Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

L’obsession de la chasse aux promotions

Dépenser le moins possible, grappiller quelques centimes. Pour certains comme Laure Hostier, c’est une activité qui vire à l’obsession. Sont-ils malins ou radins?

Cette nouvelle manière de consommer est pour Patrick Avrane, psychanalyste et d’auteur de “Petite psychanalyse de l’argent“, une manière de prendre le contrôle. “Ils ont un sentiment de pouvoir sur les choses, car c’est eux qui savent. C’est eux qui savent utiliser la façon de gagner de l’argent sur les choses. Ils ont l’impression que tous les autres se font berner sauf eux qui savent comment faire et sont à ce moment-là tout puissants“, analyse le psychanalyste.

Le “cashback” : Un mode de consommation de plus en plus répandu

Pour faire des économies, certains internautes utilisent le “cashback” (de l’anglais, qui signifie “remise en argent”). Cela permet de faire des achats qui rapportent. Le système est simple. Le consommateur achète via un site qui regroupe plusieurs marques et à chaque commande, ce site lui reverse de l’argent.

Le cashback est un secteur qui revendique aujourd’hui 6 millions de transactions par mois. Il existe une dizaine de sites. Mais attention, cashback peut aussi rimer avec arnaque.

Mieux vaut veiller à bien lire les conditions d’utilisation et privilégier les sites totalement gratuits. Lorsqu’ils sont payants, ce n’est souvent pas rentable. Il faut aussi se méfier des sites aux ristournes très alléchantes. Ils incitent à multiplier les achats.

Restaurants, boulangeries : Dans le secret de vos assiettes

La France est réputée être le pays de la gastronomie par excellence. Nos chefs sont adulés à travers le monde entier, et nos boulangeries accueillent les touristes par milliers. Mais derrière cette image idyllique, que se cache-t-il vraiment?

Enquête auprès des artisans boulangers et restaurateurs afin de découvrir leurs petits secrets de fabrication, plus ou moins avouables… Utilisation de produits surgelés, de produits déjà cuisinés ou même risques sanitaires, dans certaines cuisines, on est loin du fait maison de qualité. Afin de lutter contre ces abus, les inspecteurs de la répression des fraudes traquent sans relâche la moindre entorse au règlement. Leur seul objectif: protéger les consommateurs.

Alors que mange-t-on vraiment au restaurant? La qualité affichée est-elle toujours une réalité? Peut-on encore parler de gastronomie française? Découvrez la face cachée des restaurants et des boulangeries françaises.

Jacques Attali : « L’ordre cannibale » (1979)

Interviews de Jacques Attali à l’occasion de la sortie de son livre “L’ordre cannibale” dans lequel il évoque l’évolution de l’homme et de la médecine. Il explique que progressivement l’homme pourra acheter des copies de lui-même, des organes artificiels et des machines permettant de se soigner. Ainsi, il estime que l’homme deviendra un objet de consommation pour l’homme lui-même.

Où vont la médecine, la maladie, la santé ? La crise de nos sociétés ne plonge-t-elle pas ses racines les plus profondes en ce domaine où les attitudes et les conceptions risquent, d’ici la fin du siècle, de se trouver radicalement bouleversées ? Telle est la première interrogation à laquelle répond Jacques Attali dans cette « économie politique du mal » réalisée au terme de plusieurs années de réflexion et d’enquête, notamment aux USA, au Japon et partout en Europe.

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Ruée sur les iPhone 6s et 6s+

Les iPhone 6s et 6s Plus sont disponibles à la vente depuis aujourd’hui dans les Apple Store et chez les revendeurs. L’iPhone reste le téléphone le plus cher du marché, mais les fans se l’arrachent. A Paris, des acheteurs, certains venus de Belgique, ont même dormi devant l’Apple Sore pour être les premiers à se procurer le nouveau modèle.

“Satisfait ou remboursé”, la promesse est-elle respectée ?

Dans les supermarchés, les promesses de remboursement affluent sur les produits si l’on trouve moins cher ou si le client n’est pas satisfait. Pour être remboursé si l’on trouve moins cher ailleurs, ce n’est pas toujours simple. Les conditions sont nombreuses.

Souvent, les remboursements ne se font que sur une liste de produits. 2.000 dans le cas du supermarché où s’est rendue l’équipe de France 2. De quoi décourager les clients.

Les enseignes mettent en place ces garanties de type remboursement de la différence, tout en espérant évidemment qu’aucun consommateur n’en profitera (…). C’est un peu comme la bombe atomique. Tout le monde l’a, mais personne ne veut s’en servir“, témoigne Olivier Dauvers, expert marketing.

Certaines familles ont appris à s’en servir. L’Une d’entre elle traque dans les rayons les plus belles promesses. En caisse, il leur faut un ticket par produit, car chaque offre est indépendante. Ensuite, il faut faire un courrier pour déclarer ne pas être satisfait du produit. La famille économise plusieurs centaines d’euros par mois. Mais cela demande du temps.

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs…Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de  l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur ! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution?

Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement. E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

L’industrie agro-alimentaire responsable de la destruction de la planète

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés. Le résultat: du lait bon marché produit en masse.

Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques. Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !

Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.

Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Le temps des États impuissants, de Pékin à Paris via Riyad

La Chine ne parvient plus à fabriquer la croissance comme avant. Elle ne peut pas obliger ses consommateurs à consommer. Ce n’est pas un cas isolé : partout, les États peinent de plus en plus à piloter l’économie.

Pékin a perdu la main. C’est une nouveauté majeure, aux conséquences elles aussi majeures. Une nouveauté majeure, parce que le gouvernement chinois avait piloté la trajectoire de l’économie du pays avec une incroyable réussite pendant plus de trois décennies.

Des conséquences majeures, car la Chine est devenue l’an dernier la première puissance mondiale, à en croire les calculs du FMI évaluant les PIB non au taux de change du marché, mais à ceux égalisant le pouvoir d’achat des monnaies. La perte de contrôle n’est toutefois pas une spécificité chinoise. Elle est évidente dans beaucoup d’autres pays. Et la révolution numérique va encore l’accentuer.

Commençons donc par les étranges événements qui se sont déroulés à Pékin cet été. Ordres et contre-ordres, fausses pistes et louvoiements… Jamais la Chine moderne n’avait donné spectacle aussi déroutant, alors même que le pouvoir n’a jamais été aussi fort depuis Deng Xiaoping dans les années 1980.
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Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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Consommation : Les Français paient 6% de plus que les Allemands

Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, estime que nous payons de nombreux produits et services trop chers. C’est le cas des autoroutes pour lesquelles “il n’y a plus de justificatif d’investissement“. Selon Eurostat, les Français paient 6% de plus que les Allemands pour les produits de consommation.

(Merci à Horatius)

États-Unis : Croissance, Mamie fait de la résistance

Les nonagénaires Shirley et Hinda ont vu la crise de 1929 à travers leurs yeux d’enfants. Quatre-vingts ans et une nouvelle récession plus tard, elles n’ont rien perdu de leur impertinence et de leur curiosité. Elles ne comprennent pas les discours qu’on leur assène : consommer, relancer la croissance…

Mais pourquoi, au juste ? À quoi mène cette obsession du PIB dans un monde aux ressources limitées ? En accumulant toujours plus de biens, ne s’enfonce-t-on pas dans la crise au lieu d’en venir à bout ?

Armées de leur esprit critique et d’un culot à la Michael Moore, elles partent pour un road trip à travers les États-Unis, à la rencontre de ceux qui pourront les renseigner. Les chercheurs hétérodoxes comme le physicien Albert Allen Bartlett ou l’économiste écologiste Joshua Farley sont plus disposés à leur répondre que les décideurs de Wall Street en plein banquet.

Avec leurs questions faussement naïves et leur irrévérence, elles démontrent par l’absurde la nécessité de se détacher du dogme de la croissance à outrance.

Zoom sur le business des cours en ligne

La vente de cours en ligne a le vent en poupe. Un jeune homme propose sur internet l’essentiel de ces cours d’ingénieur informatique contre quelques euros. Il n’est pas gourmand, le cours ne coûte qu’un ou deux euros. D’autres proposent l’ensemble de leur année pour plusieurs centaines d’euros.

Dans des filières très concurrentielles comme Pharmacie et Droit, l’achat des cours sur internet cartonne auprès des étudiants. Certains ont même créé un site spécialisé dans la vente de cours : un business florissant, né en Australie.

Dans les universités, ce commerce de notes ou de cours dérange pour une question de propriété intellectuelle des écrits des professeurs.

Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
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La France s’appauvrit depuis 2007

En dépit d’une stagnation du PIB au deuxième trimestre, “la reprise est bel et bien engagée“, estime le gouvernement. Peut-on vraiment parier sur une croissance durable?

Le vocabulaire ne change pas, même si la réalité décrite n’a plus rien à voir. Ce vendredi matin sur France Inter, le ministre des Finances Michel Sapin insistait sur l’existence d’une reprise en France, en dépit de la stagnation du PIB au deuxième trimestre annoncée par l’Insee.

Et de rappeler que la croissance de l’économie française a été de zéro ou presque aussi bien en 2012, 2013 que 2014. Alors, 1% de croissance -l’objectif pour l’ensemble de 2015-, ça n’a évidemment rien à voir….

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Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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2029 : L’omniscience-fiction

Le modèle de Google pourrait permettre d’accéder à une certaine gratuité automobile, moyennant des publicités basées sur les données personnelles.

Février 2029, un samedi matin dans le quartier résidentiel d’une grande ville de province. La Peugeot déboule au coin de la rue, s’approche doucement de la maison, et se gare devant la grille d’entrée du jardin. Elle allume ses warnings.

Une manœuvre classique que la 708 Android effectue sans conducteur. Jean, qui patiente dans son salon, reçoit une notification de l’application Uber : «Votre voiture vous attend devant chez vous.» Il était déjà prêt, et avait suivi l’arrivée du véhicule autonome sur Google Maps. Sa fille Sarah le rejoint devant la porte pour l’accompagner faire les courses.

Jean déverrouille les portières avec son téléphone, qui lui servira de clé et d’identifiant numérique le temps de la réservation du véhicule. Dès l’ouverture de la portière, le smartphone déclenche la personnalisation automatique de l’habitacle. Les LED se teintent de bleu, sa couleur favorite. YouTube Auto lance sa playlist. Sarah râle : «Au retour, c’est moi qui ouvre la voiture !» Il l’a inscrite en deuxième conducteur. Avec elle, l’ambiance tournera au violet flashy sur fond de speed garage.
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Lettre à une croissance que nous n’attendons plus

« Le Monde » publie un texte de Manon Dervin (Etudiante à Science Po Rennes), choisi par le Cercle des économistes dans le cadre du concours  » Imaginez votre travail demain – La parole aux étudiants « , organisé à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce texte s’inspire d’ « Un Projet de Décroissance ». Merci Manon.

Par Manon Dervin – Texte intégral ICI

Ô très chère Croissance. Ma bien-aimée. Ton retour s’est fait attendre. Ton dogme fondé sur la valeur centrale du « travail  » conditionne encore aujourd’hui toute la vitalité du système économique. Tu fabriques l’Emploi et en tires ta force. Les médias, les politiques et tous les travailleurs retiennent leur souffle. Te chercher a plongé le monde occidental dans une torpeur sans précédent. Une gueule de bois post-crise financière de 2008 soignée à coups de jéroboams de mesures économiques afin de te faire revenir.

Mais aujourd’hui je ne t’attends plus, Croissance. L’âge d’or des « trente glorieuses  » est terminé, le réveil est difficile et la situation pas si facile que ça à accepter. Je pensais te connaître. Qui es-tu vraiment, Croissance ? Je te prie de m’excuser pour les mots qui vont suivre. Il me fallait te conter mes désillusions.

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États-Unis : Des consommateurs font la chasse aux produits industriels

Après le bio et le mouvement des locavores, voici une nouvelle tendance: le “Clean Eating“, en français “manger sainement“. Elle consiste à bannir tous les produits industriels. C’est dans la ville de New York qu’est parti le mouvement. On y trouve des repères de “manger sain” où tout est garanti naturel et sans transformation.

Sur Internet, les vidéos de conseils pour manger sain se multiplient. Et si les conseils peuvent paraître simple aux yeux d’Européens, les Américains vont jusqu’à développer des magazines spécialisés. Preuve que manger naturel est devenu un vrai combat et un argument de vente, un restaurateur new-yorkais propose même une carte pour les clean eaters.

Quel est l’impact des prix alimentaires mondiaux sur l’inflation domestique ?

L’ampleur à laquelle les variations des prix relatifs peuvent entraîner une accélération de l’inflation a longtemps été une source de controverses. Au cours des années soixante et au début des années soixante-dix, plusieurs observateurs attribuèrent un rôle important aux hausses des prix alimentaires dans l’accélération de l’inflation dans les pays avancés, notamment le Royaume-Uni et les États-Unis (cf. graphique 1). (…)

Graphique 1 – Taux d’inflation aux États-Unis (en %)

Blinder (1982) affirme que “de larges ajustements inévitables des prix relatifs” furent la principale source d’inflation dans les années soixante-dix : “Malgré toute la cacophonie de plaintes autour des déficits budgétaires ruineux et de la croissance monétaire excessive, (…) la dramatique accélération de l’inflation entre 1972 et 1974 peut s’expliquer par la hausse des prix alimentaires, la hausse des prix énergétiques et la fin du programme de contrôles des prix et salaires de Nixon.
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Le Québec : la poubelle province

Le documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser : le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.

En dépit des efforts des citoyens, par manque d’investissement et de volonté politique, l’industrie québécoise de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

“La femme grosse est le dernier tabou de l’économie capitaliste”

L, XL, XXL, triple XL,… des tailles qui correspondent à la corpulence de certains acheteurs mais qui font horreur à certaines marques. La mode a d’ailleurs tendance à vouloir faire disparaître les personnes à forte corpulence de leurs rayons, ou en tout cas à bien les cacher.

C’est parce qu’elles sont vouées à des logiques de rentabilité et face à la réalité du marché qu’elles développent de grandes tailles. Comment fonctionne le marketing de la mode XL ? Les réponses avec le spécialiste Benoît Heilbrunn.


Mode : “La femme grosse est le dernier tabou de… par lemondefr

Quand la pub avance masquée

Les publicitaires ont aujourd’hui affaire à des interlocuteurs avertis et les réclames des Trente Glorieuses ne font plus recette. En effet, il ne suffit plus désormais de dire qu’une lessive lave plus blanc que blanc pour convaincre les ménagères d’acheter leur baril.

Le consommateur moderne a atteint l’âge adulte et se méfie des affiches, rengaines et autres manipulations publicitaires, lorsqu’il ne tourne pas en dérision les slogans. Pour parvenir à leurs fins, les marques ont affiné leurs tactiques, quitte à masquer leur nature réelle et flirter avec la ligne rouge. Labels, produits de l’année, publicités sur Internet, quelles sont les nouvelles stratégies déployées par les professionnels de la réclame ?

France – 2013

Quand l’art prend l’économie pour cible

Qu’est-ce que la société de consommation si ce n’est un paradoxe entre le paradis et l’enfer ? Entre la création et le néant ?

Avec le compromis du capitalisme, nous avons accepté de baigner dans l’opulence matérielle, bien au-delà de tout ce que nos ancêtres auraient pu imaginer. En contre partie, de lourds sacrifices environnementaux et humains sont fait chaque jour dans l’acceptation implicite du plus grand nombre, jugeant que le développement résorbera les difficultés d’aujourd’hui.

De nombreux artistes à travers le monde veulent mettre en forme ce paradoxe collectif qui, sans changement profonds de modes de vie, pourrait bien conduire l’Humanité à la perdition.

Partie 1:

Partie 2:
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Grèce : Fièvre acheteuse, de peur d’une banqueroute

Dans les rues d’Athènes, les magasins ne désemplissent pas. Les retraits sont toujours limités à soixante euros par jour, mais les Grecs qui peuvent se le permettre, préfèrent réaliser des achats, de peur de voir leur argent englouti par les banques, si elles devaient fermer pour de bon.

Les bijouteries, commerces de luxe ou encore d’électroménager ne désemplissent pas.

Consommation : Achat en magasin ou sur internet, qui est gagnant ?

L’économie du partage, la fin des intermédiaires, les nouveaux modes de consommation via internet sont-ils vraiment sources d’économies ? Acheter dans un magasin ou sur internet, louer à un professionnel ou à un voisin, comparaison entre deux familles, deux modes de consommation différents.

La première famille chasse les bons plans via internet, l’économie du partage, l’échange de services. L’autre famille préfère quant à elle les commerçants. Qui est gagnant ?

Transport, nourriture, vacances, vêtements, matériel, au total la famille internet a dépensé 1 261 euros. Côté famille boutique, pour des achats identiques, on atteint les 1 916 euros. Consommer par internet aura coûté dans les exemples pris pas le journaliste près de 34% moins chers. “Se connecter permet vraiment d’économiser“.

Chips et grillades, la bataille des géants de l’alimentaire

De retour de vacances, les Français continuent de profiter un maximum des beaux jours avec des barbecues et des pique-niques. Parmi les produits prisés pour accompagner ces repas en plein air, les chips figurent en tête de la liste.

Constamment renouvelées par les marques, elles peuvent avoir des arômes très variés : barbecue, poulet braisé, à l’ancienne ou même à l’huître, les fabricants ne manquent pas d’imagination pour satisfaire leur clientèle. De leur côté, les hypermarchés, qui remplissent leurs rayons de brochettes de bœuf, affichent parfois de grandes différences de prix.

Enfin, les industriels se livrent une guerre sans merci afin de casser le prix du gaspacho, soupe fraîche venue d’Andalousie et réalisée à partir de tomates et de poivrons.

En quête d’actualité D8 24/06/2015

Comment sont fabriqués les biscuits apéritifs ?

Les apéritifs ont la cote : chaque année, en moyenne, un foyer dépense 62 euros en produits apéritifs. Le marché, qui pèse 2,9 milliards d’euros, est en croissance depuis cinq ans.

Noix de cajou, biscuits soufflés, chips… Les produits traditionnels sont accompagnés de nouveautés toujours plus sophistiquées. Il s’agit de proposer des mélanges, des nouveau goûts et d’allier les produits les plus chers (les amandes à 12 euros le kilo) et ceux les moins onéreux (les raisins secs à 3 euros le kilo).

C’est ainsi qu’à côté des traditionnelles chips de pommes de terre, on trouve des chips de légumes. Néanmoins, le problème des apéritifs ne change pas: ces produits sont caloriques. Jacques Fricker, nutritionniste, pointe les effets du sel, néfaste pour la tension et qui ouvre l’appétit.

Le fait que des produits apéritifs soient peu ou non salés est une bonne chose car ça va limiter la consommation. Cependant, ne croyez pas que ces pétales de légumes soient aussi sains que des légumes“. Jacques Fricker loue tout de même certains fruits secs non salés qui “réduisent le risque d’infarctus”.

De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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Soldes : Tout doit disparaître !

Près d’un vêtement sur deux serait vendu à prix cassé. A priori, il s’agit d’une bonne nouvelle pour tous les amateurs de mode. Mais les acheteurs réalisent-ils vraiment des bonnes affaires? Comment le marché du textile peut-il autant reposer sur un modèle économique au rabais? Jusqu’où certaines marques sont-elles prêtes à aller pour se débarrasser de leurs invendus?

Dans certains grands magasins, des collections sont spécialement créées pour les opérations promotionnelles. L’enquête sur ces vêtements «made in promo» conduit jusqu’en Macédoine, le nouvel eldorado du textile français, levant le voile sur l’un des secrets les mieux gardés de la profession, la destruction de stocks neufs, et sur les conditions de travail d’ouvrières du textile au Cambodge.

Réalisé par Rémi Delescluse (Juin 2015)

OGM : Un agneau-méduse se retrouve par erreur dans l’assiette d’un consommateur

Un agneau génétiquement modifié avec une protéine de méduse s’est retrouvé au sein de la chaîne alimentaire chez un particulier à l’automne dernier après une confusion à l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra).