9 janvier dernier, la proportion des actifs qui souhaitent devenir leur propre patron irait decrescendo. En 2012, la part des Européens désireux d’entreprendre a ainsi perdu 8 points en 3 ans. Cette proportion est passée de 45% en 2009 (contre 49% préférant la situation d’employé) à 37% en 2012 (contre 58%).

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La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

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Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

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L’emploi continue de se détériorer aux Etats-Unis

Le pays a perdu des emplois pour le quatrième mois d’affilée. C’est le secteur public qui, face à des contraintes budgétaires considérables, détruit le plus de postes. Quant au secteur privé, il continue d’embaucher mais moins rapidement que les mois précédents.

Le marché de l’emploi s’est détérioré fortement en septembre aux Etats-Unis, selon des chiffres officiels publiés vendredi à Washington, à moins d’un mois des élections législatives. Le pays a perdu des emplois pour le quatrième mois d’affilée, et à un rythme bien plus rapide que le mois précédent, indique le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail.

L’économie a détruit en septembre 95.000 emplois de plus qu’elle n’en créait, indique le ministère, ce qui traduit une progression des emplois perdus de 67% par rapport à août. Les analystes estimaient au contraire que le pays était revenu en septembre à l’équilibre avec un solde nul de créations ou de destructions d’emplois.

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Pouvoir d’achat : jamais les Français n’ont ressenti une telle pression

D’après la toute dernière étude du Crédoc, le coût du logement plombe les classes moyennes.

Les conclusions du Crédoc dans sa dernière étude réalisée à la demande de PERL , sur les difficultés de logement des classes moyennes, sont alarmantes : jamais les Français n’ont ressenti une telle pression sur leur pouvoir d’achat. En 2010, 50% de la population estiment que leur niveau de vie s’est dégradé depuis une dizaine d’année.

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Laisser-fairisme libre-échangiste : l’étrange silence des syndicats

Lundi 25 janvier 2010, sur TF1, Nicolas Sarkozy a « dialogué » pendant plus de deux heures avec un panel de Français : lamentations et compassion pourraient paraître suffire à résumer l’émission. A tort, car trois fortes personnalités ont, chacune à leur manière, posé le problème économique majeur de la France.

Chérèque (CFDT), Mailly (FO), Thibault (CGT)

Un ouvrier de l’industrie automobile a soulevé la question de l’avenir des sous-traitants en France face aux politiques de délocalisation des entreprises. Une éleveuse, productrice de lait, a montré la profonde perturbation subie par le marché du lait à la suite de l’ouverture de nos marchés à l’Europe à l’est et de la dérégulation : comment être compétitif quand on doit appliquer des normes plus exigeantes que celle de ses concurrents ? Le chef d’une société de transports a pointé ses difficultés : affronter la concurrence inégale d’entreprises étrangères n’ayant ni les mêmes charges sociales, ni les mêmes contraintes réglementaires que la sienne.

A chaque fois la question implicite qui était posée était celle du laisser-fairisme libre-échangiste, y compris d’ailleurs entre États européens. Une politique économique dont le prix Nobel Maurice Allais a justement démontré qu’elle était, avec l’immigration, la cause principale de la montée du chômage.

Il est significatif que ni Nicolas Sarkozy, ni même ses interlocuteurs n’aient osé poser le problème en ces termes. Tant le tabou est fort. Mais il est encore plus étonnant qu’aucun grand syndicat n’ait osé porter le problème sur la place publique : ces organisations, dont la vocation affichée est de défendre l’emploi d’un côté, le niveau des salaires de l’autre, font l’impasse sur la cause principale des difficultés des gens qu’ils prétendent protéger. Les raisons de cette attitude sont nombreuses : idéologie internationaliste, indifférence au secteur productif, opportunisme médiatique, carriérisme bien compris des dirigeants.
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Comme prévu

Une tribune libre de Michel Drac

Le déroulement de la Deuxième Grande Dépression, jusqu’ici, correspond exactement à ce que l’on pouvait attendre. La seule surprise est qu’il n’y a pas de surprises. L’Occident implose, l’Empire américain se disloque, les économies émergentes souffrent mais s’en sortent correctement, et l’oligarchie financière, pour se sauver elle-même, dévore la substance de l’économie réelle.

Comme prévu, quoi.

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Le défi grec : un délai et des obstacles inédits

La Grèce n’est pas le premier Etat à devoir réduire son déficit de 10 points de PIB. D’autres y sont parvenus au cours des quarante dernières années. Mais leur exemple ne suffira pas à rassurer Athènes, qui fait face à un délai et à des obstacles inédits.

En échange du plan de sauvetage sans précédent de 110 milliards d’euros, la Grèce s’engage à suivre une cure intensive d’austérité. Ce plan vise à faire passer le déficit de 13,7% à 3%, et ce, en deux ans… Un programme ambitieux, certains diraient impossible… Pourtant, d’autres pays, comme l’Irlande, la Suède ou la Finlande, ont réussi par le passé à réduire leur déficit.

Ceux qui ont réussi…

Le rapport sur les finances publiques publié par le FMI en novembre 2009, liste les efforts de réajustement budgétaire d’une vingtaine de pays au cours des 30 dernières années (voir le tableau complet ci-dessous).

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L’éolien prend un coup dans l’aile

La mission d’information sur l’énergie éolienne de l’Assemblée nationale devait rendre son rapport mardi. Les conclusions, très négatives, suscitent déjà la polémique. Explications.

La mission parlementaire sur l’éolien devait établir un cadre juridique pour l’installation d’éoliennes en France et formuler des propositions d’amendements au projet de loi Grenelle 2. Ses conclusions ne manqueront pas de provoquer la frustration des écologistes.

Etat des lieux

A fin 2009, quelque 3.500 éoliennes étaient installées en France, selon le Syndicat des énergies renouvelables, produisant environ 4.500 gigawatts d’électricité. La France occupe ainsi la 7ème place mondiale, loin derrière l’Allemagne (25,8 GW), mais devant la Grande-Bretagne (4 GW). Elle s’est engagée à ce que l’éolien représente 10% de sa production d’électricité d’ici à 2020. Aujourd’hui, on est à 2%.

La rentabilité de l’éolien en question

Une version provisoire du rapport piloté par Patrick Ollier, le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, dénonce les “dispendieux effets d’aubaine” de l’énergie éolienne. Car le gouvernement oblige EDF à acheter pendant 15 ans l’électricité éolienne à 86 euros par mégaWh. Même si ce tarif est l’un des plus bas d’Europe, il reste supérieur au prix du marché. Surcoût qui sera inévitablement répercuté sur la facture du consommateur, rappellent les anti-éoliens.

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Nicolas Hulot : “nous avons un “devoir de riches” envers le Sud”

Nicolas Hulot, invité hier de deux radios nationales, a affirmé qu’il existerait un “devoir des riches”, sociétés ou individus “qui ont un peu de marge de manoeuvre”, d’aider les pays pauvres du Sud.

Un festival de novlangue et de bien-pensance compassionnelle.

“L’idée qu’on puisse, nous en Europe, en Occident, raisonner derrière nos frontières et s’affranchir des réalités au Sud, ça ne marche plus dans un monde mobile, dans un monde nomade”, a-t-il déclaré sur France Inter.

Rédacteur en chef du “journal inattendu” de RTL, il a insisté sur la nécessité d’un partage des richesses entre le Nord et le Sud, prônant une “Europe ouverte, vers le Sud”.

L’écologiste, dont le film “Le syndrome du Titanic” sort en salle mercredi, a mis en garde contre le risque, selon lui, de “condamner ceux que le système oublie à une double peine, être exclu et, en plus, condamné à rester les bras croisés, si possible avec le sourire”.

La crise écologique va “aggraver les difficultés” de cette “humanité qui souffre”, entraînant humiliations et frustrations, a-t-il prétendu.

“Si nous, on ne fait pas en sorte de partager nos richesses plus efficacement, cette palette de l’humanité-là réagira”, a-t-il insisté, estimant qu’on “n’a pas le choix, au début du 21ème siècle” face aux “deux priorités à prendre en charge”.

Il faut, selon lui, “régler simultanément” les problèmes posés par “les contraintes physiques imposées à la planète”, des contraintes qui sont aussi “climatiques”, d’autre part les “contraintes sociales”.

Relevant la nécessité de “mutations profondes” alors que “la marche triomphante du progrès a pris du plomb dans l’aile”, il a estimé que nous nous sommes “condamnés à être créatifs”, pour “réinventer” une économie qui “passera par la régulation des Etats”.

(Source)