Gaz de schiste en Pologne : un pétard mouillé ?

On la voyait déjà comme un nouvel eldorado. Manqué. La Pologne ne semble pas avoir les ressources en gaz de schiste escomptées. Pourtant, le gouvernement continue de s’y engouffrer en rêvant à l’autonomie énergétique.

Le rêve, pour une nation, n’est plus ce qu’il était. Il n’a plus la couleur grise des quartiers d’affaires mais la teinte ocre des champs perfusés de puits. Il a toujours, rassurez-vous, l’odeur de l’argent. Et désormais celle, âcre et entêtante, des hydrocarbures de schiste. Grâce à leur exploitation, l’Oncle Sam est devenu le plus gros producteur de gaz au monde en 2009, faisant la nique à son vieil ennemi russe. Aujourd’hui, le gaz de schiste représente même 20% de la ressource américaine en gaz naturel selon le rapport d’un think tank britannique (contre 1% en 2000).

Le Canadien Talisman Energy a annoncé le 8 mai qu’il abandonnait la partie en Pologne pour se concentrer sur les gisements américains ou asiatiques. La compagnie n’aurait pas trouvé assez de gaz en sous-sol pour assurer la rentabilité de ses opérations d’exploration. C’est la deuxième fois en un an qu’un opérateur retire ses billes, menaçant les chances pour la Pologne d’accéder à l’autonomie énergétique dont elle rêvait.

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Transition énergétique : le contre-modèle allemand

Par Jean Syrota, ancien président de la commission énergie au Centre d’analyse stratégique, ancien directeur de la Cogema, et Etienne Beeker, économiste de l’énergie

L’Allemagne a fondé son développement industriel sur le charbon (houille et lignite), dont elle continue à subventionner la production Aujourd’hui encore, rien que pour assurer 45% de sa production d’électricité, elle en consomme plus de 200 millions de tonnes par an qui sont la première source des fortes émissions de CO2 du pays. Ainsi, en moyenne, un citoyen allemand émet moitié plus de ce gaz à effet de serre qu’un citoyen français (10,3 tonnes par an contre 6,3), pour une consommation d’énergie et un niveau de vie comparables.

L’action du gouvernement allemand, ces dernières années, dans le domaine de l’énergie, a été axée principalement autour de :

- la construction de 23 centrales électriques au charbon,

- l’inauguration d’un nouveau gazoduc, Nordstream, permettant des importations massives et directes de Russie,

- un fort développement des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) et de la biomasse avec des cultures dédiées

- une attitude cahoteuse et imprévisible concernant l’avenir du nucléaire, qui faisait l’objet d’un consensus favorable jusqu’en 1998 ; une coalition SPD-Verts planifie alorsla sortie progressive du nucléaire, avec 2020 comme échéance. En 2010, le gouvernement dominé par la CDU prolonge la durée de vie des réacteurs jusqu’en 2036 puis, après l’accident de Fukushima, en 2011, ramène cette date à 2022 et fait arrêter huit réacteurs, dans le cadre d’une transition énergétique, ou « Energiewende ».

L’Energiewende : une gigantesque ambition nationale et déjà des interrogations
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Faut-il craindre les hydrates de méthane ?

Pourquoi diantre se préoccuper du méthane, tout d’abord ? Bien que “on” se focalise souvent sur le seul CO2 quand “on” parle de gaz à effet de serre, il n’en reste pas moins que le CO2 n’est pas le seul de ces gaz à être mis dans l’atmosphère par l’homme : environ un tiers de nos émissions se compose d’autre chose, et dans cet “autre chose” une bonne moitié est due au méthane.

Or le méthane, comme le CO2, est aussi un gaz “naturel” à effet de serre, en ce sens que, avec ou sans hommes, il y a du méthane dans l’atmosphère. Ce que nous avons fait durant les 2 siècles écoulés n’est pas d’avoir mis du méthane dans une atmosphère qui n’en comportait pas, mais d’avoir augmenté la quantité de méthane qui s’y trouvait.

Répartition approximative des émissions humaines de gaz à effet de serre par gaz, en pourcentage, hors ozone, pour l’année 2000. Source : GIEC

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Belgique/Israël/France : Vaste escroquerie aux droits d’émissions de CO2

La justice bruxelloise a découvert une importante fraude aux droits d’émissions de CO2, dont la principale victime a été la banque Fortis, qui a perdu 72 millions d’euros. La fraude découverte en Belgique n’est toutefois qu’une petite partie de ce qu’Alex Khann avait mis en place.

L’enquête, qui a débuté en 2009, est aujourd’hui clôturée. La Belgique a demandé à l’État d’Israël d’extrader Alex Khann. Le juge d’instruction bruxellois Michel Claise souhaite le faire comparaître car il aurait dirigé l’organisation criminelle qui a monté l’escroquerie sur les droits d’émissions de CO2.

Le millionnaire franco-israélien aurait fait près de 5 milliards d’euros de butin dans toute l’Europe entre 2008 et 2010, dont la majeure partie en France.

Alex Khann et son complice, Ezra B., sont soupçonnés notamment de fraude à la TVA, blanchiment et faux en écriture. Un homme d’affaires français qui a œuvré comme agent boursier est également soupçonné.

DHNet

Les émissions de CO2 liées à Internet polluent autant que l’avion

La pollution générée par Internet devient un réel problème. Si les données semblent virtuelles, leur transit entre serveurs est pourtant bien concret et polluerait autant que l’industrie aérienne, selon de récentes études. Des chercheurs élaborent de nouveaux modèles d’échange d’information afin de trouver un moyen de réduire au mieux l’empreinte carbone d’Internet.

L’échange d’information sur Internet depuis votre ordinateur se fait grâce à différents réseaux interconnectés (les nuages) par des routeurs (en bleu). Pour atteindre un serveur (en bas à droite de l’image), les routeurs transmettent l’information de proche en proche. Ils constituent des nœuds du réseau.

Se mettre au vert signifierait-il privilégier le papier à Internet ? Sur le Web, chacun partage et échange de différentes manières (par écrit, de façon sonore, visuelle, etc.). Et la virtualité de ce monde est souvent perçue comme une réponse aux problèmes environnementaux tels que l’utilisation excessive du papier, et donc la déforestation, ou bien l’utilisation des transports routiers ou aériens pour transmettre l’information.

Pourtant, la génération de 50 millions de tweets émettrait une tonne de CO2 dans l’atmosphère. Le simple fait de mettre en copie un destinataire pour un courriel équivaudrait à l’émission de 6 g de CO2. En outre, les chercheurs du Centre for Energy-Efficient Telecommunications (CEET) et des laboratoires Bell ont montré que les technologies de l’information et de la communication (TIC), qui englobent Internet, les vidéos, les fichiers sonores et autres services dans le cloud, produiraient plus de 830 millions de tonnes de CO2 chaque année.

Cela représente 2 % des émissions globales du principal gaz à effet de serre. Une telle quantité de CO2 équivaut aux émissions de l’industrie aérienne.
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Chine : “Promouvoir énergiquement le développement d’une civilisation écologique”

Extraits du rapport d’Hu Jintao au 18e Congrès du Parti Communiste Chinois

Le développement d’une civilisation écologique constitue un projet à long terme dont dépendent le bonheur de la population et l’avenir de la nation chinoise . Face à une situation difficile – où les contraintes des ressources naturelles se durcissent, la pollution de l’environnement s’aggrave et l’écosystème se détériore -, nous devons inculquer au peuple entier les notions d’une civilisation écologique préconisant de respecter la nature, de s’adapter à ses exigences et de la préserver. En accordant une attention particulière au développement d’une civilisation écologique, nous ferons en sorte que celui-ci fasse partie intégrante des programmes de l’édification du pays sur les plans économique, politique, culturel et social. Nous nous efforcerons ainsi de construire une Chine magnifique et de réaliser un développement perpétuel de la nation chinoise.

En maintenant la politique fondamentale nationale relative aux économies de ressources et à la protection de l’environnement, et le principe recommandant d’accorder, dans l’application de cette politique, la priorité à la régénération des écosystèmes, nous nous attacherons à promouvoir un développement “vert“, de recyclage et à bas carbone.

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Climat: un Américain tente une expérience risquée

Un homme d’affaires américain affirme avoir déversé 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes pour favoriser l’émergence de phytoplancton afin de piéger du CO2 et lutter contre le réchauffement.

«Si c’est avéré, c’est grave» prévient Stéphane Blain, directeur du Lomic (Laboratoire d’Océanographie Microbienne) à Banyuls-sur-Mer (CNRS). Russ George, un businessman californien se vante d’avoir déversé au mois de juillet quelque 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes.

L’apprenti sorcier dont le procédé a été révélé par le quotidien britannique The Guardian viserait plusieurs objectifs. Faire d’abord la démonstration que l’on peut ainsi capter du CO2, l’un des gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Le fer en effet stimule la croissance du phytoplancton consommateur de CO2. Lorsqu’il meurt, il tombe au fond des océans en ayant piégé le carbone. C’est l’une des techniques plus ou moins sérieuses envisagées pour essayer de manipuler le climat, que l’on appelle géo-ingéniérie.

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Airbus plus chinois que jamais

Airbus va annoncer ce vendredi un protocole d’accord portant sur l’extension de l’usine d’assemblage de Tianjin au-delà de 2016, jusqu’ici la date de la fin de l’accord de production. Des A320 remotorisés Neo y seront assemblés. Cet accord explique l’annonce ce jeudi de la première commande chinoise d’A320 Neo.

Après Toulouse, Hambourg, Mobile aux Etats-Unis, l’A320 Neo, la version remotorisée de l’A320 prévue en 2015 sera également assemblée à Tianjin, en Chine, qui construit aujourd’hui des A320 classiques.

Selon nos informations, le président d’Airbus Fabrice Brégier a signé ce jeudi avec les autorités chinoises un protocole d’accord concernant l’extension de l’usine de Tianjin, au-delà de 2016, date à laquelle l’accord de production actuel prend fin. Ce protocole [devait] être annoncé vendredi lors de la visite d’Angela Merkel de l’usine de Tianjin qui assemble en ce moment le centième A320 depuis sa mise en service en 2009. Il écarte ainsi tout risque de fermeture de l’usine dans quatre ans.
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Menace sur le CAC 40 : les nouveaux escrocs pêchent au gros

Une vague d’arnaques déferle sur nos plus grandes entreprises et met les services secrets français sur les dents. Les aigrefins osent tout, jusqu’à contrefaire la voix des patrons pour passer des ordres de virement à l’étranger.

Claude Dray, richissime homme d'affaires assassiné à Neuilly sur Seine le 25 octobre 2011 (ici avec son épouse)

(…) Une déferlante. En quinze mois, 180 attaques (…) ont été recensées par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), un service d’élite de la police. Areva, Scor, Quick, Nestlé, CMA CGM ont repoussé ces offensives, tout comme Michelin, qui vient tout juste de déjouer une série d’escroqueries sur ses filiales belge, suisse, italienne et allemande. “Nous avons porté plainte dans les pays concernés », nous a confirmé une porte-parole du leader mondial des pneumatiques. De grosses PME sont aussi visées, comme Valrhona, le spécialiste du chocolat, ou encore le casino de Trouville (Calvados), qui a échappé de justesse, le 13 mars, à une arnaque de 400.000 euros. Sans oublier l’Elysée, dont les services comptables ont arrêté un faux ordre de virement de 2 millions d’euros en avril 2011. Lire la suite

Pologne : Pourquoi Varsovie dit non à la politique climatique

Par Rafał Zasuń

La Pologne a posé son veto à la directive sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2010, proposée lors du sommet européen à Bruxelles vendredi 9 mars. Un non sans surprise devant le flou de cette politique.

La confiance ne règne pas entre les fonctionnaires polonais et la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là n’est pas le vrai problème. Les commissaires ne restent pas indéfiniment à leurs postes, et à Bruxelles, le bruit court que la prochaine Commission ne comportera aucun titulaire pour le climat.

Pis, la suspicion qui empoisonne l’atmosphère a commencé à gagner les relations entre Varsovie et quelques partenaires clés de la Pologne au sein de l’UE, à savoir l’Allemagne, la Suède et le Danemark.

Ce que les organisations écologiques et nos partenaires européens refusent d’admettre, c’est que la Pologne a déployé d’énormes efforts pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone, en les ramenant de 453 millions de tonnes en 1990 à 377 millions de tonnes en 2009. Nous pourrions aisément atteindre l’objectif de l’UE (-20 % par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020.

Cela, sans passer par le système européen d’échanges d’émissions, qui ressemble à l’institution des indulgences au Moyen-Age, et sans avoir recours à de coûteuses subventions au profit de l’énergie éolienne.

Le mercantilisme et l’hypocrisie du XVIIe siècle
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Énergie : Se chauffer pour 20 euros/an dès 2013 ?

Si tout se passe bien, vous devriez bientôt pouvoir adjoindre à votre chauffage central actuel un dispositif révolutionnaire de 400 à 500 dollars / euros vous permettant de chauffer votre maison avec une simple cartouche recyclable à base de poudre de nickel, pour moins de 20 dollars/euros par an.

Jusqu’il y a peu le prix du dispositif avait été estimé à 4000 dollars. Grâce à la volonté de son concepteur, l’ingénieur Andrea Rossi (1950), au partenariat industriel avec National Instruments aux États-Unis, et une fabrication hautement automatisée, le prix a été divisé par dix, de façon à couper l’herbe sous le pied des copies par retro-engineering qui ne manqueront pas d’apparaître une fois le système lancé à grande échelle. Objectif : 1 million d’unités domestiques par an à partir de début 2013. (*)

De la taille d’un ordinateur portable (le processeur a la taille d’un paquet de cigarettes) et d’une sécurité annoncée comme totale, ce système révolutionnaire dit de réaction nucléaire à basse énergie n’émet selon Rossi (et le professeur Focardi de l’université de Bologne) aucune radiation ni émission d’aucune sorte.

Le nickel est abondant sur Terre et n’est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et son traitement doit être fait par des professionnels. La quantité de nickel consommée dans le processus est extrêmement réduite. Pour fixer les idées, selon Andrea Rossi, un gramme permet de produire 23.000 mégawatt heure d’énergie (oui : vingt trois mille mégawatt heure).

L’E-cat est un système thermique révolutionnaire qui utilise de la poudre de nickel, une quantité infime d’hydrogène, un ou des catalyseurs spécifiques, de même que des radiofréquences permettant de faire travailler les forces de répulsion (Coulomb) entre particules subatomiques de façon avantageuse, un peu à l’image de ce qui se passe dans les arts martiaux orientaux.
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L’économie pourrait-elle décroître ?

Question stupide, votre honneur : évidemment que non, l’économie ne peut pas décroître. Sauf à l’occasion d’épisodes aussi brefs qu’indésirables, la vocation de l’économie, c’est de croître, et en général nous croissons bel et bien, non mais sans blague !

Croissance de quoi, au fait ?

Que tout le monde affirme que la croissance est l’état normal de l’économie, c’est indéniable. Mais au fait, c’est quoi exactement la croissance ? En économie, cette “croissance” désigne généralement (malgré l’absence de complément de nom) quelque chose de bien précis : l’augmentation, d’une année sur l’autre, d’une grandeur qui s’appelle le Produit Intérieur Brut ou PIB, une notion qui date de juste après la Seconde Guerre Mondiale. Ce PIB a lui-même une définition très précise : il s’agit du “résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes ”. Ouf ! Si nous décortiquons pas à pas, et que nous traduisons cela en Français, cela donne ce qui suit :

  • il s’agit du “résultat final” de l’économie, c’est-à-dire des biens et services qui sont utilisés par un consommateur final. Le consommateur final, dans cette affaire, c’est celui qui utilise le bien ou service pour son propre compte, et ne va pas l’incorporer dans une production qui sera elle-même vendue ou transférée à un tiers. Par exemple, si j’achète un poireau pour le manger moi-même, je suis un consommateur final pour ce poireau. Par contre, si j’achète le même poireau en tant que restaurateur, pour fabriquer puis vendre de la soupe aux poireaux, ou en tant qu’épicier, pour simplement le revendre après l’avoir transporté, alors je ne suis pas un consommateur final pour ce poireau. Ce “résultat final” (ou “biens et services disponibles pour un usage final ”, ce que l’on trouve aussi parfois) concerne donc tout ce que les agents économiques (individus, mais aussi entreprises, administrations, associations, etc) consomment en propre. Il peut s’agir de biens durables (immeubles, voitures) ou pas, et cela inclut les variations de stock.
  • ce “résultat final” doit provenir d’une “activité de production ”. En fait, cette “activité de production” signifie le plus souvent “activité marchande ”, car c’est le seul cas de figure où la mesure du résultat est facile, à défaut d’être juste : on va valoriser la production… au prix de vente. Cela semble évident, mais en fait ça ne l’est pas du tout ! En effet, comment valoriser la production non vendue, en particulier tout ce que l’on appelle “services non marchands” ? Cela concerne une large part de l’éducation (l’Education Nationale n’envoie pas de facture quand votre gamin va à l’école), de la santé, de la justice, et plus généralement tout ce que des fonctionnaires font pour la collectivité sans se faire directement payer. Et encore, là nous avons un cas de figure facile, car même si le service est non marchand il y a eu échange monétaire : la collectivité a payé le médecin et l’enseignant. Il arrive que les services soient rendus sans aucun échange monétaire (le troc), auquel cas la comptabilisation devient un peu plus difficile encore, et enfin il arrive qu’il y ait production mais pas d’échange du tout.

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Quand l’industrie européenne finance les climato-sceptiques US

Des sénateurs américains ont reçu plus de 306.000 dollars des “plus gros pollueurs européens.” Le Réseau Action Climat tient ces chiffres de la Commission fédérale électorale américaine.

Le rapport affirme que le cimentier français Lafarge, responsable de l’émission l’an dernier de 15 millions de tonnes d’équivalent CO2, a versé 34.500 dollars aux sénateurs climato-sceptiques américains.

Dans ce document, la fédération d’associations explique que “les plus gros pollueurs européens” ont versé plus de 306.000 dollars en 2010 à des sénateurs climato-sceptiques ou opposants à la loi sur le climat aux États-Unis.

Nouvel Obs

Bonus-malus : L’État dépassé

L’État devra débourser 500 millions d’euros dans le cadre du dispositif du “bonus-malus” écologique. Car, contrairement à ce qu’il avait prévu, la différence entre les deux montants est loin d’être neutre: 710 millions de primes accordées aux Français ayant acheté des voitures moins polluantes, contre 200 millions de pénalités pour les propriétaires de véhicules produisant beaucoup de CO2.

L’État espérait que le montant du bonus serait identique à celui du malus. Mais force est de constater que cela est loin d’être le cas. Au final, pour l’année 2010, le système écologique – mis en place en 2008 au moment du Grenelle de l’environnement pour favoriser l’achat de voitures moins polluantes – devrait coûter près de 500 millions d’euros, ont annoncé mardi Le Figaro et Les Échos qui citent un décret examiné lundi en commission des finances à l’Assemblée nationale.

Car, contrairement à ce qui était espéré, la balance n’est pas neutre: l’État devra verser 710 millions d’euros en bonus et ne recevoir que 200 millions de malus, équivalent aux pénalités – de 200 à 2.600 euros – versées par les Français ayant acheté un véhicule émettant beaucoup de CO2.

La somme dépasse de plus du double celle initialement prévue par l’État, qui avait planché sur une dépense liée au bonus de 340 millions d’euros pour 2010. Sur trois ans, depuis son entrée en vigueur, le dispositif aura coûté par moins de 1,2 milliard d’euros.

Le gouvernement a été débordé par le dispositif mis en place», estime dans Le Figaro le député centriste Charles de Courson.
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Vers un Climategate ?

Explosion d’une bombe dans le monde de la recherche climatique. A quelques semaines de Copenhague, un véritable “ClimateGate” a été déclenché dimanche 22 novembre 2009. Le CRU de l’université de East Anglia, auquel on doit notamment les courbes de reconstruction des températures du globe à l’appui desquelles le GIEC soutient la thèse d’un réchauffement climatique dû au CO2, a été piraté et des milliers de documents et de correspondances électroniques ont ainsi été lâchés dans la nature !

Ces mails révèlent des pratiques frauduleuses de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

Le butin, de 61Mo une fois zippé, comporte 72 documents et 1073 e-mails. La BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d’études climatologiques de référence du GIEC, vertement critiqué par Vincent Courtillot dans ses vidéos pour refus de communiquer ses données brutes, et dont des soupçons de fraude scientifiques qui accompagnaient son directeur, un certain Phil Jones. Lire la suite

Les marchés carbone, ou comment gagner des millions grâce à la pollution

C’est encore mieux que de transformer le plomb en or. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi un tour de force : convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d’euros, grâce aux systèmes d’échanges des « droits à polluer » mis en place dans l’Union européenne. Un pervers effet d’aubaine que dénonce un rapport listant ces nouvelles grandes fortunes du marché carbone. Et une belle arnaque à venir pour les consommateurs. Explications.

Certains rêvaient de transformer le plomb en or. C’est désormais le CO2 qui fait figure d’Eldorado. Une poignée d’industries très polluantes ont réussi à métamorphoser le volatile gaz carbonique en pièces sonnantes et trébuchantes, convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d’euros. Ainsi, le champion de la métallurgie ArcelorMittal, l’entreprise la plus polluante de France, a engrangé en 2008 l’équivalent de 202 millions d’euros grâce à ses « droits à polluer, » et s’apprêterait à capter en 2009 à nouveau 42 millions d’euros. Comment cette étrange et lucrative alchimie est-elle possible ? Grâce au marché carbone mis en place par l’Union européenne.
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Le C.O.E. tempère les espoirs de développement des emplois verts

Selon le Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), l’économie verte est certes potentiellement créatrice d’emplois, à condition toutefois de surmonter de nombreux freins.

La croissance verte a, depuis le début de la crise, été présentée comme l’un des principaux outils, voire comme une véritable martingale, de lutte contre le chômage.

Selon les prévisions gouvernementales, qui s’appuient notamment sur une étude du Boston Consulting Group, réalisée en 2008, cette croissance écologique pourrait créer plus de 600.000 emplois qualifiés de “verts”, d’ici à 2020.

Une étude très contestée, car elle omet de prendre en compte les emplois détruits d’ici là, et qui a fait dire à certains spécialistes que ses chiffres avaient été “gonflés”.

Alors que le ministère du développement durable prépare activement la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, qui aura lieu jeudi prochain 28 janvier, un avis du Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), publié aujourd’hui lundi [25 janvier], vient doucher quelque peu cet optimisme.

L’avis de cet organisme rattaché à Matignon et qui réunit élus, experts, représentants patronaux et syndicaux, est néanmoins modéré et tente de produire un “diagnostic partagé”.

Le virage de l’économie vers le respect de l’environnement pourrait en effet créer jusqu’à 600.000 emplois, mais seulement, et seulement si le potentiel existe, estime le C.O.E. Car au-delà des bonnes intentions et des espoirs que suscite cette croissance, le changement s’annonce beaucoup plus “complexe” que ce que les pouvoirs publics laissent entendre. “La croissance verte peut être significativement créatrice d’emplois dans les nouvelles activités”, mais “avec une ampleur encore incertaine à moyen et long terme”, indique-t-il.

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La taxe carbone engraisse les milliardaires et les mafieux

Par Marc Mayor

En marge de la conférence de Copenhague, s’est tenu un minisommet permettant à des scientifiques de confronter leurs données à celles, du moins en partie manipulées, sur lesquelles reposent les décisions de nos dirigeants. Le professeur Henrik Svensmark, physicien du Centre national spatial danois à Copenhague, a expliqué que le réchauffement récent est causé par l’activité solaire.

Pour Nils-Axel Mörner, géologue à l’université de Stockholm, la montée du niveau des eaux a été grandement exagérée par des pseudoscientifiques alarmistes ; l’observation des sédiments, des côtes et des arbres le démontrerait.

Pour le professeur Cliff Ollier, géologue à l’université d’Australie-Occidentale, la fonte de la calotte glaciaire est liée à la géothermie, non à la température de l’air.

Enfin, le professeur Ian Plimer, de l’université d’Adélaïde, estime que le dioxyde de carbone rejeté par les volcans a plus d’impact que celui généré par l’activité humaine.

Malheureusement, l’un des organisateurs de la contre-conférence admet que son lobby a accepté de l’argent d’Exxon Mobil dans le passé, ce qui entame la crédibilité de l’entreprise.

Loin de ces considérations, le rendez-vous officiel avait pour but d’étendre le système communautaire d’échange de quotas d’émission à la planète tout entière, vous y compris.

En effet, le député travailliste britannique Collin Challen a imaginé taxer chaque individu en fonction du carbone qu’il est censé émettre.

En pratique, il se pourrait que, d’ici quelques années, nous obtenions tous une carte de “crédit personnel de carbone”, sorte de permis à points version CO2. Vous faites le plein : un point passe à la trappe. Votre facture d’électricité augmente ? Deux points de moins. Vous prenez l’avion pour Nice pour aller bronzer sur la Côte ? Cela vous fera trois points.

Tout comme les autorités peuvent aujourd’hui ponctionner tout détenteur de véhicule plus ou moins à volonté en réduisant le nombre de places de parking tout en augmentant le montant des amendes, ce nouveau permis pseudo-écolo donnera à nos dirigeants un chèque en blanc pour nous taxer jusqu’à l’os.
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Le pari fou de Renault : miser sur la voiture 100% électrique

Alors que ses concurrents, prudents, préfèrent développer le moteur hybride, la marque au losange investit à fond dans le véhicule tout électrique. Fabrication des batteries, installation des bornes de recharge… L’enjeu est énorme.

Zoé a une drôle de bouille. Avec ses prises d’air sur les côtés qui ressemblent à des babines, ses phares effilés et son long pare-brise incliné, on dirait un gros chat prêt à bondir. En silence bien sûr. Et sans rejeter le moindre CO2 ! Car la Zoé ZE, pour «zéro émission», est le fleuron de la gamme de véhicules 100% électriques sur laquelle planche activement Renault-Nissan. Attendue en 2012, cette citadine, cousine de la Clio, disposera de commandes tactiles que l’on fera apparaître en effleurant le tableau de bord ; de cellules photovoltaïques en nid-d’abeilles pour alimenter la climatisation ; et d’une peau en polyuréthane pour protéger la carrosserie des petits chocs.

Le hic, c’est que Renault est le seul constructeur à faire ces prévisions. Martin Winter­korn, le patron de Volkswagen, qui a dévoilé son futur véhicule E‑Up ! au Salon de Francfort en septembre dernier, ne prédit à l’électrique que 1,5% du marché mondial d’ici dix ans. Au mieux. «Promettre que cette technologie du futur est prête pour la production de masse est un mensonge,» s’est même énervé le patron allemand.

Même scepticisme chez Peugeot-Citroën. Le groupe proposera bien fin 2010 une petite citadine zéro essence, l’iOn, dérivée de la Mitsubishi i-MiEV. «Mais le tout électrique est une voie que nous ne suivrons pas,» déclare Philippe Varin, le président du directoire de PSA. Ses ingénieurs travaillent plutôt sur l’amélioration des moteurs existants. Et, comme beaucoup de constructeurs, ils préparent pour 2012 une 3008 hybride «plug-in,» mi-thermique, mi-électrique, qui pourra se recharger sur le secteur et afficher dix fois plus d’autonomie qu’une Toyota Prius. «Le souci, c’est qu’en développant deux technologies sur un même véhicule on fait exploser son coût, rétorque Patrick Pélata, le directeur général de Renault. Sans parler de son poids, qui rendra difficiles les virées en montagne.»

Contre vents et marées, la marque au losange mise donc sur le 100% watts. Un pari osé, qui l’oblige à relever plusieurs défis. Lire la suite

2009 : année record pour l’automobile en France, contrecoup attendu en 2010

En dépit de la crise, l’année 2009 sera un très bon cru pour le marché automobile français grâce aux aides gouvernementales, au moment où leur baisse prochaine pousse les clients à commander leur voiture avant le 31 décembre, alors qu’un contrecoup est attendu pour 2010.

Près de 2,27 millions de voitures devraient être immatriculées en France cette année, soit une progression de plus de 10% par rapport à 2008, a annoncé le ministère de l’Industrie, en saluant une année “record”.

Malgré la crise économique, 2009 sera ainsi la meilleure année depuis 1990, grâce à la prime à la casse et aux bonus écologiques.

Le mois de décembre est aussi marqué par des commandes de dernière minute de la part de clients soucieux de profiter à plein de ces aides gouvernementales, qui vont diminuer ou seront plus dures à obtenir au 1er janvier.

En cette fin d’année, “il y a plus de monde” dans les concessions automobiles et “les gens qui viennent sont quasi-systématiquement des acheteurs”, témoigne Olivier Lamirault, représentant des concessionnaires au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

Les prises de commandes en ce dernier mois de l’année pourraient s’établir “15 à 20% au-dessus” du niveau enregistré un an auparavant, prévoit-il.

Les clients anticipent en effet la baisse progressive des aides gouvernementales, qui arrivera avec la nouvelle année.

La prime à la casse doit passer de 1.000 euros actuellement à 700 euros pour les voitures commandées à partir du 1er janvier 2010. La prime baissera ensuite à 500 euros au second semestre et à 300 en 2011.

Le bonus écologique doit aussi se durcir l’an prochain: pour le décrocher, il faudra acheter un véhicule qui émet moins de CO2 et la prime sera moins élevée.

Ces nouvelles conditions – moins favorables – font craindre aux professionnels un contrecoup sur le marché en 2010. Lire la suite