De plus en plus de retraités contraints de vendre leur logement

C’est une tendance croissante constatée par les agents immobiliers. De plus en plus de retraités vendent leur logement. Pourquoi? Parce que les frais d’entretien deviennent ingérables et parce qu’ils veulent retrouver du pouvoir d’achat.

Selon les conclusions à venir du Conseil d’orientation des retraites. La situation des seniors ne va pas s’arranger.

Retraite : Quelles garanties ?

Que cela nous plaise ou non, nous vieillissons tous. Il y a autant de manières d’envisager sa retraite que de futurs retraités. Même il est une question qui taraude presque tout le monde : ma retraite est-elle garantie et me permettra-t-elle de vivre décemment ?

Gros titres dans les médias, analyses et scénarios catastrophe des experts financiers, mise en garde des politiques : le spectre d’une vieillesse précaire est sans cesse agité. Évidemment, il est impossible de nier l’évolution démographique: dans à peine 40 ans, un Français sur quatre aura plus de 65 ans. En Allemagne, un sur trois.

Faut-il pour autant en conclure que le principe de régime de retraite solidaire est menacé ? Ne s’agirait-il pas d’un épouvantail brandi par le secteur de la finance pour conclure des affaires lucratives ?

Rencontre avec le président du Conseil d’orientation des retraites sur les défis à relever et les solutions à apporter au système de retraite à la française.

Retraites : les parents contre les enfants

Pour que les parents puissent prendre leur retraite à 60 ans, les enfants devront cotiser toujours plus.

Source : Le Figaro (cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

Il ne faudra pas s’attendre au Grand Soir pour notre système de retraites.

Nicolas Sarkozy se veut le garant de notre modèle par répartition, il l’a promis lors de son passage sur TF1.

De l’autre côté, Martine Aubry, qui semblait récemment favorable à l’allongement de la durée de cotisations, s’est vite rétractée. Le départ à la retraite à 60 ans est un acquis, la gauche ne reviendra pas dessus.

Les actifs peuvent donc travailler tranquilles, nos élus veillent au grain pour garantir une belle retraite à tous, nous assurent-ils.

Mais, voilà, la réalité est toute autre et, encore une fois, les Français préfèrent la politique à la logique économique. Réclamer le maintien du départ à la retraite à 60 ans impose aux jeunes générations de débourser plus, pour que les retraités en profitent plus longtemps. Est-ce ça, la solidarité intergénérationnelle?

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De l’égoïsme des baby-boomers sur les retraites

Génération gâtée, les “baby-boomers” ont tout eu hier mais ne veulent rien céder aujourd’hui : l’universitaire Bruno Palier ne comprend pas l’égoïsme des 58-65 ans à l’heure de la réforme des retraites.

Pour le chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le gouvernement a tort de préserver “la classe la plus riche de France” dans la réforme des retraites, dont le président Nicolas Sarkozy a fait sa priorité de 2010.

Je pense qu’il y a une injustice profonde à ne rien leur demander,” a dit l’auteur d’un ouvrage sur la réforme des retraites dans la collection “Que sais-je ?“. Une étude de l’Insee publiée fin 2008 montre que la courbe du bonheur atteint un pic vers l’âge de 65-70 ans. “Le niveau de patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50% le patrimoine moyen, leur revenu disponible net excède de plus de 15% le revenu moyen,” soulignent les auteurs du document.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à un égoïsme générationnel tout à fait choquant de la part ‘baby boomers’ qui ont eu la chance de naître au moment où ils sont nés,” déplore Bruno Palier. Dans un contexte de plein emploi, il était “facile pour eux de faire la révolution” en Mai 68.

Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (Cor) note pour sa part que le sort des retraités français est l’un des plus enviables des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en Europe.

Née à la sortie de la Seconde guerre mondiale, cette classe d’âge a pleinement profité du boom économique des “Trente glorieuses.

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Retraites : travailler plus longtemps ne suffira pas

Le gouvernement ne cesse de le répéter, les Français vont devoir travailler plus longtemps. Mais à quel point ? Cotiser 45 ans jusqu’à 63 ans ne réglera que la moitié des problèmes de financement du système des retraites, selon le Conseil d’orientation des retraites.

Optimiste, le COR table sur un taux de chômage de 4,5 % (chiffre jamais plus atteint en France depuis… 1977 !)


Les déficits des retraites prévus pour 2020, 2030 et 2050 suivant différents scénarios d’évolution de l’économie Lire la suite

Retraites : la réforme est lancée

Eric Woerth reçoit à partir de ce lundi les partenaires sociaux.

C’est parti pour plusieurs semaines d’intenses négociations. Le ministre du Travail, Eric Woerth, reçoit à partir d’aujourd’hui les partenaires sociaux pour trouver une solution au financement du système des pensions.

Nouvelles recettes

Avec un déficit du régime général de la branche vieillesse de la sécurité sociale de 9,5 milliards d’euros en 2009 et 11 milliards d’euros prévus pour 2010, le gouvernement est à la recherche de nouvelles recettes pour assurer la pérennité du système.

Il n’a pas prévu de dévoiler son projet avant la “fin mai, début juin,” pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais ces premières réunions seront l’occasion d’évoquer les différentes pistes de réformes.

Prélèvement spécifique

En pleine polémique sur le bouclier fiscal, les syndicats de salariés reprochent à Nicolas Sarkozy de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés. La semaine dernière, l’Élysée a évoqué la possibilité de créer un “prélèvement spécifique sur une catégorie de population,” vraisemblablement les ménages aisés, pour une réforme plus juste.

Le Journal du Dimanche a d’ailleurs avancé hier l’hypothèse d’une CRDS additionnelle exclue du bouclier fiscal pour financer les retraites.

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Retraites : les déficits attendus en 2020 sont déjà atteints

Alors que le Conseil d’orientation des retraites tablait sur un déficit tous régimes de 25 milliards à l’horizon 2020, ce niveau est déjà dépassé aujourd’hui. D’où la volonté du gouvernement de prendre des mesures à effet rapide, tel que le relèvement de l’âge légal de départ.

La crise a tellement ébranlé l’équilibre du système de retraites que les prévisions de déficits sont totalement bouleversées. En 2010, l’ensemble des régimes obligatoires devrait afficher un besoin global de financement supérieur à 25 milliards d’euros si l’on additionne les déficits du régime de base des salariés du privé (plus de 10 milliards), du Fonds de solidarité vieillesse (3,9 milliards), des régimes complémentaires Agirc-Arrco (3,4 milliards, hors résultats financiers), ceux de la fonction publique (10 milliards), et que l’on soustrait les excédents qui subsistent à la CNRACL (agents des collectivités locales) et à l’Ircantec (agents non titulaires de l’État).

Les dernières prévisions réalisées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) en 2007, sont donc totalement obsolètes. Elles tablaient sur un besoin de financement de 24,8 milliards en… 2020, avec un taux de chômage ramené à 4,5 % dès 2015. La crise a rapproché les échéances de dix ans, ce qui rendra d’autant plus délicate la mise en oeuvre de la réforme. Le COR doit publier de nouvelles prévisions en avril (après les élections régionales) sur les besoins de financement en 2020 et en 2050. Elles seront évidemment encore plus inquiétantes.

Auditionné mardi au Sénat, le ministre du Travail, Xavier Darcos, a insisté sur les besoins de financement croissants liés aux retraites des fonctionnaires. Ceux-ci sont en effet « masqués » par l’obligation « d’équilibrage automatique » du compte spécial des pensions de l’État. Le chiffre de 10 milliards d’euros pour les retraites de la fonction publique ne correspond pas à un déficit constaté, mais aux charges supplémentaires que l’État employeur a dû assumer depuis 2000 : celui-ci dépensait alors l’équivalent de 44 % de charges sur les salaires des agents pour payer les retraites, contre 62 % aujourd’hui. D’où l’insistance de Xavier Darcos pour « agir » fermement cette année sur les retraites des fonctionnaires.
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