Les «technos» et les «robots» peuvent sauver le Japon

Le Japon, un pays en déclin ? Non ! Le charismatique patron du groupe de télécommunications SoftBank jure que l’archipel se redressera, mais pas à la force du poignet, grâce aux technologies.

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Le robot compagnon Pepper, développé par la société française Aldebaran Robotics dont SoftBank est actionnaire et produit par le chinois Foxconn, sera commercialisé en 2015

«Le Japon où je suis né, où j’ai grandi est un pays fantastique. Mais beaucoup de Japonais, particulièrement dans le monde des affaires, ont perdu confiance», s’est attristé mardi [15 juillet 2014] le milliardaire d’origine coréenne lors d’une conférence devant un parterre d’hommes d’affaires et de férus de technologies.

«Pendant 20-30 ans, le Japon s’est enfoncé, il est passé de la deuxième à la troisième place dans le classement des puissances économiques mondiales et va se faire dépasser par d’autres nations», a rappelé M. Son avant de jurer ses grands dieux qu’il ne faut pas baisser les bras.

«Il y a des solutions», a martelé M. Son, un patron qui se distingue de nombre de ses homologues parce qu’il ose tenter des coups et prendre d’importants risques financiers.
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Wendell Berry : Vers des économies locales durables

Wendell Berry démonte avec brio le fonctionnement et les mythes du système économique actuel basé sur la foi dans le libre échange et sur la compétitivité avant de décrire sa vision d’économies locales durables et propose des règles qu’une communauté devrait pouvoir suivre afin de construire et faire fonctionner de telles économies, tout en précisant le rôle que pourrait y jouer les systèmes alimentaires locaux.

Le risque d’une “économie totale”

Dans un des articles qu’il a publié, Wendell Berry utilise une approche intéressante afin de s’attaquer au système économique dominant, celui de la crise environnementale, replaçant l’individu au cœur de celle-ci :

« Si les gens font l’effort de reconnaitre leur responsabilité économique comme une part de leur propre pouvoir, alors, inévitablement, ils découvriront qu’il n’existe en soi pas de crise environnementale, que ce n’est pas une crise de notre environnement, mais bien une crise de nos vies en tant qu’individus, membres d’une famille, d’une communauté, en tant que citoyens. Nous souffrons d’une « crise environnementale » parce que nous avons consenti à une économie dans laquelle – en mangeant, buvant, travaillant, voyageant et nous amusant – nous sommes en train de détruire la nature »(…) « donc, nous nous tromperons si nous essayons de corriger ce que l’on identifie comme des problèmes « environnementaux » sans s’attaquer à la simplification économique qui les a causé ».

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Suisse : Demain, je ne touche plus le chômage (Vidéo)

Chaque mois en Suisse 2500 à 3700 personnes arrivent en fin de droits et ne bénéficient plus des indemnités de chômage. Et depuis le durcissement de la loi, votée par les Suisses, de nombreux « fins de droits » se voient obligés de faire appel à l’aide sociale de leur commune pour toucher le minimum vital, environ 3000 francs.

A Genève, dans les cantons de Vaud, Zurich et Neuchâtel, des témoins racontent le parcours douloureux qui fait ou a fait d’eux des fins de droits. Pour eux, difficile de croire aux effets positifs de la libre circulation des personnes. Ils se demandent si «les frontaliers» ne sont pas en train de prendre leur place. Ils se disent qu’ils font les frais de la sous-enchère salariale pratiquée pas certaines entreprises. Politiques, patrons ou chercheurs pensent qu’il s’agit de situations marginales ou d’idées reçues.

Réalisé par Andrea Sautereau et Dominique Willemin (Temps Présent – RTS – Mai 2014)

La grande transformation du travail

Il est demandé à chacun de se trouver un emploi et aux entreprises de créer les emplois que chacun occupera. Voilà la manière classique dont on envisage les choses. Mais l’évolution du marché du travail ne devrait-elle pas nous conduire à modifier drastiquement notre manière de voir ?

Les travaux des champs, la transformation des matières premières, la manufacture de biens, le traitement de dossiers requéraient de la main-d’oeuvre en quantité considérable. Cela a cessé d’être le cas.

De temps immémoriaux, nous avons cherché à remplacer le travail humain par celui de la machine dans les tâches dangereuses, abrutissantes ou fastidieuses, et nous y avons admirablement réussi. La « machinisation » est devenue « ordinisation » : le robot nous remplace dans les tâches manuelles et le logiciel nous remplace dans les tâches intellectuelles.

En décembre 2013, alors que le président Barack Obama plaidait pour un relèvement du salaire minimum, la chaîne de restauration rapide Applebee’s faisait savoir que les commandes seraient désormais passées sur des tablettes intégrées dans les tables, à l’aide desquelles se ferait aussi le règlement par carte de crédit.

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Europe : En pilotage automatique néo-libéral ?

Par Michel Santi, économiste, auteur de « L’Europe, chronique d’un fiasco politique et économique », de « Capitalism without conscience » . Son dernier ouvrage est  « Splendeurs et misères du libéralisme »  (l’Harmattan).

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué en sa faveur le produit du travail des autres.

L’austérité tue

Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas ou plus productives. En fait, cette productivité a été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté – totalement indifférente- au creusement d’un fossé entre salaires réels et productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises dès 2003 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

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Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français

Peut-on vivre en consommant exclusivement des produits fabriqués en France ? C’est la question qui a poussé un jeune journaliste à vivre pendant neuf mois une expérience unique.

Benjamin Carle, totalement assujetti à une consommation et à une culture mondialisée, a décidé de remplacer chacun de ses biens par un équivalent conçu et fabriqué majoritairement dans l’Hexagone.

Documentaire réalisé par Benjamin Carle (France – 2014)

L’Allemagne s’est créé un «avantage déloyal» avec les bas salaires

L’Allemagne s’est créé un avantage compétitif “déloyal” envers ses partenaires avec l’essor des bas salaires, a reconnu le secrétaire d’Etat allemand aux Affaires européennes Michael Roth, promettant une correction, dans un entretien à l’AFP.

M. Roth, un social-démocrate comme le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, était interrogé sur les excédents commerciaux records enregistrés par l’Allemagne (près de 200 milliards d’euros en 2013) qui font l’objet d’une procédure d’examen à Bruxelles.

«Des déséquilibres sont apparus dans l’Union européenne et nous avons le devoir de les corriger. Ce n’est pas seulement le devoir des pays en déficit mais aussi celui de l’Allemagne», a-t-il déclaré jeudi lors d’une rencontre avec des journalistes de l’AFP à Berlin.

Ces propos tranchent avec ceux des conservateurs et de la chancelière Angela Merkel elle-même, qui ont toujours contesté que l’Allemagne avait un problème d’excédent commercial, malgré le seuil limite de 6% du PIB fixé par l’Union européenne et systématiquement dépassé par Berlin depuis 2007.

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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La corruption est perçue comme le fléau majeur

Cette pratique est jugée très inquiétante, selon un vaste sondage. Au WEF [Forum Economique Mondial], vingt groupes se donnent comme objectif une tolérance zéro en la matière.

Le score est sans appel. Invités à indiquer quels sont les «principaux problèmes auxquels est confronté le monde», 21% des quelque 66.000 personnes interrogées par le consultant WIN/Gallup ont coché la case «corruption».

Les problèmes économiques ? Relégués loin derrière, tout comme le fossé entre pauvres et riches, le chômage, le terrorisme ou les atteintes à l’environnement (lire notre graphique).

Ce résultat reflète le poids grandissant des pays en développement, où la corruption reste un fléau auquel sont confrontées quotidiennement les entreprises, et les multinationales en particulier. Au Nigeria, du pétrole pour une valeur d’un milliard de dollars disparaît chaque mois, selon diverses estimations relayées dans les médias. En Russie ou en Ukraine, les pots-de-vin représentent une pratique courante.

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Les gaz de schiste ne sauveront pas l’Europe

Le gaz de schiste a eu peu d’impact sur l’économie américaine. Et l’Europe ne doit pas en attendre des miracles, avertit l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) dans une étude.

Les gaz de schiste n’ont pas révolutionné l’économie américaine et ne sauveront pas l’Europe : à contre pied de certaines idées reçues, les chercheurs de l’Iddri ont calculé que l’impact des hydrocarbures non conventionnels sur la reprise économique aux Etats-Unis est marginal – et qu’il le restera sur le long terme.

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Emmanuel Todd : “L’euro, un veau d’or français”

Vue de Washington ou de Tokyo, la zone euro est le trou noir de l’économie mondiale. Il faut en sortir. Aux élections européennes, l’abstention sera la seule arme contre le FN et les européistes.

Marianne : A quel moment s’est formée votre conviction selon laquelle nous devions sortir de l’euro ?

Emmanuel Todd : J’ai commencé par dire qu’il ne fallait pas y entrer. Quand débute le débat sur Maastricht en 1992, je suis en train d’étudier la divergence des sociétés industrielles sur l’immigration – France, Allemagne, Grande-Bretagne -, où je mesure des taux de mariages mixtes très différents. Je n’imagine pas ces nations dans une monnaie unique, je vote non. Le oui l’emporte. Je m’intéresse alors à la façon dont l’euro dysfonctionne, et, bon citoyen, je milite pour un protectionnisme européen capable de sauver cette monnaie mal pensée. Dans Après l’Empire (2002), j’ai de grands projets d’unité franco-allemande, j’écris que la France devrait partager avec l’Allemagne son siège au Conseil de sécurité.

Enfin, vers 2009, influencé par la lecture d’économistes mainstream comme Xavier Timbeau et Patrick Artus, j’admets que l’Allemagne est sur une trajectoire nationaliste et utilise l’euro pour détruire ses partenaires. Nous devons sortir de ce rapport monétaire sadomasochiste avec l’Allemagne.

Marianne : Même les économistes qui souhaitent la sortie de l’euro évoquent un recul provisoire du niveau de vie et une grosse déstabilisation… Pensez-vous que les peuples soient prêts à accepter cela, même transitoirement ?

E.Todd : Jusqu’ici les peuples étaient tenus par la peur, celle de perdre leurs économies, notamment. Beaucoup de gens s’imaginaient jusqu’à il y a très peu de temps qu’ils avaient plus à perdre qu’à gagner à un choc chirurgical monétaire. Mais les choses changent car le niveau de vie a commencé à baisser. Il y a un élément magique dans la monnaie. Les gouvernants français, intellectuellement, ne sont pas au niveau. Ils n’ont pas lu Knapp, indispensable auteur allemand d’une Théorie étatique de la monnaie (1905), que Keynes avait fait traduire. Nos benêts d’énarques n’ont jamais envisagé les conséquences concrètes du transfert de souveraineté monétaire en Allemagne. Une sortie de l’euro provoquerait certes une désorganisation temporaire mais, surtout, des effets économiques bénéfiques et rapides, avec en prime une révolution sociale, le nettoyage d’élites mal formées, vieillissantes, archaïques, quelque chose de comparable à ce qui s’est passé en 1945.
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Suisse : Paysan, une espèce en voie d’extinction

En Suisse, mille paysans ferment boutique chaque année, quand ils ne choisissent pas d’en finir avec la vie. Et ceux qui continuent, travaillent comme des forcenés pour gagner un salaire de misère. Les épouses sont obligées de trouver un emploi à l’extérieur.

En cause : une politique fédérale agricole toujours plus contraignante. Entre suicides, divorces et surcharge administrative : rencontre avec des hommes qui en ont gros sur la patate.

Réalisé par Bertrand THEUBET

Temps Présent (RTS 2013)

Hausse de la TVA : Quel impact au quotidien pour une famille ?

Les taux de TVA augmentent ce mercredi 1er janvier. Le taux normal passera notamment de 19,6% à 20%. La mesure décidée, il y a un an au nom de la compétitivité des entreprises, est contestée en période de baisse du pouvoir d’achat. Elle doit permettre de renflouer les caisses de l’État à hauteur de 10 milliards d’euros.

Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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Euro fort : Louis Gallois demande à la BCE de faire marcher la planche à billets

Louis Gallois est un haut fonctionnaire et dirigeant d’entreprise, il a dirigé l’Aérospatiale, la SNCF, EADS et est administrateur de PSA. En juin 2012 il est nommé Commissaire général à l’investissement par Jean-Marc Ayrault.

(Merci à Pierre)

Relocaliser en France, c’est possible

Les délocalisations ont fortement frappé la France depuis 1990. Cependant certaines entreprises font marche arrière et installent à nouveau, en partie, leur production dans l’Hexagone, à l’instar d’Easybike, propriétaire de la marque Solex.

Qui a dit que la France manquait de compétitivité ? Certes le coût de la main-d’œuvre y est plus élevé que chez la plupart de ses voisins européens, mais il ne constitue plus un frein à la relocalisation d’entreprises. Easybike est la dernière d’entre-elles. Propriétaire de Solex, la fameuse marque de cyclomoteur reconverti dans le vélo à assistance électrique (VAE), l’entreprise va transférer 30 % de sa production en France d’ici 2014. Trois mille VAE devraient être créés à Saint-Lô dans la Manche, sous l’égide de son patron Gregory Trebaold.

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Anomie néolibérale et suicide au travail

Les gestes suicidaires en lien avec le travail se sont multipliés dans le monde ces dernières décennies et risquent d’augmenter dans les années à venir. On peut les considérer comme l’expression extrême d’une gamme de pathologies individuelles et sociales nourries par la compétition généralisée qui est au cœur du «  nouvel esprit du capitalisme ».

L’entreprise hypermoderne, illustrée ici par le cas de France Télécom-Orange, représente un microcosme dans le contexte plus large d’une nouvelle « gouvernementalité néolibérale » œuvrant « pour le marché  » (selon les expressions de Michel Foucault). Les individus atomisés y deviendraient les simples particules élémentaires de la machine concurrentielle. Ils sont niés dans leur altérité et contraints, sous peine de sanctions, à une obéissance aveugle. Placés au quotidien dans des situations tragiques de conflits de devoirs sans autre règle que l’injonction à la performance, les sujets perdent leurs capacités de jugement, l’estime de soi et la confiance en soi. L’expérience clinique tend à montrer que les plus vulnérables aux pulsions suicidaires sont les travailleurs les plus attachés à une éthique professionnelle et personnelle.

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