Nanterre (92) : La brigade des stups à la poursuite des trafiquants

Pendant 6 mois, les policiers de la brigade des stupéfiants et de la brigade spécialisée de terrain de Nanterre, en région parisienne, ont accepté d’être suivis. L’occasion de découvrir le quotidien et les méthodes d’investigation de ces unités mythiques de la police nationale.

Filatures, planques, écoutes téléphoniques, démantèlement des filières et des réseaux… Ces spécialistes de la lutte anti-drogue s’attaquent à tous les trafics, du cannabis à l’héroïne, en passant par la cocaïne et le khat, une nouvelle substance venue d’Afrique.

Partie 1:

Partie 2:
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Drogue, argent sale : La grande traque des services spéciaux

Les membres de la Division opérationnelle des douanes, le service d’élite chargé des investigations les plus délicates, ont été suivis lors de leurs enquêtes par une équipe de journalistes. Ils surveillent les frontières, les transferts d’argent à l’étranger et traquent les trafiquants de drogue comme de médicaments : collecte de renseignements, infiltrations, utilisation d’« aviseurs », les indics des douaniers…

La DOD dispose également d’une force d’intervention musclée pour arrêter les « go fast », ces bolides utilisés par les malfaiteurs pour transporter la drogue. Elle compte aussi dans ses rangs des hommes pour arraisonner les cargos chargés de haschisch ou de cocaïne. En 2013, les douanes ont saisi plusieurs tonnes de cocaïne, de cannabis, de nombreuses boîtes de médicaments contrefaits et des millions d’euros en espèces…

Partie 1:

Partie 2:
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France : La drogue génère 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an

Deux milliards d’euros! C’est, selon Manuel Valls, ce que rapporte la drogue au crime organisé chaque année en France. C’est aussi l’équivalent de l’ensemble des salaires versés chaque année aux agents en tenue de la police nationale. L’État et l’Assurance-maladie ont budgété, pour leur part, en 2012, un montant total de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre ce fléau… La résine de cannabis occupe la moitié du marché.

Les chefs de réseaux doivent bien sûr financer l’approvisionnement et l’armée des petites mains qui font vivre ce commerce illicite. Les quelque 250 tonnes de résine de cannabis consommées annuellement dans l’Hexagone rapportent un milliard d’euros environ aux voyous. Et l’ensemble des autres drogues (cocaïne, héroïne, produits de synthèse) vient abonder ce pactole d’un milliard d’euros supplémentaire.

«À Marseille, il nous arrive maintenant d’arrêter en flagrant délit des dealers porteurs d’un bracelet électronique! C’est dire la valeur dissuasive de certaines sanctions…» Cette confidence teintée d’ironie émane d’un haut responsable policier de la cité phocéenne. À l’entendre, «les profits réalisés dans les quartiers sont tels aujourd’hui que les voyous se croient intouchables. Le trafic de stups a ruiné la valeur du travail».

Les banlieues sont mises en coupe réglée par des mafias structurées
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Italie : Pour Roberto Saviano, « L’argent de la drogue a sauvé les banques européennes » (Màj vidéo)

Addendum du 07/05/2013

Sept ans après le grand succès de “Gomorra”, le journaliste et écrivain Roberto Saviano raconte la naissance du narco-capitalisme dans son nouveau roman “Zéro zéro zéro”, qui sort dans les librairies italiennes vendredi.
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La crise financière? Une simple histoire de cocaïne…

Pour le professeur David Nutt, l’équation est simple : la crise financière a été causée par une prise excessive de cocaïne de la part des banquiers. Sa théorie, exposée dans un hebdomadaire britannique, fait l’objet d’un véritable buzz Outre-Manche.

C’est dans les pages du Sunday Times que l’universitaire expose sa thèse. Selon David Nutt, psychiatre et professeur à l’Imperial College de Londres,

un nombre trop important de banquiers auraient usé et abusé de la cocaïne, au point de tous nous entraîner dans une pagaille financière gigantesque. La drogue, confortant les banquiers dans un état d’excitation qui pousse à en faire toujours plus, les aurait rendus trop sûrs d’eux et emmenés à prendre des risques supplémentaires.

Il qualifie d’ailleurs la cocaïne de « more drug ». En conséquence de leurs actes, la crise financière que nous connaissons tous.

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Hausse quasi générale des saisies de drogue, tabac, contrefaçons et capitaux

Douanes: c’est le bilan de l’année 2009…Augmentation des montants des saisies de cocaïne (14,8 %), de tabac (5,7 %), de contrefaçons (7,7 %) ou de capitaux (90,7 %): le bilan 2009 des douanes révèle une hausse quasi générale des saisies réalisées dans tous les domaines par les 18.600 douaniers français.

Photo non datée d'une partie de près de 39.000 contrefaçons saisies par les douaniers de Gennevilliers

Photo d’une partie de près de 39.000 contrefaçons saisies par les douaniers de Gennevilliers

«Volume exceptionnel» de saisies de cocaïne

L’année 2009 se caractérise par «un volume exceptionnel» des saisies de cocaïne (5,1 tonnes), en progression annuelle de 14,8 %, «soit un niveau jamais atteint jusqu’ici.» Depuis 2002, les quantités de cocaïne saisies ont été multipliées par deux (+ 98 %)

Dans le domaine du tabac, les douanes ont saisi 263,9 tonnes de tabac et de cigarettes (+ 5,7 %) pour une valeur totale de plus de 61 millions d’euros, soit le montant le plus fort jamais réalisé en matière de lutte contre la contrebande de tabac.

7 millions d’articles de contrefaçon

Les gabelous français ont également battu en 2009 un nouveau record en matière de contrefaçons en saisissant 7 millions d’articles (6,5 millions en 2008, + 7,7 %).

Enfin en 2009, les douaniers ont constaté 1.363 manquements à l’obligation déclarative de capitaux (MOD, évasions de capitaux, ndlr) portant sur un montant de 188,4 millions d’euros, soit une augmentation de 90,7 % par rapport à 2008.

20 Minutes

Italie : la mafia a enregistré un bénéfice record pendant la crise économique

La criminalité organisée en Italie a pris son envol l’an dernier, alors que l’économie du pays s’essoufflait. Les grands syndicats du crime ont augmenté leur bénéfice de 78 milliards d’euros en 2009, ressort-il du rapport annuel du groupe anti-mafia SOS Impresa.

[Note de Fortune : si on lit la synthèse du rapport en question, il s'agit, non pas d'une augmentation du bénéfice, ce qui serait proprement énorme, mais "seulement" du bénéfice net.]

Les revenus [N.B. : là encore, il s'agit en réalité, non des revenus, mais du "chiffre d'affaires" - cf. la note précédente. Fortune] des grands clans mafieux ont augmenté de 4%, à 135 milliards d’euros.

Ils dépassent les revenus du groupe pétrolier Eni, l’entreprise la plus importante d’Italie en terme de valeur, et représentent près de 9% du PIB.

Selon le rapport de SOS Impresa, le trafic de drogue, et la vente de cocaïne en particulier, est l’activité la plus rentable de la Cosa Nostra, de la Camorra, de la ‘Ndrangheta et de la Sacra Corona Unita. Les recettes sont ensuite injectées dans l’économie légale.

La Justice, en Sicile, a fait saisir jeudi, lors de sa dernière opération contre le crime organisé, pour 550 millions d’euros de biens appartenant à la Cosa Nostra.

Le Vif (Belgique)

(Merci à SPOILER)