Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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L’inéluctable confiscation des dépôts bancaires

Dans cet article, nous allons voir pourquoi la confiscation de vos dépôts bancaires (bail-in) sera la “solution” choisie pour faire face aux faillites bancaires.

Vite ! Donnez-moi le liquide !

Dans un obscur document intitulé From Bail-Out to Bail-In — Mandatory Debt Restructuring of Systemic Financial Institutions“, le FMI explique pourquoi les banques devront être sauvées par les déposants plutôt que les Etats.

Evidemment, cela est présenté comme une “avancée”, à savoir que les contribuables ne seront plus sollicités, mais uniquement les déposants de la banque…

Comme il y a plus de déposants que de contribuables, c’est en réalité une façon de faire porter la charge à plus de monde, et surtout cela évite de poser la vraie question : pourquoi devrait-on sauver les banques ?

Il existe 3 grands risques d’effondrement systémique identifiés par le FMI (la liste est non exhaustive) :
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Une crise des pays émergents ferait rechuter les économies développées en récession, selon Morgan Stanley

Morgan Stanley a estimé, dans une note de recherche publiée le 12 mars, qu’une crise des pays émergents se transmettrait automatiquement aux économies des pays développés.

Selon les analystes de la banque d’investissement américaine, une récession dans les pays émergents aurait des conséquences beaucoup plus importantes sur les économies avancées que lors de la précédente crise asiatique de 1997-1998. Et pour cause : les pays émergents représentent aujourd’hui 38% de l’économie mondiale, contre 20% seulement en 1997.

Dans sa note de recherche, Morgan Stanley énumère plusieurs scénarios. Il s’agit, entre autres, d’un choc soudain dans un grand pays émergent comme le Brésil, la Turquie ou l’Afrique du Sud ou encore d’un ralentissement de la croissance chinoise, un scénario jugé encore plus probable.
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Quand le tsunami des capitaux s’en va

Par Myret Zaki

Ce n’est pas le moindre des paradoxes : la Banque centrale américaine (Fed) et celle du Japon (BoJ), qui insufflent d’immenses liquidités dans les actions, obligations et changes, ont plus d’effets sur les marchés émergents que sur les marchés développés qu’elles régissent directement.

Depuis le mois de mai déjà, les capitaux globaux ont commencé à se retirer des marchés émergents, dès la première utilisation du mot «tapering» (réduction de l’assouplissement monétaire) par la Fed. Aux annonces de réduction de liquidités des Etats-Unis s’est ajoutée celle du Japon.

Il n’en fallut pas davantage pour que les capitaux globaux, tel un banc de harengs, se détournent en quelques secondes de ce qu’ils considèrent comme les actifs les plus risqués, les marchés émergents.

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La déflation salariale menace la France

La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Illustration volontairement un peu décalée du sujet de l’article… (Source : Sénat, janvier 2011 – http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22781.html – NB : la “VA” est la valeur ajoutée, les “facteurs” sont les facteurs de production.) Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

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Italie: Une banqueroute de Monte dei Paschi menacerait l’Europe

On savait que Monte dei Paschi, la grande banque de Sienne, la troisième d’Italie, était en difficultés. Mais ce n’est pas pour participer  à un des somptueux diners donnés dans le superbe Palazzo Salimbeni par cette institution que Mario Draghi s’est envolé ce soir pour l’Italie. Mont de Piété créé en 1472 par les magistrats siennois, elle a pour principal actionnaire une fundazione aussi prestigieuse que peu transparente. AXA en est le troisième actionnaire avec plus de 3% du capital.

Par georges ugeux

C’est au chevet de cette institution systémiquement importante pour l’Europe et le monde bancaires, que le Président de la BCE se rend, à en croire le Financial Times. Une réunion au sommet est en effet convoquée à Rome ce mardi.

C’est que la faillite de la BMPS serait une catastrophe à plusieurs niveaux.

Produits dérivés, acquisition surpayée et obligations souveraines

La cause de la culbute est complexe ;  un scandale autour d’activités de la banque en produits dérivés, des opérations appelées Santorini et Alexandria, dont les contreparties sont Deutsche Bank et Nomura. Elle est accusée d’avoir camouflé 820 millions d’euros de pertes avant l’intervention de sauvetage du Gouvernement, avec l’approbation de la fundazione.

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Grèce : La faillite coûterait 17.200 milliards

Une étude de deux économistes allemands pour la fondation Bertelsmann sortie le 16/10/2012 chiffre les conséquences pour l’économie mondiale d’une faillite de la Grèce et mesure ses effets de contagion.

Sortira, ne sortira pas ? La question du sort de la Grèce dans la zone euro n’est toujours pas tranchée. Et cela dure depuis près de deux ans. Angela Merkel l’a encore dit aujourd’hui : la Grèce doit garder la monnaie unique. Même son de cloche chez François Hollande : la Grèce « doit être assurée de rester dans la zone euro », a-t-il déclaré hier dans les colonnes du Monde.

Alors, la question de la sortie de la Grèce de la zone euro est-elle surannée ? Pas du tout si l’on croît plusieurs économistes de renom. Megan Greene, la chef économiste Europe chez Roubini Global Economics, le centre d’étude fondé par Nouriel Roubini, le professeur d’économie new-yorkais qui a prédit la crise financière de 2007, estime qu’Athènes pourrait lâcher l’euro courant premier semestre 2013. Explication : l’austérité créée une « décennie de dépression » économique.

Une sortie de la zone euro « très probable »
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Grèce : Les retraits bancaires s’intensifient

Plus de 700 millions d’euros ont été retirés des banques grecques sur la seule journée du 15 mai. La crise politique fait ressurgir le spectre d’un bank run et d’une éventuelle contagion à toute l’Europe.

Les responsables politiques grecs se refusent pour l’instant à parler de bank run, c’est-à-dire d’un vrai mouvement de panique bancaire. Ils reconnaissent un“sentiment de peur qui pourrait évoluer en panique”. Pourtant, ça y ressemble de plus en plus.

Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable. L’échec des négociations en vue de former une coalition gouvernementale et la tenue de nouvelles élections n’ont de ce point de vue rien de rassurant.

Un risque majeur de contagion

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Le Portugal entraîne l’Espagne et l’Italie dans ses tourments

Pressé par la France et l’Allemagne de demander une aide financière, selon le «Spiegel», Lisbonne doit lancer un emprunt clé mercredi. La défiance s’étend malgré le soutien de la BCE. Paris, Berlin et Bruxelles le nient haut et fort: non, le Portugal ne fait actuellement l’objet d’aucune pression en vue de demander un soutien financier européen.


«Il n’y a pas de discussion dans ce sens et elles ne sont pas envisagées à ce stade», a martelé lundi le porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. La thèse développée dans le magazine allemand Der Spiegel publiée lundi selon laquelle la France et l’Allemagne seraient en passe de contraindre Lisbonne à suivre les exemples irlandais et grec, dans le but d’éviter une contagion à l’Espagne, serait donc infondée.

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L’euro peut-il survivre à la crise ?

Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

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Crise irlandaise/Europe : à qui le tour ?

Après la Grèce, c’est l’Irlande qui a enfin accepté l’aide de la zone euro pour combler son déficit public abyssal (-32% du PIB) et renfloué les caisses après une crise bancaire sans précédent. Le plan d’aide approcherait les 100 milliards d’euros. En aidant l’Irlande, les européens vont-ils réussir à éviter la contagion ?

(Merci à Titi)

Panique dans la zone euro

Jamais depuis la crise grecque du printemps dernier, un pays n’avait paru aussi vulnérable face aux marchés. Alors que l’idée d’un plan de sauvetage de l’Irlande se profile, la presse européenne s’inquiète des conséquences pour les autres membres de l’UE.

"Perdu tigre celtique..."

« L’Irlande vers une nouvelle crise financière », annonce la Frankfurter Runsdschau. Et chaque jour, le sort de l’économie irlandaise, affaiblie par la dette et des taux d’intérêt de plus en plus élevés, paraît plus alarmant pour l’ensemble de la zone euro. «Le refrain du déchirant acte II de la crise de l’euro a été entonné par Wolfgang Schäuble», constate de son côté la Berliner Zeitung.

Le ministre des Finances allemand demande qu’à l’avenir, les détenteurs d’obligations passent à la caisse lorsqu’un Etat membre de la zone euro devra être sauvé par les autres. « Pour les investisseurs, c’est une mélodie nouvelle », commente le quotidien : « Jusqu’à présent, ils supposaient que la zone euro rachèterait ses membres. […] Maintenant qu’ils croient devoir assumer un risque, il exigent des intérêts plus élevés ».

Le journal cite un membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), qui affirme que « les plans allemands mènent inéluctablement à des attaques spéculatives renforçant la crise ».

« La hausse des taux d’intérêt pourrait conduire l’Irlande et le Portugal à réclamer l’aide européenne », constate Diário de Notícias à Lisbonne. « L’UE se prépare à aider l’Irlande, dont les intérêts sur la dette ont dépassé les 9%. Le Portugal pourrait être le prochain à en avoir besoin, sauf si les marchés se calment ».

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Des banques profitables ou le festin pendant la peste ?

Par Pascal Roussel

Richard Bach, l’auteur de « Jonathan Livingston le goéland » a écrit qu’il n’y a pas de problème assez énorme pour qu’on ne puisse pas le fuir. Et à lire la presse financière traditionnelle, on se demande s’il n’a pas raison !

Le but de cet article n’est pas de sombrer dans la déprime, mais de pouvoir se préparer en toute lucidité.

La plus grande des illusions est de croire que les problèmes soulevés par la crise pourront être résolus par l’intervention d’une quelconque autorité. C’est impossible car, étant la conséquence de trop d’excès et de dérives, ils sont tout simplement devenus trop importants. Lire la suite

Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux Etats-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Ces plans de sauvetage qui dévorent l’Europe

Les plans de sauvetage de plus en plus massifs, d’abord pour la Grèce, puis pour la zone euro, ne font rien pour calmer des marchés mondiaux hystériques. Le problème, affirme l’économiste irlandais David McWilliams, c’est que les pays font dépendre leur sort d’un système bancaire fragile, au détriment de leurs citoyens.

Nous vivons une époque véritablement historique. A l’issue du plan de sauvetage de l’euro, les marchés s’étaient remarquablement repris, mais le phénomène a fait long feu, et la valeur de la devise européenne a reculé. Ce qui laisse penser que pour les marchés, le gigantesque renflouement consenti par l’UE, le FMI et la BCE n’est pas suffisant.

La population s’interroge sur le sens d’un chèque si important. Y a-t-il un piège quelque part ?

Pour que ces garanties soient pertinentes, ne faudrait-il pas procéder à une intégration plus étroite en Europe ? Si les élites de l’UE le souhaitent peut-être, ce n’est pas le cas des citoyens européens. Quand on leur a donné la parole, la France, les Pays-Bas et l’Irlande ont tous rejeté le principe d’une plus grande intégration (certes, nous, les Irlandais, nous avons dû revoter). Mais le signal émis par la rue est clair : les Français entendent rester Français, et souverains, les Hollandais aussi, tout comme, sans aucun doute, les Allemands, les Danois et les Grecs.

La structure financière de l’Europe rappelle les alliances de la Grande Guerre

Les peuples tirent dans un sens ; les élites politiques et bancaires dans l’autre. Conséquence de ce système instable de quittances de dettes qui relie entre elles les infrastructures financières des pays : nous assistons à une rupture entre les intérêts des citoyens et ceux des élites. Du fait de cette déconnexion entre l’État et ses habitants, nous nous retrouvons confrontés au spectacle d’un ministère des Finances – censé oeuvrer dans l’intérêt de l’homme de la rue – prenant des décisions qui valident les contrats bancaires existants et n’ont rien à voir avec l’homme ou la femme de la rue en question. Mais ce sont ces derniers qui, à la fin, paient l’addition.

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L’euro et ses prochaines aventures

Par Jean-Claude Werrebrouck

Note au lecteur : la bonne compréhension de ce texte suppose la lecture des articles du 28/01/2010 (L’euro : implosion ou sursaut ?) et du 16/02/2010 (Pour mieux comprendre la crise : déchiffrer l’essence de l’Etat).

La crise grecque et ses prolongements confirment que ce prêt à porter qu’est la monnaie unique est porteur de méfiance chez les passagers clandestins du bateau euro.

Tous veulent conserver les avantages qu’ils se sont progressivement créés dans le bateau : faibles taux d’intérêt, « monnaie de réserve à l’américaine », terrain de jeu plus vaste au profit des entrepreneurs politiques pour certains, exportations « à la chinoise » pour d’autres.

Aucun ne voulant en payer le prix, c’est-à-dire le coût de l’entretien du bateau pour le maintenir à flots : création d’une zone monétaire optimale par vaste édification d’un Etat européen à l’instar de l’Etat fédéral américain, politique de change, contrôle de la banque centrale, etc.

La grande crise des années 2010 devant inéluctablement connaître des développements monétaires, il était logique qu’elle développe d’abord une métastase dans le bateau le plus sensible : l’euro zone.

La solution toute temporaire à la crise grecque et à ses prolongements immédiats, confirme le refus de payer le prix d’une bonne maintenance du bateau.

Avec le temps, il se confirmera que les entrepreneurs politiques français ont préféré une nouvelle fuite en avant, plutôt que d’affronter leurs collègues allemands et d’exiger des solutions plus radicales : quel entrepreneur politique français au pouvoir pourrait aujourd’hui, sans risque, oser vendre sur le marché des idées, outre le « quantitative easing » semble-t-il acquis de haute lutte, la fin de l’indépendance de la BCE, ou la fin de la libre circulation des capitaux ?

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« Une bataille est gagnée, la crise n’est pas terminée »

Yannick Roudaut, anime une cellule de veille et de prospective sur l’économie durable et la finance responsable au sein d’Alternité. Chroniqueur économique, auteur de « L’Alter Entreprise » (Dunod), il analyse le plan de défense de la zone Euro et les effets de la crise financière.

- Le méga-plan de secours des pays de l’Union européenne et l’action concertée des banques centrales seront-ils suffisants pour endiguer la crise ?

A court terme, oui. La réaction des investisseurs est d’ailleurs unanime.

En débloquant potentiellement 750 milliards d’euros, l’Europe apporte une réponse à la crise de liquidités. Les pays en difficultés devraient désormais pouvoir se financer dans de meilleures conditions de taux d’intérêt.

A moyen terme, le plan, ne résout pas la crise budgétaire. L’un des points soulevés ces dernières semaines, est celui de la capacité des états comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne à réduire sensiblement leur déficit budgétaire. On leur donne certes les moyens de ne pas faire défaut sur leurs dettes, mais le problème du retour à la croissance économique et de la réduction des déficits pour revenir aux exigences de Maastricht demeure. Une bataille est gagnée, mais la crise n’est malheureusement pas terminée.

- D’autres actions sont-elles nécessaires ?

Les pays les plus fragiles vont peut-être devoir commencer à restructurer leur dette rapidement. Cela veut dire que leurs créanciers (banques, compagnies d’assurances, États) vont peut-être devoir provisionner une partie des pertes. Au-delà de ces mesures financières, il faut que nos responsables européens poursuivent leurs efforts politiques pour faire évoluer l’Europe vers le fédéralisme ou une forme équivalente. Cette crise nécessite une réponse politique forte. Le cas échéant, de nouvelles attaques financières sont prévisibles au cours des prochains mois.
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Les banques supplient la BCE d’acheter de la dette

Jusqu’où les taux grecs peuvent-ils monter ? Et pendant combien de temps l’euro va-t-il baisser ? Les marchés sont engagés dans une course que rien ne semble pouvoir arrêter. Vendredi 7 mai, le rendement des obligations grecques a de nouveau crevé le plafond : plus de 12 % pour les emprunts d’Etat à dix ans et 18 % pour les emprunts à deux ans.

- Vite ! Donnez-moi le liquide !

L’euro, a repris, lui, son voyage vers les profondeurs : toute la semaine, il a enchaîné les records à la baisse, passant sous le seuil de 1,26 dollar jeudi 6 mai, son point le plus bas depuis 14 mois. Un désaveu pour les dirigeants de la zone euro qui se réunissaient vendredi pour finaliser le plan d’aide à Athènes.

Ce plan, plus personne n’y croit vraiment. Fonds insuffisants, risque d’explosion sociale, menace de contagion au Portugal et à l’Espagne : la crise semble sur le point de dégénérer. Certains grands économistes commencent même à sonner le tocsin de la monnaie unique.

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La toile d’araignée de la dette européenne

Ce graphique a été publié le 1er mai par le New York Times. Il met en évidence le caractère inextricable des finances publiques des PIIGS. Un simple coup d’oeil suffit pour comprendre “l’effet domino.” Plus la flèche est épaisse, plus la dette est importante. Ainsi, la vraie raison de l’attaque des marchés contre l’Espagne depuis hier est matérialisée par la grosse flèche rouge qui la relie au Portugal : les banques espagnoles détiennent la plus grosse part de la dette publique portugaise.

(cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Mais une autre évidence s’impose : contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire certains, notamment Dominique Strauss-Kahn, les grands pays ne sont en aucun cas à l’abri d’une contagion. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne sont même très gravement exposées, en particulier à la dette de l’Espagne. Que celle-ci tombe (avant ou après le Portugal), et c’est l’ensemble du système bancaire européen – et donc l’euro – qui s’effondre.

Olivier Demeulenaere

(Merci à Marie)