Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
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Lima et après ?

« Tout écroulement porte en soi des désordres intellectuels et moraux. Il faut créer des hommes sobres, patients qui ne se désespèrent pas devant les pires horreurs et ne s’exaltent pas pour chaque ânerie. Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Antonio Gramsci, Cahier de prison n° 28.

Au lendemain de la Conférence de Lima sur le climat, les résultats de la coopération internationale en matière d’environnement sont décevants. Les États-Unis et la Chine étant peu disposés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2030, les perspectives futures, et notamment la Conférence de Paris en décembre 2015, ne sont guère plus réconfortantes.

L’année 2014 a connu une actualité climatique intense. Parmi les nombreux événements institutionnels en relation avec le sujet on citera la remise du cinquième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) [1] qui semble avoir, pour une fois, laissé sans voix les « climato-sceptiques », le sommet extraordinaire de l’ONU sur le climat qui s’est tenu à New York le 23 septembre et a réuni plus de 120 chefs d’État, l’annonce sino-américaine sur le climat effectuée le 12 novembre en marge du sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) et, enfin, la Conférence de Lima qui s’est tenue du 1er au 14 décembre. Quels enseignements tirer de ces événements ?<

Et en particulier des deux derniers présentés comme devant contribuer à l’édification du futur régime climatique mondial censé voir le jour lors de la COP 21 [2] qui va se tenir à Paris à la fin de l’année.

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« L’effondrement qui vient »

Le pic pétrolier, le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît… Les scientifiques nous bombardent de nouvelles alarmistes, mais que faire? Prenons-les enfin au sérieux, préconise Pablo Servigne (co-auteur avec Genevieve Azamde et Raphael Stevens de « Comment tout peut s’effondrer »). Mais pas de panique : même si le chemin n’est pas facile, il faut l’accepter, pour commencer à préparer le monde d’après.

Sur quels faits vous appuyez-vous pour affirmer que l’effondrement est possible ?

Nous avons rassemblé un faisceau de preuves qui viennent des publications scientifiques. Les plus évidentes sont liées au fait que notre civilisation est basée à la fois sur les énergies fossiles et sur le système-dette.
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Les villes flottantes, pas si utopiques

D’ici un siècle, la population mondiale atteindra 11 milliards d’êtres humains, qui comme aujourd’hui, vivront principalement sur les côtes. Or le niveau des mers et océans pourrait monter de près d’un mètre à cause du changement climatique. Il faudra donc loger ces individus ailleurs.

Des architectes néerlandais se penchent depuis longtemps sur ce problème. Les Pays-Bas font face à un manque d’espace constructible, et commencent déjà à construire sur l’eau. Dans le port de Rotterdam, une énorme bulle flottante, posée sur des caissons étanches, servira bientôt de hall d’exposition. Et d’autres bulles s’y ajouteront ensuite pour accueillir restaurants et cinémas.

Des cités sur l’eau, avec leurs logements, leurs entreprises, leurs espaces verts et qui naviguent librement. Cette vision du futur n’est pas si impossible à imaginer dans quelques dizaines d’années.

Le 7e pays le plus riche au monde est-il en train de disparaître ?

Une étude publiée par le World Wild Fund for Nature (WWF) estime à 24.000 milliards de dollars la valeur de la richesse océanique. Sa production annuelle s’élèverait à 2.500 milliards de dollars, ce qui place les océans au septième rang mondial des économies les plus riches, derrière la Grande-Bretagne et devant le Brésil.

Mais la dégradation par l’homme des actifs naturels, notamment la surpêche menacent le moteur économique marin dont sont tributaires la vie et les revenus de nombreuses populations. Quel manque de clairvoyance ! On reproche parfois aux hommes politiques une absence de vision à long terme, de privilégier les réformes et les mesures à effets immédiats. Les chefs d’entreprises sont-ils davantage visionnaires ?

La lecture du rapport publié ce jeudi par le World Wide Fund for nature (WWF) et réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) et le Global Change Institute de l’Université du Queensland (Australie) semble indiquer le contraire. Intitulé “Raviver l’économie des océans : plaidoyer pour l’action 2015″, ce rapport apporte de nombreux enseignements.

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Il faudra des millénaires pour rétablir les écosystèmes marins

Le réchauffement climatique provoque notamment une désoxygénation des océans. Plusieurs milliers d’années seront nécessaires pour en effacer les conséquences.

Les écosystèmes océaniques altérés par le rapide changement climatique pourraient avoir besoin de plusieurs milliers d’années pour se remettre du réchauffement, selon une étude effectuée sur des fossiles de coquillages dans les fonds marins menée par des scientifiques américains

Ces travaux, dirigés par l’écologiste marine Sarah Moffitt, de l’Université de Californie à Davis, montrent que le réchauffement climatique et la désoxygénation des eaux de l’océan qu’il provoque peut très rapidement modifier l’écologie de ce milieu. La récupération peut alors prendre des milliers d’années, pas seulement des siècles comme on le pensait jusqu’alors, concluent ces chercheurs.

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5 prédictions autour de la “ville intelligente”

En 2015, c’est une certitude, la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain. Mais l’inverse est également vrai ! C’est ce qu’explique Mathieu Lefèvre, directeur exécutif de New Cities Foundation, plateforme de réflexion sur la ville de demain. Selon lui, l’année 2015 devrait même être marquée par l’ère de la “post smart city“: un nouveau modèle qui accorderait beaucoup plus d’importance à l’humain. On parlerait alors de “sensitive city“…

De quoi sera faite la ville de demain ? Il y a d’abord les certitudes. Fin 2015, la population urbaine mondiale aura crû de près de 2%, soit 70 millions de citadins supplémentaires – l’équivalent de la France. Un tel changement démographique annonce de profondes mutations culturelles, sociales, économiques et environnementales.

A cette première certitude s’ajoute une seconde plus tangible: l’avancée technologique. Il suffit de rappeler que le premier iPhone est sorti il y a moins de 8 ans, en 2007. De l’intelligence artificielle à l’impression 3D, en passant par les objets connectés et la biotechnologie, les technologies à haut potentiel disruptif abondent et auront un impact sur notre quotidien dont on ne saurait mesurer l’ampleur.

La smart city est née à la croisée de ces deux phénomènes. Si l’on peut prédire sans trop prendre de risques que la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain, l’inverse est également vrai : la ville a un effet important sur la technologie. Il ne peut exister d’Uber, d’Airbnb ou de Velib’ sans ville dense et dynamique. De quoi sera donc faite la ville de demain? Aventurons-nous dans quelques prédictions pour 2015.
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Biodiversité, état des sols, pollution : l’environnement se dégrade en Europe

Biodiversité en déclin, écosystèmes dégradés, sols et ressources naturelles sous pression, milieux aquatiques souillés, pollution atmosphérique alarmante, déchets mal recyclés… C’est un tableau plus noir que vert que dresse le rapport 2015 de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), rendu public mardi 3 mars. « Notre analyse montre que les politiques européennes ont relevé avec succès beaucoup de défis environnementaux au fil des années. Mais elle montre aussi que nous continuons à malmener les systèmes naturels dont dépend notre prospérité », commente Hans Bruyninckx, directeur général de l’agence de l’Union européenne (UE).

Cette synthèse de quelque 200 pages couvre une zone géographique de trente-neuf pays, aux vingt-huit membres de l’UE s’ajoutant l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Kosovo, le Liechtenstein, la Macédoine, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, la Suisse et la Turquie. Les cinq années écoulées depuis la publication du dernier rapport, en 2010, permettent de mesurer les progrès accomplis dans certains domaines, comme la qualité de l’air et de l’eau ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. « La mise en œuvre des politiques environnementales et climatiques a été dans l’ensemble bénéfique au fonctionnement des écosystèmes en Europe ainsi qu’à la qualité de vie et la santé de ses citoyens », souligne le document.

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La planète a atteint ses limites

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ».

Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils-limite à ne pas franchir pour éviter que « le système-Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ».

Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier.

Changement climatique

Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les deux autres seuils franchis relèvent de dégâts locaux : l’un tient au changement rapide d’utilisation des terres, l’autre à la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore – deux éléments essentiels à la fertilité des sols.
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Nouvelle-Zélande : 80% de l’électricité vient des énergies renouvelables

La Nouvelle-Zélande, archipel du Pacifique est douze à treize fois moins peuplé que la France. La pureté de son air et ses paysages font la fierté du pays. Les énergies hydrauliques, éoliennes, solaires ou géothermiques y sont privilégiées. 60% de l’électricité du pays est produite par une trentaine de centrales hydrauliques.

Capitalisme et climat, la sonnette d’alarme de Naomi Klein

Après cinq ans de travail acharné, Naomi Klein a sorti un livre qui risque encore de faire des remous: “This changes everything: capitalism vs the climate”. La dernière publication de la célèbre journaliste et activiste canadienne fait suite à ses deux best-sellers internationaux: “La Stratégie du choc” (publié en 2007) et “No Logo” (sorti en 2000).

De passage à Amsterdam fin novembre, Naomi Klein a attiré plus de 700 personnes lors d’une soirée co-organisée par l’Institut américain John Adams. Dans son livre, l’auteure explique l’échec, jusqu’à présent, des efforts pour résoudre le problème du réchauffement climatique par la collision frontale entre la montée du néolibéralisme, depuis la fin des années 80, avec les premiers signes et avertissements de la crise climatique au même moment.

“Cette crise est survenue à un moment particulièrement mauvais”, a-t-elle relevé. En résumé, les sociétés ont eu le droit de poursuivre des bénéfices à court-terme. La privatisation et la déréglementation ont été encouragées, alors qu’il aurait au contraire fallu promouvoir la coopération et l’action collective, selon elle.

A présent, il serait temps d’agir vite: “Les délais peuvent aider, mais nous sommes à la limite ultime. Nous n’avons plus d’extension. Nous devons travailler ensemble et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre”, a-t-elle exhorté son public en prélude à la Conférence de Lima en décembre 2014 et de la Conférence de Paris en décembre 2015.
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États-Unis : Nouvelle manifestation pour le climat à New York

Plusieurs centaines de personnes ont défilé, lundi 22 septembre, dans le quartier des affaires de New York, avant de bloquer la circulation aux abords de Wall Street. Elles entendaient ainsi attirer l’attention sur les dangers du changement climatique. Peu après la fermeture de la Bourse américaine, les manifestants ont essayé de déplacer les barrières métalliques installées pour les tenir à distance.

Les forces de l’ordre ont alors fait usage de gaz au poivre pour les en empêcher. Elles leur ont, par la suite, donné l’ordre de se disperser, mais quelques dizaines de manifestants ont refusé d’obtempérer et se sont assis sur place. Un par un, ils ont été menottés et emmenés. La police de New York et les organisateurs de la manifestation parlent tous deux d’une centaine d’arrestations.

Le rassemblement baptisé “Flood Wall Street” (“Inonder Wall Street” en Français) avait pour but de dénoncer le rôle du capitalisme financier dans les changements climatiques. La veille s’était déroulée la plus grande “marche pour le climat” jamais organisée dans le monde, qui a réuni 310.000 personnes à New York.

Cette opération coup de poing inspirée du mouvement Occupy Wall Street de 2011 entre dans le cadre de la Semaine pour le climat, organisée avant le sommet, mardi aux Nations unies, qui doit permettre de préparer la conférence climat de Paris prévue en 2015.

Radio Courtoisie : « Le climat et l’effet de serre » (Audio)

Le vendredi 29 août 2014, dans l’émission du “Libre Journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait François Gervais, professeur à l’université de Tours, pour une émission consacrée au climat et à l’effet de serre.

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Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l’effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique.

En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l’ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l’acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle.

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Naomi Klein : « Capitalisme vs climat »

Naomi Klein, journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste, sortira un nouveau livre-enquête sur le capitalisme en septembre 2014, selon elle le système capitaliste est un système en guerre contre le “vivant”. En attendant la sortie du livre, voici une vidéo sous-titrée en français.

Jean-Marc Jancovici : « Croissance forever ? »

Urgences énergétique, climatique, environnementale, économique, sociale : si le diagnostic est sans appel, les sphères politiques et économiques ne semblent pas près d’amorcer une sortie des crises. Les discours s’affrontent, certains invoquant la croissance quand d’autres la révoquent.

Le retour à un niveau important de croissance du PIB est-il possible et souhaitable ? Ou faut-il s’adapter, faire avec une croissance nulle ; plus avant, la bonne stratégie est-elle de poser le problème dans un autre référentiel, celui d’un projet de société post-croissance à définir et édifier ensemble ?

Conférence donnée lors de la table ronde “Société “post-croissance”, Contraintes énergie-climat & Indicateurs alternatifs : comment repenser l’économie ?” en Juin 2014.

(Merci à MadeinFrance)

L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques

L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1). La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 – à moins d’être alimentée en électricité nucléaire; elle consomme beaucoup de ressources rares: le résultat est loin du miracle annoncé.

Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…

Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence): ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.

Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité

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J-M Jancovici : « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? »

Présentation de Jean-Marc Jancovici donnée au début de l’année 2012 à l’ENS devant un parterre d’ingénieurs. Le conférencier met à plat  les innombrables relations qui font dépendre le niveau de vie des sociétés développées de la disponibilité d’une énergie abondante.

L’abondance énergétique croissante a radicalement modifié notre mode de vie depuis le début de la révolution industrielle. Cette évolution, essentiellement basée sur le déploiement des énergies fossiles, se heurte désormais à deux limites croissantes: celle de la disponibilité des ressources fossiles, et celle du changement climatique.

L’énergéticien recourt notamment à l’équation de Kaya qui modélise en une simple règle de 3 les facteurs déterminants de la pérennité de notre civilisation. Il établit également de manière très claire la notion du rendement des différentes filières de production d’énergie.

Changement climatique : La mort programmée du blé ?

Il existe près de 3 000 sortes de pains, et ce rien qu’en Allemagne. Et presque tous ces pains ont un point commun: ils sont faits à partir de farine de blé. Le blé est la céréale la plus utilisée en Europe, et on le retrouve dans de nombreux aliments.

Mais le réchauffement climatique met cette plante sensible à rude épreuve. Dans beaucoup de pays, on signale une baisse de la production, y compris dans les fameux ” greniers à blé ” de l’Europe que sont l’Autriche, l’Ukraine et la Hongrie, pour n’en citer que quelques-uns.

Il est grand temps pour les scientifiques et les semenciers de créer des variétés plus résistantes. Mais c’est une entreprise de longue haleine, et cela prendra des années avant que l’on voit une nouvelle variété de blé pousser dans nos champs.

Changement climatique : Une escroquerie ?

Le réchauffement de la planète ne serait pas lié à l’activité humaine. Le Britannique Martin Durkin prend le contre-pied de l’actuel consensus sur l’évolution du climat en s’appuyant sur des interviews de scientifiques, d’économistes ou encore d’hommes politiques.

Un documentaire polémique, qui a été particulièrement controversé lors de sa diffusion au Royaume-Uni en 2007. “The Great Global Warming Swindle” est un film documentaire controversé du producteur de télévision britannique Martin Durkin, qui conteste l’avis de la majorité des climatologues selon lequel l’activité humaine serait la principale cause du réchauffement climatique.

Le film montre le témoignage de scientifiques, d’économistes, de politiciens, d’écrivains et d’autres personnes sceptiques par rapport au consensus scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement climatique.

L’effondrement de la civilisation occidentale

Après Les Marchands de doute, Erik M. Conway et Naomi Oreskes se livrent à un essai de prospective. Dans “L’effondrement de la civilisation occidentale” (LLL Les liens qui libèrent, 128 p., 13,9€), un historien de 2093 tente de répondre à la question suivante: pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre.

Nous sommes en 2093, avènement de l’ « Âge de la Pénombre », et deux historiens futurs se retournent sur leur passé – qui est notre présent et notre avenir probable. Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988.

Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l’incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s’intensifient, et en 2023, l’année de l’« été perpétuel », il y a 500.000 morts et 500 milliards de dollars de perte.

Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n’y fait. La nature se déchaîne sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l’été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes.

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Une étude de la Nasa met en garde contre la chute de l’Empire occidental

Selon une étude financée par la Nasa, la question n’a rien de théorique : notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d’un Nostradamus des temps modernes, mais d’un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original : les enseignements de l’Histoire.

Le site du Guardian rapporte que des sociologues et des naturalistes ont développé un nouveau modèle montrant comment “une tempête parfaite” pourrait détruire la civilisation actuelle.

Cette nouvelle étude sponsorisée par le Goddard Space Flight Center met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera ” dans quelques décennies ” à un effondrement de notre système économique.

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Cartographie mondiale des courants océaniques

Cette cartographie très précise des courants océaniques de surface réalisée par la NASA montre la grande complexité de l’environnement océanique. Elle est très utile à toutes sortes d’études conduites en milieu océanique et notamment intéresser des biologistes et écologues de l’environnement océanique pour l’interprétation de leurs propres observations.

Qu’ils soient permanents ou intermittents, les courants océaniques assurent le déplacement et le renouvellement des masses d’eau marines et sont de ce fait en partie responsables de la répartition des substances nutritives. Ils conditionnent ainsi la fertilité du milieu marin à tous les échelons de la chaine trophique, des algues phytoplanctoniques aux prédateurs marins, et par là même influencent partiellement les ressources halieutiques.

Les courants de surface sont en outre des transporteurs de chaleur à l’échelle des bassins océaniques, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la régulation du climat planétaire ainsi que dans la succession des types de temps en relation avec les conditions atmosphériques.

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Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
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Les esclaves énergétiques

Par Jean-Marc Jancovici

Pour tous les individus plongés dans l’énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d’eau l’est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L’énergie, cela ne se touche pas, c’est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours – on n’échappe pas à ses sens – mettre en face d’une consommation une action du monde physique qui l’illustre de manière parlante pour tous.

Il est donc très difficile, avec des kWh, ou des tonnes équivalent pétrole et autres gigajoules (sans parler des quadrillions de British Thermal Units de nos amis anglo-saxons), de faire comprendre combien notre consommation d’énergie – celle de chacun d’entre nous, et pas seulement du conducteur de 4×4 (et, de plus en plus souvent, de la conductrice !) – est devenue totalement “hors normes” par rapport à ce qu’a toujours été la condition de l’humanité.

Pour la bonne cause, il va falloir faire quelque chose que la morale réprouve hautement : je vais me permettre de réintroduire l’esclavage, pour comparer l’énergie déployée par les machines qui nous entourent et celle utilisée par nos propres organismes. En effet, l’homme, comme toute “machine”, consomme de l’énergie, qu’il(elle) va transformer ensuite – avec un très mauvais rendement, comme nous allons le voir – en énergie mécanique, et bien sûr aussi en énergie thermique. L’homme transforme aussi, ce que l’on ne peut oublier, l’énergie qu’il consomme en organisation de l’information, mais ceci est une autre histoire.

L’homme, combien de kWh ?
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Pôle Nord : Avec la fonte des glaces la banquise est devenue un lac

La chaleur de l’été 2013 n’épargne pas l’extrémité nord de notre planète avec un niveau de fonte encore jamais observé. Une vidéo montre un Pôle Nord littéralement transformé en lac. Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien la situation actuelle.

Cette vidéo est en fait une compilation de clichés pris par la webcam de l’observatoire environnemental du Pôle Nord. Les clichés ont été pris entre le 30 juin et le 25 juillet 2013. On y voit la transformation de cette immense couche de glace en une large étendue d’eau.

Les températures enregistrées en avril étaient pourtant encourageantes, avec des records de neige. Mais de fortes augmentations ont eu lieu en mai, forçant même la Russie à évacuer sa station polaire d’urgence. Il a ainsi fait entre 1 et 3 degrés en juillet, soit cinq degrés de plus que la moyenne, entraînant la formation de ce lac dès le 13 juillet.

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États-Unis : Et si le pays se préparait à la guerre du climat ?

La multiplication des événements climatiques extrêmes et leurs conséquences économiques (pour la tornade Sandy, entre 33 et 55 milliards de dollars!), couplés à une raréfaction et à une compétition pour les ressources (eau, pétrole, terres cultivables, minerais) obligent les États-Unis à repenser entièrement les bases de leur puissance stratégique, leur défense et leur sécurité en y introduisant la prise en compte du développement durable.

Lors de la guerre d’Irak, le transport des ressources nécessaires au maintien du fonctionnement des climatiseurs militaires coûtait très cher en convois de pièces détachées et de carburant, attaqués au quotidien.

Une nouvelle science naît à la croisée des études stratégiques, de la sociologie de la Défense et de la sécurité environnementale, dont Jean-Michel Valantin est l’un des tout premiers spécialistes. Quand la Nature est la clé de la Guerre ou de la Paix sur la Planète,

Argentine : Sale temps pour la planète

Après avoir vu leur pays mis à genoux en 2001 par un cataclysme économique, les Argentins sont confrontés aux conséquences du dérèglement climatique. Sécheresse, montée des eaux et inondations menacent les fragiles équilibres d’un territoire grand comme cinq fois la France.

Un peu partout, c’est la même désolation. Touchés par une sécheresse qui n’en finit plus, les gauchos de la province de Buenos Aires assistent, impuissants, au désastre. Transformée à petit feu en plaine aride, la pampa peine à nourrir un cheptel dont un quart a été décimé par la canicule en 2008. Sur la côte atlantique, c’est la montée des eaux qui fait vaciller les cités balnéaires, avalant inexorablement le littoral.

« L’augmentation du niveau de la mer et la violence des vagues vont provoquer des dégâts plus fréquents que ceux que nous connaissons actuellement », s’inquiète l’océanographe Walter Dragani. Dans plusieurs quartiers de la capitale, des pluies torrentielles plongent régulièrement les habitants dans le désarroi. Mandaté par une centaine de plaignants, l’avocat Javier Miglino a engagé un bras de fer judiciaire avec la municipalité :

« Le gouvernement doit garantir la sécurité de la population et, dans ce cas de figure, des erreurs ont été commises parce qu’il y a eu des inondations en 2008, 2009, 2011 et 2012. (…) Près de 10 000 personnes ont été touchées. Des gens qui ont perdu leur maison, leur commerce, leur voiture… »


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Jacques Bethemont : “La question de l’eau en 2050, un drame planétaire prévisible ?”

Jacques Bethemont est géographe, spécialiste de l’évaluation et de la gestion des ressources en eau. Professeur émérite de l’université Jean-Monnet de Saint-Étienne, il a fondé et dirigé de 1973 à 1995 l’Institut de géographie rhodanienne basé à Lyon, cadre de ses recherches qui intéressent la gestion des ressources naturelles, et plus particulièrement la gestion des ressources en eau, thème qui est à l’origine de son intérêt pour les pays méditerranéens.

Il a fallu 130 ans pour le premier doublement contre 45 ans pour le second, de sorte qu’un simple calcul de probabilité laisserait entendre qu’un troisième doublement portant l’effectif humain à 8 milliards d’individus aurait déjà dû se produire. Si donc, il y a croissance continue, il apparaît du moins que le rythme se ralentit et que les démographes s’accordent pour évaluer la charge humaine en 2050, à quelque 8-10 milliards d’individus plutôt qu’à 12 milliards comme le prévoyaient il y a de cela une vingtaine d’années les démographes.

La cause de ce ralentissement tient non pas aux guerres ou aux famines comme le prédisait Malthus (la démographie historique insiste sur le phénomène dit du « retour du guerrier dans ses foyers » qui tend à combler la perte démographique consécutive aux faits de guerre) mais à une diminution assez répandue de la fécondité dans les pays riches et dans certains pays en voie de transition rapide.

C’est dans ces pays pauvres d’Afrique subsaharienne ou d’Asie méridionale que se fera la croissance de la population mondiale dans les années à venir

Jacques Bethemont a publié Les richesses naturelles du globe, Les grands fleuves, Les États-Unis (1995), écrit en collaboration avec J.-M. Breuil, et Géographie de la Méditerranée (2000), tous chez Armand Colin, ainsi que La Vallée du Sourou (Burkina Faso) (2003),(L’Harmattan), en collaboration avec Pierpaolo Fagggi et Tanga Pierre Zoungrana.

Climat: un Américain tente une expérience risquée

Un homme d’affaires américain affirme avoir déversé 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes pour favoriser l’émergence de phytoplancton afin de piéger du CO2 et lutter contre le réchauffement.

«Si c’est avéré, c’est grave» prévient Stéphane Blain, directeur du Lomic (Laboratoire d’Océanographie Microbienne) à Banyuls-sur-Mer (CNRS). Russ George, un businessman californien se vante d’avoir déversé au mois de juillet quelque 100 tonnes de sulfate de fer dans l’océan Pacifique au large des côtes canadiennes.

L’apprenti sorcier dont le procédé a été révélé par le quotidien britannique The Guardian viserait plusieurs objectifs. Faire d’abord la démonstration que l’on peut ainsi capter du CO2, l’un des gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Le fer en effet stimule la croissance du phytoplancton consommateur de CO2. Lorsqu’il meurt, il tombe au fond des océans en ayant piégé le carbone. C’est l’une des techniques plus ou moins sérieuses envisagées pour essayer de manipuler le climat, que l’on appelle géo-ingéniérie.

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Alain Gras : Le choix du feu, aux origines de la crise climatique

Pourtant, oui, ils étaient bien quatre. Quatre éléments, connus de tous. Il y avait l’eau, l’air, la terre et puis le feu. Quoi de plus naturel ? A y regarder de plus près, trois d’entre eux subsistent aujourd’hui dans la catégorie jugée marginale des “Energies Renouvelables”. Le quatrième, le feu, règne en maître absolu sur nos vies, nos systèmes, nos sociétés. Avec l’apparition de la machine à vapeur, du train, du moteur à explosion… bref, de la Révolution Industrielle, le feu s’est propagé partout. Jusqu’à devenir un incendie qu’il est urgent d’arrêter.

Alain Gras, socio-anthropologue des techniques, auteur du livre “Le Choix du feu” aux éditions Fayard.

http://www.dailymotion.com/video/xgxxhf

La géoéconomie (Rediff.)

Pour Hervé Juvin, la géoéconomie va s’imposer comme l’économie de la sortie de crise. Quand l’économie se réconcilie avec la géographie et l’histoire, les climats, le sol et le sous-sol, la distance et la frontière, les peuples, les Nations et les cultures reprennent la place que la mondialisation et le libéralisme du marché avaient prétendu leur enlever.

Nous restons des hommes d’ici et des nôtres, de cette terre et de ses combats.

Quand l’industrie européenne finance les climato-sceptiques US

Des sénateurs américains ont reçu plus de 306.000 dollars des “plus gros pollueurs européens.” Le Réseau Action Climat tient ces chiffres de la Commission fédérale électorale américaine.

Le rapport affirme que le cimentier français Lafarge, responsable de l’émission l’an dernier de 15 millions de tonnes d’équivalent CO2, a versé 34.500 dollars aux sénateurs climato-sceptiques américains.

Dans ce document, la fédération d’associations explique que “les plus gros pollueurs européens” ont versé plus de 306.000 dollars en 2010 à des sénateurs climato-sceptiques ou opposants à la loi sur le climat aux États-Unis.

Nouvel Obs

« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
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Vers un Climategate ?

Explosion d’une bombe dans le monde de la recherche climatique. A quelques semaines de Copenhague, un véritable “ClimateGate” a été déclenché dimanche 22 novembre 2009. Le CRU de l’université de East Anglia, auquel on doit notamment les courbes de reconstruction des températures du globe à l’appui desquelles le GIEC soutient la thèse d’un réchauffement climatique dû au CO2, a été piraté et des milliers de documents et de correspondances électroniques ont ainsi été lâchés dans la nature !

Ces mails révèlent des pratiques frauduleuses de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

Le butin, de 61Mo une fois zippé, comporte 72 documents et 1073 e-mails. La BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d’études climatologiques de référence du GIEC, vertement critiqué par Vincent Courtillot dans ses vidéos pour refus de communiquer ses données brutes, et dont des soupçons de fraude scientifiques qui accompagnaient son directeur, un certain Phil Jones. Lire la suite

L’écologisme est-il l’idiot utile du néolibéralisme ?

L’émergence d’une nouvelle idéologie dans le débat public, que l’on qualifiera d’écologisme apocalyptique, restera probablement comme l’évènement politique majeur de ce début de siècle. Les interrogations sur la soutenabilité de notre modèle de développement, jusque là circonscrites aux milieux verts et alternatifs, ont pris une toute autre dimension ces dernières années.

Le mouvement est venu des États-Unis avec la sortie du film de Al Gore « Une vérité qui dérange » en 2006 et très vite, le traditionnel programme « précautionniste » mâtiné de gauchisme libertarien des Verts, a évolué sous l’influence de Nicolas Hulot en discours catastrophiste décrétant la mobilisation générale pour la planète en danger !

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