Jacques Bethemont : “La question de l’eau en 2050, un drame planétaire prévisible ?”

Jacques Bethemont est géographe, spécialiste de l’évaluation et de la gestion des ressources en eau. Professeur émérite de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne, il a fondé et dirigé de 1973 à 1995 l’Institut de géographie rhodanienne basé à Lyon, cadre de ses recherches qui intéressent la gestion des ressources naturelles, et plus particulièrement la gestion des ressources en eau, thème qui est à l’origine de son intérêt pour les pays méditerranéens.

Il a fallu 130 ans pour le premier doublement contre 45 ans pour le second, de sorte qu’un simple calcul de probabilité laisserait entendre qu’un troisième doublement portant l’effectif humain à 8 milliards d’individus aurait déjà dû se produire. Si donc, il y a croissance continue, il apparaît du moins que le rythme se ralentit et que les démographes s’accordent pour évaluer la charge humaine en 2050, à quelque 8-10 milliards d’individus plutôt qu’à 12 milliards comme le prévoyaient il y a de cela une vingtaine d’années les démographes.

La cause de ce ralentissement tient non pas aux guerres ou aux famines comme le prédisait Malthus (la démographie historique insiste sur le phénomène dit du « retour du guerrier dans ses foyers » qui tend à combler la perte démographique consécutive aux faits de guerre) mais à une diminution assez répandue de la fécondité dans les pays riches et dans certains pays en voie de transition rapide.

C’est dans ces pays pauvres d’Afrique subsaharienne ou d’Asie méridionale que se fera la croissance de la population mondiale dans les années à venir

Jacques Bethemont a publié Les richesses naturelles du globe, Les grands fleuves, Les États-Unis (1995), écrit en collaboration avec J.-M. Breuil, et Géographie de la Méditerranée (2000), tous chez Armand Colin, ainsi que La Vallée du Sourou (Burkina Faso) (2003),(L’Harmattan), en collaboration avec Pierpaolo Fagggi et Tanga Pierre Zoungrana.

L’effondrement moral de l’idéologie libérale

Par Antoine Arjakovsky, directeur de recherches au Collège des Bernardins

Le libéralisme libertarien (décrit par les libéraux libertariens)

Le libéralisme libertarien (décrit par n’importe qui d’autre)

La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 a suscité la prise de conscience planétaire, qui n’a fait que croître depuis, de l’effondrement de l’idéologie communiste.

La rumeur qui enfle dans le monde depuis le 15 septembre 2008 est que la faillite de la plus grande banque d’investissement américaine a entraîné avec elle celle de l’idéologie libérale.

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Climat: un Américain tente une expérience risquée

Un homme d’affaires américain affirme avoir déversé 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes pour favoriser l’émergence de phytoplancton afin de piéger du CO2 et lutter contre le réchauffement.

«Si c’est avéré, c’est grave» prévient Stéphane Blain, directeur du Lomic (Laboratoire d’Océanographie Microbienne) à Banyuls-sur-Mer (CNRS). Russ George, un businessman californien se vante d’avoir déversé au mois de juillet quelque 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes.

L’apprenti sorcier dont le procédé a été révélé par le quotidien britannique The Guardian viserait plusieurs objectifs. Faire d’abord la démonstration que l’on peut ainsi capter du CO2, l’un des gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Le fer en effet stimule la croissance du phytoplancton consommateur de CO2. Lorsqu’il meurt, il tombe au fond des océans en ayant piégé le carbone. C’est l’une des techniques plus ou moins sérieuses envisagées pour essayer de manipuler le climat, que l’on appelle géo-ingéniérie.

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Alain Gras : Le choix du feu, aux origines de la crise climatique

Pourtant, oui, ils étaient bien quatre. Quatre éléments, connus de tous. Il y avait l’eau, l’air, la terre et puis le feu. Quoi de plus naturel ? A y regarder de plus près, trois d’entre eux subsistent aujourd’hui dans la catégorie jugée marginale des “Energies Renouvelables”. Le quatrième, le feu, règne en maître absolu sur nos vies, nos systèmes, nos sociétés. Avec l’apparition de la machine à vapeur, du train, du moteur à explosion… bref, de la Révolution Industrielle, le feu s’est propagé partout. Jusqu’à devenir un incendie qu’il est urgent d’arrêter.

Alain Gras, socio-anthropologue des techniques, auteur du livre “Le Choix du feu” aux éditions Fayard.

http://www.dailymotion.com/video/xgxxhf

La géoéconomie (Rediff.)

Pour Hervé Juvin, la géoéconomie va s’imposer comme l’économie de la sortie de crise. Quand l’économie se réconcilie avec la géographie et l’histoire, les climats, le sol et le sous-sol, la distance et la frontière, les peuples, les Nations et les cultures reprennent la place que la mondialisation et le libéralisme du marché avaient prétendu leur enlever.

Nous restons des hommes d’ici et des nôtres, de cette terre et de ses combats.

Quand l’industrie européenne finance les climato-sceptiques US

Des sénateurs américains ont reçu plus de 306.000 dollars des “plus gros pollueurs européens.” Le Réseau Action Climat tient ces chiffres de la Commission fédérale électorale américaine.

Le rapport affirme que le cimentier français Lafarge, responsable de l’émission l’an dernier de 15 millions de tonnes d’équivalent CO2, a versé 34.500 dollars aux sénateurs climato-sceptiques américains.

Dans ce document, la fédération d’associations explique que “les plus gros pollueurs européens” ont versé plus de 306.000 dollars en 2010 à des sénateurs climato-sceptiques ou opposants à la loi sur le climat aux États-Unis.

Nouvel Obs

« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
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Vers un Climategate ?

Explosion d’une bombe dans le monde de la recherche climatique. A quelques semaines de Copenhague, un véritable “ClimateGate” a été déclenché dimanche 22 novembre 2009. Le CRU de l’université de East Anglia, auquel on doit notamment les courbes de reconstruction des températures du globe à l’appui desquelles le GIEC soutient la thèse d’un réchauffement climatique dû au CO2, a été piraté et des milliers de documents et de correspondances électroniques ont ainsi été lâchés dans la nature !

Ces mails révèlent des pratiques frauduleuses de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

Le butin, de 61Mo une fois zippé, comporte 72 documents et 1073 e-mails. La BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d’études climatologiques de référence du GIEC, vertement critiqué par Vincent Courtillot dans ses vidéos pour refus de communiquer ses données brutes, et dont des soupçons de fraude scientifiques qui accompagnaient son directeur, un certain Phil Jones. Lire la suite

L’écologisme est-il l’idiot utile du néolibéralisme ?

L’émergence d’une nouvelle idéologie dans le débat public, que l’on qualifiera d’écologisme apocalyptique, restera probablement comme l’évènement politique majeur de ce début de siècle. Les interrogations sur la soutenabilité de notre modèle de développement, jusque là circonscrites aux milieux verts et alternatifs, ont pris une toute autre dimension ces dernières années.

Le mouvement est venu des États-Unis avec la sortie du film de Al Gore « Une vérité qui dérange » en 2006 et très vite, le traditionnel programme « précautionniste » mâtiné de gauchisme libertarien des Verts, a évolué sous l’influence de Nicolas Hulot en discours catastrophiste décrétant la mobilisation générale pour la planète en danger !

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Giec – Les experts du climat sont dans la tourmente

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec), autorité mondiale du réchauffement climatique, est sur la sellette. Sa structure et ses prévisions soulèvent des interrogations.

Rajendra Pachauri, président du Giec

Ça chauffe pour le Giec. L’organisme de l’ONU, dont les rapports ont largement contribué à placer l’urgence climatique au centre des débats diplomatiques du monde, doit faire face à ses détracteurs. Cinq scientifiques de renom, qui avaient collaboré à ses travaux, s’attaquent à l’institution dans l’édition de mercredi [10 février 2010] de la revue Nature et préconisent de le transformer.

Car le Giec, ces derniers temps, n’a pas franchement brillé. L’assemblée d’experts a ainsi reconnu en janvier que la prévision qu’elle avait faite, dans son rapport de 2007, d’une disparition des glaciers de l’Himalaya vers 2035, était « une regrettable erreur ».

Car la fonte en question n’est envisageable, en vérité, que vers 2350 ! Cette monumentale erreur de trois siècles, dans un rapport qui avait notamment permis au Giec d’empocher le prix Nobel de la paix, inquiète. Les principales négociations mondiales sur le climat, dont le récent sommet de Copenhague, se basent en grande partie sur les rapports du Groupe

Copenhague, justement, avait été en décembre dernier le théâtre de l’affaire du « Climategate ». Deux semaines avant le sommet, la divulgation d’e-mails échangés entre les grandes pontes scientifiques du climat, parmi lesquels des cadres du Giec, laissait entendre que ceux-ci s’étaient mis d’accord pour avoir un discours commun sur le danger du réchauffement climatique alors que certains d’entre eux en doutaient.
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“Institutions financières internationales et climat : la grande hypocrisie” (redif.)

“On ne peut pas dire à la tribune de l’ONU, il faut un développement propre, et continuer à financer un développement qui ne le serait pas”

(Nicolas Sarkozy, conférence sur les changements climatiques, Nations Unies, 24 septembre 2007)

A l’heure de la taxe carbone et des multiples incitations écologiques, voire des sanctions, fondées sur le dogme du réchauffement climatique global anthropogénique, quel exemple nous donnent les grands décideurs financiers et politiques de la planète ?

Un exemple désastreux, selon l’association “Les Amis de la Terre”, qui publie un rapport sur ce sujet, précédé d’un communiqué de Presse que nous reproduisons ici.

Bien que cette association ajoute foi au dogme précité, ce qui n’est pas le cas de nombreux scientifiques, son rapport illustre et prouve utilement le décalage entre le discours officiel et les pratiques réelles des autorités visées par lui.

Alors que se tient le sommet de l’ONU sur le climat, qui réunit une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, les Amis de la Terre révèlent que si les dirigeants mondiaux multiplient les déclarations annonçant leur volonté de lutter contre les changements climatiques, ils continuent à financer massivement les énergies fossiles et les industries les plus émettrices de CO2, à travers les institutions financières internationales (IFIs) dont ils sont les actionnaires. Lire la suite

Le C.O.E. tempère les espoirs de développement des emplois verts

Selon le Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), l’économie verte est certes potentiellement créatrice d’emplois, à condition toutefois de surmonter de nombreux freins.

La croissance verte a, depuis le début de la crise, été présentée comme l’un des principaux outils, voire comme une véritable martingale, de lutte contre le chômage.

Selon les prévisions gouvernementales, qui s’appuient notamment sur une étude du Boston Consulting Group, réalisée en 2008, cette croissance écologique pourrait créer plus de 600.000 emplois qualifiés de “verts”, d’ici à 2020.

Une étude très contestée, car elle omet de prendre en compte les emplois détruits d’ici là, et qui a fait dire à certains spécialistes que ses chiffres avaient été “gonflés”.

Alors que le ministère du développement durable prépare activement la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte, qui aura lieu jeudi prochain 28 janvier, un avis du Conseil d’orientation pour l’emploi (C.O.E.), publié aujourd’hui lundi [25 janvier], vient doucher quelque peu cet optimisme.

L’avis de cet organisme rattaché à Matignon et qui réunit élus, experts, représentants patronaux et syndicaux, est néanmoins modéré et tente de produire un “diagnostic partagé”.

Le virage de l’économie vers le respect de l’environnement pourrait en effet créer jusqu’à 600.000 emplois, mais seulement, et seulement si le potentiel existe, estime le C.O.E. Car au-delà des bonnes intentions et des espoirs que suscite cette croissance, le changement s’annonce beaucoup plus “complexe” que ce que les pouvoirs publics laissent entendre. “La croissance verte peut être significativement créatrice d’emplois dans les nouvelles activités”, mais “avec une ampleur encore incertaine à moyen et long terme”, indique-t-il.

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La finance carbone va sauver le climat !

Les marchés du carbone constituent depuis les années 1990 la réponse majeure de politique internationale pour résoudre la crise climatique. Leur conception est un produit de la rhétorique néolibérale, alors à son acmé, ardemment défendue par les États-Unis lors des négociations devant aboutir au protocole de Kyoto en 1997, que ces derniers n’ont finalement pas ratifié.

Depuis les années 2000, l’essentiel de l’énergie de l’Union européenne s’est déployée pour la mise en place du premier marché du carbone en 2005. L’Union est aujourd’hui le plus ferme défenseur de cette politique, alors que le marché européen du carbone est un exemple de la volatilité et de l’instabilité du prix du carbone et de son incapacité à réguler la crise climatique.

Ces marchés ont vu leur taille doubler chaque année entre 2005 et 2008. Même s’ils ne sont pas comparables par leur taille, approximativement équivalente à 100 milliards de dollars, aux marchés financiers déjà en place, il sont promis à connaître des volumes voisins des dérivés de crédit dans une dizaine d’années selon James Kanter du New York Times (06-07-2007).

Au bonheur des fonds spéculatifs

La « finance carbone », surtout après les déboires de l’immobilier, a rapidement attiré les fonds spéculatifs, les traders du secteur de l’énergie (comme EDF trading, Shell trading, Rhodia Energy…), des entreprises industrielles comme Arcelor-Mittal et les grandes banques d’investissement, Citigroup, Goldman Sachs, Crédit suisse, BNP-Paribas, Merrill Lynch, autant d’institutions désormais connues du grand public pour leur prudence financière et leur souci du bien commun !

Car le marché du carbone n’est pas un simple commerce de droits et crédits d’émission échangés entre entreprises pour satisfaire à leurs obligations. Ces titres sont en effet détenus aussi par d’autres acteurs, dont le but est de spéculer sur leur valeur. Ainsi un marché secondaire s’est rapidement développé, avec des spécialistes de la spéculation qui élaborent des produits financiers complexes, à partir des savants modèles de produits dérivés qui ont déjà fait la preuve de leur dangerosité, avec le risque d’une bulle financière.
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Copenhague : 1200 limousines, 140 jets privés et des prostituées gratuites

Dans le Daily Telegraph, Andrew Gilligan nous apprend des choses étonnantes et totalement incohérentes sur le Sommet de Copenhague consacré au climat. Cela laisse à penser que ce rassemblement est une vaste fumisterie dont uniquement les déplacements des participants vont produire 41.000 tonnes d’équivalent CO2, soit la quantité produite au cours de la même période par une ville de la taille de Middlesbrough (140.000 habitants).

L’aéroport de Copenhague attend 140 jets privés supplémentaires, ce qui est bien au delà de sa capacité. Du coup, les avions devront aller se garer dans les aéroports régionaux ou en Suède pour revenir à Copenhague (Danemark) uniquement pour chercher leurs passagers !

La plus grande société de location de limousines de Copenhague dispose de 12 véhicules, mais pour répondre aux besoins du sommet, elle en aura 200 qu’elle fera venir d’Allemagne et de Suède. Au total, 1200 limousines seront présentes dans la ville de Copenhague, dont 42 pour la France, alors que seulement 5 voitures électriques seront recensées…

Les prostituées “rebondissent” sur cette conférence mondiale : n’ayant pas apprécié une carte postale du Conseil invitant les délégués à “être durable et à ne pas acheter de sexe,” le syndicat local des travailleurs du sexe a annoncé que ses 1400 membres offriront une passe à toute personne se présentant avec un pass de délégué à la conférence sur le climat !

Au niveau des hommes, 15.000 délégués et fonctionnaires, 5000 journalistes et 98 dirigeants du monde, sont attendus dans la capitale danoise, dont des stars comme Leonardo DiCaprio, Daryl Hannah, Helena Christensen, l’archevêque Desmond Tutu ou le prince Charles. Les hôtels haut de gamme affichent tous complet (£ 650 la nuit) et proposent des menus spéciaux pour la Convention sur le climat avec coquilles Saint-Jacques, foie gras et toasts de caviar.

Pour se rassurer, sachez que Copenhague est une ville habituellement remplie de bicyclettes, avec des bâtiments anciens rénovés pour être économes en énergie, et semble incarner un modèle de vie civilisée à faible production de CO2 !

Autour du Bio

“Changement climatique” : 100 milliards d’euros pour les pays pauvres

L’Union européenne est tombée d’accord sur un montant des aides à apporter dans le cadre du changement climatique.

Après une nuit de négociations, les pays membres de l’Union européenne ont fixé à 100 milliards d’euros l’aide mondiale qu’il faudra apporter aux pays pauvres dans le cadre du changement climatique.

Cette décision a été prise dans le cadre de la préparation à la conférence de Copenhague.

L’UE se dit prête à assumer sa part de l’effort mondial…. mais ne précise pas dans ce projet d’accord jusqu’à quel montant elle est prête à aller elle-même. Le sujet reste un sujet de division entre pays membres.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a déclaré compter sur l’UE pour jouer le rôle de “locomotive” lors des négociations de Copenhague.

Une déclaration séparée à usage interne, dont l’AFP a également obtenu copie, se borne à préciser que “les contributions des Etats membres de l’UE devraient tenir compte de la capacité contributive des Etats membres les moins prospères, au moyen d’un mécanisme d’ajustement interne”.

Une manière de rassurer les pays d’Europe de l’Est emmenés par la Pologne qui refusent que le critère de calcul des contributions nationales à l’aide soit le niveau de pollution. Cela les pénaliserait.

E24

Biocarburants: l’État donne 7 millions à Total

L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe, vient d’engager une aide de 30 millions d’euros pour développer cette filière, dont 7,2 millions iront à Total. Cette entreprise, qui a dégagé un bénéfice record de 13,9 milliards d’euros en 2009, a-t-elle besoin de l’aide de l’État pour lancer de la recherche sur les agrocarburants de deuxième génération ?

Jean Christophe Pouet, chef département bioressources de l’Ademe, justifie ce « cadeau » public fait aux pétroliers ainsi :« Ces grands groupes, si on ne les aide pas, ils ne passent pas à l’acte, et nous, ça nous permet suivre pendant sept ans leurs programmes de recherche. » Le pétrolier prétend assumer le tiers de la dépense totale (112,7 millions) alors qu’il n’engage que 21 millions d’euros et que 7,2 lui sont apportés par l’État.

Sur ce sujet, comme sur celui de la « voiture propre » largement choyée par le gouvernement, la volonté politique rencontre des intérêts privés : l’État a besoin d’entreprises capables de tester dans leurs sites industriels de nouveaux procédés, et si les tests débouchent sur le carburant du futur, ce sera jackpot pour le titulaire du brevet. Une nouvelle doublement bienvenue pour Total qui se plaint de l’arrivée de la taxe carbone et tente de redorer son image en plein procès en appel de l’Erika.

Jusque là rien de très inhabituel. Sauf que le bilan énergétique de la première génération est controversé, certaines ONG comme Oxfam estiment notamment que : « Le bilan d’émission de gaz à effet de serre de l’huile de colza produite en France est le double de celui du diesel qu’il remplace. Une catastrophe climatique. »

L’Ademe s’était engagée, lors du Grenelle de l’environnement, à analyser le bilan de cette première génération en toute transparence. Engagement non tenu puisque la décision la subvention de 7 millions à Total est accordée alors que comme le dit l’Ademe elle-même (page 21 du rapport), l’impact d’un « changement d’affectation des sols » n’a pas été analysé.
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(08.09.2009)

La Banque de France prédit une croissance de 0,3%

La Banque de France table sur une hausse de 0,3% du PIB au troisième trimestre. Mais sur l’année, il devrait reculer de 3%. La Tribune

Baisse de 2,9% du trafic passagers d’Air France-KLM en août

Toujours pénalisée par la crise, Air France-KLM annonce que son trafic passagers a reculé de 2,9% sur un an en août et que son activité cargo poursuit sa dégradation.Reuters

Taxe carbone: les copropriétés seront frappées au porte-monnaie

La Contribution Climat Energie devrait convaincre les copropriétés rétives, à financer les travaux d’économie d’énergie. « Notre portefeuille, si nous ne faisons rien, sera incité de manière forte ». Le moniteur