France : La plus importante usine de cigarettes bientôt délocalisée en Pologne

Addendum: “Ces actionnaires sont des vrais requins“, “c’est un coup de massue“, peut-on entendre de la part des salariés. Le projet de fermeture entre dans le cadre d’un plan d’économies de 385 millions d’euros d’ici 2018 pour Imperial Tobacco. La production pourrait être délocalisée en Pologne et en Angleterre

La plus importante usine de cigarettes de France, située à Nantes, qui produit des Gauloises et des Gitanes pour la filiale d’Imperial Tobacco devrait fermer. Sa production sera délocalisée en Pologne. 327 emplois sont en jeu.

Tout un symbole. Le fabricant de cigarettes Seita, filiale du groupe britannique Imperial Tobacco, devrait annoncer son projet de fermer son usine de Nantes, qui emploie 327 salariés, dans le cadre d’un plan de restructuration, révèle Le Figaro ce lundi. L’entreprise a convoqué un comité central d’entreprise extraordinaire pour mardi, selon les informations du quotidien.

La plus importante des deux dernières usines de France

Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, l’usine est la plus importante des deux derniers sites de production de cigarettes en France. L’année dernière, elle a produit 12,2 milliards de cigarettes blondes : principalement des Gauloises et des Gitanes. Selon les informations du Figaro, la production nantaise sera délocalisée en Pologne, mais une partie pourrait aussi être transférée au Royaume-Uni, sur le site de Nottingham.

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Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français

Peut-on vivre en consommant exclusivement des produits fabriqués en France ? C’est la question qui a poussé un jeune journaliste à vivre pendant neuf mois une expérience unique.

Benjamin Carle, totalement assujetti à une consommation et à une culture mondialisée, a décidé de remplacer chacun de ses biens par un équivalent conçu et fabriqué majoritairement dans l’Hexagone.

Documentaire réalisé par Benjamin Carle (France – 2014)

Les Chinois à l’assaut des forêts de l’Aude

Le bois issu des grandes forêts de l’Aude et des Pyrénées Orientales intéresse de plus en plus les acheteurs chinois. Un sujet “brûlant”.

Ce jour-là, au-delà de Salvezines, on ne passe plus. La neige empêche d’atteindre les hauteurs des confins de l’Aude, vers Gincla et la forêt de Boucheville, celle-là même dont on dit dans la vallée qu’elle a été “plumée par les Chinois”.

11000 m3 exportés en 2013

Le chiffre n’est pas confirmé officiellement, mais il serait le seul dont disposent, à l’heure actuelle, les autorités en ce qui concerne l’exportation de grumes audois vers la Chine. En 2013, il s’élèvera à 11 000 m3 environ, contre… 0 m3 en 2012.

Or, la plupart des acteurs de la filière bois de l’Aude s’accordent à dire que l’achat de bois par les Chinois dans le département de l’Aude date d’au moins trois ans. En fait, le chiffre officiel serait celui des autorisations délivrées pour traiter le bois à la cyperméthrine, seul indice d’une exportation vers la Chine qui exige ce traitement.

Conclusion : soit le bois qui était vendu jusque-là à des sociétés chinoises était traité hors de l’Aude ce qui est plausible car les acheteurs sont souvent extérieurs au département. Soit il était traité en forêt, sans que personne ne le sache…

“China Shipping”
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L’Union Européenne va lourdement taxer les panneaux solaires chinois

La Commission européenne a approuvé mercredi l’imposition de lourds droits de douane sur les panneaux solaires importés de Chine, une mesure spectaculaire destinée à protéger les industriels européens contre ce qu’ils considèrent comme du dumping de la part de leurs concurrents chinois.

France 2 – JT du 09/05/2013

Combattez pour ne pas être remplacés !

Il y a seulement 50 ans, Roubaix était peuplée d’ouvriers européens. Aujourd’hui, la ville est occupée à plus de 60% par des maghrébins. Il y a seulement 50 ans, Belleville était encore un quartier populaire parisien. Aujourd’hui, c’est un quartier africain.

Des exemples comme ceux-là, on en compte des milliers en France : chacun a vu, en l’espace de quelques années seulement, son cadre de vie se métamorphoser.

Nous ne vivons pas de simples “changements sociaux”, des “évolutions” qui seraient “dans l’air du temps” et que nous devrions “accepter” sans broncher. Mais on nous impose une véritable et profonde mutation ethno-culturelle, ce qu’on est en droit d’appeler une substitution de population.

Côté départ, les sites de production sont délocalisés et ferment un par un, les cerveaux quittent un pays où la liberté d’entreprise s’éteint à petit feu, les familles d’autochtones fuient d’invivables zones urbaines.
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France : Les esclaves du BTP…

2013 est annoncée comme l’année noire du BTP, la plus sombre depuis l’après-guerre. Chaque mois le secteur du bâtiment compte plus de 8.000 chômeurs supplémentaires.

Certaines entreprises du secteur se lancent dans une concurrence sauvage et pour remporter les marchés, elles  baissent leur prix de 20 à 30 %. Comment y parviennent-elles ? Principalement en important de la main d’oeuvre à bas prix d’Europe de l’Est, du  Portugal ou d’Espagne.

Qui sont ces “entreprises prédatrices” ? Qui les contrôle ? Comment syndicats et patronats s’organisent-ils pour lutter contre cette concurrence déloyale ? Enquête sur cette crise du bâtiment, nouvelle fabrique à forçats made in Europe !

F2, envoyé spécial, 17 janvier 2013

Les salariés étrangers à bas salaires déferlent en France

Le nombre de salariés à bas salaires venus de l’Union européenne pour travailler en France aurait été multiplié par près de dix à 300.000, selon une note du ministère du Travail, citée par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France.

En pleine crise du marché du travail, la polémique sur le recrutement des salariés étrangers «low-cost» refait surface. Selon une note confidentielle du ministère du Travail révélée par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France, le nombre de ces employés aurait été multiplié par dix en quatre ans. De près de 30.000 en 2006, il est compris entre 220.000 et 330.000 en 2010. Et aurait même augmenté de 15% en 2011.

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Tickets-restaurants : les supermarchés sous pression

Les supermarchés tolèrent de plus en plus les tickets-restaurants comme moyen de paiement. Cette pratique, dénoncée par les restaurateurs, sera plus sévèrement encadrée, à partir du 1er mars 2010.

Les Français ne pourront bientôt plus payer leur plein de la semaine avec des tickets-restaurants. Toutes les grandes et moyennes surfaces se sont engagées à respecter la réglementation à partir du 1er mars 2010, après avoir signé une charte, le 12 février 2009. Le délai qui était accordé à la grande distribution pour se mettre en règle touche donc à sa fin, explique Jean-Michel Reynaud, président de la Commission nationale des titres-restaurants (CNTR).

La montée en puissance de cette pratique, accélérée par la crise, irritait les restaurateurs, qui dénonçaient une concurrence déloyale. D’autant plus que chaque magasin appliquait ses propres règles, acceptant bien souvent un nombre illimité de tickets-restaurants et ce, sans restriction de contenu du chariot.

Pression des pouvoirs publics Lire la suite

Auto-entrepreneurs : seule une minorité est active

Le régime de l’auto-entrepreneur a enregistré 242.000 inscriptions à fin octobre, a indiqué le secrétaire d’État aux PME, Hervé Novelli. L’auto-entrepreneur renforce toujours autant les chiffres de la création d’entreprise, mais seulement 40% déclarent une activité réelle

Ce statut, qui a été lancé au début de l’année pour simplifier et populariser la création d’entreprises en France, représente 55% des créations d’entreprise. Depuis son lancement le 1er janvier, ce statut permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour augmenter leurs revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

Mais il y a “beaucoup de gens qui, pour l’instant, ont déclaré leur activité sans générer de chiffre d’affaires,” remarque-t-il: les auto-entrepreneurs sont “autour de 40%” seulement à déclarer un chiffre d’affaires témoignant d’une activité réelle.

Sur le premier semestre, les auto-entrepreneurs ont généré un chiffre d’affaires global de 361 millions d’euros. Le chiffre d’affaires moyen déclaré atteintautour de 4.000 euros par trimestre“, soit “autour de 1.400 euros par mois.

Par ailleurs, M. Novelli a rejeté l’idée que le statut d’auto-entrepreneur pourrait constituer une forme de concurrence déloyale vis-à-vis de l’artisanat: “la concurrence la plus déloyale est celle du travail au noir,” contre lequel ce statut est “l’antidote le plus puissant,” selon lui. AFP