Radio Courtoisie : « Le climat et l’effet de serre » (Audio)

Le vendredi 29 août 2014, dans l’émission du “Libre Journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait François Gervais, professeur à l’université de Tours, pour une émission consacrée au climat et à l’effet de serre.

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Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l’effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique.

En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l’ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l’acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle.

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Naomi Klein : « Capitalisme vs climat »

Naomi Klein, journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste, sortira un nouveau livre-enquête sur le capitalisme en septembre 2014, selon elle le système capitaliste est un système en guerre contre le “vivant”. En attendant la sortie du livre, voici une vidéo sous-titrée en français.

Jean-Marc Jancovici : « Croissance forever ? »

Urgences énergétique, climatique, environnementale, économique, sociale : si le diagnostic est sans appel, les sphères politiques et économiques ne semblent pas près d’amorcer une sortie des crises. Les discours s’affrontent, certains invoquant la croissance quand d’autres la révoquent.

Le retour à un niveau important de croissance du PIB est-il possible et souhaitable ? Ou faut-il s’adapter, faire avec une croissance nulle ; plus avant, la bonne stratégie est-elle de poser le problème dans un autre référentiel, celui d’un projet de société post-croissance à définir et édifier ensemble ?

Conférence donnée lors de la table ronde “Société “post-croissance”, Contraintes énergie-climat & Indicateurs alternatifs : comment repenser l’économie ?” en Juin 2014.

(Merci à MadeinFrance)

L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques

L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1). La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 – à moins d’être alimentée en électricité nucléaire; elle consomme beaucoup de ressources rares: le résultat est loin du miracle annoncé.

Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…

Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence): ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.

Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité

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J-M Jancovici : « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? »

Présentation de Jean-Marc Jancovici donnée au début de l’année 2012 à l’ENS devant un parterre d’ingénieurs. Le conférencier met à plat  les innombrables relations qui font dépendre le niveau de vie des sociétés développées de la disponibilité d’une énergie abondante.

L’abondance énergétique croissante a radicalement modifié notre mode de vie depuis le début de la révolution industrielle. Cette évolution, essentiellement basée sur le déploiement des énergies fossiles, se heurte désormais à deux limites croissantes: celle de la disponibilité des ressources fossiles, et celle du changement climatique.

L’énergéticien recourt notamment à l’équation de Kaya qui modélise en une simple règle de 3 les facteurs déterminants de la pérennité de notre civilisation. Il établit également de manière très claire la notion du rendement des différentes filières de production d’énergie.

Changement climatique : La mort programmée du blé ?

Il existe près de 3 000 sortes de pains, et ce rien qu’en Allemagne. Et presque tous ces pains ont un point commun: ils sont faits à partir de farine de blé. Le blé est la céréale la plus utilisée en Europe, et on le retrouve dans de nombreux aliments.

Mais le réchauffement climatique met cette plante sensible à rude épreuve. Dans beaucoup de pays, on signale une baisse de la production, y compris dans les fameux ” greniers à blé ” de l’Europe que sont l’Autriche, l’Ukraine et la Hongrie, pour n’en citer que quelques-uns.

Il est grand temps pour les scientifiques et les semenciers de créer des variétés plus résistantes. Mais c’est une entreprise de longue haleine, et cela prendra des années avant que l’on voit une nouvelle variété de blé pousser dans nos champs.

Changement climatique : Une escroquerie ?

Le réchauffement de la planète ne serait pas lié à l’activité humaine. Le Britannique Martin Durkin prend le contre-pied de l’actuel consensus sur l’évolution du climat en s’appuyant sur des interviews de scientifiques, d’économistes ou encore d’hommes politiques.

Un documentaire polémique, qui a été particulièrement controversé lors de sa diffusion au Royaume-Uni en 2007. “The Great Global Warming Swindle” est un film documentaire controversé du producteur de télévision britannique Martin Durkin, qui conteste l’avis de la majorité des climatologues selon lequel l’activité humaine serait la principale cause du réchauffement climatique.

Le film montre le témoignage de scientifiques, d’économistes, de politiciens, d’écrivains et d’autres personnes sceptiques par rapport au consensus scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement climatique.

L’effondrement de la civilisation occidentale

Après Les Marchands de doute, Erik M. Conway et Naomi Oreskes se livrent à un essai de prospective. Dans “L’effondrement de la civilisation occidentale” (LLL Les liens qui libèrent, 128 p., 13,9€), un historien de 2093 tente de répondre à la question suivante: pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre.

Nous sommes en 2093, avènement de l’ « Âge de la Pénombre », et deux historiens futurs se retournent sur leur passé – qui est notre présent et notre avenir probable. Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988.

Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l’incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s’intensifient, et en 2023, l’année de l’« été perpétuel », il y a 500.000 morts et 500 milliards de dollars de perte.

Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n’y fait. La nature se déchaîne sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l’été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes.

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La fuite des capitaux s’accélère en Russie

La fuite des capitaux de Russie a atteint 63,7 milliards de dollars (46,19 milliards d’euros) au premier trimestre, montrent des chiffres publiés mercredi par la banque centrale qui illustrent les difficultés économiques que rencontre le pays.

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal.

La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes.

Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie.

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Une étude de la Nasa met en garde contre la chute de l’Empire occidental

Selon une étude financée par la Nasa, la question n’a rien de théorique : notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d’un Nostradamus des temps modernes, mais d’un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original : les enseignements de l’Histoire.

Le site du Guardian rapporte que des sociologues et des naturalistes ont développé un nouveau modèle montrant comment “une tempête parfaite” pourrait détruire la civilisation actuelle.

Cette nouvelle étude sponsorisée par le Goddard Space Flight Center met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera ” dans quelques décennies ” à un effondrement de notre système économique.

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Cartographie mondiale des courants océaniques

Cette cartographie très précise des courants océaniques de surface réalisée par la NASA montre la grande complexité de l’environnement océanique. Elle est très utile à toutes sortes d’études conduites en milieu océanique et notamment intéresser des biologistes et écologues de l’environnement océanique pour l’interprétation de leurs propres observations.

Qu’ils soient permanents ou intermittents, les courants océaniques assurent le déplacement et le renouvellement des masses d’eau marines et sont de ce fait en partie responsables de la répartition des substances nutritives. Ils conditionnent ainsi la fertilité du milieu marin à tous les échelons de la chaine trophique, des algues phytoplanctoniques aux prédateurs marins, et par là même influencent partiellement les ressources halieutiques.

Les courants de surface sont en outre des transporteurs de chaleur à l’échelle des bassins océaniques, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la régulation du climat planétaire ainsi que dans la succession des types de temps en relation avec les conditions atmosphériques.

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Entre guerre des changes et attaques spéculatives, le défi des émergents

Les autorités monétaires turques luttent contre la spéculation.

La grave crise (économique, financière, politique) que traverse la Turquie rappelle aux banques centrales des émergents leur rôle crucial de gardienne de la stabilité et de la souveraineté de leur monnaie. Les autorités monétaires turques ont annoncé qu’elles vont vendre près de 6 milliards de dollars pour freiner la spéculation et tenter de ramener un semblant de calme.

Un défi. Cette année, la livre turque a en effet chuté de 16 % par rapport au dollar et 19 % contre l’euro, et fait figure de maillon faible des marchés des devises émergentes. Depuis la crise de l’été, leurs banques centrales ont multiplié les initiatives (contrôles des changes, interventions…) afin de limiter la chute de leur monnaie et d’éviter qu’elle ne débouche sur une crise de change. Ce qui nécessite des moyens pour se faire entendre par les marchés et être crédible dans la défense de leur devise.

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Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
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Les esclaves énergétiques

Par Jean-Marc Jancovici

Pour tous les individus plongés dans l’énergie au quotidien, le kWh est aussi familier, en apparence, que le litre d’eau l’est au jardinier ou le kg de farine au boulanger. Pourtant, sur le fond, personne ne sait vraiment ce que représente un kWh, pas même moi ! L’énergie, cela ne se touche pas, c’est juste un chiffre abstrait sur un bout de papier, quelques fois le préalable à une facture, et pour en appréhender la signification, il faudra toujours – on n’échappe pas à ses sens – mettre en face d’une consommation une action du monde physique qui l’illustre de manière parlante pour tous.

Il est donc très difficile, avec des kWh, ou des tonnes équivalent pétrole et autres gigajoules (sans parler des quadrillions de British Thermal Units de nos amis anglo-saxons), de faire comprendre combien notre consommation d’énergie – celle de chacun d’entre nous, et pas seulement du conducteur de 4×4 (et, de plus en plus souvent, de la conductrice !) – est devenue totalement “hors normes” par rapport à ce qu’a toujours été la condition de l’humanité.

Pour la bonne cause, il va falloir faire quelque chose que la morale réprouve hautement : je vais me permettre de réintroduire l’esclavage, pour comparer l’énergie déployée par les machines qui nous entourent et celle utilisée par nos propres organismes. En effet, l’homme, comme toute “machine”, consomme de l’énergie, qu’il(elle) va transformer ensuite – avec un très mauvais rendement, comme nous allons le voir – en énergie mécanique, et bien sûr aussi en énergie thermique. L’homme transforme aussi, ce que l’on ne peut oublier, l’énergie qu’il consomme en organisation de l’information, mais ceci est une autre histoire.

L’homme, combien de kWh ?
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Pôle Nord : Avec la fonte des glaces la banquise est devenue un lac

La chaleur de l’été 2013 n’épargne pas l’extrémité nord de notre planète avec un niveau de fonte encore jamais observé. Une vidéo montre un Pôle Nord littéralement transformé en lac. Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien la situation actuelle.

Cette vidéo est en fait une compilation de clichés pris par la webcam de l’observatoire environnemental du Pôle Nord. Les clichés ont été pris entre le 30 juin et le 25 juillet 2013. On y voit la transformation de cette immense couche de glace en une large étendue d’eau.

Les températures enregistrées en avril étaient pourtant encourageantes, avec des records de neige. Mais de fortes augmentations ont eu lieu en mai, forçant même la Russie à évacuer sa station polaire d’urgence. Il a ainsi fait entre 1 et 3 degrés en juillet, soit cinq degrés de plus que la moyenne, entraînant la formation de ce lac dès le 13 juillet.

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États-Unis : Et si le pays se préparait à la guerre du climat ?

La multiplication des événements climatiques extrêmes et leurs conséquences économiques (pour la tornade Sandy, entre 33 et 55 milliards de dollars!), couplés à une raréfaction et à une compétition pour les ressources (eau, pétrole, terres cultivables, minerais) obligent les États-Unis à repenser entièrement les bases de leur puissance stratégique, leur défense et leur sécurité en y introduisant la prise en compte du développement durable.

Lors de la guerre d’Irak, le transport des ressources nécessaires au maintien du fonctionnement des climatiseurs militaires coûtait très cher en convois de pièces détachées et de carburant, attaqués au quotidien.

Une nouvelle science naît à la croisée des études stratégiques, de la sociologie de la Défense et de la sécurité environnementale, dont Jean-Michel Valantin est l’un des tout premiers spécialistes. Quand la Nature est la clé de la Guerre ou de la Paix sur la Planète,

L’Algérie de Bouteflika : une économie «rentière et léthargique»

Au moment où l’on spécule sur la santé du président Abdelaziz Bouteflika, et sur sa candidature incertaine à sa réélection en avril 2014, dans quel état se trouve l’Algérie ? À la lecture des articles du professeur Abderrahmane Mebtoul, économiste algérien et expert international en management stratégique, on réalise que la situation économique du pays est loin d’être aussi rassurante que le mirobolant excédent de devises pourrait le laisser penser…

Tlemcen, Algérie, 20 décembre 2012

Auteur passionné et prolixe, réputé pour son franc-parler, le professeur Abderrahmane Mebtoul commence souvent son propos en rappelant le paramètre majeur de l’économie algérienne : 98 % des exportations du pays sont issues des seuls hydrocarbures ; ceux-ci ont généré quelque 600 milliards de dollars de recettes en devises entre 2000 et 2012, selon les bilans de Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures.

Cette manne a permis à l’Algérie d’éteindre sa dette depuis plusieurs années et de disposer à fin 2012 de réserves de change considérables, couvrant trois années d’importations : 200 milliards de dollars selon le FMI, 190 milliards selon la banque d’Algérie. Ce « trésor », auquel il faut ajouter 173 tonnes d’or, est d’autant plus considérable que le PIB algérien reste modeste – à 188,6 milliards de dollars en 2012 selon le FMI, dont plus de 40-45 % générés par les hydrocarbures – pour un pays de 37,9 millions d’habitants au 1er janvier 2013, selon l’estimation de l’Office national des statistiques (ONS).

Côté importations aussi, l’Algérie se trouve dans une situation rare : 70 à 75 % des besoins des ménages et des entreprises sont satisfaits par des achats à l’étranger. C’est dire que l’on ne produit pas grand-chose dans le pays le plus étendu et le plus peuplé du Maghreb.

« Il faut bien considérer que l’Algérie vit dans une économie de rente, souligne le Professeur Mebtoul lors d’un récent entretien sur RFI. Que se passera-t-il lorsque la rente diminuera, ou s’éteindra quasiment, au rythme de la baisse prévisible des devises issues des hydrocarbures, du fait de leur épuisement et de leur remplacement progressif par d’autres sources d’énergie ? Les équilibres macrofinanciers actuels sont éphémères sans de profondes réformes institutionnelles et microéconomiques ».

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