Qui paie encore l’impôt sur le revenu en France ?

Plusieurs voix politiques proposent que tous les Français paient l’impôt sur le revenu. En France en 2015, moins de la moitié des foyers fiscaux l’auront acquitté. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Combien rapportent-t-il encore à l’État ? Le point sur cet impôt vieux de 100 ans.

Le débat sur «l’impôt sur le revenu pour tous» refait surface. L’idée de faire contribuer tous les Français au paiement de l’impôt sur le revenu (IR) n’est pas nouvelle, et partagée à gauche comme à droite. De Jean-Luc Mélenchon à Bruno le Maire, en passant par François Bayrou.

Cette fois-ci, l’amendement que vient de déposer le député (socialiste) Razzy Hammadi – qui vise à mettre en place une «cotisation civique minimum obligatoire» de 30 à 50 euros pour les foyers fiscaux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu -, est assorti d’un argument nouveau: «Avec la déclaration d’impôt en ligne qui devient obligatoire, le coût pour prélever cet impôt citoyen ne sera plus un frein à la justice fiscale et sociale», estime le député de Seine-Saint-Denis.

L’impôt sur le revenu est au cœur des débats depuis qu’il a été créé, le 15 juillet 1914. Si le principe de la progressivité reste incontesté, l’impôt sur le revenu représente une part de plus en plus faible dans les recettes fiscales de l’État et touche désormais moins de la moitié des foyers fiscaux français. Une faiblesse qui a d’ailleurs été compensée par la création de la CSG, une sorte de deuxième impôt sur le revenu… mais pas progressif. Qui paie encore l’impôt sur le revenu? Combien rapporte-t-il? Les classes moyennes sont-elles les plus gros contributeurs? Le point.
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États-Unis : Héroïne, le cauchemar américain

Connu pour ses montagnes et son sirop d’érable, le Vermont est un petit État tranquille au Nord-Est des États-Unis. C’est là que le réalisateur de ce reportage a passé une partie de son adolescence. C’est aussi là que Mikael et Jenifer, deux de ses cousins, sont devenus accros à l’héroïne.

Au sein de sa famille américaine, le sujet a longtemps été tabou. Et personne ne pouvait penser que les « problèmes de drogue » de Mikael ou de Jenifer étaient liés à l’héroïne… La vie dans le Vermont est bien loin des ghettos des grandes villes ou des milieux du showbiz avec lesquels on associe spontanément l’héroïne.

Avec ce film, il a cherché à comprendre comment l’héroïne était arrivée jusque dans mon coin de nature et au sein de sa famille – une famille de la classe moyenne américaine touchée au cœur par cette nouvelle épidémie d’héroïne.

Ces derniers mois, le nombre d’overdoses est en constante augmentation et les saisies d’héroïne atteignent des records historiques dans le pays. Il n’y a jamais eu autant d’héroïne aux États-Unis.

Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
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La classe moyenne mondiale est plus pauvre qu’on ne le pense

La pauvreté mondiale recule. Le nombre de personnes appartenant à la «classe moyenne» a doublé depuis 2001. Une partie de la population des pays émergents vit et dépense comme celles des pays développés… Mais cette fameuse classe moyenne n’est pas si riche, si étendue et si également répartie qu’on pourrait le croire.

D’après une récente étude du Pew Research Center, seules 1,7 milliard de personnes appartiennent à la classe moyenne, et beaucoup d’entre elles gagnent tout juste assez pour se retrouver classées dans cette catégorie.

Le revenu assimilé à la tranche du milieu, que gagne 13% de la population mondiale, est de 10$ à 20$ par jour (9 à 18€). Soit environ entre 270 à 540 euros par mois. C’est moins que le seuil de pauvreté français fixé à 828 euros.

Une affaire de perception

Cette relative prospérité s’est limitée à quelques régions du globe: la Chine, l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est. Peu de changement en revanche en Inde, en Asie du sud-est, en Afrique et en Amérique centrale.

La vaste majorité, 71% de la population mondiale, reste pauvre ou dispose de très bas revenus. C’est seulement un tout petit peu mieux qu’il y a dix ans, où elle représentait 79% de la population.

Slate

Chine : La main d’œuvre humaine plus chère que les robots

Difficultés économiques et démographiques obligent, le robot remplace peu à peu l’homme, pour le meilleur et pour le pire… Selon la Fédération internationale des robots, le marché chinois va croître en moyenne de 25% par an. En 2017, on y comptera plus de 400.000 robots, soit 1 pour 3.000 habitants.

Dans l’atelier de moulure de l’usine d’Yingli, chef de file mondial du panneau solaire, l’ouvrier se fait discret. Très discret. Sur ce parterre de quelques centaines de mètres carrés, 170 machines cylindriques préparent la matière première, le silicium monocristallin, d’autres contrôlent la qualité. Le tout en silence. De temps en temps un ouvrier apparaît, juste le temps de voir si tout fonctionne bien.

À Yingli, dont le site de production principal s’étend sur 66 hectares, l’ouvrier sert surtout à faire le lien entre deux lignes de production et pour le contrôle des réglages. Seules quelques tâches de vérification de la qualité, qu’un robot ne peut pas faire, sont encore manuelles.

« L’automatisation nous a permis de réduire la main-d’œuvre par deux », commente Gu Kaixin, en charge de la sécurité du moulage, la première étape dans la fabrication de panneaux solaires. Ailleurs dans l’usine, ce sont d’immenses bras qui soudent 24h/24, ou encore qui coupent, nettoient et polissent les carreaux qui forment un panneau solaire.
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Un chômage à 35% d’ici 2025 ?

Entre 1989 et 2013, le taux d’activité réelle en France est passé de 42.75% à 36.88%. La faute à la “crise” ? Pas sûr. Il y a 18 mois, deux chercheurs britanniques ont évalué l’impact de la computérisation de l’économie sur le niveau de l’emploi.

Les chiffres sont sans appel. Aux États-Unis, 47% des emplois actuels sont tout simplement amenés à disparaître au cours des 10 prochaines années. Le cabinet Conseil Roland Berger estime qu’en France, ce sont 3 millions d’emplois supplémentaires qui pourraient être détruits amenant le taux de chômage (catégories A, B et C) entre 13 et 18% d’ici 2025.

Avec le vieillissement de la population, la destruction de 3 millions d’emplois supplémentaires serait fatale à un régime de retraites dont l’assiette est basée, pour l’essentiel, sur les salaires.

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Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (3/3) La vie malgré tout

Le quotidien de quatre familles de la petite classe moyenne, ébranlées par la crise et confrontées à la peur du déclassement social. Cette série documentaire pose un regard profondément humain sur ces vies précarisées.

Frédéric Brunnquell a partagé les difficultés de quatre familles pendant sept mois, à Lille, Paris, Lyon et Nancy, recueillant leurs témoignages et capturant des instantanés du quotidien.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (2/3) Sans répit

En France, dix millions de personnes forment la petite classe moyenne, oubliée des statistiques et ignorée des politiques. En équilibre instable sur un fil, compte tenu de leurs faibles revenus (à peine au-dessus du seuil de pauvreté, soit 1 200 euros pour une personne seule et 2 600 pour une famille avec deux enfants), ces hommes et ces femmes se démènent pour ne pas sombrer dans la misère.

Frappés de plein fouet par la crise, ils ont vu leur niveau de vie se dégrader.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (1/3) Les rêves déçus

Le quotidien de quatre familles de la petite classe moyenne, ébranlées par la crise et confrontées à la peur du déclassement social. En trois volets, un regard profondément humain sur ces vies précarisées.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Impôts : Ces Français qui ne peuvent plus payer

Entre l’impôt sur le revenu, la taxe d’habitation et la taxe foncière, de plus en plus de Français ne peuvent plus payer à temps. Les demandes d’étalement des paiements ont augmenté de 20% entre 2011 et 2013 et représentent aujourd’hui 1 million de foyers fiscaux. Enquête au cœur de ces familles qui parfois s’endettent pour pouvoir payer et se demandent quel usage est fait de leurs impôts.

“Coup sur coup Jean-Bernard, ouvrier, a vu son impôt franchir de sérieux paliers. Non imposable il y a deux ans, il est imposé pour la première fois en 2013. Et cette année nouvelle surprise, à salaire égal, le montant a presque doublé.”

Envoyé spécial 09/10/2014

Grèce : 77 milliards d’euros de créances impayées dans le privé

La hausse des créances impayées est un phénomène qui frappe les économies du sud de l’Europe. Dans le secteur privé, en Italie, la dette des entreprises et des particuliers se montait à plus de 170 milliards d’euros en juillet 2014. Elle était de 140 milliards un an plus tôt.

Au Portugal, les impayés se montent à 18 milliards d’euros.
En Espagne la dette privée est de 185 milliards d’euros actuellement, soit 13% du total des crédits accordés.

En Grèce, “le profil type [du mauvais payeur], c’est tous les gens qui appartiennent à la classe moyenne, explique Eleni Charalabidou, consultante auprès des syndicats de salariés en Grèce. C’est à dire les gens qui ont perdu leur travail et les employés qui voient leurs revenus se réduire et qui ne peuvent plus rembourser. Et c’est un coup dur pour la classe moyenne grecque”.

Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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Marché anti-gaspi : le bon sens portugais

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, des jeunes Portugais -et Portugaises- ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

“Dans un pays où la classe moyenne a dégringolé au rang de nouveaux pauvres, des Portugais ne mangent plus à leur faim.”

“Avec la crise, les Portugais ont bien compris qu’ils devraient faire preuve d’imagination pour remplir leurs assiettes. En revenant à la terre et en évitant les pièges de la consommation de masse, ces initiatives portugaises pourraient bientôt s’inviter chez nous.”

RTS – A bon entendeur – 15/07/14

Le mode de vie de la vraie classe moyenne est désormais réservé aux 20% les plus riches

« La vérité est douloureusement évidente. Seuls les 20% de gens les mieux payés peuvent s’offrir un style de vie de classe moyenne », écrit Charles Hugh Smith sur son blog. Les autres ne peuvent simplement pas se le permettre, ou ils ont besoin de l’aide de l’Etat pour maintenir leur train de vie.

Que la classe moyenne serait accessible à tous les foyers dans lesquels deux membres de la famille perçoivent des revenus, avec un patrimoine en hausse, c’est-à-dire la version des gouvernements, n’est plus vrai.

Pour s’en convaincre, il suffit de lister les différents éléments que conférait l’appartenance à la classe moyenne dans les années 1960 :

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L’informatisation est-elle responsable du chômage ?

David Dorn, économiste au Centre des études monétaires et financières (Cemfi) de Madrid travaille sur l’impact de la globalisation et des nouvelles technologies sur les économies occidentales.

Invité à Paris par la chaire sécurisation des parcours professionnels de Sciences Po, il explique pourquoi il est faux de croire que l’informatisation est responsable de la montée du chômage.

Selon lui, elle détruit cependant les emplois des classes moyennes, conduisant à une préoccupante polarisation de nos sociétés entre bas et hauts salaires.

Selon vous, l’idée que l’informatisation nuit aux emplois humains est fausse. Pourquoi ?

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Les classes moyennes s’amenuisent dans certains pays riches, selon l’OCDE

La croissance économique mondiale et le bien-être sont fragilisés par la hausse des inégalités et l’érosion des classes moyennes depuis trente ans dans certains pays, selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publié lundi.

“Ils habitaient un large secteur de l’Amérique du nord, mais leur nombre s’est peu à peu grandement réduit”

Depuis le début des années 1980, les personnes qui jouissent des revenus les plus élevés ont capté de façon disproportionnée les bénéfices de la croissance, selon l’organisation.

Par exemple, au Canada, les 1 % les plus aisés ont capté 37 % de la hausse totale des revenus entre 1976 et 2007. Chez nos voisins américains, cette proportion grimpe à 47 %. Au Royaume-Uni et en Australie, la proportion est d’environ 20 %.

Pour tous les pays de l’OCDE en 2010, le revenu moyen des 10 % les plus riches de la population était 9,5 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, alors qu’il n’était que 7 fois supérieur il y a 25 ans.

Par ailleurs, depuis que la crise financière a éclaté, le fossé entre riches et pauvres se creuse encore plus rapidement, souligne l’OCDE.

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Pays émergents : La nouvelle classe moyenne menacée de pauvreté

Près d’un milliard de personnes dans les pays en voie de développement courent à nouveau le risque d’être exclus de la classe moyenne naissante. Cela ressort d’une analyse du journal britannique Financial Times.

Cette constatation fait naître des questions sur le caractère durable de la diminution de la pauvreté ces 30 dernières années.L’inégalité croissante et le ralentissement mondial de la croissance économique créent en outre des problèmes pour des entreprises qui ont lourdement investi dans des marchés émergents.

On craint surtout l’impact d’une croissance ralentie sur la disparition d’une grande classe moyenne dans des pays comme la Chine et l’Inde qui ont dû supporter l’économie mondiale du 21e siècle.

Le Fonds Monétaire International a mis en garde auparavant contre une longue période de développement économique limité, alors que la Banque Mondiale a aussi annoncé que la croissance des économies émergentes pourrait retomber vu les évolutions avant l’éclatement de la crise financière mondiale il y a 6 ans.

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Venezuela : la classe moyenne contre insécurité et pénurie

Elle tape sur des casseroles, défile dans les rues ou construit des barricades avec des poubelles, la classe moyenne vénézuélienne manifeste à tout âge et sous toutes ses formes depuis le 4 février son ras-le-bol contre l’inflation, les pénuries alimentaires et l’insécurité dans leur pays, une des principales puissances pétrolières de la planète. C’est la pire contestation affrontée par le président Nicolas Maduro, l’héritier d’Hugo Chavez, la figure de proue de la gauche latino-américaine décédée le 5 mars 2013, il y a presqu’un an.

Dessine-moi les inégalités

La mondialisation à l’oeuvre depuis la fin des années 80 et la conversion de la Chine au capitalisme a largement remodelé la distribution des revenus. Branko Milanovic, le chef économiste de la Banque Mondiale, a traduit dans un graphique les effets de 20 ans de cette globalisation. Il dessine une sorte d’éléphant. Et devinez quoi, pour les classes moyennes des pays développés, le pachyderme de la mondialisation s’est assis sur leurs revenus.

EVOLUTION DES REVENUS REELS ENTRE 1988 ET 2008, EN FONCTION DU NIVEAU DE REVENU

L’axe vertical indique l’évolution du revenu réel entre 1988 et 2008 , il est exprimé en dollars internationaux de 2005 corrigés de l’inflation.

Su l’axe horizontal, on peut lire les niveaux de revenus dans le monde, de sorte qu’au début, vers le zéro, on trouve ceux dans le monde qui gagnent le moins, et à l’extrême droite, ceux qui gagnent le plus. On a donc une distribution des revenus de la population indépendamment des pays où elle réside.

A l’extrême droite de la courbe, on trouve les grands gagnants. Cette nouvelle super classe globale a vu ses revenus progresser de plus de 60%. On y trouve les 3% les plus riches des pays développés, France, Japon et un gros bataillon d’américains dont le pays est entré dans la marche inégalitaire parmi les premiers (la moitié de cette super classe). Le reste se recrute dans le top 1% des pays émergés, les BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

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Espagne : La crise a détruit la classe moyenne

En Octobre de l’année dernière, l’Espagne a été comparée à la Chine, après un premier trimestre de croissance qui faisait suite à neuf trimestres consécutifs d’une terrible récession. Les coûts du travail en Espagne sont maintenant devenus plus faibles que ceux de l’Allemagne et largement inférieurs à ceux de pays concurrents tels que la France et l’Italie.

En conséquence, les constructeurs automobiles ont investi l’année dernière plus de 1,5 milliard d’euros dans la production de nouveaux modèles en Espagne, selon les chiffres de l’Asociación Nacional de Fabricantes la Automóviles (ANFAC).

Un travailleur espagnol dans l’industrie automobile gagne aujourd’hui une moyenne de 22,53 euros par heure (charges sociales incluses). Aucun des «quatre grands» ne fait mieux: en France, un ouvrier gagne 36,35 euros, en Allemagne, 34,90 euros et en Italie, 26,63 euros. 34 modèles de voitures étaient encore produites en 2011 en Espagne, et il devrait y en avoir plus de 45 d’ici 2015.

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Jacques Attali : “Les (hyper) métropoles vont supplanter les nations”

Les métropoles de demain seront altermodernes, c’est-à-dire à la fois durables et attractives, plus soucieuses de l’environnement, de l’humain et du « vivre-ensemble ». Une métropole durable n’est pas seulement une métropole verte, elle se définit par de multiples facettes : économiques, sociales, politiques, culturelles et écologiques. Les nouvelles technologies y dessinent un nouvel avenir.

La concurrence accrue au sein d’un archipel mondial nécessitera une constante adaptation de la part des métropoles pour pouvoir rester attrayantes sur tous les plans. Elles devront miser sur des technologies nouvelles, interconnectées, qui tirent profit de la densité de population offerte par les aires urbaines.

Les métropoles devront savoir attirer une classe moyenne grandissante, mais aussi composer avec une élite hypernomade et sans attache, et avec des populations de travailleurs toujours plus itinérantes, déménageant au gré de la demande de main d’œuvre.

L’adaptation aux besoins de ces trois groupes devra se faire dans une logique intégrée, impliquant l’ensemble des populations urbaines ainsi que les territoires à proximité directe, dans le but de bâtir un projet métropolitain cohérent qui apportera une nouvelle façon de vivre et de penser les métropoles.

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L’influence américaine dans la société française de consommation

L’inauguration en grande pompe du nouveau centre commercial d’Aéroville, situé au Nord de Paris, le 16 octobre dernier et la présentation de ce projet amènent quand même quelques interrogations sur la confrontation entre l’intérêt général de notre démocratie et les intérêts particuliers.

Il y a 16 ans, une étude de l’économiste Thomas Piketty (1997, Les créations d’emplois en France et aux États-Unis « services de proximité» contre « petits boulots ») avait marqué les esprits. Une comparaison des emplois entre la France et les États-Unis révélait que la différence de taux d’emploi relevait non pas du poids des nouveaux secteurs porteurs mais de celui des services les plus traditionnels.

Il concluait que « si la France avait autant d’emplois par habitant dans le commerce et l’hôtellerie-restauration que les États-Unis et que les effectifs de tous les autres secteurs restaient inchangés, alors il y aurait plus de 2,8 millions d’emplois supplémentaires en France : 1,8 million dans le commerce et 1 million dans l’hôtellerie-restauration ».

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Christophe Guilluy : “La bipolarisation droite-gauche n’existe plus en milieu populaire”

Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec le géographe et sociologue Christophe Guilluy, publié le 19 juillet 2013 dans le quotidien Le Figaro. Christophe Guilluy est l’auteur d’un essai intitulé Fractures françaises (Bourin, 2010) qui a suscité de nombreux commentaires lors de sa publication. Cet essai, devenu introuvable, sera réédité début octobre chez Flammarion, dans la collection de poche Champs.

LE FIGARO. – Vous êtes classé à gauche mais vous êtes adulé par la droite. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Christophe GUILLUY.- Je ne suis pas un chercheur classique. Ma ligne de conduite depuis quinze ans a toujours été de penser la société par le bas et de prendre au sérieux ce que font, disent et pensent les catégories populaires. Je ne juge pas. Je ne crois pas non plus à la posture de l’intellectuel qui influence l’opinion publique. Je ne crois pas non plus à l’influence du discours politique sur l’opinion. C’est même l’inverse qui se passe. Ce que j’appelle la nouvelle géographie sociale a pour ambition de décrire l’émergence de nouvelles catégories sociales sur l’ensemble des territoires.

Selon vous, la mondialisation joue un rôle fondamental dans les fractures françaises. Pourquoi ?

La mondialisation a un impact énorme sur la recomposition des classes sociales en restructurant socialement et économiquement les territoires. Les politiques, les intellectuels et les chercheurs ont la vue faussée. Ils chaussent les lunettes des années 1980 pour analyser une situation qui n’a aujourd’hui plus rien à voir. Par exemple, beaucoup sont encore dans la mythologie des classes moyennes façon Trente Glorieuses. Mais à partir des années 1980, un élément semble dysfonctionner : les banlieues. Dans les années 1970, on avait assisté à l’émergence d’une classe moyenne, c’est la France pavillonnaire.

Vous avez théorisé la coexistence de deux France avec, d’une part, la France des métropoles et de l’autre la France périphérique.

On peut en effet diviser schématiquement la France en deux : la France périphérique, que certains ont dénommée mal à propos France périurbaine, est cette zone qui regroupe aussi bien des petites villes que des campagnes. De l’autre côté, il y a les métropoles, complètement branchées sur la mondialisation, sur les secteurs économiques de pointe avec de l’emploi très qualifié.
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États-Unis : La classe moyenne en chute libre

La Belgique a la cinquième classe moyenne la plus riche du monde. Il n’y a guère qu’en Australie, au Luxembourg, au Japon et en Italie, que la classe moyenne est encore plus riche que la nôtre, selon les données du Global Wage Report 2012-13 établies par Crédit Suisse. De façon surprenante, ce rapport ne classe les États-Unis qu’à la 27ème place, alors que ce pays a la réputation d’être le paradis de la classe moyenne.

«L’Amérique est le pays le plus riche de la planète. Nous avons le plus de millionnaires, le plus de milliardaires et nos citoyens les plus riches ont récolté davantage de richesses de la planète que n’importe quel autre groupe dans le monde. Nous avons même des gestionnaires de hedge funds qui gagnent autant en une heure que ce que la famille moyenne gagne en 21 ans! Cette opulence est censée rejaillir sur le reste d’entre nous, améliorant la vie des Américains ordinaires. Du moins, c’est ce que tenants du marché libre nous promettent continuellement. Malheureusement, c’est un mensonge, l’un des plus gros mensonges qui aient été proférés au peuple américain », écrit le Huffington Post.

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Le jour où la classe moyenne se révoltera (Màj vidéo)

Addendum du 21/07/2013 : Le déclin des classes moyennes menace la démocratie

Elle est instruite, elle a soif de consommation et de libertés. Comme l’ont montré les “printemps arabes” de 2011 et les récents mouvements protestataires en Turquie et au Brésil, la classe moyenne bouscule le pouvoir et les élites dans les pays émergents. Elle pourrait bien bouleverser l’ordre du monde, écrit le philosophe américain Francis Fukuyama.

Depuis une dizaine d’années, nombreux sont ceux qui considèrent la Turquie et le Brésil comme des modèles de réussite économique – des marchés émergents exerçant de plus en plus d’influence sur la scène internationale.

Or, depuis trois mois, ces deux pays sont paralysés par d’immenses manifestations par lesquelles les peuples expriment leur mécontentement à l’égard de l’action de leur gouvernement. Deux questions se posent : qu’est-il donc en train de se passer ? Et ces soulèvements risquent-ils de se propager à d’autres pays ?

Le fil directeur qui relie les récents événements de Turquie et du Brésil, ainsi que le Printemps arabe de 2011 et les mouvements persistants de protestation en Chine, est la montée en puissance d’une nouvelle classe moyenne à l’échelle mondiale. Partout où elle est apparue, cette classe moyenne moderne a soulevé une vague d’agitation politique, mais elle a rarement pu à elle seule induire des changements politiques durables. Rien de ce que nous avons vu ces derniers temps dans les rues d’Istanbul ou de Río de Janeiro n’indique que ces cas feront exception.

Aucun lien avec l’élite au pouvoir
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« La lutte des classes revisitée » (Rediff.)

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Classes moyennes, un rêve français

Elles représentent près de deux Français sur trois, ce sont les classes moyennes. Elles se sont imposées depuis les années 1950 sur fond d’expansion économique.

1950-1970 : propriété d’un logement, départs en vacances, acquisition d’une automobile, accès aux études supérieures, etc. tous ces progrès semblent aujourd’hui remis en question.

La vidéo est disponible ici.

Réalisation Bertrand Delais (2012)

(Merci à NOP)

Recul des classes moyennes dans les “pays avancés”

Les inégalités ont progressé dans la grande majorité des pays riches, a averti lundi 3 juin l’Organisation internationale du travail (OIT), dans un rapport qui dénonce l’augmentation des salaires des hauts dirigeants et des profits des grandes entreprises. 

[...] La plupart des pays émergents et en développement connaissent une hausse de l’emploi et une réduction des inégalités de revenus, contrairement aux pays à revenu élevé, indique le rapport annuel de l’OIT sur le travail dans le monde.

À l’inverse, les inégalités de revenus ont augmenté dans les économies avancées au cours des deux dernières années, dans le contexte d’une hausse du chômage mondial – dont l’OIT prévoit qu’il passera de 200 millions aujourd’hui à près de 208 millions en 2015.

Des revenus moins inégaux dans les pays émergents
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François Hollande peut-il encore éviter un «1789» bis?

A la Une du Point cette semaine, « Sommes-nous en 1789 ? ». L’hebdomadaire évoque les dernières heures de la monarchie et révèle les troublantes similtudes entre la chute de Louis XVI et l’abandon complet des rênes du pouvoir par François Hollande. Un historien explique que nous sommes sans aucun doute en 1788 : les marges de manoeuvre sont réduites pour le pouvoir (si mal) en place, afin d’éviter d’entrer de plain-pied en 1789, bis.

Ce n’est pas Frigide Barjot qui a appelé le 5 mai à une grande manifestation nationale afin de donner un « coup de balai » : c’est Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle il y a 10 mois, qui a attiré sur lui 11,1 % des suffrages. Les sondages lui en accordaient souvent 15 ou 18 %. C’est Marine Le Pen, (particuliérement discrète en ce moment, pour des raisons stratégiques évidentes), qui a atteint les 18 % promis à Mélenchon. A eux deux, ils ont rassemblé 39 % de l’électorat français. Que réclame Mélenchon ? Ni plus ni moins qu’une sixième République. Que réclame Marine Le Pen ? Une dissolution, et la proportionnelle. La démission du gouvernement et du Président au passage.

Qui doit payer ? Le Tiers-Etat, les classes moyennes

Mais qui défile dans la rue tous les soirs depuis des semaines, non seulement à Paris, mais un peu partout en France ? Des hommes et des femmes, leurs fils et leurs filles, de tous âges. La plupart n’ont jamais manifesté de leur vie, ou alors pour les plus vieux, en 1984 pour l’Ecole Libre, et en 1997 contre le PACS. Qui sont-ils ? Des petits bourgeois, la classe moyenne. Les cheveux peignés. Les filles en ballerines. Tous mains nues.

Retournons un instant en 1789. Qui, excédé par le mépris dans lequel le Roi les enferme, se proclame Assemblée nationale constituante ? Les députés du Tiers-Etat. Qui sont-ils ? Des petits bourgeois, la classe moyenne.

Qui, en 2013, retourne dans la rue tous les soirs, quasiment tous les week-ends (les prochaines manifestations massives sont programmées pour le 5 mai, le 26 mai). Des petits bourgeois, la classe moyenne.

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Europe : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Nos dirigeants ne réalisent pas qu’ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais . Car la classe moyenne à qui l’on refuse toute perspective de promotion sociale, pourrait voir la révolution comme son dernier recours pour se faire entendre.

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d’Octobre, qui a été un coup d’État perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s’agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d’un groupe organisé, encore moins d’une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd’hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n’appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

Citoyens de deuxième catégorie
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Je me souviens…

Texte de notre lecteur Carpe Diem, merci à lui.

Je me souviens de mon premier bulletin de salaire qui comportait 3 lignes.
Je me souviens de mes premiers salaires versés en liquide par le comptable de l’entreprise.
Je me souviens que beaucoup d’entreprises avaient un coffre pour les espèces servant à régler les fournisseurs “au cul du camion”.
Je me souviens d’un temps où “Votre argent m’intéresse” était un slogan publicitaire, pas une déclaration de guerre.
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L’essor sans précédent de l’Indice de Développement Humain du Sud

L’essor du Sud est en train de modifier radicalement l’aspect du monde du XXIème siècle, grâce aux nations en développement qui mènent la croissance économique, extirpant des centaines de millions de personnes de la pauvreté et propulsant des milliards de personnes supplémentaires dans une nouvelle classe moyenne mondiale. C’est ce que révèle le Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies sur le développement (PNUD).

Le Rapport sur le développement humain 2013 – L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié – dresse le tableau du développement des pays via l’actualisation du célèbre Indice de Développement Humain (IDH).

Ces nouveaux chiffres montrent une amélioration constante du développement humain dans la plupart des pays. D’après le Rapport 2013, « Tous les groupes et régions ont connu des améliorations significatives dans tous les composants de l’IDH, avec des progrès plus rapides dans les pays à IDH faible et moyen. Dans ce contexte, le monde devient peu à peu moins inégalitaire. »

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SOS classe moyenne

Le constat est en train d’ébranler les responsables politiques et les économistes américains : la classe moyenne est en péril. Les revenus des ménages les 40 % les plus pauvres stagnent résolument depuis quarante ans ; et les salaires réels sont en chute libre depuis 2010.

Pour Michael Greenstone et Adam Looney, membres du think tank progressiste et pro-croissance Hamilton Project, le salaire médian de 2010 est égal à celui de… 1964, soit il y a près d’un demi-siècle. Certes, les Américaines s’en tirent un peu mieux, leurs salaires progressant de 1970 à 2000. Mais depuis 2000, c’est la chute pour elles aussi.

Soit. Mais quelles sont les causes ? Dans les années 1990, des théoriciens avaient inventé l’idée du “progrès technique en faveur des plus diplômés“. Si certaines personnes étaient mal payées, c’est parce qu’elles ne disposaient pas des qualifications demandées par les entreprises à l’âge d’Internet. Cette explication avait pour énorme avantage d’éluder les questions gênantes comme la mondialisation, le recul des syndicats (massacrés sous Reagan) ou les politiques de rémunération des entreprises. Et elle proposait une solution consensuelle : accroître le niveau d’éducation des travailleurs.

Mais voilà que le consensus se fissure. En réponse à un questionnaire proposé par le New York Times, de nombreux économistes ont osé mentionner la mondialisation.

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États-Unis : Les prêts étudiants, une bulle de 1000 Milliards (Màj)

Addendum : Reportage d’Arte du 03/11/2012

Reportage à Phoenix (Arizona), surnommée « la Silicon Valley de l’éducation supérieure ». Réalisé par Laurent Cibien, Pascal Carcanade et Marie Semelin.

Aux États-Unis, la bulle des prêts étudiants est équivalente à la dette espagnole…

Presque un foyer sur cinq (19%) devait en 2010 rembourser un prêt étudiant aux États-Unis, soit deux fois plus qu’il y a 20 ans et 15% de plus qu’en 2007, selon une étude de l’institut Pew sur la dette étudiante, un problème majeur qui empoisonne la vie de millions d’Américains.


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États-Unis : Les naufragés du rêve américain

Beaucoup a été dit sur la crise immobilière américaine, les saisies, les centaines de milliers de citoyens qui ont perdu leur logement depuis que la récession a frappé, en 2008. Mais que sont devenues ces familles ? L’équipe de ce document a sillonné les États-Unis, à la rencontre de ces Américains issus de la classe moyenne.

Ainsi ces deux familles qui vivent dans des motels, en Floride. Ceux qui ne peuvent plus payer leurs nuitées se retrouvent dans leur voiture et migrent vers des États où subsiste un minimum de services sociaux, comme la Californie. Des centaines de familles dorment dans leur véhicule sur la côte ouest du pays. Elles sont si nombreuses que des parkings ont dû être ouverts la nuit pour qu’elles puissent se garer dans un endroit plus sûr que la rue. Parmi elles, Amber et Daniel, un jeune couple avec deux fillettes.

Espagne : La classe moyenne de plus en plus touchée par la crise

Plus le temps passe, plus la crise avance dans la société espagnole, tissant sa toile de malheurs et étouffant des familles qui se croyaient jusque-là à l’abri. On a tendance à dire ici que “pas une famille n’est épargnée“. Tout le monde, près de soi, a un parent, un enfant, un oncle, un ami au chômage, voire sous le coup d’un ordre d’expulsion immobilière.

Depuis le début de la crise, près de 300 000 familles ont perdu leur logement, dans la plupart des cas saisi par la banque, puisque 83 % des Espagnols sont propriétaires. Mais toutes les expulsions ne reflètent pas la même réalité et selon une étude de l’Association des victimes d’embargos et de mises aux enchères (AFES), le profil des expulsés a beaucoup changé à mesure que se prolongeait la crise et augmentait le chômage de longue durée.

De plus en plus d’Espagnols et de chefs d’entreprises parmi les victimes d’expulsion immobilière

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