Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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Les Vikings n’étaient pas les explorateurs solitaires qu’on pensait

Selon une nouvelle étude génétique, les femmes scandinaves ont fait partie intégrante de la colonisation viking. Une étude plus ancienne avait montré l’inverse dans le cas particulier de l’Islande.

Les Vikings faisaient de nombreuses choses en famille, y compris l’exploration et la colonisation. Contrairement aux clichés selon lesquels ils ne partaient en raids qu’en groupes d’hommes, les anciens Scandinaves emmenaient leurs femmes avec eux.

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Haïti : F. Hollande acquittera t-il la “dette morale” de la France (17 milliards d’euros)

Quand je viendrai en Haïti [mardi 12 mai], j’acquitterai à mon tour la dette que nous avons.” Cette déclaration faite par François Hollande, dimanche 10 mai, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), lors de son discours d’inauguration du Mémorial ACTe consacré à l’esclavage, a été saluée par des applaudissements.

Comme l’explique Geopolis, lors de l’indépendance d’Haïti en 1804, la France a imposé à son ancienne colonie une compensation financière de 150 millions de francs-or, l’équivalent d’une année de revenus de l’ex-colonie.

Cette somme colossale a été ramenée à 90 millions de francs-or en 1838, soit l’équivalent de 17 milliards d’euros. Et les Haïtiens ont fini de la payer en 1883.

Lorsqu’en 2010, Nicolas Sarkozy a été le premier chef d’État français à visiter l’île depuis l’indépendance, cette “rançon d’indépendance” lui a été rappelée. Et des intellectuels l’avait alors appelé à la rembourser. Il s’y était opposé.

François Hollande confirme cette position de la France et reste ferme sur son refus d’une indemnisation financière. La “seule dette qui doit être réglée” aux descendants d’esclaves est de “faire avancer l’humanité”, a-t-il déclaré. Son entourage a précisé qu’il s’agissait bien d’une “dette morale”.

Le dessous des cartes : Xinjiang, le grand ouest chinois

Au carrefour de la Russie, de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud, la région autonome chinoise du Xinjiang est majoritairement peuplée de turcophones musulmans. Lieu de tensions interethniques, cette périphérie occidentale de la Chine connaît pourtant un développement accéléré.

“Les investissements, ajoutés à la large immigration han, sont vus par les Ouïghours comme un pillage organisé de leurs ressources et comme une colonisation de l’intérieur.”

“Aujourd’hui les Han se sont imposés comme l’élite économique et sociale du Xinjiang, Pékin mène une politique répressive envers la culture et la religion des Ouïghours. La majorité des Ouïghours est hostile à la tutelle de Pékin.”

L’île aux cannibales (Rediff.)

1933. 6000 prisonniers ont été déportés sur l’île de Nazino sous le commandement de Staline. Ces déportés ont subi la torture et n’avaient ni vivres, ni eau, ils ont donc très vite dû apprendre à survivre dans un environnement qu’ils ne connaissaient pas. Aujourd’hui, cette île est appelée ‘l’île aux cannibales’. Pourquoi ? Et bien parce que les déportés ont été forcés de s’entre-tuer pour se nourrir du cadavre de l’autre, ils n’avaient d’autres choix.

Comment en est-on arrivé là ?

Les Soviétiques étaient en train de mettre en place le Socialisme et un million de vies n’était rien par rapport à cet objectif. Un million d’éléments déclassés, petits voleurs, bandits de petite envergure, fugitifs, nuisibles, tout y passait. Staline comptait ainsi coloniser des territoires tout en utilisant le travail forcé.

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La Réunion : La « crise des requins » dégénère en crise identitaire

Depuis 2011, l’île de la Réunion est plongée dans une crise humaine, financière et sociale à cause des squales. Si le « risque requin » a toujours été présent dans les eaux littorales, sa manifestation n’a jamais été aussi régulière.

2011 – marquée par le brutal retour des requins avec six attaques enregistrées— a rompu le fragile équilibre environnemental et social de la Réunion. Ces dernières années, 17 attaques de squales ont été recensées (la dernière datant du 22 juillet dernier à Saint-Leu), ayant causé le décès de cinq personnes et l’amputation de trois autres – des surfeurs, des body-bordeurs, des nageurs– dans la bande des 300 mètres du littoral ouest de l’île.

Au-delà des tragédies humaines et des conséquences financières provoquées par ces attaques, celles-ci ont contribué à créer un climat de tension sociale et raciale de par les points de vue divergents des acteurs concernés: surfeurs (en majorité métropolitains), écologistes, autorités et l’opinion publique réunionnaise.

Suite à ces attaques à répétition, un conflit a éclaté entre les «zoreys» (les Français venus de métropole, soit des Blancs, souvent surfeurs) et les créoles (dit «locaux»). Les premiers considèrent les requins comme triplement «coupables» –coupables de la mort de leurs proches, coupables de les empêcher de surfer les vagues parfaites de l’ouest de l’île et coupables de la crise économique qui affecte la Réunion avec la baisse du tourisme.

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Henri Guillemin : L’autre avant guerre

Remonter aux sources de la Grande Guerre, pour Henri Guillemin, c’est faire l’inventaire de la naissance de la IIIe République. De Sedan à août 1914, l’historien se confronte aux faux-semblants d’une France coloniale et bourgeoise.

(Les dossiers de l’Histoire, Télévision Suisse Romande, 1972)

Vidéo trouvée sur Vers la Révolution le blog animé par notre lecteur Boreas. Merci à lui.

Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Immigration-catastrophe : Merci patrons !

Par Michel Geoffroy

… Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

(Chanson des “Charlots” datant de 1971, époque à laquelle les Français de Souche trouvaient encore du travail chez eux…)

Merci les patrons !

Merci au patronat français qui, avec une belle constance, a fait pression sur les gouvernements successifs de la Ve République pour faire ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration de travail puis de peuplement, sans jamais en supporter les conséquences collatérales !

Merci en particulier à tous les dirigeants de l’industrie automobile française qui ont organisé dans les années 1960 des caravanes de promotion dans les pays du Maghreb, pour recruter à bas prix une main-d’œuvre destinée à concurrencer les salariés français ainsi que leurs syndicats et à éviter aussi aux entreprises d’investir dans l’innovation.

Merci à tous les patrons qui préfèrent employer des immigrés, en situation régulière ou non, en particulier dans les métiers de la restauration, du nettoyage, du gardiennage ou dans les services à la personne et les travaux publics.

Merci au MEDEF de promouvoir la « diversité » dans les entreprises et d’expliquer que notre économie a toujours plus besoin d’immigrés.
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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

*

Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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Poutine, de Gaulle russe !

Par Marc Rousset

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons envisagé par Zbigniew Brzezinski, de l’exploitation de ses ressources naturelles par les groupes étrangers, de l’encerclement par l’O.T.A.N.

Intronisé par Eltsine, il a su très habilement s’imposer progressivement en changeant l’orientation politique du pays, après quelques hésitations vis-à-vis des États-Unis, tout en se débarrassant des encombrants oligarques. Par son action, Poutine a d’ores et déjà sauvé la Russie, mais il va aussi probablement sauver l’Europe occidentale, en lui proposant une aide et un autre modèle que le droit de l’hommisme décadent, de façon à ce qu’elle puisse se libérer du protectorat militaire américain.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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Les non-dits de la crise économique et financière

La critique des banquiers et des spéculateurs est juste. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’ampleur de la crise économique et financière.

La réalité est la suivante :

Les consommateurs et les rentiers contre les producteurs

Nous assistons à l’agonie d’un système qui s’est imposé depuis trente ans. Un système favorable aux consommateurs, aux assistés et aux rentiers, mais profondément pénalisant pour les producteurs et les forces vives des pays développés.

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La crise, une chance pour l’Afrique (redif.)

C’est une économiste africaine, Dambisa Moyo, qui le dit.

Voici ce qu’elle a déclaré à la Presse.


LA TRIBUNE, 17 septembre 2009 :

Dambisa Moyo : “l’aide publique donnée à l’Afrique constitue une rente”

Dambisa Moyo, auteur de “L’aide fatale”, d’origine zambienne, est diplômée de Harvard et d’Oxford. Elle a travaillé à la Banque mondiale et chez Goldman Sachs. Le magazine Time l’a comptée parmi les cent personnalités les plus influentes du monde en 2008.

LT : Dans votre livre, vous défendez l’idée que l’aide à l’Afrique est en partie responsable des problèmes de développement. Pourtant, le plan Marshall a été très efficace pour relever l’Europe de la Seconde guerre mondiale…

DM : Le plan Marshall était différent de l’aide accordée depuis près de cinq décennies à l’Afrique. Ce plan de 100 milliards de dollars était très ciblé et portait sur une période de cinq ans. En Afrique, il n’est pas question de sortir de l’aide qui est perçue comme une ressource permanente par les Etats récipiendaires. Cela permet à de nombreux gouvernements africains d’abdiquer leurs responsabilités puisqu’ils savent que d’autres financeront l’éducation, la santé ou les infrastructures nécessaires au décollage économique de leur pays.

LT : Pourquoi l’aide ne marche pas ? Lire la suite