« Pour réussir, il faut créer de l’addiction chez son client grâce à la donnée »

La maîtrise de la donnée permet de mieux comprendre ses clients et de développer avec eux une relation d’addiction et de plaisir. Tous les secteurs de l’industrie sont concernés. Charge à eux de se transformer rapidement sinon, d’autres acteurs, souvent venus d’internet, les déposséderont de leurs clients. 

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La maîtrise de la donnée permet de devenir leader dans le nouveau monde digital car elle sert à créer l’addiction chez les clients finaux.

Et ceci fonctionne dans tous les domaines de l’industrie. C’est ce que démontre brillamment Francois Bourdoncle, fondateur et CTO de FB&cie, ancien créateur d’Exalead, spécialiste français du moteur de recherche en entreprise. Il s’est exprimé le 20 Novembre à l’occasion de l’événement DataJob, à Paris.

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Le marketing de la folie – Sommes-nous tous fous ? [Rediff.]

Le marché des psychotropes rapporte gros. L’alliance entre la psychiatrie et les firmes pharmaceutiques leur a permis de réaliser plus de 80 milliards de dollars de ventes de psychotropes. Mais les apparences sont trompeuses. Que valent les diagnostics psychiatriques, et jusqu’à quel point ces psychotropes sont-ils sans danger ?

Ce documentaire en trois parties révèle les faits derrière le vernis social d’un marketing habile et soi-disant scientifique qui dissimule une campagne de vente de produits dangereux et parfois fatals.

JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

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La relance bute sur l’endettement

Par Bruno Bertez

Nous avons passé l’été aux Etats-Unis. En Californie et au Nevada. Toujours autant de voitures sur les routes, des hôtels « sold-out » [complets], des files d’attente dans les restaurants de qualité. Les parkings de Wholefoods, le distributeur « green » [vert] à la mode, qui vend tout au double du prix normal, sont complets.

Voilà pour la première impression. La seconde est différente. Les sorties d’autoroutes sont bordées de mendiants, homeless, sans domicile ; les angles de rues sont occupés par des hommes sandwichs qui agitent des panneaux publicitaires pendant des heures en plein soleil pour quelques dollars. Les magasins populaires du type Wal  Mart sont sinistres, déprimants, ils ne cessent de baisser la qualité et les prix pour s’adapter à l’appauvrissement de leur clientèle.

Dans les endroits les plus favorisés de la Californie, dans la Silicon Valley, un immeuble de bureaux sur cinq est vacant, une boutique sur six est fermée. A chaque coin de rue, fleurissent les panneaux à vendre ou à louer. Le petit commerce, les petites entreprises sont fermées, les vitres badigeonnées. Le Nevada est couvert de chantiers arrêtés; les casinos populaires sont fermés, sans repreneurs, à l’abandon.

La crise est bien là. Mais ce n’est pas la fameuse destruction créatrice, l’élimination du gaspillage, c’est le laminage des couches moyennes et inférieures de la population.

Le chômage officiel est de 9,6%, mais le vrai chiffre significatif c’est celui de la statistique U6 du Bureau du Travail, le BLS, c’est 16,7%.

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La structure des banques en question

Il est absolument hallucinant de voir le spectacle de la folie retrouvée des banques, alors qu’il y a un an, elles se ruaient sur les aides des Etats et des Banques Centrales, pour ne pas sombrer dans des faillites à la Lehman Brothers.

Le FMI a calculé (chiffres cités par JP Fitoussi dans « Après la crise, un conte parfaitement immoral », Le Monde du 05/01/2010) que les Etats du G-20 avaient consacré 17,6% de leur PIB au soutien du système bancaire, contre 3% au soutien budgétaire de l’économie.

Un tel coût pour un tel résultat pose vraiment problème. Comment peut-on accepter de payer de telles sommes, sans exiger en retour de réelles garanties, à la fois sur une meilleure gouvernance et sur les précautions à prendre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas ?

Les gouvernements temporisent, parce qu’ils souhaitent en priorité que les banques retrouvent une bonne santé, pour pouvoir purger les mauvaises créances encore présentes et, espèrent-ils, qu’elles contribuent enfin au développement de l’économie. (Au moment où nous écrivons ces lignes, le président des Etats-Unis vient de déclarer vouloir limiter la taille et les activités spéculatives des grosses banques de dépôt. Son ton très agressif nous laisse penser qu’il veut aller assez loin dans ce sens, mais il faut attendre le texte de loi pour avoir une idée claire de la valeur des mesures proposées. Nous espérons que présent article en facilitera l’analyse par le lecteur.)

Mais il y a urgence, car de plus en plus de faits semblent indiquer que les profits importants des banques proviennent beaucoup plus des activités à haut risque, que des prêts à l’économie qui sont souhaitables pour sortir du marasme (Eric Laurent vient de sortir « La face cachée des banques », Plon, 2009, qui nous montre combien les dirigeants des banques américaines ne recherchent que le profit à court terme, sont insensibles aux questions éthiques, et ne comprennent que le rapport de forces).

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Des lois sont nécessaires dans le secteur bancaire

Comment 50 milliards de dollars ont disparu des bilans d’une banque privée

Tout le monde est aujourd’hui d’accord sur le fait qu’il y a quelque chose de pourri dans le système bancaire. Il est également évident que des changements sont nécessaires. Car si l’on continue comme avant, de nouvelles crises des marchés financiers sont prévisibles. A la suite de l’effondrement des banques de 2008, ces jours-ci, certains phénomènes se font jour du côté de l’Etat et des banques qui sont importants en vue d’une correction de la politique à adopter.

"Arrêtez le casino financier" (manifestation en Islande)

Dans le récent rapport d’enquête rédigé à l’intention de l’Althingi, le Parlement islandais, on peut lire : «Les banques ont été pillées de l’intérieur par des personnes qui ne respectaient pas les lois.» Les propriétaires principaux des banques s‘étaient accordé mutuellement des crédits gigantesques pour des investissements faits dans d’autres domaines sans disposer des garanties nécessaires (cf. «Neue Zürcher Zeitung» du 14 avril 2010). Le rapport constate que les banques contrôlaient l’Etat et non l’inverse. (cf. l’ouvrage «Why Iceland ?» d’Asgeir Jonsson. Ce dernier y décrit notamment les pressions exercées sur l’Islande par l’étranger.)

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Guerre des monnaies – Dollar contre Yuan – deuxième round

Par André Serra

Il y a incontestablement une “guerre des monnaies” dans le monde depuis le début de la crise, je qualifierais ce qui s’est passé jusqu’ici de premier round, pendant lequel des initiatives ont été lancées par différents pays pour démontrer, sous plusieurs motifs, la nécessité de remplacer le dollar dans son rôle actuel de monnaie internationale de paiement et de réserve, par une monnaie planétaire nouvelle qui serait, celle-ci, indépendante de tout État national particulier.

Après un rappel de ces initiatives en cours, je décrirai le second round, qui vient à peine de commencer.

1er round :

Le lundi 19 novembre 2007, à Singapour, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a montré qu’il était de plus en plus difficile de gérer les 1430 milliards de dollars (970 milliards d’euros) de réserves de change de la Chine, à cause de la devise américaine (réserves se montant à 2600 milliards de dollars en avril 2010). “Nous n’avons jamais connu une pression aussi forte”, a-t-il déclaré, selon l’agence Reuters. “Nous sommes inquiets sur la manière de préserver la valeur de nos réserves”, a-t-il ajouté. La devise étasunienne avait perdu 5% contre le yuan depuis janvier 2007, et malgré toutes les promesses de Washington, il continuait, jour après jour, de perdre des plumes. C’était alors le tout début de la crise des subprimes, qui devait exploser quelques mois plus tard.

Dès cette époque, la Chine se mit à plaider dans chaque forum qu’il était grand temps de remplacer le dollar comme monnaie de paiement et de réserve. Rapidement, cette information fit le tour du monde et tous les ministres des Finances de la planète commencèrent à plancher sur le sujet.

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La défense française se privatise, comme aux USA

Sur le blog «Défense en ligne», Philippe Leymarie revient sur les problématiques actuelles de la défense française : la privatisation et la robotisation de la guerre, qui sont déjà une réalité outre-Atlantique.

Tombe d'Alain-Fournier

« Les forces armées face au défi de la privatisation de l’action militaire » : ce colloque international organisé le 18 mars dernier à l’Ecole Militaire à Paris, a mis en évidence le gouffre qui sépare, dans ce domaine, les pays dits anglo-saxons – USA, Canada, Royaume uni – où de larges pans de l’activité de défense et de sécurité sont abandonnés aux sociétés militaires privées (SMP), de la plupart des autres, soucieux de conserver dans le giron des Etats l’essentiel des fonctions « régaliennes », et plus regardants sur les activités qui pourraient être concédées à des entreprises privées…

Il y a actuellement en Afghanistan moins de soldats réguliers américains que d’effectifs de « contractors » privés : gardes du corps ; techniciens ; agents pour la protection de bâtiments ou de personnalités, la sécurité d’ONG, l’escorte de convois, le déminage, etc. Une partie de ces 100 000 hommes sont recrutés sur place, parmi les anciens militaires, policiers ou miliciens (dont se débarrassent les chefs de guerre locaux).

En Irak, 160 000 civils (dont plus de 13 000 « soldats de fortune », armés) assistent, complètent, côtoient les 189 000 militaires réguliers, en majorité américains. La Cour des Comptes, à Washington, vient d’étudier cinq cas particuliers de SMP américaines opérant dans ce pays : quatre interventions sont considérées comme meilleur marché, au final, que le recours aux forces régulières ; mais la Cour pointe les autres facteurs à prendre en considération (sélection, légalité, qualité, contrôle, perte de savoir-faire). Dans les faits, la population ne fait pas la différence entre les étrangers en armes et leurs statuts.

Fonds opaques

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Grandes manoeuvres autour des métaux rares

A quelques kilomètres de la frontière du Nevada, le long de la route I-15 qui traverse le désert californien du Mojave, le panneau est balayé par le vent : “Mountain Pass, 30 habitants”. Au-delà des quelques baraques refroidies par la tempête qui secoue la Californie en cette fin janvier, un chemin goudronné conduit au site minier de Molycorp. Là se joue une bataille industrielle de portée mondiale.

Cette jeune entreprise américaine y relance la production d’un gisement de terres rares. Ces métaux stratégiques sont indispensables au développement de nombreux produits de haute technologie, comme les aimants pour les véhicules hybrides ou les éoliennes, et les alliages à destination de l’aéronautique ou des industries de la défense : pas de technologies vertes sans ces matériaux rares.

A l’image de Molycorp, les projets d’extraction de terres rares se multiplient à travers le monde. “C’est comme un remake mondial de la ruée vers l’or, avec tout ce que cela peut avoir de romantique et d’effet de mode dans certains milieux financiers”, raconte Jack Lifton, consultant américain et spécialiste de ces minerais.

La croissance de la demande pour ces métaux stratégiques et le poids écrasant de la Chine sur ce marché expliquent cette recherche de nouveaux gisements, notamment en Australie ou au Canada. Mais échapper à la mainmise chinoise n’est pas chose simple. Au-delà de l’extraction des terres rares, le savoir-faire industriel de la transformation des minerais est aussi indispensable.
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Procès UBS : «J’ai dénoncé 19 000 criminels et j’irai en prison»

Le témoin clé du procès UBS s’est exprimé dimanche soir sur la chaîne américaine CBS. De toute l’affaire, l’Américain sera le seul à aller en prison. Lui et «pas un seul banquier suisse», tonne-t-il.

«Je leur ai donné la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde. J’ai dénoncé 19000 criminels internationaux et je serai le seul à aller en prison pour cela ? Et pas un seul banquier suisse ?» Bradley Birkenfeld a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités américaines, dimanche soir, s’exprimant pour la première fois dans l’émission 60 Minutes sur la chaîne américaine CBS.

Les confessions de l’ancien gérant basé à Genève ont abouti au versement d’une amende de 780 millions de dollars par UBS, en février 2009. Après un bras de fer juridique de six mois devant un tribunal de Floride, la Confédération s’est engagée à dénoncer 4450 clients, ouvrant une brèche dans le secret bancaire. Près de 10 000 fraudeurs se sont volontairement dénoncés au fisc des Etats-Unis, de crainte d’être poursuivis sur la base de ces informations.

«Bradley Birkenfled a fait gagner des milliards de dollars au contribuable américain et amené des milliers de personnes à se dénoncer», ce qui devrait lui valoir la reconnaissance du gouvernement, note son avocat Stephen Kohn devant les caméras de 60 Minutes.

Au lieu de cela, l’Américain a été condamné à 40 mois de prison par une Cour de Floride, en août dernier. Après un an d’arrêt à domicile avec un bracelet électronique à la cheville, il devra purger sa peine dès le 8 janvier, soit ce vendredi. Lire la suite

Le jeu toujours gagnant de Goldman Sachs

Quatre jours avant la date donnée par le journal Le Monde pour la pseudo-découverte, par le New York Times, des secrets de la réussite de la banque Goldman Sachs en pleine crise des subprimes, l’économiste suisse Michel Santi en donnait déjà la clé.

Voici leurs articles respectifs.

I – Le Monde :

Goldman Sachs est une des rares banques américaines à avoir très peu souffert de la crise des subprimes.

Le New York Times a peut-être découvert pourquoi, mercredi 23 décembre. Selon le quotidien, Goldman Sachs et quelques autres banques – Deutsche Bank et Morgan Stanley – auraient vendu à dessein des produits à risque à des clients tout en pariant sur leur chute.

Ces titres étaient des obligations adossées à des actifs (collateralized debt obligation, CDO), constituées en grande partie de crédits immobiliers à risque, créées par les banques.

Conscientes du risque élevé de ces CDO qu’elles avaient pourtant elles-même créées, les banques ont misé parallèlement sur leur chute.

Quand la crise des subprimes a explosé en septembre 2007, les investisseurs qui avaient souscrit à ces titres ont tout perdu. Mais pas les banques, qui ont pu récupérer des sommes considérables auprès des assureurs.

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