TPP : Le traité de libre-échange trans-pacifique devient réalité

Les négociations commerciales trans-pacifiques aboutissent. Les douze pays, engagés depuis 2008 dans des négociations sans fin, ont trouvé un accord, confirmé par le Premier ministre japonais et d’ores et déjà salué par le président américain.

Le TPP réunit l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam.

Zoom sur le business des cours en ligne

La vente de cours en ligne a le vent en poupe. Un jeune homme propose sur internet l’essentiel de ces cours d’ingénieur informatique contre quelques euros. Il n’est pas gourmand, le cours ne coûte qu’un ou deux euros. D’autres proposent l’ensemble de leur année pour plusieurs centaines d’euros.

Dans des filières très concurrentielles comme Pharmacie et Droit, l’achat des cours sur internet cartonne auprès des étudiants. Certains ont même créé un site spécialisé dans la vente de cours : un business florissant, né en Australie.

Dans les universités, ce commerce de notes ou de cours dérange pour une question de propriété intellectuelle des écrits des professeurs.

Argentine : La viande de nouveau exportable vers les États-Unis

La fièvre aphteuse détectée chez les vaches avait provoqué l’arrêt de la commercialisation de leur viande pendant quinze ans. Les producteurs argentins saluent la décision américaine mais critiquent le protectionnisme du gouvernement Kirchner.

Le gouvernement américain a annoncé le 29 juin qu’il allait de nouveau ouvrir son marché aux exportations de viande argentine, rapporte le journal Clarín. Ainsi, Washington anticipe une décision attendue dans ce sens de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a analysé le cas à la demande de l’Argentine.

En effet, la fièvre aphteuse, à l’origine de l’interdiction imposée par les États-Unis il y a quinze ans, a été éradiquée du cheptel argentin depuis huit ans. “Une restriction injustifiée qui se traduit par des pertes à hauteur de plus de 2.000 millions de dollars depuis huit ans, au moment où le pays a confirmé que ses bovins étaient exempts de fièvre aphteuse”, a expliqué à la conférence de presse du 30 juin le ministre de l’Économie argentin, Axel Kicillof.

Par la même occasion, Washington a également annulé la mise au ban de la viande bovine en provenance du Brésil.
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Grèce : Nikos, l’épicier ambulant de Thessalie

La chronique d’une petite épicerie ambulante en Thessalie, une région montagneuse et désertifiée de la Grèce, où vivent surtout des personnes âgées.

Chaque semaine, depuis plus de trente ans, Nikos Anastasiou et sa femme quittent à l’aube leur petite ville de Trikala, au pied du massif du Pinde, pour effectuer la tournée des villages isolés en altitude.

Camif : La renaissance grâce au “made in France”

La Camif, centrale d’achat créée en 1947 et alors réservée aux enseignants, fut mise en faillite en 2008. Elle fut sauvée de justesse en 2009 par Émery Jacquillat, un entrepreneur qui a fait le pari du made in France pour la relancer.

Au début des années 1980, l’emblématique centrale de Niort (Deux-Sèvres) employait 1.000 personnes et était un grand succès : on trouvait de tout dans son catalogue de 800 pages. Mais c’est ce gigantisme qui a causé sa perte, estime le repreneur. Ce passé est révolu. Aujourd’hui, on compte 55 salariés (dont une quinzaine d’anciens) et il n’y a plus de catalogue. La Camif vend, sur internet, des meubles siglés made in France.

Émery Jacquillat a dû travailler dur pour reconquérir les anciens fournisseurs, refroidis par la chute de 2008. “A peu près 80% d’anciens fournisseurs nous ont suivi. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain“.

En s’appuyant sur son important fichier clients (trois millions de noms, 600.000 fidèles), il est en passe de réussir son pari. Depuis un an, la Camif regagne de l’argent. Les clients historiques n’y sont pas pour rien. “On est Camif, on restera Camif !“, clame Jean Rosset, professeur retraité.

Chine : La nouvelle route de la soie

C’est l’un des projets phare de Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir: recréer une nouvelle “route de la Soie” entre l’Europe et la Chine.

Une nouvelle route que la Chine entend tricoter au prix d’investissements massifs: 40 milliards de dollars ont été débloqués depuis le début de l’année pour construire routes, voies ferrées ou pipeline dans l’ouest du pays, mais aussi en Asie Centrale ou au Pakistan.

Aubervilliers (93) : Les secrets du textile chinois en France

Infiltration dans le nouveau cœur du marché du textile en France. Il se trouve à Aubervilliers en banlieue parisienne. Là, une ancienne friche industrielle a été reconvertie en immense marché de gros de l’habillement. Ici, 1.500 commerces proposent leurs marchandises dans des commerces tenus à 90% par des Chinois.

Mr Wang est à l’origine de cet empire. C’est lui qui a installé la première boutique et aujourd’hui il possède 20% des commerces. Le lieu est devenu incontournable pour les professionnels assurés de faire de bonnes marges, car les fournisseurs cassent les prix.

Mais cette nouvelle plaque tournante du textile en France cache de nombreux mystères, notamment sur la provenance des marchandises. Les journalistes ont ainsi découvert un atelier de couture clandestin où la plupart des travailleurs sont des immigrés clandestins sans papier et vivent dans des conditions déplorables.

Ils n’ont pas de salaire pendant les deux premiers mois de travail et sont ensuite invités à travailler ailleurs. D’autres ateliers du même type rémunèrent leurs ouvriers 50 centimes par robe. Celles-ci sont ensuite vendues… à Aubervilliers.

Iran : Un futur partenaire de choix pour l’Occident ?

Ce 1er avril, il n’y a toujours pas d’accord à Lausanne, en Suisse, sur le contrôle du nucléaire iranien, mais l’optimisme demeure. L’enjeu est capital, selon Étienne Leenhardt. Un accord avec l’Iran serait “une nouvelle donne politique“.

Dans le chaos actuel du Moyen-Orient, l’Iran a déjà su se rendre incontournable. C’est déjà notre ami en Irak parce qu’il se bat à nos côtés contre le groupe État islamique. L’Iran soutient encore le régime de Bachar al-Assad et il pourrait très bien – si nous décidons de reparler au régime de Damas – servir d’intermédiaire. Et puis, l’Iran est influent auprès des milices Hezbollah au Liban, mais également actuellement dans la crise du Yémen“, explique le journaliste.

L’Occident a les yeux rivés sur Lausanne

Et puis, ce serait une nouvelle donne économique si les sanctions qui pèsent sur l’Iran sont levées. C’est un marché de 80 millions d’habitants qui s’ouvre. C’est un pays jeune, éduqué, riche en pétrole – 4e réserve mondiale -, en gaz – 2e réserve au monde -. Toutes les entreprises occidentales (…) ont le pied sur l’accélérateur pour signer des contrats et les yeux tournés vers Lausanne

Tadjikistan : La nouvelle route de la soie

Autrefois l’une des régions les plus pauvres du monde, le massif tadjik du Pamir connaît un développement économique inattendu depuis l’ouverture de la frontière avec la Chine en 2004 et la mise en service d’une route moderne reliant les villes de Khorog et de Murghab à l’empire du Milieu.

Culminant à 5000 mètres d’altitude, le massif du Pamir a longtemps été isolé, notamment sa partie située à l’est du Tadjikistan. Mais l’ouverture de la frontière avec la Chine en 2004 et la mise en service d’une route moderne reliant les villes de Khorog et de Murghab à l’empire du Milieu ont permis de développer les échanges commerciaux dans la région.

Rencontre avec Davlat Kichkorov qui vit avec ses quatre enfants à Khorog à la frontière de l’Afghanistan. En cumulant des activités d’entrepreneur en bâtiment, de mécanicien et de concessionnaire automobile, il profite de l’embellie économique et rêve d’un avenir radieux pour ses enfants.

(Merci à Olivier)

Big Data is algorithming you

Nouveau champ de domination et de commercialisation du monde, la collecte d’informations numériques via des algorithmes reste largement impensée. Sans doute en raison de la complexité du sujet. Tentative d’éclaircissement, avec Antoinette Rouvroy, chercheuse et spécialiste de la « gouvernementalité algorithmique ».

Je donne, tu donnes, il/elle donne… nos données. Les data sont le nouvel or noir que se disputent gouvernements et géants du numérique. Parfois, les premiers se servent même tout simplement chez les seconds, comme l’a montré l’existence du programme Prism, l’une des nombreuses révélations d’Edward Snowden – l’ancien sous-traitant de la toute-puissance National Security Agency (NSA) américaine.

Par une tentative de retournement culotté de la situation, les artisans de la surveillance de masse et de la présomption de culpabilité tentent de se dédouaner en pointant la collecte tentaculaire opérée par Google, Facebook et consorts. Leur argument : vous – population – filez bien plus à des entreprises privées ! Lesquelles répondent que pas du tout… Un cercle sans fin.

Ces enfumages et faux débats empêchent de penser la transformation de nos vies en données, en signaux infrapersonnels qui ne font sens qu’agrégés et moulinés par millions. En naît un pouvoir d’un genre nouveau, la « gouvernementalité algorithmique », explique la chercheuse belge Antoinette Rouvroy (1).
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Le capitalisme serait né il y a 4000 ans

Sociétés, investissements, prêts bancaires, chèques au porteur, bénéfices, dividendes,… Ces notions semblent liées au capitalisme libéral et à l’économie de marché, soit aux XIXe, XXe et XXIe siècles. Pourtant, c’est près de 2000 ans avant notre ère et en plein cœur de l’Anatolie que ces principes étaient appliqués: les archéologues qui fouillent le site de Kültepe, où se trouvent les ruines de la cité antique de Kanesh, ont établi que le système économique était déjà très complexe.

Voici près de 4000 ans, Kanesh était un comptoir de la cité d’Assur: à plusieurs centaines de kilomètres de la future capitale des Assyriens, ce poste commercial se situait au cœur de l’Anatolie, là où les Hittites allaient former l’un des royaumes les plus puissants du Moyen-Orient antique.

Or, contrairement à de nombreux autres sites fouillés par des archéologues au Proche et au Moyen-Orient, ce ne sont pas des dirigeants politiques (rois, princes, chefs de guerre, diplomates) ou religieux que sont issus la grande majorité des documents écrits, mais des milieux économiques. Et en particulier des marchands paléo-assyriens installés dans cette cité hittite: plus de 90% des 22.000 tablettes viennent de ces commerçants et révèlent la complexité inouïe du système économique de l’époque.

Dans cette agglomération de plusieurs milliers d’habitants, les archéologues ont mis au jour des tablettes d’argile sur lesquelles figurent des textes en caractères cunéiformes, cette première forme d’écriture inventée en Mésopotamie.
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Papa vends des armes : Les nouveaux VRP de la guerre [Rediff.]

En France, 160.000 personnes travaillent pour les usines d’armement. Une industrie qui cultive le secret, et qui n’a pas toujours bonne réputation. Mitrailleuses, bazookas, fusils d’assaut: des lignes d’assemblage jusqu’aux foires internationales de la guerre, les employés de ces entreprises se battent pour décrocher de nouveaux contrats.

Quels sont les secrets de cette profession si particulière ? Des missiles aux avions de combat, peuvent-ils vendre leur dangereux arsenal à tous les États ? En marge des ventes légales prospèrent des filières parallèles : le marché noir des armes de guerre.

L’une de ses figures les plus célèbres s’appelle Viktor Bout. Ce Russe longtemps insaisissable a inspiré à Hollywood le film «Lord of War». Les équipes d’«Enquête exclusive» l’ont rencontré dans sa prison en Thaïlande.

 

États-Unis : L’installation de centres médicaux dans les centres commerciaux séduit

Un centre médical va ouvrir ses portes dans quelques mois dans un centre commercial de la cité de la Castellane à Marseille. Une première en France.

Cette pratique est déjà courante outre-Atlantique. Dans un centre commercial du Texas (États-Unis), on peut y faire ses courses, s’y habiller, manger, mais également aller consulter un médecin. Impossible de louper le centre médical et sa devanture tape-à-l’œil. Il est ouvert sept jours sur sept, de 9h à 20h.

TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

Des soldes pas comme les autres

Généralement, les soldes d’hiver sont l’occasion d’une immense cohue dans les magasins, des quelques bonnes affaires pour les clients et de recettes non-négligeables pour les commerçants.

Les attentats du 7 janvier ont changé la donne. Ils ont détourné les Français du chemin des boutiques. Pour tous les commerçants, le manque à gagner est notable mais la situation revient progressivement à la normale.

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Au Val-Fourré, le succès du commerce « ethnique »

INUTILE de chercher de l’alcool ou des côtes de porc… Ici, vous êtes chez Valprim, à l’entrée du quartier du Val-Fourré, qui réunit presque la moitié de la population de Mantes-la-Jolie : 20 000 habitants, dont une forte proportion de musulmans français ou étrangers.

Par M.G

Alors, même si les responsables se défendent de s’être lancés dans le commerce  ethnique, Valprim s’est adapté à sa clientèle :

le saucisson halal a remplacé le saucisson à l’ail, et le jambon de dinde, le jambon de porc.

Les fruits et légumes viennent de tous les horizons : figues, dattes, manioc, papaye… Autre détail frappant :

les caissières portent le voile.

Mais ici, cela ne gêne personne.

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Plan-de-Campagne (13) : Marchandise, terre promise

Située entre Marseille et Aix-en-Provence, la zone commerciale Plan-de-Campagne se prétend la plus visitée de France. Chaque mois, deux millions de personnes arpentent cet espace de 200.000 mètres carrés, enfilade de néons multicolores, de parkings, de grandes surfaces et de panneaux publicitaires.

Page 29 du magazine Europlan de Campagne1, le gratuit officiel de la zone commerciale, petit bimestriel bourré de pubs et de textes idiots. L’une des rubriques s’intitule « Le saviez-vous ? », vague compilation d’informations insolites, aussi absurdes que maladroitement rédigées.

Parmi ces dernières : « Lors de son lancement en 1938, Superman était beaucoup plus faible qu’aujourd’hui. En effet, il ne pouvait pas voler, il pouvait juste faire d’énormes sauts. [...] Superman a progressivement accumulé les pouvoirs au cours des années, jusqu’à ce qu’il devienne le caractère presque invincible que nous connaissons aujourd’hui. Il peut à présent voler dans l’espace, voyager plus vite que la lumière, résister aux explosions nucléaires. »

Un monde total, pour ne pas dire totalitaire, où l’humain est réduit à une seule fonction : consommer.

Le magazine ne s’y hasarde pas, mais le parallèle est tentant : Superman, ce « monstre » dont la puissance grandit à mesure que se généralise le modèle de la société de consommation, c’est Plan-de-Campagne.
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Belgique : Le RES, monnaie complémentaire à l’euro

À Louvain, les commerçants proposent un moyen de paiement alternatif, une monnaie complémentaire à l’euro. Depuis 1996, ce nouveau moyen de paiement a fait ses preuves. Chez les commerçants, un RES est égal à un euro. Le client peut recharger sa carte en achetant 110 RES pour 100 euros, tout le monde y trouve son intérêt.

Le RES possède un autre avantage. Les clients peuvent obtenir des prêts en RES à 0%. Au dessus de son magasin, le même commerçant a créé des appartements destinés à la location. Un projet immobilier de plus de deux millions d’euros. Pour convaincre les banques classiques de le suivre, il a mis en avant le premier crédit obtenu en RES avec lequel il paie une partie des travaux.

Il n’est pas le seul intéressé, en Belgique 5000 commerçants indépendants ont sauté le pas. En 2014, plus de 30 millions en RES ont été échangés. “C’est un système qui a beaucoup de possibilités dans le futur” renchérit son créateur, Walther Smets.

Japon : Le secret de la longévité des entreprises nipponnes

L’hôtel le plus ancien du monde n’est pas à Paris ou Londres ou Rome mais à Yamanashi au Japon. Selon le livre Guinness des records, l’hôtel Nisiyama Onsen Keiunkan, proche de sources chaudes, existe depuis l’an 705. Le deuxième hôtel le plus ancien est un autre établissement thermal appelé Hoshi Ryokan, fondé en 718.

Outre les hôtels, de nombreuses compagnies japonaises battent des records de longévité. Sudo Honke, le plus ancien producteur de saké au monde existe depuis 1141. Avant d’être absorbée par une autre entreprise en 2006, l’entreprise familiale en exploitation depuis le plus longtemps était Kongō Gumi, une société qui construisait des temples depuis quatorze siècles.

La liste est longue, et elle inclut la compagnie de la préfecture de Yamanashi, qui confectionne des objets pour les autels bouddhistes et des habits de moines depuis 1024; la compagnie Ichimojiya Wasuke, la plus ancienne confiserie du pays, fondée en 1000; Nakamura Shahi, une firme de construction de temples bouddhistes et shintoïstes, qui date de 970; et Tanaka Iga, une compagnie de Kyoto qui fait des objets religieux bouddhistes depuis 885.

A première vue, il n’est pas surprenant qu’un pays ancien avec une économie ancienne ait autant de vieilles entreprises. La plupart de ces vieilles compagnies sont locales et familiales, comme les producteurs de saké et les auberges (ryokan) qui ont été établis au VIIIe siècle pour les marchands voyageant entre Tokyo et Kyoto.
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Alibaba : Le géant chinois d’Internet à Wall Street

Jack Ma, le richissime patron chinois, pilote une spectaculaire introduction en bourse. Celle de son groupe Alibaba, premier site de e-commerce du monde. Il devrait récolter plus de 20 milliards de dollars et être valorisé entre 150 et 160 milliards de dollars. De quoi traiter d’égal à égal avec Microsoft, Apple ou Facebook.

Pour l’instant, les consommateurs d’Alibaba ne sont que chinois. En entrant à Wall Street, ce géant du Net veut s’attaquer au marché mondial. En termes de chiffres d’affaires, le site de vente en ligne est déjà pourtant l’équivalent “d’Amazon, Paypal et Ebay réunis”, selon Frédéric Martel, spécialiste d’Internet et auteur du livre “Smart”.

Le groupe chinois Alibaba vise un record pour son entrée à Wall Street. Il espère lever 18 milliards d’euros, soit la plus grosse introduction en bourse de l’Histoire.

De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley. Objets connectés, humains chômeurs…

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré. cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».
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Ces étudiants qui s’endettent pour payer leurs études

Pour financer leurs études, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à emprunter auprès des banques. Les parents viennent souvent à la rescousse, mais dans certaines filières, notamment les études médicales et les écoles de commerce, le prêt reste un passage obligé.

“Le prêt était indispensable, je ne pouvais pas faire autrement”, confie Amélie. Cette étudiante de 22 ans termine sa formation de kinésithérapeute. Coût total de ses trois années d’études : 24.900 euros. La banque lui a prêté 15.000 euros, qu’elle devra rembourser essentiellement après l’obtention de son diplôme.

En France, 12% des étudiants font un emprunt pour payer leurs études, soit 300.000 personnes. La Fage, qui réunit des associations estudiantines, s’inquiète des conséquences que peuvent avoir ces prêts sur la vie future de ces jeunes. Notamment s’ils ne trouvent pas rapidement du travail après l’obtention de leur diplôme.

La zone euro à l’arrêt, comme la France

La zone euro a fait du sur-place au second trimestre, avec une croissance nulle. La faute en premier lieu à son moteur, l’économie allemande, qui a calé. Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne a reculé de 0,2 %. Commerce et investissements n’ont en effet pas été à la hauteur.

Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

L’amende astronomique que devra verser aux autorités étasuniennes la banque BNP Paribas révèle un véritable scandale juridique et politique : les lois d’embargo au nom desquelles les États-Unis entendent sanctionner tous ceux qui ne se conforment pas à leur politique étrangère. La pratique semble s’être tant banalisée que l’on ne s’en émeut plus.

La politique unilatérale de sanctions économiques des États-Unis à l’égard d’un nombre grandissant de pays est déjà une pratique très regrettable. Le seul cadre légitime devrait être celui de l’Organisation des Nations Unies, et plus particulièrement, celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui est, seul, habilité à prendre de telles sanctions au titre de l’article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

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TiSA : un accord géant de libre-échange en discrètes négociations

Réunis à Paris mardi 8 juillet pour préparer le prochain volet de la régulation financière européenne, les représentants du monde financier ne semblent pas être particulièrement au fait des négociations secrètes qui pourraient demain bloquer toute volonté régulatoire de 50 des plus grandes économies mondiales. Une perspective nommée TiSA, pour Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services en français.

WikiLeaks a fait fuiter le mois dernier un document de travail datant d’avril 2014, portant sur le chapitre des services financiers. S’il ne s’agit pas du texte définitif, puisque les négociations sont encore en cours, il permet de se faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler cet accord de libéralisation déjà tant décrié.

C’est quoi l’idée ?

TiSA est une négociation commerciale lancée début 2013 entre 23 Etats, qui se baptisent eux-même les « très bons amis des services », à l’initiative des Américains et des Australiens. Leur objectif est de poursuivre la libéralisation des services engagée par l’Accord général sur le commerce des services (AGCS, GATS en anglais) de 1994, qui combattait le protectionnisme et ouvrait certains secteurs à la concurrence.

50 pays négocient TiSA
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Sexe, un juteux business (vidéo)

Vendre sa virginité sur internet, faire monter les enchères pour se livrer au plus offrant ? C’est désormais possible en Allemagne, paradis européen du sexe tarifé. Les maisons closes comme le Paradise rapportent des millions en toute légalité.

Il y a aussi des clubs où le client peut avoir, pour un prix forfaitaire, autant de filles qu’il désire. Quant aux autorités allemandes, elles se frottent les mains et prélèvent de confortables « impôts sur le plaisir ».

(cliquer sur l’avertissement de la vidéo pour la démarrer)

Temps Présent – RTS (03/07/14)

Le code-barres fête ses 40 ans sur les marchandises

L’anniversaire est symbolique pour les caissières des supers et hypermarchés qui l’utilisent, le code-barres fête ses quarante ans ce jeudi 26 juin, jour pour jour dans sa première utilisation sur une marchandise. L’article sur lequel il était estampillé aux États-Unis le 26 juin 1944 était un paquet de chewing-gum. Il est devenu aujourd’hui un outil incontournable de la société de consommation.

La révolution code-barres arrive dans les magasins français dans les années 80. Un jeune étudiant américain, Norman Woodland, s’est inspiré du langage Morse, il y a 60 ans, pour inventer un système de lecture optique pour le supermarché.

Le code-barres ou code à barres était né pour révolutionner la gestion des marchandises dans le monde entier. Une nouvelle ère se profile avec l’utilisation de cette invention sur les mobiles qui relient directement sur internet.

Économie souterraine : Dans les cuisines du travail au noir

En France, la part de l’économie non déclarée dans le PIB serait de 10,8% et, selon l’Urssaf, 7% des entreprises auraient recours au travail dissimulé. Enquête dans le secteur de la restauration, au moment où le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a présenté, mardi 24 juin, un projet d’avis dans lequel l’institution prône une multiplication des contrôles et un accroissement des sanctions pour endiguer ce phénomène. 

L’hôtellerie-restauration est l’un des cinq secteurs où le travail au noir ou au gris est largement répandu, avec le bâtiment et travaux publics, le commerce de détail alimentaire, les services aux entreprises, le spectacle vivant et enregistré, le travail saisonnier et agricole.

En 2013, les redressements effectués par l’Urssaf se sont élevés à 291 millions d’euros, soit une progression de 168% depuis 2008. En 2012, 12.000 entreprises avaient été redressées et 200 avaient fait l’objet d’une fermeture administrative. Cependant, la progression de ces chiffres ne traduit pas nécessairement une explosion de l’économie non déclarée, mais surtout un renforcement de l’efficacité des contrôles, souligne le Cese.

Centres commerciaux : La folie des grandeurs !

C’est un paradoxe: alors que notre pouvoir d’achat et notre consommation baissent depuis plusieurs années, les ouvertures de centres commerciaux, toujours plus imposants, se multiplient. Nous en avons 750 en France et 50 sont en construction: un record en Europe!

Même si beaucoup de Français, de plus en plus en nombreux à vivre en périphérie des villes, apprécient d’y faire leurs courses et même de s’y divertir, comment expliquer une telle expansion ? Quelles sont les méthodes de ces machines de guerre du commerce pour vous attirer ? Et, face à eux, comment les petits commerces de centre-ville s’y prennent-ils pour survivre ?

Partie 1:

Le 8 avril dernier c’était l’effervescence à Villeneuve-la-Garenne dans le nord de Paris. Un nouveau centre commercial, dénommé Qwartz, était inauguré: 140 boutiques, 25 restaurants et des aires de jeux aussi pour que les familles restent le plus longtemps possible et donc consomment !

Le propriétaire du centre, un grand groupe immobilier, a investi 300 millions d’euros. Il faut dire que ces temples du commerce, quand ils sont bien pensés et bien gérés, sont très rentables. À Villeneuve-la-Garenne, on mise sur 11 millions de visiteurs par an.

Pour les commerçants installés dans le centre commercial, c’est la promesse d’une fréquentation beaucoup plus élevée qu’en centre-ville. Mais attention, à force de se multiplier, les centres commerciaux rentrent dans une concurrence féroce et certains d’entre eux pourraient ne pas y survivre. 

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Camions itinérants : Les nouveaux nomades

Les services et les commerces itinérants font leur retour en ville et dans les campagnes. La mode urbaine du camion-restaurant à l’américaine y est pour beaucoup : le « foodtruck » revisite ainsi la cuisine de rue et concurrence le légendaire camion pizza ou la baraque à frites.

Dans les campagnes apparaissent aussi de nouveaux métiers itinérants : le toilettage d’animaux, la coiffure pour hommes, les garderies d’enfants… Des contraintes économiques, un rebond professionnel ou une reconversion conduisent souvent vers ce nouveau nomadisme.

Une tendance qui favorise le retour des services et du lien social dans des régions désertifiées.

Pâtisserie : Le beurre et L’argent du beurre

Avec plus de dix millions de clients par jour, les boulangeries-pâtisseries figurent parmi les commerces les plus fréquentés en France. Mais si l’appellation « boulangerie » est très strictement encadrée, pour la pâtisserie, c’est tout le contraire.

L’activité n’est en effet régie par aucune loi. Beaucoup de commerçants profitent de ce vide juridique pour vendre dans leurs rayons des produits fabriqués en usine, souvent sans le préciser, séduits par le faible coût de ces articles et la variété des catalogues des industriels.

Peu à peu, le secteur se restructure au détriment de l’artisanat. Quels sont les secrets de fabrication de ces usines à pâtisseries ? Quelques boutiques poussent à l’inverse la qualité de leurs gâteaux jusqu’à l’extrême, mais à quel prix ? Enquête.

L’impossible embargo sur les Mistral vendus à la Russie

On ne fait pas du commerce avec de grands sentiments. Vendus 1,2 milliard d’euros par la France, le Vladivostok et le Sébastopol seront livrés.

Selon Laurent Fabius, qui l’a dit lundi soir sur TF1, la vente à laRussie des deux porte-hélicoptères de type Mistral pourrait être compromise. Le ministre des Affaires étrangères s’est toutefois montré très prudent, assortissant sa déclaration de conditions qui ne relèvent pas de décisions prises à Paris : “Si Poutine continue ce qu’il fait, nous pouvons envisager d’annuler ces ventes, mais nous demanderons à d’autres, je pense notamment aux Britanniques, de faire l’équivalent avec les avoirs russes des oligarques à Londres. Les sanctions doivent toucher tout le monde.”

En demandant aux Britanniques le gel bien peu probable d’avoirs d’oligarques, le risque pris par les autorités françaises est fort limité. 

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Pourquoi la boisson Fanta est née dans l’Allemagne nazie

De nombreuses marques sont connues pour leur présence dans l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. C’est par exemple le cas de la marque de vêtements Hugo Boss qui a reconnu avoir soutenu le régime nazi et s’est justifié en expliquant qu’elle devait maintenir sa société en activité. Mais un historien économique, Roman Koester, avait démontré qu’Hugo Boss était aussi un disciple des Nazis. Le quotidien espagnol ABC consacre un article à une autre marque dont l’apparition et la création dans l’Allemagne nazie suscite la polémique : la boisson gazeuse Fanta.

par Arnaud Lefebvre

Son origine découle de la Seconde Guerre mondiale qui entraîne le blocus des ingrédients nécessaires à la confection de la boisson Coca-Cola dans les territoires contrôlés par le Troisième Reich.

En 1942, Max Keith, responsable de la filiale allemande Coca-Cola Bottling Co. décide d’élaborer une nouvelle boisson pour maintenir son activité commerciale pendant la guerre, et la commercialise sous le nom de Fanta.

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Obama prône la levée des barrières dans le commerce avec la Russie

Le président américain Barack Obama s’est prononcé pour la promotion de la coopération avec la Russie dans plusieurs domaines, notamment le commerce, la sécurité et la société civile, a annoncé vendredi la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Caitlin Hayden.

Le président Obama appelle les groupe de travail de la commission (présidentielle russo-américaine, ndlr) à approfondir et élargir la coopération avec la Russie pour lever les barrières dans le commerce et les investissements, renforcer la sécurité et obtenir des progrès continus dans la recherche et les innovations“, a déclaré Mme Hayden.

Selon le chef de l’Etat américain, en partenariat avec les sociétés civiles américaine et russe, ainsi qu’avec des compagnies privées des deux pays, les groupes de travail de la commission peuvent exercer une longue influence favorable sur l’avenir des Russes, des Américains et des peuples du monde entier.

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Un partenariat transatlantique pour le meilleur des mondes

En octobre 2013, le réseau Seattle to Brussels (S2B) a publié un rapport très fourni sur le traité transatlantique, accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne en cours de négociation.

Titré « A Brave New Transatlantic Partnership » en référence au Brave New World – le Meilleur des mondes – d’Aldous Huxley, ce rapport revient en détail sur les différents aspects de cet accord transatlantique et sur les menaces qu’il représente pour les droits sociaux et l’emploi, l’environnement, l’agriculture, les droits civiques et la vie privée, la santé, la régulation financière et la démocratie. Les Dessous de Bruxelles publieront la traduction française de ce rapport sous la forme d’un feuilleton, en revenant sur chacun de ces enjeux. A commencer dans cet article par un résumé qui synthétise les enjeux du traité transatlantique.

Les négociations entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI) ont débuté cet été, avec le soutien de nombreux représentants politiques et chefs d’entreprise de premier plan qui considèrent cet accord comme une opportunité pour sortir du marasme économique de part et d’autre de l’atlantique.

La consolidation des relations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis au sein d’un grand marché transatlantique a été présentée aux citoyens comme un vecteur puissant de croissance économique, avec des prévisions parfois très enthousiastes qui évoquent une hausse du PIB de l’ordre de 1%. Les négociateurs européens et étatsuniens sont persuadés que la suppression des barrières commerciales et l’« harmonisation » de la régulation entre l’UE et les Etats-Unis permettra une croissance du commerce et par conséquence la création de millions d’emploi.

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