Paris : Le krach immobilier est pour demain !

Hausse des taux de crédit, baisse des prix, multiplication excessives des constructions de bureaux, aujourd’hui plus que jamais le krach menace l’immobilier parisien.

Faire de la capitale et sa région une immense métropole à l’échelle mondiale, voilà en quelques mots l’objectif affiché du « Grand Paris ». Si le projet se veut ambitieux, en ce qui concerne l’immobilier le revers de la médaille sera sans doute d’une ampleur toute aussi significative.

En effet, face à la perspective d’un rattachement à la capitale, bon nombre de communes franciliennes mettent en branle d’importants chantiers de construction afin de développer leur offre de bureaux et d’attirer de nouvelles entreprises dans leur giron. Or, en matière d’immobilier tertiaire, l’offre est déjà plus que conséquente en Ile-de-France.

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Israël : L’État hébreu va embaucher 20.000 travailleurs chinois

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à la venue et au recrutement de 20.000 ouvriers chinois spécialisés dans le secteur du bâtiment afin de doper la construction de logements neufs dans le pays. «Il s’agit à mes yeux d’une mesure nécessaire et importante pour faire baisser les prix du logement», a justifié Benyamin Nétanyahou.

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a pour part exprimé ses réserves en l’absence d’un accord bilatéral encadrant cette immigration et garantissant les droits des nouveaux arrivants.

L’embauche d’ouvriers chinois par des entreprises israéliennes était devenue presque impossible depuis que l’État hébreu avait décidé, en 2011, de réglementer l’immigration de travailleurs étrangers. Son objectif principal était alors de lutter contre les pratiques illégales de certains intermédiaires, qui imposaient aux migrants de leur verser jusqu’à 30.000 dollars en échange d’un permis de travail.

La situation était devenue si problématique que les États-Unis menacèrent d’inscrire Israël sur la liste des États qui pratiquent la traite des êtres humains. La relance de cette immigration économique fut dès lors suspendue à la signature d’un accord bilatéral entre Israël et la Chine. Mais les deux pays n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur son contenu.
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Europe : La ville en vert

Comment concilier architecture et environnement ? Un tour d’Europe qui montre les pistes possibles. En matière de construction écologique, deux écoles s’affrontent.

Pour construire écolo, faut-il privilégier la construction organique, à base de bois ou de chaume, ou opter pour des matériaux de pointe? Les partisans des deux camps exposent leurs arguments.

Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

Qatar : Les forçats de la Coupe du monde

Alors que des soupçons de corruption pèsent sur l’attribution de la Coupe du monde de football au Qatar, le carnet de route de Pierre Monégier explore les coulisses des chantiers lancés pour accueillir la compétition en 2022.

Au cours de ces travaux, des dizaines d’ouvriers népalais sont déjà décédés. Enquête au cœur de leurs conditions de travail et des logements insalubres où vivent ces forçats du Mondial.

Le château de Guédelon, tout un monde

Au cœur de la Puisaye, dans le département de l’Yonne, en Bourgogne, une cinquantaine d’ouvriers relèvent un défi hors norme : construire un château-fort selon les techniques et avec les matériaux utilisés au Moyen Âge. Le chantier, qui a démarré en 1997, est prévu pour durer 25 ans.

Maïtena Biraben est partie à la rencontre de tous ceux – carriers, tailleurs de pierre, maçons, bûcherons, charpentiers, forgerons ou encore tuiliers – qui participent à ce passionnant projet. Des milliers de visiteurs viennent les regarder à l’œuvre chaque année, de mars à novembre.

Belgique : Un béton intelligent capable de s’auto-régénérer

Les ingénieurs d’un laboratoire de l’Université de Gand, en Belgique, travaillent sur un béton qui, à première vue, n’a rien d’extraordinaire. Et pourtant, il présente une propriété unique : c’est un béton capable de s’auto-régénérer en cas de fissure.

Selon Elke Gruyaert, ingénieur en génie civil à l’Université de Gand : “Ce béton est composé de polymères dits “superabsorbants”. Du coup, lorsqu’une fissure apparaît et que l’eau s’y infiltre, les polymères superabsorbants gonflent et colmatent ainsi la brèche.

Les polymères encapsulés sont incorporés dans le béton.Lorsque l‘échantillon est sec, les chercheurs le fissurent et attendent de voir ce qu’il se passe. Ils analysent alors ses propriétés mécaniques, son imperméabilité et sa résistance.

Comment les drones conquièrent différents métiers

De nombreux métiers sont prêts à changer et à s’adapter pour bénéficier des avantages des drones. C’est le cas pour les copropriétaires d’un immeuble de Lyon (Rhône-Alpes). Souhaitant cibler les travaux d’isolation à réaliser, ils font appel à une société équipée d’un drone à caméra thermique.

L’engin effectue une centaine de relevés du bâtiment en trois heures de vol. Résultats : les endroits de perte d’énergie sont mieux déterminés qu’avec d’anciennes méthodes. Coût : 5.000 euros, soit 37 euros par propriétaire.Dans une carrière près de Chartres (Eure-et-Loir), un drone analyse en détail les 300 hectares des lieux. “L’intérêt du drone, c’est que ça nous donne une photo globale. (…) On peut identifier directement les endroits où ça ne va pas bien“, explique Grégoire Arranz, ingénieur de Monnoyeur.

Deux jours après, il a une carte en 3D de la carrière. La prestation coûte 7.500 euros. C’est beaucoup moins que les économies attendues sur les coûts de production. “Le capteur est 4 à 8 fois plus performant que l’œil humain“.

Chine : Le premier building de 5 étages imprimé en 3D

Il y a peu, une petite société chinoise imprimait 10 maisons en l’espace de 24 heures ! Début 2015, Winsun réitère son exploit en « imprimant » le premier immeuble au monde…

En chine, les graves problèmes de l’accès au logement pousse des acteurs économiques comme Winsun à développer en toute hâte des technologies de construction rapide et abordable. L’impression 3D semble une solution toute trouvée dans le domaine du gros œuvre.

Leur imprimante 3D hors norme mesure 6 mètres de haut, 40 mètres de long et de 10 mètres de large. De quoi réaliser de larges structures à assembler pour former des maisons et, désormais, des immeubles. En ce début d’année, la société va réaliser un tour de force: ériger une villa de 1.110 m² et un immeuble de 5 niveaux en un temps record. Un seul jour suffit par étage !

Le matériau utilisé est un mélange de ciment, de sable, de béton et de verre, soit un mixe des déchets de construction. Malgré les coûts élevés en CO² pour produire ce type de bâtiment, WinSun affirme qu’il est écologique car les matériaux peuvent facilement être recyclés, jusqu’à hauteur de 60% de la construction initiale. La main d’œuvre chuterait également de 50 à 80% ainsi que les coûts de production de 50 à 70%.
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Nanotechnologies : Ces redoutables particules toxiques qui envahissent notre quotidien

Propos recueillis par Sophie_Chapelle

Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules envahissent le quotidien, depuis nos vêtements jusqu’à nos assiettes, sans aucun étiquetage ni traçabilité. Malgré les nombreuses études attestant de la toxicité de certaines de ces particules, les gouvernements refusent d’appliquer le principe de précaution et investissent des milliards d’euros en recherche et développement dans les nanotechnologies.

Comment repérer et se protéger de ces nouvelles molécules high-tech ? Entretien avec le journaliste Roger Lenglet, qui décrypte dans son ouvrage “Nanotoxiques” les dessous de cette menace pour la santé publique.

Basta ! : Les nanomatériaux sont entrés en catimini dans nos vies, dans les objets du quotidien ou de consommation courante. Pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’une « bombe sanitaire » ?

Roger Lenglet [1] : Ces particules de dimension nanométrique posent des problèmes toxicologiques. Leur taille minuscule permet à une grande partie d’entre elles de traverser l’organisme, de se loger dans les cellules et de pénétrer dans les noyaux cellulaires contenant l’ADN.

Elles peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes… Certaines sont même neurotoxiques : elles traversent la barrière encéphalique qui protège le cerveau et s’attaquent aux neurones, contribuant au développement de pathologies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Notre organisme n’est pas fait pour résister à ces nouvelles particules aux propriétés stupéfiantes.

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Le nombre d’embauches en CDD a explosé en 2013

Dans le tertiaire, la part des embauches sous CDD s’est élevée à 85,3% en 2013, en hausse de 2,3 point par rapport à 2012. Et la durée moyenne des contrats était de… 10 jours contre 14 jours en 2012. Un quart des CDD se limite même à 2 jours. Ces contrats deviennent par ailleurs systématiques.

Avec une croissance morose et une absence de visibilité à moyen terme, les chefs d’entreprise se montrent extrêmement prudents dans leurs politiques de recrutement. Quand on ne sait pas ce que sera le carnet de commandes à six mois ou un an, on évite de recruter en contrat à durée indéterminée (CDI).

Alors, pour faire face à un surcroît exceptionnel d’activité ou pour jouer la prudence, on embauche sous contrat à durée déterminée… Conséquence sociale de la crise. C’est exactement ce qui est arrivé en 2013, selon une étude de la Dares (service des statistiques du ministère du Travail) qui montre que le nombre des embauches sous CDD a littéralement explosé cette année-là. Et notamment, les CDD courts.

En 2013, dans le secteur concurrentiel, 83,6% des embauches ont été réalisées en CDD, soit une progression de 2,3 points par rapport à 2012. Dans le tertiaire, principal pourvoyeur de ce type de contrat, la part des CDD dans les recrutements atteint même 85,3%, en hausse également de 2,3 points sur un an.
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Colombie : Simon Vélez utilise le bambou comme d’autres l’acier

« Toujours plus haut, toujours plus beau » telle pourrait être la devise de cette star de l’architecture verte, qui donne naissance à des œuvres monumentales en bambou. Son secret ? Un procédé tout simple qu’il a mis au point pour rendre le bambou aussi solide que l’acier. Dans ce combat de Titans, le végétal n’a pas dit son dernier mot face au minéral.

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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

L’imprimante 3D de chantier va-t-elle bientôt remplacer les entreprises de BTP ?

Architectes et ingénieurs s’activent pour être les premiers à imprimer intégralement un bâtiment. Coffrage et échafaudage rimeront-ils bientôt avec moyen-âge ?

Il y a quelques mois, dans un jardin d’un lotissement du Minnesota a surgi, en quelques jours un château médiéval. Cette copie haute de deux étages a été réalisée grâce à une imprimante 3D faite maison. « Le problème que je rencontre, à ce jour, se situe au niveau de la buse de la tête d’impression. L’éjection du béton – matériau visqueux –  doit être améliorée », explique l’inventeur qui, fort de son exploit réalisé à domicile,  lance aujourd’hui un appel aux architectes et ingénieurs qui souhaitent l’accompagner dans la poursuite de son « rêve d’enfant » : imprimer des bâtiments.

Cet Américain n’est pas le seul à qui l’impression 3D fait tourner la tête. La chimère du chantier sans ouvriers se répand et, en Amérique, en Europe et en Asie, ingénieurs, chercheurs et architectes s’activent à concevoir une imprimante à bâtiments qui pourrait révolutionner notre manière de construire et faire passer les coffrages et les échafaudages pour des antiquités.

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Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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Afrique : Le second continent de la Chine

Entretien avec Howard French, professeur à la Columbia Journalism School de New York et auteur de “China’s Second Continent”. Dans cet ouvrage, Howard French explique comment les immigrés chinois en Afrique sont en train de construire ce qu’il appelle un « nouvel empire » sur le continent noir.

La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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Maison bulle bioclimatique enterrée

Avec le changement climatique et la crise du logement, il est devenu indispensable de repenser l’habitat de demain. En effet, pourquoi continuer à construire des maisons cubiques, dites “traditionnelles”, qui coutent cher, alors que d’autres solutions existent?

Dans la nature il n’y a pas d’angles droits, tout est courbe et l’espace décrit par les membres de notre corps est courbe. La sphère est la forme la plus simple avec une seule dimension, le rayon. C’est également la forme qui se rapproche le plus de la nature, utilise le moins de matériaux et est la plus solide (essayez de briser un œuf en le serrant très fort dans votre main, c’est impossible et pourtant, ce n’est qu’un œuf dont la coque est comme une feuille de papier), pensez aussi aux coquillages, graines…

Ces habitations s’inspirent des maisons bulles de l’habitologue hongrois Antti Lovag pour sa structure, de l’architecte suisse Peter Vetsch pour le coté enterré et du physicien américain John Hait pour la maison chauffée par le soleil. Il s’agit d’une maison réalisée en voile de béton, une structure auto-portante qui la rend antisismique et anticyclonique.

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Chine : Une imprimante 3D fabrique en 24 heures des maisons de 200 m², pour 4.300 €!

Il n’aura fallu qu’un seul jour pour fabriquer la première maison par impression 3D et c’est dans la ville de Shanghai que cela s’est passé il y a quelques semaines. C’est la société Shanghai WinSun Decoration Engineering Co qui est à l’origine de ce baptême dans l’industrie de la construction et explique travailler depuis plusieurs années sur la machine et les matériaux de construction.

Grâce à une imprimante 3D, une entreprise chinoise a déjà réalisé dix maison en 24 heures.

L’imprimante 3D développée par le groupe chinois est imposante, elle mesure 32 mètres de long, 10 mètres de large pour 6,6 mètres de hauteur et permet de réaliser des murs en seulement quelques heures. Aucune photo n’a toutefois été dévoilée pour le moment.

« Nous avons acheté les composants de l’imprimante à l’étranger, et l’avons assemblée dans une usine de Suzhou, » indique Ma Yihe, CEO de Shanghai WinSun Decoration Engineering Co. « Ce nouveau type de structure imprimée en 3D est écologique et bien plus intéressante financièrement. » La compagnie projette de développer une centaine d’usines de recyclage pour recueillir et transformer les déchets de construction en matériaux d’impression. Elle a aussi été récemment approchée par le groupe Thomson et s’intéresserait déjà à la réalisation d’une villa à l’aide de cette technologie.

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Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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Espagne : Les architectes victimes collatérales de la crise

Ils ont mangé leur pain blanc durant les folles années 2000 quand l’Espagne construisait à tour de bras. Aujourd’hui, les architectes espagnols sont à leur tour emportés par le tourbillon de la crise. En un an, le taux de chômage de la profession a bondi de 27%.

Anecdotique certes, ils sont bien moins nombreux que tous les ouvriers du bâtiment aujourd’hui sans emploi. Mais, que les architectes espagnols soient à leur tour victimes, illustre bien la crise qui secoue le secteur de la construction. Depuis 2008, le repli moyen annuel de l’activité est de 18%. Et la purge n’est pas terminée. Pour 2012 la baisse était de 12%.

Il y a 700.000 logements inoccupés en Espagne. Autant dire qu’il n’y a pas besoin d’en construire d’autres. Donc plus besoin d’architectes, dont l’activité a chuté de 90% en quatre ans. Alors, c’est le chômage, l’exil notamment en Allemagne, ou pire, le changement d’activité.

France : Côtes d’alerte

En France, une commune sur deux est soumise au risque d’inondation. Le 15 juin 2010, dans le Var, 59 communes sont dévastées de Draguignan au Golfe de Fréjus. Les dégâts sont importants. Les constructions dans les zones inondables s’étaient multipliées.

A La Faute-sur-Mer, en Vendée, les digues ont-elles été restaurées depuis les 29 morts lors du passage de la tempête Xynthia ? Dans le Vaucluse, le 22 septembre 1992, la ville de Vaison-la-Romaine est ravagée par une crue gigantesque. Marquée par cet événement tragique, la commune a su tirer progressivement les leçons du passé. Elle est devenue, à présent, un laboratoire de la culture du risque.

2012, hécatombe pour le marché de la construction

Les mises en chantier de logements neufs ont dévissé de 19,6 % en 2012. La fin d’année est particulièrement inquiétante. Et 2013 n’augure rien de bon pour une reprise du secteur.

Par Marine Rabreau

Une chute de 19,6%. Les mises en chantier de logements neufs en France se sont effondrées en 2012, à 304.234.

En prenant en compte les logements neufs et existants, le recul atteint 17,8%. Un tel repli annuel n’avait pas été constaté depuis la période octobre 2008-septembre 2009, au plus fort de la crise. Depuis, le marché reprenait de la vigueur, jusqu’à la toute fin de l’année 2011.

Dès janvier 2012, la courbe s’inverse de nouveau, sans parvenir à remonter. Pire, au fil des trimestres, la tendance s’est dégradée.

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Le secteur du bâtiment prévoit 35.000 pertes d’emplois en 2012

Le secteur du bâtiment, “en situation d’urgence », prévoit la perte de quelque 35.000 emplois en 2012, a affirmé Bertrand Sablier, délégué général de la Fédération française du bâtiment (FFB), vendredi à Montpellier.

Nous prévoyons 35.000 pertes d’emplois en non-remplacements, intérim et licenciements », a affirmé M. Sablier au cours d’une conférence de presse, constatant que “si l’activité a progressé au premier semestre de 4%, elle va baisser d’environ 6% au second », soit “une chute de 10% en un semestre ».

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Vladimir Poutine : plaidoyer en faveur d’une « communauté économique harmonieuse, de Lisbonne à Vladivostok »

Tribune de Vladimir Poutine, parue dans la Süddeutsche Zeitung du 25 novembre 2010

Il est évident, aujourd’hui, que l’éclatement de la crise mondiale en 2008 n’était pas seulement dû au gonflement des «bulles» et à l’échec de la régulation des marchés mais qu’il était de nature structurelle. Le problème central consiste dans l’accumulation de déséquilibres mondiaux. Le modèle selon lequel un centre régional multiplie les emprunts et consomme des biens sans frein alors que l’autre produit des marchandises bon marché et rachète des dettes a échoué.

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Poutine propose à l’Europe un nouveau « design économique »

Les 25 et 26 novembre, le premier ministre russe Vladimir Poutine a effectué une nouvelle visite de deux jours en Allemagne pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, et toute l’Europe attache une attention particulière à cet événement. C’est généralement le cas lorsque Moscou et Berlin ont l’intention de lancer des « exercices architecturaux » conjoints en Europe. Mais à l’époque actuelle, alors que l’Union Européenne souffre toujours de la « pathologie affectant l’euro » et que presque tous les pays de l’UE sont contaminés, l’Allemagne est la seule à s’en remettre et ce phénomène suscite une attention d’autant plus grande.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Les banlieues masquent les vraies fractures françaises

Addendum vidéo (Merci à Waza80)

Marc Voinchet reçoit Christophe Guilluy, géographe, auteur de « Fractures françaises ». France Culture – Les Matins – 27.10.2010

Quinze ans après le fameux slogan de campagne de Jacques Chirac sur la « fracture sociale », où en sont les inégalités ? Le constat du géographe Christophe Guilluy dénonce l’incapacité de nos dirigeants à pallier les inégalités territoriales.

Cliquer sur l'image pour commander le livre via la boutique FDS

Il y a 15 ans maintenant, Jacques Chirac emportait l’élection présidentielle grâce à une intuition que résumait non pas son indigeste premier slogan « manger des pommes » mais le second, ô combien plus politique, dénonçant la « fracture sociale ».

Pour Christophe Guilluy, rien n’a vraiment changé en 15 ans. Au contraire, d’évitement en évitement, les cassures se sont approfondies, diffusées, multipliées, comme un cancer mal soigné se métastase.

Avec « Fractures françaises », son dernier essai, dont on peut lire quelques extraits ci-dessous, le géographe dresse un constat alarmiste sur la situation des couches populaires après 20 ans de mondialisation à marche forcée. Cette fois-ci, ce sera sans cartes, mais avec en appui un sérieux paquet de statistiques.

Car il s’agit ni plus ni moins pour ce chercheur que de dénoncer l’incroyable cécité des politiques publiques, à comprendre, apprécier, mesurer les inégalités territoriales qui se sont maintenant enkystées dans ce «vieux pays». Derrière ces territoires, ce sont évidemment des populations.

Alors que les dynamiques de mondialisation, de « métropolisation », et d’émergence du multiculturalisme à l’œuvre depuis deux voire trois décennies ont ébranlé le « principe d’égalité sociale ». Les réponses apportées ont à chaque fois tapé à coté de l’objectif, mainte fois répété, rarement atteint, de maintien des principes républicains.

La banlieue occulte tous les autres territoires

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L’UE et les réseaux politiques et financiers de Jean Monnet

(1ère partie)

Comment un banquier de Wall Street a privé les pays européens de leur souveraineté

La création de la CECA (1951) : Jean Monnet est à droite (costume le plus sombre).

L’UE d’aujourd’hui a une double histoire. L’une visible, qui se trouve dans la majeure partie des manuels d’Histoire, et l’autre, invisible, dont personne ne devrait apprendre l’existence, mais qui a commencé bien longtemps avant celle que nous connaissons tous. Jean Monnet a été la charnière entre ces deux versions de l’histoire.

Dans les pays germanophones, c’est grâce à l’ouvrage d’Andreas Bracher, « Europa im amerikanischen Weltsystem. Bruchstücke zu einer ungeschriebenen Geschichte des 20. Jahrunderts » [L’Europe dans le système mondial américain. Morceaux d’une histoire inédite du XXe siècle] (en allemand, 2001, ISBN 3-907564-50-2) qu’on a pu mettre en question la biographie officielle du soi-disant sacro-saint « père fondateur de l’Europe ».

Andreas Bracher a posé des questions qui font apparaître sous une autre lumière l’histoire de la construction d’un organisme supranational à la suite de la Seconde Guerre mondiale : ce n’est plus le projet d’une coopération des peuples européens pour assurer la paix, mais le projet d’une hégémonie anglo-américaine avec Jean Monnet comme « inventeur et guide d’institutions pour une coopération supranationale et comme centre d’influences anglo-saxonnes sur le continent ».

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Le prodigieux magot des autoroutes

Plusieurs articles sur ce sujet, dans ce dossier.

La Cour des Comptes, dans son rapport du 04 février 2009 (p. 202, note 91), relevait que la privatisation du réseau autoroutier français, en 2005, avait entraîné une perte de près de 10 milliards d’euros pour l’Etat.

Dans son rapport du 06 février 2008, elle décrivait les tarifs des péages comme opaques et excessifs.

Le tout, alors que les coûts de construction du réseau sont amortis depuis longtemps, et dans un contexte de diminution des budgets d’entretien et de sécurité. Grandes gagnantes : les sociétés privées concessionnaires. Grands perdants : les contribuables et usagers.

(dessin de Deligne)

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La crise en Russie

Par Jacques Sapir (janvier 2010)

La crise en Russie : un phénomène d’une durée limitée et aux causes diverses

La crise économique est en train de s’estomper en Russie. À l’exception du taux de croissance des investissements fixes, qui continue d’être déprimé, quoique en progrès relatif, les autres indicateurs témoignent de la sortie de la phase de dépression brutale que le pays a connue.

Ces résultats correspondent par ailleurs à l’ensemble de l’économie mondiale, même si ils ont été plus marqués à la baisse mais aussi à la hausse. La crise a pris, en Russie, la forme d’un « V » particulièrement brutal, mais dont la durée n’a pas excédé une année.

Ceci pose alors la question des causes de la crise.

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L’Europe de Maastricht et Lisbonne à bout de souffle

Par Laurent Pinsolle

Depuis quelques semaines, l’Europe est sous le feu de la rampe, mais rarement de manière très positive. Refus de Barack Obama de participer à un sommet européen, crise économique et financière. Le vieux Continent va mal. La faute à une construction européenne mal conçue.

L’euro, une catastrophe économique

Au début des années 90, on nous avait vendu la monnaie unique comme un moyen pour les européens de retrouver une forme de souveraineté monétaire face au dollar, d’avoir une croissance plus forte. Les dix dernières années montrent bien que l’euro est un très lourd boulet accroché aux pieds des économies européennes. Car l’euro est extrêmement surévalué, d’encore 25% aujourd’hui, puisque les économistes estiment qu’il devrait coter entre 1,05 et 1,1 dollars. La baisse récente est insuffisante.

La meilleure preuve est la comparaison des performances économiques de la zone euro et des Etats-Unis, depuis deux ans. Alors que les Etats-Unis sortent de la récession vivement, avec une croissance du PIB de plus de 5% en rythme annuel au 4ème trimestre, la zone euro atteint péniblement… 0,4% le même trimestre ; le tout, sachant que la récession a été plus violente de notre côté de l’Atlantique, où le PIB a baissé globalement de 4% en 2009, contre 2,5% aux Etats-Unis.

Il y a un immense paradoxe économique à ce que la récession soit moins violente outre-Atlantique, alors que la crise financière y a été beaucoup plus dure, que le désendettement des ménages est plus violent et que des millions d’étasuniens ont été privé de logement et d’emploi. Comme le souligne Paul Krugman, la raison est simple : la sous-évaluation du dollar a donné une bouffée d’oxygène aux industriels, alors que l’Europe traîne la surévaluation de l’euro comme un boulet attaché au cou de ses industriels.

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L’Euro : implosion ou sursaut ?

Par Jean-Claude Werrebrouck

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose donc d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

En lançant l’idée de monnaie unique, les entrepreneurs politiques européens sont passés de la haute couture au prêt à porter.

Les monnaies nationales étaient, jadis, le reflet du vécu d’un peuple et d’une culture. L’histoire de ces monnaies, avec leurs hauts et leurs bas, avec les variations de leurs qualités : niveau de convertibilité, espace de circulation, taux de l’intérêt, taux de change, inflation, etc., était aussi l’histoire de leur peuple utilisateur. Le DM [Deutsche Mark] correspondait bien à l’histoire tumultueuse allemande. Le Franc correspondait bien à l’histoire toute aussi tumultueuse de la France, etc. Bref, la monnaie nationale était le vêtement haute couture d’un peuple ou d’une nation.

Haute couture et prêt à porter

Le passage à l’Euro devait changer la donne, puisqu’il s’agira de construire un vêtement acceptable par des peuples et nations fort dissemblables : désormais, le « grand mince » se devra de porter le même vêtement que le « petit un peu rond ». La haute couture disparaît.

C’est cette question fondamentale du vêtement commun qui va envahir la littérature économique, sous la rubrique thématique de « zone monétaire optimale ». Et il est vrai que les différences entre le « grand mince » et le « petit un peu rond », s’énoncent en termes de régimes démographiques, de niveaux de développement, de fiscalité, de dépenses publiques, de structures industrielles, de poids des échanges extérieurs, d’inflation, de gains de productivité, de dépenses de recherche, de systèmes politiques, de caractéristiques culturelles, etc. Et, évidemment, la liste des spécificités n’est pas limitative….Encore plus de différences que celles séparant le « grand mince » du « petit un peu rond ».

Et puisque les entrepreneurs politiques ne disposaient pas d’une zone monétaire optimale lors de l’ouverture du chantier, le pari était que cette optimalité devait plus ou moins s’autoconstruire, autoconstruction résultant des bienfaits évidents de la monnaie unique. Avec le premier d’entre eux : une accélération de la croissance économique de la zone.

Mais comment courir plus vite, avec un vêtement qui comprime le corps et les membres du « grand mince », et fait trébucher le « petit un peu rond » ?

La suite est davantage connue : croissance durablement plus faible que partout dans le monde et, surtout, maintien, mais davantage encore, aggravation, de la plupart des hétérogénéités.
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Immobilier en France : la catastrophe se profile à l’horizon

Une tribune libre de Patrick Reymond


Patrick Reymond, économiste hétérodoxe né en 1960, disciple de Fernand Braudel, est également un homme de terrain. Son expérience en tant que cadre supérieur dans de multiples entreprises du secteur privé (sidérurgie, papier carton, bâtiment, industrie), lui a notamment donné la compétence d’analyticien. Or, l’analytique, qui ne s’apprend pas à l’école, nécessite, à la différence de l’audit, qu’il a pratiqué également, une grande compréhension des phénomènes et de la chaîne de production, beaucoup de curiosité et d’aller très au-delà des apparences.

Patrick Reymond a notamment écrit pour l’éditeur SMG, dans le “blog immobilier” et le “blog énergie”. Depuis le printemps 2009, son blog “La Chute”, au contenu et au ton résolument iconoclastes, passionne un nombre sans cesse grandissant de lecteurs, curieux des mutations de notre civilisation et insatisfaits des informations trouvées dans les grands médias.

Nous vous proposons aujourd’hui, en exclusivité, une étude de la crise immobilière française, que Patrick Reymond a bien voulu réaliser pour fortune.fdesouche.com (N.B. : cet article est libre de droits de citation et de reproduction ; nous demandons cependant à tout utilisateur de bien vouloir nous citer comme source). Lire la suite

Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Par Jacques Sapir

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression » [1]. Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’Histoire. La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

Le piège de la rigueur ne se comprend pas hors du verrou de l’euro. Pour autant, l’adhésion à ce dernier n’a pas reposé que sur des considérants idéologiques. Il y a bien eu des facteurs réels qui ont convaincu les gouvernements d’accepter cette solution de la monnaie unique dont les inconvénients étaient pourtant connus dès l’origine. Le délitement de ces facteurs pose la question de la possibilité de la survie de la zone euro et, au-delà, des solutions alternatives qui s’offrent à nous.

Vers la récession

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