Déco, maison : Le luxe à prix cassés

Frigos design pas chers : les nouveaux rois de l’électroménager

Modèles à double porte, en inox, dotés d’un distributeur d’eau fraîche et de glaçons ou encore connectés à Internet, ces réfrigérateurs sont désormais moins coûteux qu’il y a quelques années. Des fabricants arrivent sur le marché et cassent les prix d’appareils dernière génération.

Meubles tendance à prix discount : bonne affaire ou faux bon plan ?

Différents sites Internet proposent désormais de s’offrir à un prix défiant toute concurrence du mobilier à la mode. Des entrepreneurs osent s’aventurer sur la Toile et sont prêts à tout pour réaliser quelque profit, quitte à frôler les limites de la légalité…

Chine : L’urbanisme et l’émergence du modèle « intégrationniste »

Ces dernières années, des critiques radicales ont été formulées en Chine à l’encontre du modèle urbain dominant dit « développementaliste ». Pour l’urbanisme chinois, enjoint à se reformuler dans un contexte d’urbanisation croissante, l’émergence d’un modèle « intégrationniste » apparaît comme une opportunité de se redéfinir.

Depuis sa refondation à la fin de la période maoïste, il y a un peu plus de trente ans, l’urbanisme en Chine, celui dit du « Troisième Printemps » (Leaf et Li 2006), n’a eu de cesse de chercher sa place dans le contexte de bouleversements sociaux, économiques et culturels.

La Chine n’est urbanisée qu’à un peu plus de 50 % et elle continuera donc de connaître une forte croissance urbaine pendant de nombreuses années encore. Dans ce contexte, le gouvernement chinois continue d’associer l’urbanisation à un projet de société moderne dont il entend être le principal porteur.

Il s’est rapidement tourné vers des modèles urbanistiques, essentiellement d’obédience fonctionnaliste, capables de répondre aux exigences du modèle de développement économique, aujourd’hui remis en question, porté par un régime fort.
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Europe : L’horreur des déchets plastiques drainés par le Danube jusqu’à la Mer Noire

Le plus puissant fleuve d’Europe, le Danube, rejette au moins 1.500 tonnes de débris plastique dans la mer Noire chaque année. C’est ce que révèle une équipe de scientifiques autrichiens après deux ans d’échantillonnage intensif.

La plupart des débris plastiques rejetés dans le fleuve, soit environ 80 %, proviennent de sources industrielles qui fabriquent une multitude d’objets de consommation courante tel que des brosses à dents ou encore des jouets pour enfants, rappelle Aaron Lechner, chercheur à l’Université de Vienne, qui a fait équipe avec d’autres scientifiques pour s’attaquer au problème. “Il serait pourtant facile pour ces producteurs de contrôler ces déchets avant leur diffusion dans le fleuve” dit Lechner.

Même si seulement 0,01 pour cent des matériaux plastiques de production s’échappent dans l’environnement, ils finissent par créé une énorme quantité de déchets plastiques qui vont persister à le polluer pendant des milliers d’années. Ces déchets seront encore présents dans la nature les 100.000 prochaines années, rappelle-t-il, plaidant pour une réglementation urgente et beaucoup plus stricte de l’activité plastique en Europe.

Les recherches de cette équipe pour cette nouvelle étude ont été soigneusement planifié et exécuté entre 2010 et 2012. Les chercheurs ont analysé plus d’un millions de gallons d’eau du fleuve Danube à travers leurs écrans d’ordinateur après les avoir filtré via des filets à mailles fines pour tenter de quantifier et de trier la pollution plastique du fleuve.
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Centres commerciaux, la grande illusion

En France, les centres commerciaux s’étalent sur plus de 16 millions de mètres carrés, un record en Europe occidentale. Trois milliards de visiteurs s’y pressent chaque année pour effectuer toutes sortes d’achats.

Les promoteurs immobiliers rivalisent d’imagination pour en faire des espaces toujours plus attractifs. Cinquante nouveaux centres sont actuellement en construction.

Mais la consommation ne suit pas toujours ce rythme effréné. Ces quinze dernières années, elle n’a augmenté que de 36% alors que le parc des surfaces commerciales a progressé de 60%. Résultat : des friches apparaissent un peu partout en France. Les élus sont inquiets.

Réalisé par Elisabeth Bonnet et Adrien Pinon (France 5 – 05/05/2015)

Recyclage, les points noirs du business vert

Avec 870 millions de tonnes de déchets par an dans l’Hexagone, le recyclage est devenu un enjeu majeur. En donnant une seconde vie aux poubelles, le procédé doit permettre de lutter contre la pollution et de préserver les ressources naturelles du territoire.

Mais ce nouveau business, qui représentait neuf milliards d’euros en 2013, connaît ratés et scandales.

Contrairement aux bouteilles en verre ou aux boîtes de conserve, massivement recyclées, les emballages en plastique finissent pour la plupart à la décharge ou sont incinérés. Se pose également le problème des déchets électroniques, qui se multiplient et regorgent de substances toxiques.

Réalisé par Lisa Fanjeaux (France 5 28/04/2015)

Peut-on vivre sans consommer de l’animal ?

Bien que notre survie alimentaire ne soit pas en jeu, nous continuons à surconsommer de la viande. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, dans le monde, 60 milliards d’animaux sont tués pour notre consommation. Soit 280 milliards de kilos, contre 44 milliards en 1950.

Une hausse constante, malgré les mises en garde des écologistes. En ligne de mire, des conditions d’élevage industriel très contestées. Parfois sans même nous en rendre compte, nous avons quotidiennement recours à des produits dont les composants sont d’origine animale.

Sommes-nous face à une catastrophe écologique pour la planète ? Qu’en est-il du recyclage des déchets issus de l’élevage des animaux ? Un journaliste a tenté l’expérience de se passer de produits d’origine animale pendant quarante-cinq jours, afin de savoir s’il est vraiment possible de changer de mode de vie.

TVA collectée, TVA déductible : qui paye réellement ?

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation, inventé en France en 1954. Avant ce système, toutes les entreprises qui concouraient à la production et à la distribution d’un produit ou d’un service étaient taxées. Ainsi, le prix de vente final dépendait du nombre d’intermédiaires, car ces derniers répercutaient la taxe qu’ils payaient sur leur prix de vente : donc plus il y avait d’intermédiaires, plus le prix de vente final était élevé.

Avec la TVA, peu importe le nombre d’intermédiaires, le consommateur final paie la même taxe soit en général 20% du prix de vente HT d’un produit. Celui-ci ne la paie pas directement à l’État, mais à l’entreprise à laquelle il achète un produit. Ce sont ensuite chacune des entreprises qui ont participé à l’élaboration du produit qui reversent à l’état une partie de cette taxe mais cela ne leur coûte rien.

Cette taxe s’appelle taxe sur la valeur ajoutée car la valeur ajoutée est la valeur économique apportée par l’activité de l’entreprise. Par exemple, le fabricant qui a acheté 10€HT de fils pour en faire une chemise qu’il a vendue 70€HT a apporté à ces fils une valeur ajoutée de 60€. 20% de cette valeur ajoutée correspondent bien aux 12€ de TVA reversés à l’Etat par le fabricant.

Survivre au progrès : Consumés par la consommation

Survivre au progrès est un film documentaire québécois. Inspiré du livre “Brève Histoire du progrès” de Ronald Wright, il pose le diagnostic suivant: la pression incessante en faveur d’une croissance effrénée de la consommation risque d’entraîner la planète dans l’abîme.

Mathieu Roy et Harold Crooks (scénariste et réalisateur du documentaire The Corporation) ont mis six ans et demi à le réaliser.

« Durant le tournage du film, je me disais que, si les gens savaient vraiment ce qui s’est passé aux États-Unis durant la crise, ils sortiraient dans la rue. »

Le réalisateur était invité de “Tout le monde en parle” (émission canadienne) afin de promouvoir son documentaire donnant la parole à de nombreux militants, spécialistes et désabusés du système capitaliste tel qu’il apparaît actuellement.

Le défi est aussi de mettre le holà à la surconsommation

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Magasins : Vols à tous les étages

En 2007, en France, la fauche dans les magasins a atteint plus de quatre milliards d’euros. Un phénomène en progression qui coûte en moyenne 205 euros par foyer. Les délinquants chevronnés ne représentent qu’une faible partie des voleurs à l’étalage. Le plus souvent ce sont des citoyens ordinaires qui commettent les larcins.

Ces dernières années, la pratique s’est largement banalisée, poussant les magasins, notamment les hypermarchés, a une surenchère technologique onéreuse. Le montant moyen des vols n’excèdent pas quelques dizaines d’euros, mais c’est leur multiplication qui finissent à coûter cher. Pour avoir oublié un peu vite que le vol à l’étalage est un délit à part entière, des clients indélicats se retrouvent parfois plongés dans un engrenage judiciaire, aux conséquences douloureuses.

Durant deux mois, une équipe d’Envoyé spécial s’est intéressée à ces profils surprenants de petits et grands voleurs. Nous avons également accompagné des policiers qui luttent contre ces délinquants d’un genre particulier.


Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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Les jus de fruits industriels sont-ils vraiment des jus ?

Du jus d’orange classique au kiwi du Lot-et-Garonne, en passant par la banane, le litchi ou la mangue, les choix ne manquent pas quand il s’agit de boire des jus ou nectars de fruits. En 2013, les Français en ont d’ailleurs consommés 1,5 milliards de litres.

Beaucoup de marques mettent ainsi en avant leur teneur en fruits, leur apport en vitamines, mais qu’en est-il vraiment?

Des supermarchés en circuit court

À l’heure du réchauffement climatique, limiter l’empreinte carbone de nos aliments est aussi une priorité. FUTURE part découvrir ces supermarchés qui renouent avec les circuits courts, pour le plus grand plaisir des producteurs et des fins gourmets !

Arte Future Mag 18/04/2015

Cuba : Comment survécut le pays sans pétrole en 1990 [Rediff.]

L’humanité n’a jamais fait l’expérience de la pénurie totale de pétrole. Il n’existe qu’un précédent, à l’échelle d’un petit pays isolé : Cuba. Après l’effondrement de l’Union soviétique, ce pays a en effet connu une pénurie de pétrole comparable à celle qui frappera inévitablement le monde entier à moins qu’on ne la prévienne par des changements immédiats et radicaux dans les habitudes de consommation de l’énergie.

Le peuple cubain a su faire preuve d’une solidarité exemplaire qui l’a rendu capable, entre autres exploits, de transformer complètement son agriculture en une dizaine d’années. Les tracteurs et les fertilisants russes avaient en effet permis à Cuba, dans le cadre de sa révolution verte, de se doter d’une agriculture plus industrialisée encore que celle des États-Unis, produisant de grandes quantités de sucre destiné l’exportation et important une forte proportion de sa nourriture, 50% de son riz par exemple.

Aujourd’hui, le pays est auto-suffisant et après avoir redécouvert les vertus de la petite ferme privée et celle du jardinage urbain, il exporte des spécialistes de l’agriculture biologique dans le reste de l’Amérique latine.


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Ikéa : Recettes suédoises

Des allées des magasins, fréquentées chaque année par 700 millions de clients dans 47 pays, aux studios de design basés dans le sud de la Suède où sont conçues les nouveautés, en passant par l’élaboration du catalogue annuel distribué à 220 millions d’exemplaires : plongée dans les coulisses du numéro 1 mondial du meuble.

Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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La boîte de conserve à toutes les sauces

Avec une moyenne de 50 kilos par personne et par an, les Français sont les plus gros consommateurs de conserves alimentaires en Europe. Inventée il y a deux cents ans, la boîte de conserve a révolutionné notre alimentation. Saine et pratique, une image de malbouffe lui est pourtant associée.

Cette enquête se penche sur le contenu (des haricots cueillis et mis en boîte en quelques heures seulement, des sardines nettoyées et emboîtées à la main) et le contenant : en verre avec la tradition des bocaux maison, mais aussi en carton pour la version écologique.

Le grand méchant sac (Màj vidéo)

Addendum du 07/04/2015 : Est-ce bientôt la fin des sacs plastiques à usage unique ?

En décembre, l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi sur la transition énergétique. Parmi les grands coupables, le sac plastique qui dépanne le consommateur lorsqu’il fait ses courses. Selon les chiffres du gouvernement, 5 milliards de sacs plastiques sont encore distribués aux caisses des magasins, ainsi que 12 milliards dits “fruits et légumes”.

Un amendement voté le 25 juin 2014 prévoit d’interdire les sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016. 10 mois pour se débarrasser d’un produit installé dans notre quotidien, dans nos habitudes depuis près de 60 ans.

Qu’est-ce qui va succéder à ce bon vieux sac ? Peut-on fabriquer des sacs biodégradables à base de matière organique ? Sont-ils vraiment écolos ? Enquête sur la trace des alternatives au sac plastique.

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Consommer à crédit en France et aux États-Unis

Comparant France et États-Unis, Gunnar Trumbull montre que le développement du marché du crédit à la consommation s’explique par des coalitions d’intérêts différentes qui ont influencé les politiques du crédit de manières opposées.

Ces dernières années, les travaux sur le crédit et l’endettement des ménages ont le vent en poupe notamment depuis la crise des subprimes qui a déclenché la crise financière en 2007-2008. Bien que le cas américain soit plus largement analysé dans la littérature, l’intérêt des chercheurs porte aussi sur d’autres pays d’Europe et d’Asie confrontés au problème du surendettement.

En effet, au cours du XXe siècle le crédit a de moins en moins fait l’objet de désapprobation morale dans les pays industrialisés occidentaux, et depuis les années 1970, des changements institutionnels majeurs ont transformé le cadre légal du surendettement pour faciliter les procédures de faillite personnelle.

Pourtant, en France il a fallu plus d’une décennie pour que les législateurs s’accordent, en 2003, sur les procédures de faillite personnelle qui autorisent l’annulation de la dette et donnent droit à un nouveau départ, comme le stipule la loi américaine depuis 1978. Cette différence de réglementation ne s’explique pas forcément par l’écart du nombre de ménages endettés. Pour comprendre cette différence, il importe de revenir sur le rôle que joue le crédit dans le système économique et dans le modèle de société des deux pays.
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« La position du Royaume-Uni est-elle si enviable ? »

En apparence, le pays va bien, porté par le rebond de la croissance et le recul du chômage sous la barre des 6%. Mais la réalité est tout autre : c’est l’endettement des ménages, le recul du taux d’épargne et un déficit public très élevé qui soutiennent cette croissance alors que les forces structurelles du pays n’ont cessé de décliner estime Jean-Luc Buchalet, PDG de Pythagore Consult et membre du Cercle des analystes indépendants.

Les bonnes performances réalisées par l’économie britannique poussent un certain nombre d’observateurs à extrapoler cette croissance pour les années à venir. Durement frappée pendant la crise entre 2008 et 2012, la Grande Bretagne a depuis renoué avec une croissance forte de 2.6% en 2014, la plus forte des pays du G7. Ce retour vers une croissance soutenue a été récemment salué par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le taux de chômage est repassé sous la barre des 6% de la population active, rapprochant inexorablement le pays du plein emploi. Ces bons chiffres ne cachent-ils pas une situation beaucoup moins favorable qu’il n’y parait a priori ?

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L’aliment moche fait le beau

Après les fruits et légumes « Gueules cassées », la marque antigaspillage élargit sa gamme. Une success-story au marketing léché, qui invente une nouvelle manière de consommer.

Il y avait déjà des pommes et toute une ribambelle d’autres fruits et légumes. Il y aura bientôt, dans les hypermarchés, des camemberts, saucisses et corn-flakes étiquetés Gueules cassées, biscornus mais hautement séduisants pour leurs prix réduits et qualités de goût.

L’opération de financement participatif lancée par le biais de la plate-forme KissKissBankBank a fonctionné à plein. Près de 33.000 euros viennent d’être récoltés auprès des internautes pour lancer ces nouveaux produits « Moins jolis mais exquis », et assurer la promotion de la première marque antigaspillage française. Si tant est que cela soit encore nécessaire.

Car, en à peine un an, Les Gueules cassées ont acquis une notoriété impressionnante et commencé de révolutionner l’offre alimentaire en France. Ramenant en rayons des tonnes de denrées, jusque-là jetées pour non-conformité à la norme esthétique, elles ont bouleversé les habitudes des producteurs, des distributeurs, des clients, conquis 1.500 points de vente, inventé rien moins qu’une nouvelle manière de consommer « antigaspi » et anticrise.

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Autrement (avec des légumes)


Et si nous consommions autrement. C’est la démarche des groupes d’achats solidaires, les CSA, qui sont en pleine expansion et auxquels la réalisatrice Anne Closset consacre ce documentaire.

Il y a un énorme fossé qui s’est creusé ces dernières décennies entre le consommateur et le monde agricole. Et parallèlement à cela, la qualité de notre alimentation s’est fortement dégradée, ce qui a des conséquences sur notre santé et celle de notre planète.

D’un côté le mangeur moderne est face à l’obsédante question du “Que choisir ?”. De l’autre l’agriculteur est confronté à des difficultés qui le démotivent et mettent en danger sa propre subsistance : “Vers quelles solutions aller ?”

Au travers de ce film, la réalisatrice souhaite placer le citoyen, le mangeur en bout de chaîne, au centre du débat. Le consommateur n’a-t-il pas un rôle à jouer dans ce système ?

Merci à Pierre ainsi qu’à Blueman et son remarquable blog

Dans les coulisses des livraisons de colis

Les consommateurs achètent de plus en plus sur Internet. Mais les problèmes de livraison s’accumulent avec les colis. Cassés, perdus, en retard, les produits réservent souvent de mauvaises surprises, lorsqu’ils arrivent à destination. Comment sont-ils acheminés jusqu’au domicile de l’acheteur ?
En dépit de ces ratés, le secteur est en pleine expansion. Combien ces livraisons coûtent-elles réellement ? Certaines entreprises parviennent à envoyer des colis toujours plus vite et toujours moins cher. Comment procèdent-elles et quelles sont les limites de ce service ? Une équipe a enquêté dans les coulisses de ce marché.

Les Mulliez : La famille en or de la grande distribution

Chaque semaine quelque six millions de Français font leurs achats dans les supermarchés Auchan. L’enseigne est la propriété de la famille Mulliez qui a bâti, en soixante ans, un véritable empire dans la distribution.

Outre Phildar, créé en 1943, Saint-Maclou, Kiabi, Décathlon, Midas, Leroy Merlin, ou encore Norauto font partie de la quarantaine de marques qui composent la galaxie Mulliez. Ces entreprises rapportent 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, en France, et 90 milliards d’euros dans le monde.

Durant plusieurs mois, un journaliste a tenté d’enquêter sur cette famille originaire de Roubaix, et qui fait de la discrétion un véritable mode de vie.

Partie 1:

Partie 2:
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Voyage au bout de la viande

Il aura fallu un périple de 7.000 kilomètres à travers l’Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants.

Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d’usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire.

La traçabilité devient impossible lorsqu’un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.

Un pack de viande hachée peut ainsi résulter du découpage de cent cinquante porcs et soixante bœufs originaires de huit pays distincts !

Les réalisateurs ont remonté une filière européenne pour comprendre le mécanisme qui a débouché en 2013 sur le scandale de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Une enquête à rebondissements dans laquelle interviennent des journalistes d’investigation et des lanceurs d’alerte connus pour avoir dénoncé des manipulations et trafics en tous genres.

Réalisé par Jenny Roller-Spoo et Jens Niehuss (Allemagne 2015)

Didier Barthès / Denis Garnier : « Environnement et pression démographique »

Conférence donnée par l’association “Démographie Responsable” au salon écologiste “Primevère” de Lyon, le 22 février dernier. L’état d’urgence démographique y est clairement proclamé – avec chiffres incontestables à l’appui – et situé au premier rang des préoccupations écologiques.

Y est par ailleurs évoqué le risque de dérive que contient l’idée trop souvent sommaire de décroissance, consistant à régresser pour vivre plus nombreux, ce qui conduirait la société à une indigence généralisée.

L’influence de la démographie sur l’environnement peut être appréciée à l’aide des concepts d’empreinte écologique et de biocapacité. Cette dernière étant, in fine, reliée à la densité de population.

Partie 1:

Partie 2:
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Japon : Réduire les heures supplémentaires pour relancer la consommation

Le gouvernement de la péninsule nippone met en avant l’argument social pour pousser les salariés japonais à ne pas rester trop longtemps au bureau. Mais il espère également “rendre la croissance durable” avec cette mesure.

Une trop grande présence au travail, au détriment de la vie familiale et sociale. Alors que les salariés japonais ont la fâcheuse habitude de s’éterniser au bureau, le Premier ministre Shinzo Abe veut changer les choses. Le gouvernement va ainsi demander dès cet été aux fonctionnaires d’État d’avancer leur heure d’arrivée et de se sauver vite le soir. Lors d’un point presse vendredi 27 mars, le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga explique cette décision :

“Nous aimerions inciter les gens à modifier leurs habitudes” afin qu’ils “commencent à travailler tôt le matin et puissent passer leurs soirées avec leur famille et amis”.

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Portugal : L’après-Troïka

Depuis près d’un an, Lisbonne est sorti du plan d’aide européen. Pourtant, le gouvernement de droite applique toujours un programme d’austérité et les taux d’imposition ne cessent d’augmenter. Conséquence, l’économie parallèle se développe.

Malgré l’annonce du gouvernement de lutter contre la fraude fiscale, les scandales se multiplient au plus haut niveau. Dernier en date, l’accusation de fraude qui vise l’ancien Premier ministre José Socrates.

La Macdictature de la Routine vue par… Taco Bell

Un clip qui fait le buzz sur les réseaux sociaux américains s’attaque de plein front à l’empire McDonald’s. La multinationale du « burger rapide » est dépeinte, par un concurrent, comme une dictature où le choix n’existerait pas.

Il est de moins en moins rare qu’une publicité s’empare des codes de l’indignation ou du militantisme pour vendre ses produits. Quand cette technique s’attaque à une multinationale comme McDonald’s, le résultat ne laisse personne indifférent.

Ainsi, Taco Bell vient de publier un clip publicitaire qui offre un portrait peu enviable du fameux fast-food au clown le plus connu dans le monde. Sur fond iconographique de « 1984 » d’Orwell, la multinationale est décrite comme une dictature où la nouveauté n’existerait pas. Tout y est terne, la liberté du consommateur n’y existe plus. La population vouerait un culte au « burger » et à ses pourvoyeurs.

C’est encore un matin parfait dans la République de la Routine, où le bonheur consiste à manger le même petit-déjeuner.” scande une propagande publicitaire dans un vieux téléviseur. Nous voilà plongés dans un régime autoritaire où un curieux clown vendeur d’hamburgers est aux pouvoirs. Deux jeunes vont prendre la fuite alors qu’ils sont forcés par l’armée à consommer le même petit-déjeuner jour après jour.
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Annie Bussière : La crise du symbolique et la nouvelle économie psychique

La question du patrimoine engage celle du Père et de la transmission symbolique. Or, il se trouve que, de nos jours, la figure du Père est fortement contestée.D’où les questions : le Père assure-t-il encore la Transmission ? Si oui, que transmet-il ?

En passant de l’économie industrielle du XIXè siècle à l’économie financière du néolibéralisme, nous sommes passés d’une économie de la névrose, bâtie sur le refoulement, à une économie de la perversion fondée sur la jouissance.

L’économie industrielle s’achève en août 1971 avec la fin de l’étalon or et l’auto-régulation du Marché. Simultanément, on constate au niveau sociétal un effacement de l’étalon phallus – cette instance symbolique qui régule le manque et permet la subjectivation de l’individu – dont le déclin, il convient de le dire, s’est amorcé au siècle des Lumières ; l’individu doit désormais s’auto-réguler en dehors de toute référence symbolique, ce qui génère une nouvelles économie psychique donnant libre cours à la jouissance aux dépens du désir. On constate que les mêmes mécanismes sont à l’œuvre dans l’économie financière et dans la nouvelle économie psychique, soit le déni du réel au profit du virtuel et de l’imaginaire.

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L’entreprise et les femmes

Ce film nous plonge au cœur d’une formation au sein du groupe Auchan qui doit permettre aux femmes d’accéder à des postes à responsabilité, postes qui leurs sont encore trop souvent inaccessibles.

Isabelle Bonnet-Murray, la réalisatrice, a suivi pendant 9 mois un groupe de femmes qui ont participé à cette formation. Entre vie privée, vie professionnelle, machisme, préjugés et autocensure, le chemin est long pour réaliser ses ambitions quand on est une femme.

La sécurité alimentaire

Chaque jour, des produits de consommation courante sont retirés en urgence des rayons par les autorités sanitaires, qui les jugent suspects ou dangereux à la consommation. Des alertes sont lancées quotidiennement à l’échelle européenne. Et les aliments bio ne sont pas épargnés par ces scandales, comme l’a montré l’affaire des graines germées en Allemagne, contaminées par l’escherichia coli.

En cause bien souvent, l’importation de composants produits dans des pays où les contrôles s’avèrent difficiles, et où les normes européennes ne s’appliquent pas, comme en Chine. Enquête sur les filières d’approvisionnement de l’industrie agroalimentaire, en compagnie d’experts qui veillent à la sécurité des consommateurs, surpris de trouver du colorant industriel dans certains antibiotiques et des salmonelles dans la charcuterie.

Chine : Mauvaises nouvelles économiques en série

Après des chiffres moroses de croissance et le creusement du déficit budgétaire pour relancer l’activité, la production industrielle, les ventes au détail et les investissements en capital fixe chinois chutent brutalement. Les yeux sont tournés vers la banque centrale qui devrait à nouveau baisser ses taux d’intérêt.

Les jours se suivent et les mauvaises nouvelles économiques s’amoncellent pour Pékin. Et les statistiques publiées mardi 10 mars marquent particulièrement ce refroidissement de l’activité. Selon les chiffres officiels, la production industrielle a ralenti brutalement en janvier et février, enregistrant son plus bas taux de progression depuis six ans.

La production industrielle a grimpé de 6,8%, sur janvier et février cumulés, par rapport à la période comparable de 2014, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). C’est très en-deçà de la hausse de 7,9% sur un an constatée en décembre, et c’est sa plus faible progression depuis décembre 2008.

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Les magasins de déstockage alimentaire, nouveau hard discount

Des produits alimentaires à prix cassés, voilà ce que proposent les magasins de déstockage. Ici, les produits sont vendus de 30 à 50% moins chers que ceux vendus dans les supermarchés traditionnels.

Ils sont aussi moins coûteux que ceux de leurs concurrents directs, les hard discounters.

États-Unis : Le nouvel or noir

Lorsque les États-Unis sont touchés de plein fouet par la crise en 2008, d’aucuns prédisent un avenir sombre à long terme pour le pays. Mais dans une économie alors balbutiante, la découverte d’une réserve de pétrole couplé aux progrès techniques afin d’extraire l’or noir va se révéler salvateur pour l’économie Américaine. 

Les États-Unis produisent aujourd’hui 8.5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui en fait le troisième producteur au niveau mondial. Clé de la reprise économique? Certainement, et l’appétit insatiable de l’ogre aux billets verts lui fera peut-être détrôner les Russes et les Saoudiens à l’horizon 2020.

Sur fond de crise environnementale et sociale, le reportage revient sur ce qui constitue un nouvel eldorado pour les uns et le début d’une désillusion pour les autres.

L’Amérique se relève, la consommation reprend « normalement » au pays de l’Oncle Sam. Ce nouveau miracle économique vient du Nord et plus précisément de l’état du Dakota où un important gisement pétrolier fut découvert et immédiatement exploité.
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Vente directe : Du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français. Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Big Data is algorithming you

Nouveau champ de domination et de commercialisation du monde, la collecte d’informations numériques via des algorithmes reste largement impensée. Sans doute en raison de la complexité du sujet. Tentative d’éclaircissement, avec Antoinette Rouvroy, chercheuse et spécialiste de la « gouvernementalité algorithmique ».

Je donne, tu donnes, il/elle donne… nos données. Les data sont le nouvel or noir que se disputent gouvernements et géants du numérique. Parfois, les premiers se servent même tout simplement chez les seconds, comme l’a montré l’existence du programme Prism, l’une des nombreuses révélations d’Edward Snowden – l’ancien sous-traitant de la toute-puissance National Security Agency (NSA) américaine.

Par une tentative de retournement culotté de la situation, les artisans de la surveillance de masse et de la présomption de culpabilité tentent de se dédouaner en pointant la collecte tentaculaire opérée par Google, Facebook et consorts. Leur argument : vous – population – filez bien plus à des entreprises privées ! Lesquelles répondent que pas du tout… Un cercle sans fin.

Ces enfumages et faux débats empêchent de penser la transformation de nos vies en données, en signaux infrapersonnels qui ne font sens qu’agrégés et moulinés par millions. En naît un pouvoir d’un genre nouveau, la « gouvernementalité algorithmique », explique la chercheuse belge Antoinette Rouvroy (1).
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Vente directe, du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français.

Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Réalisé par Laurence Wycke (Février 2015)