“La bulle immobilière chinoise risque d’éclater bientôt”

Crise du système bancaire, bulle immobilière, ralentissement de l’activité… L’économie chinoise est-elle aussi solide qu’affichée, et peut-elle évoluer vers un modèle davantage fondé sur la consommation intérieure que sur les exportations ? Mylène Gaulard, économiste, qui vient de publier “Karl Marx à Pékin” (éd. Demopolis), répond.

Pudong. Cette partie de Shanghai était un village de pécheur il y a 20 ans.

Pékin prépare un nouveau plan de relance pour soutenir son économie. La banque centrale chinoise va accorder un montant total de 500 milliards de yuans (62,8 milliards d’euros) de liquidités aux cinq principales banques du pays, relevait le Wall Street Journal, mardi 16 septembre. Mylène Gaulard, maître de conférences en économie, décrypte pour La Tribune les remises en questions de la Chine sur son système économique et les origines de ses difficultés.

La Tribune : Les plans de relance successifs sont-ils les signes d’un essoufflement de l’économie chinoise?

Mylène Gaulard : Ces plans de relance, mis en place par les autorités publiques, sont les réponses au ralentissement de l’économie chinoise. Depuis le fameux plan de 500 milliards de dollars de 2008, en pleine crise internationale des “subprimes”, le gouvernement chinois s’inquiète sérieusement de ce fléchissement, avec une croissance du PIB qui était supérieure à 9% jusqu’en 2011 pour n’atteindre plus que 7,7% en 2012 et 2013.

Depuis l’été 2014, de nouveaux chiffres ne cessent de tomber, pour mettre en évidence un ralentissement de la production industrielle et des ventes au détail, pour une croissance du PIB inférieure à 7,5% prévue pour l’année 2014. Afin de limiter l’ampleur de ce ralentissement, l’objectif numéro 1 du gouvernement est d’encourager le développement de l’infrastructure nationale, avec ces dernières années un essor important du secteur ferroviaire et de la construction immobilière. Il cherche également à stimuler la consommation des ménages afin que le pays devienne moins dépendant des exportations.

Lire la suite

Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
Lire la suite

Ukraine : Des communistes espagnols partent se “battre contre le fascisme” avec les pro-Russes

Deux jeunes Espagnols sont récemment arrivés dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, qui est actuellement le théâtre d’affrontements meurtriers entre des séparatistes et le gouvernement de Kiev. L’un d’eux, Rafael Muñoz, 27 ans. Il dit vouloir se battre contre le “fascisme“, comme au temps de Franco.

Les deux jeunes hommes expliquent qu’ils sont arrivés avec 500 euros en poche et un sac à dos à Donetsk pour apporter leur aide aux milices de la République autoproclamée de Donetsk (considérées comme des pro-Russes) qui se battent contre le gouvernement de Kiev.

Les deux jeunes hommes expliquent : “Nous sommes ici pour que le monde puisse voir que ce que disent les télévisions espagnoles et américaines sont des mensonges. Les gens ici ne sont pas des terroristes, ils ne sont pas des criminels, ils défendent seulement leurs maisons et leurs familles. Le monde doit se battre pour eux et pour leur liberté.

Les deux jeunes ont intégré les “brigades internationales” du bataillon Vostk, regroupant des combattants étrangers venus des pays voisins. Ce sont des militants communistes. Ils identifient le conflit actuel dans le Donbass à la guerre civile qui opposa, dans l’Espagne des années trente, le camp des républicains, orienté à gauche et extrême gauche, à celui des nationalistes d’extrême droite dirigé par le général Francisco Franco.

Lire la suite

Marx Reloaded

Les turbulences économiques et financières qui secouent la planète depuis trois ans n’en finissent pas de relancer la controverse entre contestataires de tout poil et adeptes du capitalisme. A Berlin, un spectacle vient plutôt apporter de l’eau au moulin des premiers. Il a pour thème Marx et fait un tabac.

L’inventeur de la lutte des classes écouterait sans doute avec intérêt l’intellectuel Peter Sloterdijk souligner la pertinence de certains aspects de sa pensée, tandis que le penseur slovène Slavoj Zizek la réactualise.

La pièce met aussi en scène un banquier allemand qui fait son mea culpa, un tenant du libéralisme qui critique les ingérences de l’État, une philosophe britannique en pleine analyse du Manifeste du Parti communiste et un théoricien des médias qui encense la thèse de Marx sur le «fétichisme de la marchandise».

Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

Pour le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint, auteur du Choc des empires, la construction européenne a totalement échappé à la France et se trouve désormais au service des intérêts allemands. [Quant au Traité Transatlantique, il] sert les intérêts des « empires » allemand et américain, qui veulent contenir la Chine dans la « guerre économique mondialisée ». Et la France dans tout ça ? Entretien.

Dans votre livre vous expliquez que le monde se divise désormais en trois empires : les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne. Qu’est-ce qu’un empire ?

Pour être un empire, il faut d’abord se vivre comme un empire. Ensuite, il faut une langue, une monnaie, une culture. Sans parler des frontières. L’Amérique, c’est Dieu, le dollar et un drapeau. La Chine, c’est une économie capitaliste, une idéologie communiste et une nation chinoise qui a sa revanche à prendre, après l’humiliation subie au XIXème siècle.
Lire la suite

Raids financiers à la russe

En Russie, après l’éclatement de l’URSS, un libéralisme sauvage s’est substitué à l’économie d‘État, sans qu’un système juridique fiable soit mis en place. Enquête sur des dérives qui rendent les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Dans un premier temps ont sévi les “directeurs rouges”, d’anciens responsables issus du régime communiste qui s’étaient plus ou moins bien recyclés dans le cadre des privatisations. Puis sont arrivés les “raiders noirs”, spéculateurs féroces s‘engouffrant dans les vides juridiques avec l‘aval de juges véreux.

Réalisé par Alexander Gentelev (Allemagne – 2013)

Poutine, l’homme qui les rend tous fous

Les Occidentaux étaient persuadés que sur le front syrien, on ne pouvait rien attendre de la Russie. Et voilà que Poutine lance une initiative diplomatique qui fait bouger les lignes. Comment expliquer ce tête à queue ?

Par Jack Dion.

Ce sont les aléas d’une actualité mouvante mais aussi les conséquences des esprits formatés par des a priori idéologiques. Dans son numéro de cette semaine, L’Express publie un article fort circonstancié titré : «Poutine ou les calculs de « M. Niet ». Décryptons la formule pour les plus jeunes et pour ceux qui ne sont pas férus de Kremlinologie. En somme, à l’instar de feu Andreï Gromyko, ministre des affaires étrangères de l’époque soviétique, l’actuel président d’un pays appréhendé comme un remake de l’URSS ne peut que dire Non à tout.

L’histoire du monde : L’âge de la démesure

Le XXe siècle est marqué par la confrontation des idéologies, mais aussi par les avancées technologiques. Le fascisme et le communisme s’affrontent violemment. En Inde, Gandhi mène une lutte non-violente contre l’Empire britannique qui aboutit à l’indépendance.

Les avancées technologiques facilitent considérablement la vie des hommes. Mais ce siècle s’achève sur de nouveaux défis à relever notamment, le partage des richesses, la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

Lire la suite

Kapitalisme : Notre recette secrète

Imaginez que Ceausescu revienne 20 ans après son exécution. Imaginez, qu’il rencontre ses anciens généraux, les ex-membres du parti et leurs enfants et qu’il découvre qu’ils sont à présent les businessmen de la Roumanie. Imaginez que l’ancien dictateur communiste comprenne alors que ce sont ses « héritiers » qui ont ouvert les portes au capitalisme dans le pays, et qu’ils font désormais affaire avec l’Union Européenne depuis l’adhésion du pays en 2007. Imaginez tout cela et vous comprendrez très vite le paradoxe auquel sont confrontés les Roumains et les autres habitants d’Europe de l’Est, depuis le passage du régime communiste au capitalisme.

Film de Alexandru SOLOMON (2009)

Guatemala : “Opération PBSUCCESS”, une clé pour comprendre les guerres modernes

L’opération PBSUCCESS (début 1953 – fin 1954) est une opération secrète organisée par la CIA (Central Intelligence Agency) pour renverser le président du Guatemala Jacobo Arbenz Guzmán, démocratiquement élu.

Le gouvernement d’Arbenz projetait des nouvelles réformes que les services de renseignement des États-Unis jugeaient de nature communiste. La CIA et l’administration Eisenhower craignaient l’instauration d’une tête de pont soviétique de l’ouest, dans le contexte du maccarthysme intensément anti-communiste de l’époque.

Arbenz a été l’instigateur d’une réforme agraire menaçant notamment la multinationale américaine United Fruit Company, dont Allen Dulles (directeur de la CIA de 1953 à 1961) était actionnaire, qui avait de gros intérêts au Guatemala et faisait pression à des niveaux variés du gouvernement américain pour une action contre Arbenz en réplique à son expropriation.

Description
Lire la suite

L’Union européenne, c’est l’Empire et l’Empire, c’est la guerre

Par Thierry Baudet, juriste et historien néerlandais né en 1983. Docteur à la faculté de droit de Leyde avec une thèse sur la souveraineté nationale, il publie régulièrement des articles dans la presse néerlandophone, en particulier sur la question des droits de l’homme. Il est l’auteur de “Significance of borders” (Importance des frontières).

On a l’habitude de considérer que l’Union a assuré la paix en Europe. Or lorsque les États-nations cèdent leur souveraineté à des entités supranationales, cela mène au conflit, note de manière provocatrice l’historien Thierry Baudet. Voilà pourquoi il propose de dissoudre l’euro et de rétablir les frontières.

Les partisans du projet européen soutiennent, imperturbables, que le nationalisme conduit à la guerre et la construction européenne à la paix. Toute perte provoquée par Bruxelles sur les plans de la démocratie, de la souveraineté et de la transparence, serait en définitive compensée par un objectif noble : la paix.

Or cette supposition repose sur une erreur. Le nationalisme ne conduit pas à la guerre. L’ambition d’instaurer un Empire européen conduit à la guerre. L’ambition de faire entrer de force différents peuples dans un carcan mène à la guerre. En somme, c’est la construction européenne qui conduit à la guerre.

Lire la suite

Chine : Les causes de l’hyperinflation dans les années 40

Avant la montée des nationalistes dans les années 30, la Chine demeurait l’un des seuls pays à avoir conservé un système bancaire privé avec plusieurs monnaies en concurrence en même temps sur le territoire.

Les banques chinoises opéraient sans régulation de la part de l’État. Naturellement, les clients s’écartaient des banques qui émettaient des monnaies à tendance inflationnistes. Ces institutions avaient donc tout intérêt à éviter les dépréciations de valeur.

Sous le régime nationaliste de Chiang Kai-shek, les émeutes communistes semaient le trouble dans les grandes villes et les banques comme toutes les industries de l’époque craignaient pour leurs survie.

Elles demandèrent donc l’aide des nationalistes pour les protéger de la fureur rouge qui déferlait sur les villes. La contrepartie de cette aide fut pour les banques de financer à moindre cout le parti nationaliste et de rompre avec le système bancaire privé.
Lire la suite

Chine : Le Nouvel Empire

D’ici peu, la Chine deviendra la première puissance économique mondiale. Comment l’empire du Milieu s’est-il profondément transformé, depuis la révolution maoïste jusqu’à ce jour ? Réponses de Chinois politiciens, artistes, ouvriers, paysans ou intellectuels qui décrivent ces mutations radicales.

Le film propose, pour la première fois, une peinture globale d’un siècle d’histoire de ce pays, depuis la guerre de l’opium jusqu’à la future nomination de Xi Jinping à la présidence de la République Populaire.

Ce triptyque est un documentaire de référence permettant de mieux comprendre l’actualité et le futur de la Chine, en découvrant les multiples facettes de ce pays hors norme qui peut transformer le devenir du monde…

Partie 1 : La Chine s’éveille


Lire la suite

Entretien avec Jean-Claude Michéa

Jean Cornil a rencontré le philosophe français Jean-Claude Michéa, chez lui, à Montpellier. Philosophe « inclassable », Jean-Claude Michéa a un parcours singulier. Venant d’un milieu communiste, anarchiste, penseur critique du libéralisme et singulièrement du libéralisme culturel qu’il assimile à la gauche. Dans cette émission, Jean Cornil ira à la rencontre de ce philosophe étonnant, très éloigné des schémas traditionnels de la pensée politique.

Chine : La grande famine de Mao

Il y a une cinquantaine d’années, entre 1958 et 1962, la Chine a vécu une immense tragédie. Le « Grand bond en avant » conçu par Mao pour que la Chine dépasse à marche forcée la production de la Grande-Bretagne et gagne son autonomie face à son hégémonique voisin l’URSS, a entraîné une famine dramatique et provoqué la mort de 30 à 50 millions de personnes.

Marx et les crises

Marx considérait que les crises sont l’expression des contradictions 
internes au capitalisme, et qu’elles doivent conduire à son effondrement. Mais il a laissé sa théorie des crises inachevée. 
Dans quelle mesure peut-il donc éclairer la crise d’aujourd’hui ?

« Un spectre hante l’Europe – le spectre du communisme. » Ainsi commence le Manifeste du parti communiste. Curieuse formule ! Ne faut-il pas être mort pour revenir à l’état spectral, fantomatique ? À la manière de Jean Baudrillard, faut-il penser un retour spectral du communisme ? Ou ce revenant est-il enterré, un pieu enfoncé dans le cœur ? Dans Spectres de Marx, Jacques Derrida fait de Karl Marx lui-même un perpétuel revenant. Après sa mort, sa pensée est revenue hanter l’Europe et l’Amérique à la fin du XIXe siècle, lors de la grande dépression, et encore dans les premières années après la Première Guerre mondiale ; elle est revenue en force au cours des années 1930, pendant la grande crise. Il y aurait donc un lien entre les grandes crises qui, elles aussi, sont des « revenants », et les retours de Marx. Ce n’est pas si simple.

À la fin des années 1960, le spectre de Marx revient nous visiter, pas seulement dans les rues de Paris et dans les campus du monde entier. Or le monde est en expansion, dans la phase active des trente glorieuses. Marx hante les esprits et pourtant « même les tables ne tournent pas », comme il l’analysait. Le capitalisme triomphe un siècle après ses prédictions apocalyptiques : mieux, il produit un énorme accroissement de richesses dont jouissent aussi les masses populaires, la société de consommation explose, les inégalités ont régressé, « l’armée de réserve industrielle » (Marx nomme ainsi les chômeurs) a disparu ainsi que les crises périodiques avec leur cortège de misère, de chômage. À l’époque, de doctes et pourtant jeunes experts en marxisme se posaient sérieusement la question de la paupérisation en Europe, aux États-Unis, l’une des grandes prédictions de Marx. Était-elle absolue, alors que les PIB croissaient à des taux records, ou seulement relative, alors que la hausse des revenus des salariés n’avait jamais été aussi forte, que les inégalités régressaient ?

Chômage, paupérisation 
et inégalités

Lire la suite

L’origine américaine de la réussite de la Chine

La stratégie des États-Unis en Asie a cherché pendant plus d’un siècle un équilibre des pouvoirs pour empêcher la montée d’une puissance dominant les autres.

Pourtant les États-Unis, selon sa Stratégie nationale de sécurité officielle, se sont aussi commis à faciliter « l’avènement d’une Chine pacifique et prospère qui coopère également avec nous pour régler des problèmes communs et partager les intérêts communs ». D’une certaine manière, la politique des États-Unis à l’égard de l’Asie serait donc contradictoire.

En fait, les États-Unis ont joué un rôle prépondérant dans l’essor de la Chine. Ainsi, plutôt que d’imposer des sanctions commerciales à la Chine après le massacre de la place Tiananmen en 1989, les États-Unis ont plutôt opté pour une politique visant l’adhésion du pays aux institutions internationales. Il est même notoire que la politique étrangère des États-Unis a été favorable à la Chine bien longtemps avant cela.

Lire la suite