Infarctus : Mieux vaut prévenir que guérir

Tension artérielle, obésité, malbouffe, tabac, stress, manque d’activité… Ces symptômes d’une société “bien portante” auraient-ils raison de notre cœur ? Selon Jochen Jordan, de la clinique de psychocardiologie de Bad-Nauheim, notre organe vital ne serait pas adapté à la vie sédentaire actuelle.

Mais pourquoi certaines familles sont-elles plus prédisposées que d’autres à l’infarctus ? Et pourquoi le taux d’infarctus et la mortalité augmentent-ils désormais si rapidement chez les femmes jusqu’ici épargnées ? Réunis dans le projet européen Cardiogenics, les plus grands spécialistes de l’Union tentent depuis 2007 de mieux comprendre le rôle joué par l’hérédité, afin de développer des thérapies préventives.

Parallèlement, les recherches continuent pour améliorer les traitements existants tandis que l’équipe de l’Institut Max-Planck poursuit ses études concernant la régénérescence du tissu du muscle cardiaque. En Europe les systèmes de santé dépensent chaque année 120 milliards d’euros pour les soins et la recherche concernant les maladies cardiaques.

Santé : « Rester assis tue plus que le tabac »

Pour le professeur François Carré, cofondateur de l’Observatoire de la sédentarité, « la sédentarité croissante est liée à la mauvaise utilisation que l’on fait du progrès. (…) Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. » Le cardiologue et médecin du sport est également l’auteur de Danger sédentarité. Vivre en bougeant plus (Ed. du Cherche Midi, novembre 2013).

Cette posture, prolongée, provoque des maux « de la tête aux pieds », explique les experts. Pourquoi cette sédentarité ? Aujourd’hui, on reste assis (ce qui définit la sédentarité, du latin sedere, être assis) tous les jours de plus en plus longtemps (voiture, transports en communs, bureau, temps de loisir…).

La sédentarité tue plus que le tabac. C’est prouvé. Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. La sédentarité favorise le développement de facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol trop élevé, l’obésité, avec toutes les complications que cela implique…

Les scientifiques se sont rendu compte que bien que le temps passé à faire de l’activité physique ait augmenté significativement ces vingt dernières années, il n’y avait pas eu d’effet net sur la baisse de l’obésité.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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