L’art de la déstabilisation psycho cognitive

La déstabilisation concurrentielle est une pratique extrêmement répandue dans nos sociétés capitalistes, mondialisées et plongées dans un contexte de guerre économique. Cette pratique fait intervenir des actions d’influence, de désinformation, d’intoxication mais aussi des pratiques illicites (espionnage industriel, corruption, attaques informatiques,…). Nous allons étudier comment utiliser des techniques scientifiquement validées de persuasion, d’influence et de manipulation pour modifier les attitudes et les comportements des individus.

Par Thomas Bonnecarrere


Comment les classes moyennes des pays développés sont devenues les dindons de la mondialisation

Selon l’ONG Oxfam, les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon le directeur du think tank Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008.

“J’ai perdu mon travail, j’ai deux enfants à nourrir, s’il vous plaît aidez-moi” (Etats-Unis)

Atlantico : L’ONG Oxfam a révélé, lors du sommet de Davos de janvier, que les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon James Plunkett, directeur du think tank britannique Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008. A l’inverse, les populations qui sortent de la pauvreté dans les pays émergents et les super-riches ont vu leurs revenus exploser. Que penser de cette évolution ? Les classes moyennes sont-elles devenues le “dindon de la farce” de la mondialisation ?
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Un parc immobilier de 6 milliards d’euros pour le Qatar en France, à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire

Le Qatar s’est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d’euros sur les dix dernières années en France dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques consultés par Reuters.

Une quarantaine d’actifs immobiliers acquis par l’émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain ou encore par le biais d’investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.

L’émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d’euros, selon les données compilées par Reuters.

Un fond créé par l’ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.

Les autres sont contrôlés soit par d’autres membres de la famille soit par des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.

L’ancien émir du Qatar s’est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d’importantes difficultés financières, a cédé pour deux milliards d’actifs en 2012.

Les Qataris bénéficient en France d’un régime fiscal dérogatoire controversé en vertu d’un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à 2008 et qui exempte d’imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.

Il s’agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l’envolée des cours, soulignent plusieurs experts.

C’est grâce aux avantages fiscaux que les Qataris sont actuellement les seuls acheteurs sur le marché parisien“, relève Pour sa part Philippe Chevalier, directeur chez Emile Garcin, l’un des spécialistes de l’immobilier de luxe.

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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Encore moins cher que le discount : qui sont les nouveaux casseurs de prix ?

Avec la baisse du pouvoir d’achat, des commerces ont trouvé des solutions pour casser les prix. Ainsi des «déstockeurs» récupèrent des produits alimentaires dont la date de péremption approche pour les revendre à des tarifs défiant toute concurrence. D’autres proposent des produits high-tech, comme des tablettes et des smartphones, jusqu’à moitié prix. Enfin, les grandes surfaces comme les petits commerçants distribuent des cartes de fidélité, qui permettent aux consommateurs d’obtenir des cadeaux et des réductions… mais cachent aussi de nouvelles méthodes de vente plus efficaces.

Partie 1:

Partie 2:
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Il faut freiner la course à l’innovation

Par Angus Sibley (membre de l’Institut des actuaires britanniques)

Selon le professeur Erik Brynjolfsson, coauteur de Race Against the Machine (2011, Digital Frontier Press) et de The Second Machine Age (2014, Norton & Company), la solution aux problèmes engendrés par les « technologies perturbatrices » n’est pas de ralentir la technologie, mais d’accélérer l’adaptation de nos compétences.

Cette opinion s’inscrit dans l’air du temps. Le malaise de trop de changements se guérirait par plus de changements.

Face aux technologies qui se développent de plus en plus rapidement, en bouleversant de plus en plus notre vie, notre emploi, notre société, notre culture, nous sommes tout simplement obligés d’accélérer notre adaptation aux technologies. Autrement dit, nous ne sommes pas maîtres de nos technologies ; nous en sommes les vassaux.

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COS, cet inquiétant système d’exploitation made in China

Conçu de A à Z en Chine et agréé par le gouvernement, China Operating System a été imaginé avec pour objectif de limiter l’impact des OS américains, notamment Android. Un système quasi-officiel qui peut faire peur.

Au revoir Android et iOS, Nĭ hăo China OS. Des chercheurs de l’Académie Chinoise des Sciences et d’une entreprise de Shanghaï (Lian Tong Network Communication Technology) ont présenté il y a quelques jours ce qui pourrait s’apparenter au système d’exploitation « officiel » de l’Empire du Milieu. Baptisé simplement China OS (COS pour les intimes) il a été conçu avec un but en tête : en finir avec le « monopole des sociétés américaines sur ce marché ».

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Le jeune pauvre et le vieux riche

De ces deux affaires qui agitent ces jours-ci la City, on pourrait tirer cette fable : “Le jeune pauvre et le vieux riche”. Alors qu’arrivent de nouvelles générations sur un marché du travail mou sur fond de croissance atone et d’inégalités montantes, les “baby-boomers” ne veulent pas entendre parler de retraite et refusent d’assurer la relève.

Premier épisode, le drame Moritz Erhardt, ce stagiaire de 21 ans affecté au département fusions-acquisitions de Bank of America Merrill Lynch, qui serait mort d’épuisement après soixante-douze heures de travail sans interruption. Travailleur compulsif, le jeune Allemand espérait impressionner ses supérieurs et être embauché à l’issue de ses études, l’an prochain.

CONFLIT INTERGÉNÉRATIONNEL
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La formation en Intelligence Economique à la croisée des chemins

Depuis vingt ans, nous cherchons à créer un état d’esprit favorable à une prise en compte de  l’usage de l’information. Si j’osais une comparaison historique un peu décalée, nous sommes encore loin d’égaler le niveau de ferveur des soldats de l’armée de l’an II. Or c’est justement la volonté de réagir sans trop savoir comment et avec une minorité potentiellement agissante que l’armée de l’an II a pu se transformer en une force capable de rivaliser avec toute une partie de l’Europe de la fin du XVIIIe siècle. La France du XXIe siècle entame à peine cette mutation dans un contexte de guerre économique.

Par Christian Harbulot

Les pays qui sont très avancés dans un tel processus sont les nouveaux entrants à l’image de la Chine qui développe depuis  30 ans un modèle d’accroissement de puissance par l’économie, reprenant à son compte les fruits du modèle japonais et sud-coréen. Ces économies combattantes ne fonctionnent pas comme les acteurs économiques du monde occidental. Mais le résultat est là : la Chine est en train de devenir la partie la plus dynamique du monde.

Face à ce monde en mouvement, on ne ressent pas dans notre pays l’âme d’un peuple, ni le partage de valeurs communes pour un combat utile à l’intérêt général.

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La Chine exporte moins, et ça va durer…

Les nouvelles inquiétantes se succèdent en provenance de Chine. Au rang desquelles, le ralentissement constant des exportations depuis plusieurs mois. On peut l’expliquer en partie par la conjoncture mondiale. Mais entre perte de compétitivité et absence de montée en gamme de la production, les exportations chinoises souffrent aussi d’un mal structurel.

Pékin dans le brouillard de la pollution

Depuis plusieurs mois, l’économie chinoise inquiète. Ralentissement de l’activité industrielle, endettement des gouvernements locaux, finance de l’ombre et financement de l’économie déséquilibré posent question. En juin, le chiffre des exportations, inférieur de 3,1% par rapport à l’année précédente à la même époque, est venu doucher les espoirs des plus optimistes. En avril déjà, en excluant Hong-Kong, elles s’étaient contractées de 4,8%. En juillet, le rebond des exportations de 5,1% a été moins important que celui des importations, et l’excédent commercial a chuté de près de 30% sur un an. En grande difficulté pour rééquilibrer son modèle économique, la Chine dépend pourtant encore largement de ses exportations.

La conjoncture mondiale reste peu propice…
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Les géants du fer accroissent leur mainmise sur un commerce moins juteux

Les géants du minerai de fer n’ont jamais produit autant, alors que la demande ralentit. Leur stratégie : contrôler le marché.

Les trois géants du minerai de fer ne cessent d’augmenter leur production alors que la demande des aciéries européennes est au plus bas et que celle des aciéries chinoises n’augmente plus au même rythme. Rio Tinto et BHP, les mastodontes australiens du fer, annoncent qu’ils ont dopé de 9% à 10% l’extraction de ce minerai entre juillet 2012 et juin de cette année, et qu’ils ne s’arrêteront pas là. Rio Tinto prévoit de produire 265 millions de tonnes de fer en 2013, et BHP 220 millions de tonnes, en étendant toujours plus l’exploitation des gisements d’Australie occidentale.

Leur concurrent brésilien Vale, numéro un mondial du fer, a de son côté obtenu l’autorisation d’ouvrir une nouvelle mine brésilienne dont le développement va lui coûter près de 15 milliards de dollars. On risque d’aboutir à un surplus de minerai de fer au cours des six prochains mois, ce qui devrait encore précipiter les prix vers le bas, ils ont déjà perdu 15% depuis le début de l’année.

Ce qui paraît incompréhensible est en réalité une véritable stratégie de la part des géants du fer : accaparer la majeure partie du marché mondial, justement parce que ce marché cesse de croître, pour conserver leurs bénéfices ! Eux seuls peuvent se permettre cette expansion, ils sont déjà les plus rentables, avec des marges qui atteignent encore près de 70% au prix actuel (129 dollars la tonne). En accroissant leur production, ils font des économies d’échelle, et donc préservent leurs marges ; ils évincent aussi les concurrents plus modestes, qui ne pourront pas tenir avec la chute des prix.

[Le] minerai de fer échangé sur la planète [constitue le] deuxième commerce de matières premières en volume après celui du pétrole.

RFI

Londres, Pékin, Tokyo et l’agonie du multilatéralisme

Par Irnerio Seminatore, président de l’Institut européen des relations internationales et directeur de l’Academia diplomatica europaea

Trois minirévolutions sont aujourd’hui en cours à Londres, Pékin et Tokyo.

Le référendum sur le “Brixit” (mot-valise composé de Britain et exit) pour décider de la sortie ou du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne marque une mutation dans l’équilibre des pouvoirs entre le Royaume-Uni et les pays de la zone euro.

Le rééquilibrage de l’économie chinoise, qui aura d’importantes répercussions sur l’économie mondiale, vise à passer d’un développement à forte croissance tiré par l’investissement et les exportations à une économie à faible croissance tirée par la consommation.

L’émission massive de liquidités par la Banque du Japon, avec pour objectif d’atteindre une inflation de 2 % en deux ans, est un virage économique majeur, consistant à inverser les priorités entre croissance et désendettement, et la logique de résorption de la dette aujourd’hui à l’oeuvre aux Etats-Unis et en Europe.

Nous assistons, dans les trois cas, à l’abandon de la croyance en un multilatéralisme efficace, et à un retour aux étalons décisionnels de l’unilatéralisme national.

ÉCHEC D’UN SYSTÈME MONDIAL
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Wall Street et la City s’affrontent sur l’avenir du Libor

Bob Diamond ignorait tout du fonctionnement du Libor (London interbank offered rate) jusqu’à l’éclatement, le 27 juin 2012, du scandale de la manipulation de taux interbancaires par des traders, basés principalement à Londres, affaire qui devait lui coûter sa place à la tête de la Barclays.

C’est ce que l’ancien directeur général américain de la banque britannique a assuré dans un entretien au New York Times, publié le 2 mai, dans lequel il a aussi soutenu la campagne des Etats-Unis en vue d’abandonner cet outil qui sert d’étalon pour les 350 milliards de dollars (266,8 milliards d’euros) de produits financiers s’échangeant chaque jour.

Pourtant, en dépit de cette affaire dans laquelle sont impliqués d’autres établissements de renom, Londres, avec le soutien de la Commission européenne, entend tout faire pour préserver l’indice de référence qui détermine le taux auxquels les banques se prêtent entre elles.

Gary Gensler, président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur des marchés à terme américains, s’est fait le chantre de la suppression du Libor : il s’agit, dit-il, de “restaurer l’intégrité des marchés et de promouvoir la stabilité financière”.

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Non, l’euro n’est pas en crise

Ne croyez pas cette “mythologie moderne” qui voudrait que la monnaie unique soit au bord de l’effondrement. Le vrai problème, c’est que les perdants, les pays les moins compétitifs, sont de plus en plus nombreux.

Construction des décors du film “Metropolis” de Fritz Lang (1927)

Cela fait déjà plusieurs années que dure la soi-disant crise de l’euro. Elle est devenue un phénomène durable, à tel point que la “crise de l’euro” s’est installée comme une rubrique pérenne dans certains médias occidentaux. Au même titre que la politique intérieure, l’économie, la météo ou le sport.

La crise s’est inscrite dans la conscience collective comme un phénomène durable. On peut voir les choses d’un point de vue positif : regardez, citoyens, une crise de l’Histoire sans précédent et l’euro tient bon. Nos grands hommes politiques savent mener des actions efficaces. Ils sont nos sauveurs ! Nous devrions répondre à leurs demandes pressantes et leur laisser davantage de pouvoir. Plus d’Europe, c’est-à-dire plus de Bruxelles, de Commission européenne, de Parlement européen, etc. Seule une Europe unie peut relever le défi de la crise de l’euro ! Nous devons achever l’intégration !

Tout cela n’est qu’une mythologie moderne. Un conte moderne visant à justifier idéologiquement l’incroyable expansion de la puissance publique au niveau des autorités bruxelloises non élues et des gouvernements des Etats nations. Un conte qui sert à légitimer le processus continuel de centralisation du pouvoir.

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La déflation salariale menace la France

La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Illustration volontairement un peu décalée du sujet de l’article… (Source : Sénat, janvier 2011 – http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22781.html – NB : la “VA” est la valeur ajoutée, les “facteurs” sont les facteurs de production.) Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

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Full Option

Dans un monde où la course à la rentabilité règne en maître, quelle est la place de l’humain et des revenus ? Voilà la question essentielle posée par « Full Option », documentaire qui tente de démontrer la déshumanisation progressive et inquiétante des travailleurs dans un monde globalisé.

Le réalisateur s’attache à comparer le « secteur humain » au secteur automobile, secteur qui est en proie à des délocalisations et des sous-traitances toujours plus complexes. Le documentaire part de la Belgique, passe par la Roumanie et atterrit en Thaïlande.

Il part à la recherche du travailleur idéal en appliquant le principe « quand un modèle s’avère peu rentable, on en essaie un autre… ».

Rapidement, le reportage questionne le problème de la division internationale du travail et la mise en concurrence des différents maillons de la chaîne de production, avec comme effet pervers une pression à la baisse sur les coûts du travail, au Nord comme au Sud. Quelle réponse apporter ? Le documentaire invite à l’interrogation et propose des pistes de réflexion et d’action autour de l’agenda du travail décent.

Le moteur hybride à air, progrès ou gadget ?

Tout dépend de l’évolution des autres technologies, à commencer par l’hybridation électrique, avant sa commercialisation, prévue en 2016.

Par Philippe Doucet

Annoncé par PSA la ­semaine dernière, le moteur hybride à air comprimé fait actuellement figure de nouvel espoir dans la lutte contre les rejets de CO2, dont le niveau maximal autorisé devrait être en Europe de­ 95 g/km en 2020.

Sans entrer dans ses détails ,

cette technologie consiste à stocker de l’air comprimé dans les phases de décélération et de freinage du véhicule pour le restituer ensuite en appoint du moteur thermique ou de manière autonome.

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Le démantèlement de Nyse-Euronext sonne le glas de Paris Place financière

La Bourse de Paris sera -t-elle demain à l’Europe ce que la Bourse de Nantes fut à l’Hexagone, terriblement province et marginale… avant d’être estompée du paysage financier ?

Par Patrick Arnoux

“Un pays, c’est un drapeau et une Bourse”avait coutume de dire l’un des grands banquiers de la place.

Alors, pauvre France, dont la chronologie boursière traduit une terrible descente aux enfers : il y a 20 ans, la Bourse de Paris comptait 786 entreprises cotées contre 586 en 2011. A cette époque, la capitalisation boursière de Paris représentait 78 % du PIB de la France contre 54 %.

Entretemps, les actionnaires ont déserté la bourse par millions. Attrition en forme de rude constat :

le premier marché boursier de la zone euro ne remplit plus son rôle de financement de l’économie. Quelques chiffres suffiraient pour démontrer le déclin alarmant de la place financière de Paris, et surtout sa déconnexion de l’économie réelle :

les sociétés cotées se finançaient en 2001 pour 26,9 % grâce à la Bourse, cette proportion a chuté à 5,4 % l’an passé comme le démontre la brutale baisse des levées de fonds : en 2012, une dizaine de PME ont levé 235 millions d’euros, contre dix fois plus – plus de 2,5 milliards – il y a six ans. Pire, l’an passé, les départs furent plus nombreux que les arrivées.

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Insurrections et guerre des pick-up: Toyota vs Zhongxing

Durant des décennies, le véhicule préféré des rebelles a été le pick-up japonais Toyota Hilux. Coriace, pas cher, simple et facile à réparer, le Hilux était aussi aidé par la solidité et la capacité de la soute, en arrière, où on peut fixer une mitrailleuse lourde, un canon léger, un lance-roquette et même certains petits systèmes de missiles anti-aériens.

Par Denis Arcand | monvolant.ca (02/09/2011).

Une guerre entre la Lybie et le Tchad en 1987 a même été surnommée The Toyota War. La Lybie avait de gros tanks russes, des hélicoptères de combat et des garnisons dans le désert; le Tchad avait des Toyota Hilux et 8000 nomades du désert armés de Kalachnikov et de petits lance-roquettes RPG 7. L’armée de Kadhafi a mangé toute une volée.

Durant 20 ans après cela, le Hilux a été le véhicule des révolutions, des guerres civiles et des conflits low-tech partout en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie.

Quelle publicité, ces photos d’agences de presse, montrant des combattants roulant sur les pires routes du monde dans des pick-ups avec un gros «TOYOTA» sur le panneau arrière.

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Afrique : La Chine consolide son influence médiatique

L’expansion médiatique chinoise en Afrique se poursuit par une voie qui pourrait paraître anachronique : le quotidien China Daily vient en effet de lancer une édition papier destinée au public anglophone du continent noir.

Un lancement qui ne doit rien au hasard selon Zhu Ling, rédacteur en chef du China Daily :

les relations entre la Chine et l’Afrique sont l’une des plus importantes du monde actuel. Elles sont en forte croissance mais restent complexes, aussi bien du côté chinois que du côté africain. Nous espérons que le lancement d’une édition africaine du China Daily permettra d’améliorer ces relations“.

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