Chocolat : La poule aux oeufs d’or

Alors que des experts annoncent une pénurie de cacao dans les dix prochaines années, la demande de ce dernier ne fait que grimper. Ce documentaire vous invite à un voyage au cœur de la production de cacao jusqu’à sa transformation dans les usines, et sa mise en vente dans les grandes surfaces.

A Pâques, les œufs, les lapins et les poules envahissent les vitrines des chocolatiers, des boulangers mais aussi des grandes surfaces. Le marché du chocolat représente plus de quatre milliards et demi d’euros en France, rapportant près de 100 milliards d’euros à travers le monde. C’est même le troisième plus gros marché au monde après le pétrole et le café !

Le processus de fabrication est complexe, de la fève au précieux chocolat. Les filières du cacao sont très secrètes, soumises à une forte concurrence, et les caméras ne sont pas toujours les bienvenues dans les usines de transformation.

Une fois commercialisé, le chocolat industriel est davantage composé de sucre et d’additifs alimentaires que de cacao. Le documentaire éclaire sur les conditions de travail des planteurs de cacao qui sont sous payés et peinent à vivre correctement. Les plantations sont toutes situées sur la ceinture équatoriale dans des pays en voie de développement. Le cacao reste l’une des rares matières premières agricoles à laquelle les paysans n’ont quasiment pas accès dans sa forme finale.

Gaël Giraud : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud, 44 ans, est directeur de recherche au CNRS et jésuite, il est membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de The Shift Project.

Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’énergie (et non le capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la croissance, selon Gaël Giraud. Économistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ?

Quel est le lien entre la croissance du PIB et la consommation d’énergie primaire ?

Quels sont d’après vous les indices d’un lien intime entre consommation d’énergie et croissance de l’économie ?

Depuis deux siècles, depuis les travaux de Smith et Ricardo, par exemple, la plupart des économistes expliquent que l’accumulation du capital est le secret de la croissance économique inédite que connaissent les sociétés occidentales, puis une partie du reste du monde. Marx était, lui aussi, convaincu de cette apparente évidence.

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La mort des centres commerciaux américains

Les centres commerciaux, emblématiques du mode de vie américains, ferment leurs portes les uns après les autres aux Etats-Unis.

Les centres commerciaux font partie intégrante du mode de vie américain depuis la naissance de la société de consommation dans les années 1950. L’Europe a suivi ce modèle 20 ans plus tard. C’est notamment leur adoption par les adolescents, porteurs du nouveau style de vie, qui a fait aux Etats-Unis leur popularité et leur succès.

Mais le temps des centres commerciaux semble aujourd’hui révolu. Ils ferment un peu partout dans le pays victimes notamment de leur incapacité à s’aligner en terme de prix et de choix sur le commerce électronique.

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Inde – Népal : « Sur les sentiers de la rencontre »

Finalement, vers où nous mène la course internationale au développement ? Est-on plus heureux ? Quelles sont les conséquences de cette poursuite sur l’homme et la nature ? A-t-elle une fin ?

Quatre mois de tournage en Inde et au Népal sur plus de 2.000 km à pied, à la découverte de l’envers de l’économie moderne mais aussi du bonheur de la simplicité.

“L’objet de ce documentaire ce n’est pas l’histoire de mon voyage, c’est le simple témoignage de ce que j’ai vu et entendu, l’opposition entre ce monde de tous les excès et cette vie simple et peut être plus heureuse. Je suis parti avec beaucoup de questions, je pense avoir trouvé quelques réponses.”

(Merci à Tilak)

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs… Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise ? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution? Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement.

E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

Près de la moitié des locataires ont des difficultés à payer leur loyer

Le budget moyen consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève à 614 euros par mois, selon le baromètre annuel de Sofinco. 63 % des locataires déclarent réduire leurs dépenses de consommation pour faire face.

Manifestation du DAL à Paris, le 12 mars 2011

Le budget logement reste écrasant pour beaucoup de Français. Selon le baromètre annuel de Sofinco, marque du Crédit Agricole Consumer Finance, le budget des Français consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève en moyenne à 614 euros par mois. Il est de 706 euros pour les propriétaires (-86 euros par rapport à 2013) contre 557 euros pour les locataires (+6 euros).
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Quand le cuir en veut à notre peau (Rediff.)

Enquête sur le cuir, utilisé pour la confection des chaussures, et sur ses filières de production. En règle générale, les consommateurs ne sont pas informés de la provenance des matières, et plus particulièrement du cuir, qui composent les chaussures qu’ils achètent.

L’analyse de différents cuirs révèle pour certains des quantités importantes de chrome VI, en proportion dangereuse pour la santé. Pour en savoir plus, dix paires de chaussures, choisies parmi les fabricants et les distributeurs les plus représentatifs en France, ont été analysées par un laboratoire pour y rechercher le taux de chrome VI.

La croissance d’abord ? « C’est la plus forte des croyances économiques. »

La croissance, l’économiste Jean Gadrey, hier « productiviste », ne l’attend plus. Il lui a dit « adieu », même. Et d’après lui, c’est tant mieux.

Fakir : Je voudrais commencer par une déclaration de François Hollande, c’était au G8 : « J’avais, au nom de la France, l’objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. Le président Obama a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques, et aussi aux marchés. Mais je dois dire que dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvait y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux, et permet d’envoyer un double message, un message de confiance et un message de croissance. Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. »
En moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incantation, l’invocation d’une puissance céleste.

JG : C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas.

Surtout, c’est se tromper sur la crise en cours, sur ses causes. Cette crise est apparue aux États-Unis, puis elle a traversé l’Atlantique, après une période de belle croissance. C’est, d’une certaine façon, une crise de croissance.

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Que trouve-t-on dans le surimi ?

La suspicion est permanente sur le contenu des assiettes en France ces derniers mois et sur le surimi, cela date de plus longtemps concernant le vrai contenu de ce bâtonnet, popularisé dans les années 90.

La France est le plus grand pays consommateur de surimi après le Japon. Chaque famille française en engloutit trois kilogrammes par an en moyenne. La production a été multipliée par sept en vingt ans

Du poisson blanc (le merlan bleu et le colin) sert de base au surimi fabriqué dans la plus grande usine française qui produit ce bâtonnet, à Chantonnay (Vendée). Cette base constitue un peu plus du tiers de sa composition, des arômes naturels sont ajoutés pour le goût de crabe, amidon, blanc d’œuf, sel, huile de colza et paprika, pour la couleur, font le reste.

Publicité, désinformation et dévastation du monde

La publicité est un métier, une technique de désinformation. Informer, c’est transmettre un message. Mais quand ce message est trompeur, il désinforme. Alors que le journalisme a en principe une fonction informative et critique, la publicité n’a qu’une fonction commerciale et apologétique.

La publicité « distrait ». C’est vrai, mais au sens profond du terme qui n’a rien d’amusant : divertir, détourner notre attention du désastreux processus de production.

La publicité est la vitrine où les marchandises se donnent en spectacle, mais elle omet systématiquement de nous montrer leurs coulisses industrielles.

Si les publicitaires nous informaient vraiment sur l’histoire de leurs produits, alors nous verrions leurs affiches se couvrir de sueur et parfois même de sang.

Leur rôle est d’occulter l’horreur productiviste derrière le confort consumériste.

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La France de la récup (Docu)

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Il y a ceux pour qui cette pratique est une action politique qui permet de lutter contre l’hyperconsommation. Pour d’autres, c’est simplement un bon moyen pour remplacer son vieux mobilier malgré un pouvoir d’achat en baisse.

Réalisé par Corinne Savoyen (France – 2012)

Ronnie Moas : « Quelqu’un à Wall Street devait parler des conséquences du capitalisme. »

Depuis la parution de son rapport sur l’éthique et la morale dans la finance, l’analyste de Wall Street Ronnie Moas a été propulsé sur la scène médiatique américaine. En mettant sur la liste noire de son agence Standpoint Research des firmes comme Amazon ou Apple, pour des raisons éthiques, Moas ne s’est pas fait que des alliés parmi les traders et les gestionnaires de fonds.

Quelle est l’activité de Standpoint Research, la firme que vous avez créée ?

Standpoint Research est un centre de recherche financière indépendant : nous n’avons pas de conflit d’intérêts, nous donnons des conseils sur la bourse, principalement à des fonds spéculatifs et des fonds communs de placement. J’ai aussi quelques clients individuels. Les idées sont générées par un modèle informatique à 125 variables que j’ai développé pendant cinq ans. Je le lance toutes les semaines et il génère des idées, pour moi. Ensuite, j’applique des données sur les fondamentaux et des analyses personnelles avant d’arriver à une véritable recommandation.

Typiquement, une recommandation prend la forme d’un rapport de 10, 15 ou 20 pages. Je ne peux donc pas vous recommander un nom comme cela, tout de suite, parce que j’ai besoin de mon modèle informatique tout comme je dois beaucoup travailler le résultat qu’il me donne.

Pendant ces six dernières années, j’ai donné plus de 400 recommandations et il n’y a pas une seule firme à Wall Street qui a été capable d’être aussi précise que moi. Ma précision n’a pas d’égal dans le métier.

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Comparer, négocier, «couponner» comment payer moins cher

Minés par la crise, des millions de Français se lancent chaque jour dans une quête effrénée de la bonne affaire. Dans l’espoir d’améliorer un pouvoir d’achat en berne, ils évaluent les prix, négocient et compilent les bons de réduction.

Internet a fait sauter les derniers tabous. Des sites spécialisés permettent de se renseigner sur les prix, de comparer les offres des enseignes en quelques clics. La pratique, autrefois réservée aux radins, touche désormais le grand public : 40% des consommateurs français déclarent discuter les prix régulièrement. Mais le chemin de la ristourne est souvent semé d’embûches et d’arnaques en tous genres.

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Crèmes anti-âge : Coup de jeune ou coup de bluff ?

En France, une femme sur deux utilise quotidiennement une crème de jour et quinze millions d’entre elles utilisent une crème de beauté anti-âge. Le marché de ce type de produits cosmétiques, qui cible aujourd’hui les femmes comme les hommes, représente dix milliards d’euros par an.

Concurrentiel et secret, ce secteur commercial ne cesse d’évoluer. Ce documentaire plonge le téléspectateur au cœur des préoccupations de consommateurs soucieux de préserver l’image de la jeunesse, et pousse également les portes d’une industrie prospère, qui tient pourtant à garder ses formules et ses stratégies bien cachées.

L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

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Cartes de fidélité : Fidèle un jour, fiché toujours

En quelques années, les cartes de fidélité ont envahi les porte-monnaie des consommateurs. Neuf Français sur dix en possèdent. Au moyen de bons, de cadeaux bien ciblés ou de crédits, les chaînes de la grande distribution récompensent leurs meilleurs clients, les incitent à revenir et en attirent de nouveaux.

Les sociétés qui gèrent ces programmes de fidélité font recette en scrutant les habitudes de consommation des ménages et en constituant d’énormes bases de données informatiques. Au bout de la chaîne, des acheteurs plus ou moins consentants, parfois entraînés dans la spirale du surendettement. Enquête dans l’univers de la fidélité programmée.

Guerre des prix : Les hypermarchés contre-attaquent !

Dans un contexte où le niveau de vie des français ne cesse de baisser, les hypermarchés doivent faire face à des consommateurs toujours plus avides de bonnes affaires.

Or, aujourd’hui, les opportunités ne manquent pas de payer moins cher, dans les magasins de hard discount, les destockeurs et surtout sur Internet, où il est désormais possible de faire les courses de chez soi à moindre coût.

Face à une telle concurrence, les hypermarchés ont décidé de contre-attaquer avec un seul objectif : massacrer les prix ! Pour y parvenir, les «hypers» utilisent des méthodes secrètes et insoupçonnées.

Partie 1:

Partie 2:
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Le citoyen français est-il un produit à code-barre ?

Le moral de la population du pays inventeur des droits de l’homme n’est pas au plus haut. Ce constat, déjà un peu ancien, n’est pas sans conséquences: la France est en tête du nombre de suicides comme de la consommation d’anxiolytiques et autres antidépresseurs. L’économie est morose, les problèmes sociaux croissants, l’ambiance générale plutôt sombre. Mais pourquoi donc ?

vivre sans argent

La France est capable du pire comme du meilleur. Ce pays aime s’emballer, vibrer autour de grands événements. Les Français savent qu’ils représentent quelque chose dans le monde, de par leur histoire et leur place dans le concert des nations : de la révolution de 1789 en passant par la Commune, la première et la seconde guerre mondiale, la création de l’ONU, leur rôle durant la guerre froide, l’agriculture, le rayonnement culturel… De nombreux éléments soulignent le caractère unique de ce pays. Et de ses habitants.

Jusqu’à la fin des années 90, les acquis français ont suffit à maintenir un ensemble social et économique cohérent, à laisser entendre à la population que le projet national continuait à se déployer. Chacun pouvait encore, même sans avoir fait de grandes études, travailler, partir en vacances, acheter un bien, faire des économies. Et rêver un avenir meilleur. Mais à cette époque, la fin des années 90, le projet national a changé de tournure, et s’est focalisé sur un mot: l’Europe.

Il fallait, à cette époque pas si lointaine, participer à un mouvement de fond, celui de la mondialisation de l’économie, et empêcher la marginalisation (politique et surtout économique selon les promoteurs de cette logique) du pays. Il fallait se souder au niveau du vieux continent, se hisser à un niveau supérieur, et l’effort collectif allait permettre de faire face à ce défi.

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