Faux miel avec du sucre ajouté : Une arnaque très répandue

Les apiculteurs français se plaignent d’une baisse des récoltes de 50 à 80% enregistrée en 2014 dans plusieurs régions et appellent à des aides financières exceptionnelles pour assurer la survie de la filière. D’un autre côté, un lièvre est levé sur des ajouts de sucres dans un pot de miel sur trois commercialisés en France. Le faux miel est donc plus fréquent qu’on ne le pense.

La démonstration est assurée par les laboratoires de l’association des consommateurs de l’UFC Que Choisir. Une vingtaine pots de miel premiers prix vendus en supermarché ont été testés par UFC Que Choisir. Six d’entre eux contiennent plus de 10% de sirop de sucre, une fraude donc.

Le miel que beaucoup de Français pensent naturel est souvent un mélange de différentes provenances mélangées par les industriels qui commerciales ces pots qui n’ont ni la saveur ni les propriétés nutritives du vrai miel.

Fausses promos et belles arnaques : Les supermarchés mis à l’index

Faire ses courses dans un grand magasin demande de bien vérifier les prix depuis toujours, mais bien plus récemment avec les promotions qui s’affichent dans les rayons et les publicités distribuées dans les boites aux lettres. Test en caméra caché dans deux supermarchés.

Les produits vendus par lots se révèlent, d’après le test, plus chers que si l’on achetait le même produit à l’unité, pour le même nombre d’articles. Le consommateur qui achète la promotion en lot perd alors de l’argent. Les explications données par les vendeurs sont souvent hasardeuses : certains plaident la bonne foi, mais d’autres parlent d’erreur d’étiquettes.

La guerre des prix que se livrent les magasins peut rendre les promotions inintéressantes pour le client selon un expert de la grande distribution, cette démarche commerciale ne servant qu’à développer les ventes.

Légumes d’antan, retour gagnant

Crosne, panais, pâtisson, rutabaga : ces légumes aux noms curieux, longtemps laissés à l’abandon, sont de retour sur les étals de nos maraîchers, mais aussi dans la grande distribution. Tombés en désuétude peu après la Seconde Guerre mondiale au profit d’une agriculture intensive, leurs noms sont associés à des périodes de malheur ou de disette.

Pourtant, ces légumes ont désormais le vent en poupe. Ce succès ne traduit-il pas un réel besoin d’un retour à l’authentique ? Ces racines rustiques aux formes bizarres incarnent apportent une certaine diversité dans les assiettes. Les chefs étoilés sont à l’origine de cet engouement et aujourd’hui, après les marchés, la grande distribution suit la tendance.

Réalisé par Frédéric Jacovlev (2012)

Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
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Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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Afrique du Sud : le marché noir a avalé le marché blanc

Vingt ans après la disparition de l’apartheid, le consommateur sud-africain n’est plus noir ou blanc. Les différences sont largement fonction des revenus et du mode de vie, comme dans un pays «normal», ou presque.

Enfants blancs pauvres en Afrique du Sud, 2010

«Sous l’apartheid, les Blancs avaient tout et les Noirs n’avaient rien», résume Peter Langschmidt, directeur de la société de conseil Echo.

Mais les choses ont bien changé. «Le rythme de la transformation s’est accéléré considérablement ces dernières années, et le ‘marché noir’ est maintenant plus grand que le blanc pour presque toutes les catégories, sauf quelques-unes, élitistes, comme les iPhones» d’Apple.

Si les Blancs ont toujours un revenu moyen six fois plus important que les Noirs, ils ne représentent que 8% de la population du pays. Et la classe moyenne et supérieure noire qui émerge a désormais un pouvoir d’achat plus important.

Ces Noirs plus fortunés constituent ainsi 58% des clients de Woolworths, une chaîne de supermarchés assez chics qui était un attribut des banlieues blanches. Il n’étaient que 47% il y a cinq ans.

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Éthique Animale – Élevage industriel

Éthique Animale est une mini-série sur les implications éthiques de notre traitement des animaux. Réalisé par Chuck Pepin et présenté par Carl Saucier-Bouffard, professeur en éthique environnementale et animale au Collège Dawson et chercheur associé au Centre sur l’éthique animale de l’Université Oxford.

Cette troisième capsule se concentre sur les conditions des animaux d’élevages au Québec et au Canada.

Bernard Stiegler : « Infantilisation des adultes, puérilisation des enfants »

L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs. Permettez-moi un détour…

« Pavillon de la publicité » – Exposition Universelle de Paris, 1937

Le capitalisme a muté au début du vingtième siècle, avec le fordisme. Nous sommes alors sortis de l’époque productiviste du capitalisme, celle de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle qui a transformé nos vies – des chemins de fer à l’électricité alimentant l’usine et les nouvelles concentrations urbaines.

Ce capitalisme a transformé les ouvriers, les artisans, les paysans en prolétaires. Grâce aux avancées techniques, aux nouvelles machines, la productivité s’est trouvée multipliée par dix, cent, parfois par mille… Ces énormes gains de production ont assuré la prospérité de la la petite bourgeoisie intellectuelle, de la moyenne bourgeoisie des entrepreneurs et des commerçants, et de la grande bourgeoisie industrielle, de la finance et du capital.

Henri Ford invente la voiture bon marché et le consommateur Au début du siècle, de nouvelles méthodes de travail vont être expérimentées pour accroître encore la productivité. C’est d’abord le taylorisme, imaginée par l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

On cherche à organiser scientifiquement le travail, « The One Best Way », la meilleure façon de produire, le rendement maximum grâce à l’analyse des techniques de production (gestes, cadences). C’est aussi le passage du salaire à la tâche au salaire à l’heure. La méthode de Taylor prouvera son efficacité dans la sidérurgie, qu’il formalisa en 1911 dans « Les principes du management scientifique ».

C’est alors que Henri Ford, fondateur de la Ford Motor Company, apparaît. Pour produire la fameuse Ford T, il va encore perfectionner le travail à la chaîne – que Charlot met en scène dans les « Temps modernes ». En même temps, il se dit : On peut encore augmenter considérablement la productivité. Pour cela, il faut inventer une nouvelle logique de distribution et de vente.
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Global Partage

Les ressources de la planète qui s’épuisent, une crise économique qui devient une crise du système économique… Face à ce constat, des pionniers de plus en plus nombreux cherchent des pistes pour vivre mieux et de façon plus durable. C’est ainsi que l’idée du partage a fait son chemin jusqu’à devenir une petite révolution qui touche désormais toutes les activités.

L’économie collaborative basée sur l’échange entre individus sans intermédiaires est en train de façonner un autre mode de consommation et de rapport aux autres.”

Un documentaire complet qui fait le tour de nombreuses alternatives: crowfunding, covoiturage, potagers communs, fablabs, woofing, etc.

Les As du troc

Aliments, vêtements, informatique, pour Daniel, rien ne se perd, rien ne s’achète, tout s’échange. Ce chauffeur de bus, père de cinq enfants, est devenu un as du troc.

Une nouvelle façon de consommer sans rien dépenser qui, avec la crise, connaît un succès sans précédent. Ces dernières années, une dizaine de sites Internet spécialisés se sont créés en France.

Suisse : Les militaires mangeront exclusivement des produits locaux à partir de 2015

De nos jours, il est souvent moins coûteux de consommer de la viande importée que de s’adresser directement aux agriculteurs du coin… Une des raisons – parmi d’autres – tient aux normes d’élevage, dont l’application n’est pas sans conséquences sur le prix de revient des produits.

En Suisse, il en coûte ainsi 8,50 francs suisses (7 euros) pour nourrir quotidiennement un soldat. Chaque année, 63 millions sont dépensés pour les repas servis aux troupes. Et, comme l’on peut s’en douter, une partie des produits consommés sont importés pour des raisons de coûts.

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A partir d’aujourd’hui, les Terriens vivent à crédit

La population mondiale a consommé en moins de huit mois l’intégralité de ses ressources naturelles disponibles pour une année, selon l’ONG américaine Footprint Network.

La «dette écologique se creuse». Cette année, il n’aura fallu que 231 jours à la planète pour épuiser l’équivalent des ressources naturelles qu’elle peut produire en un an sans compromettre leur renouvellement.

A partir d’aujourd’hui, mardi 19 août, la population mondiale vit officiellement au dessus de ses moyens écologiques. Et doit donc finir l’année «à crédit», selon l’ONG Footprint Network, qui calcule chaque année ce «jour du dépassement».

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États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

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Chères, très chères autoroutes : le scandale

Péages qui flambent, privatisation contestée et investissements publics en rade… La gestion du réseau français fait polémique. Enquête sur un partenariat ambigu entre l’État et les grands groupes de BTP.

Cet été, c’est une certitude, il faudra payer plus cher que l’an dernier : 65 euros de péages pour un trajet Lille-Port-Leucate, 60 euros entre Lyon et Biarritz ou 68 euros pour rejoindre Saint-Raphaël depuis Paris… Ajoutez-y le stress des grands départs, les inévitables bouchons et la queue à la pompe, et vous comprendrez le ras-le-bol qui submerge les automobilistes français enfermés entre les glissières de leurs chères, très chères autoroutes…

Petits, on a tous entendu nos parents dire qu’un jour on n’aurait plus besoin de payer les autoroutes. Combien de temps cette arnaque va-t-elle encore durer ?” s’étrangle Pierre Chasseray, le porte-parole de 40 Millions d’Automobilistes, une association de conducteurs verts de rage.

Péages trop chers ! Les tarifs des sociétés autoroutières ont encore progressé de 1,14% cette année après avoir grimpé de 2,5% en 2013 et de 2,01% en 2012. Une inversion de la courbe ?

La hausse du ticket autoroutier demeure supérieure à l’inflation. Entre 2007 et 2012, les péages ont augmenté de 11%, alors que l’indice Insee des prix à la consommation n’a progressé que de 8,5%.

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Obsolescence programmée : Des produits conçus pour ne pas durer

Il fut un temps où lave-linge, aspirateurs ou autre appareil électroménager, ne tombaient que rarement en panne. On pouvait même parfois les garder toute une vie. Aujourd’hui nous devons racheter à intervalles de plus en plus rapprochés les mêmes appareils.

Derrière, il y a tout un système – l’obsolescence programmée, soit l’usure prématurée planifiée par les constructeurs. L’obsolescence programmée est-elle vraiment une réalité et comment ça marche exactement ?

Xenius Arte (Allemagne 2014)