Citroën, 1987, les nouveaux comportements au travail : le plan Mercure

Les nouvelles technologies, la gestion moderne des ateliers, supposent une nouvelle approche de l’organisation des hommes. Autonomie, initiative, travail de groupe ; l’ère de la parcellisation Taylorienne est révolue !

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Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits ! Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

George Grosz : “Eclipse de soleil”

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100 000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10 000.

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Des voitures sans pilote bientôt testées en France

Le gouvernement français veut autoriser à partir de 2015 les tests de voitures autonomes sur routes pour aider les constructeurs et les équipementiers automobiles nationaux à progresser dans le domaine.

Cette initiative a été prise dans le cadre des plans de la Nouvelle France industrielle lancés en septembre par le gouvernement et encouragés par Arnaud Montebourg, pour doper l’industrie et l’innovation dans les dix ans à venir. «Dans le cadre du plan, de premiers essais en route ouverte auront lieu dès 2015, en parallèle du lancement de projets de recherche et développement», selon un document du ministère de l’Économie.

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Les frères ennemis André Citroën et Louis Renault: pour la course du siècle

Si Renault et Citroën, fleurons de l’industrie automobile, appartiennent au patrimoine français, leurs fondateurs restent méconnus. Ces deux frères ennemis ont partagé les bancs du lycée Condorcet, à Paris, ils se sont ensuite livré une concurrence acharnée, façonnant l’histoire industrielle du pays. Pourtant, malgré leur incroyable réussite, ces deux génies de l’automobile connaissent un destin tragique.

Ce n’est pas PSA qui va mal, c’est tout le pays !

Que les Français soient aujourd’hui obnubilés par l’Allemagne, dans l’industrie automobile et ailleurs, en dit long sur la crise identitaire qu’ils traversent. Le quotidien conservateur Die Welt brosse le tableau de ce déclin.

Juin 2008. François Hollande vient d’accéder à la présidence du Conseil général de Corrèze, et un cruel exercice d’autodérision choque les Français. Dans un spot publicitaire particulièrement réussi [voir ci-dessous], Citroën présente sa nouvelle berline, la C5, comme un véhicule intrinsèquement allemand – à ce miracle près qu’il est fabriqué en France.

Le héros du petit spot a toutes les caractéristiques de l’Aryen. Il a les cheveux blonds, les yeux bleus, possède un château dans les monts de Bavière et roule au son de la Chevauchée des Walkyries de Wagner. Il fonce à Berlin parader avec son carrosse devant la Porte de Brandebourg et le stade olympique nazi. Il se félicite – c’est l’objet de la publicité – d’avoir trouvé dans la Citroën C5 “la” voiture allemande par excellence.

A travers ce spot, les publicitaires expriment une grande vérité automobile. La deuxième génération de la C5 était une jolie variation sur l’Audi A4, avec un soupçon de BMW. N’osant pas diffuser le spot dans l’Hexagone, les Français l’ont fait passer dans les cinémas anglais avec succès, même si une poignée de députés travaillistes ont poussé des cris d’orfraie, jugeant malséant de jouer ainsi avec l’esthétique nazie. En France également, Citroën a reçu des milliers de lettres de doléances.


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Cette endogamie congénitale du capitalisme français qui empêche de régler le cas PSA

Par Eric Verhaeghe

Le patron de PSA lié à Martine Aubry, Didier Migaud ou Pierre Moscovici… Son directeur général des marques lié à Martine Aubry, Henri Emmanuelli ou Michel Sapin… Le problème qui étouffe l’industrie française ne tient-il pas à une connivence entre élites qui se recrutent par cooptation ?

Philippe Varin

Derrière les apparences et les grands mouvements de moulinet destinés à cacher l’impuissance gouvernementale, les coulisses de l’affaire PSA sont une nouvelle illustration du mal dont la France est affectée : l’endogamie capitalistique.

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Le déclin de l’automobile française

L’existence de Renault et PSA n’est pas menacée, mais le déclin de la production automobile française semble irréversible. Avec la fermeture annoncée de l’usine d’Aulnay, c’est toute une filière qui s’interroge. Le tout sur fond de chute des ventes de voitures dans l’Hexagone.

Vieille nation automobile, revendiquant même en avoir été le berceau, la France est peut-être incapable de se régénérer dans un secteur qui, aux beaux jours de cette industrie, fournissait un emploi sur dix à l’économie.

Les consommateurs ne sont plus au rendez-vous. Cette année, sur six mois, les ventes de voitures particulières dans l’Hexagone ont baissé de plus de 14% et les marques s’attendent à un recul de 10% sur douze mois.

Tout se passe comme si le marché, dopé aux subventions, était devenu totalement dépendant. Quand elles disparaissent, il sombre. Même les surenchères dans les remises commerciales ne suffisent plus à le réveiller.

Car le marché français, avec un parc de plus de 33 millions de véhicules, est complètement mature. Autrement dit: proche de la saturation. On est loin de l’époque où, comme aujourd’hui dans les pays émergents, l’accès à l’automobile de nouveaux foyers entretenait la croissance du marché. Dorénavant, il n’y a guère que le renouvellement du parc pour dynamiser les ventes.

Dopé aux primes

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Inquiétudes sur l’après-prime à la casse

Les constructeurs automobiles, réunis au Salon de Genève, s’attendent à une chute de leurs ventes en Europe. Tous espèrent néanmoins y gagner des parts de marché, grâce au lancement de nouveaux modèles.

Placés sous oxygène l’an passé, les constructeurs européens ont pourtant pour la plupart basculé dans le rouge. Et 2010 s’annonce d’autant plus compliqué pour eux qu’ils vont devoir réapprendre à respirer seuls. En raison de l’arrêt ou de la diminution des primes à la casse, qui avaient soutenu à bout de bras les principaux marchés du Vieux Continent, PSA Peugeot Citroën anticipe ainsi un repli des marchés européens de 9 % cette année, Renault un recul de 10 % et Ford un plongeon de 15 %.

Les bonnes immatriculations de janvier et février (+ 17,8 % en France le mois dernier) «ne reflètent que les commandes prises en décembre», a estimé mardi au Salon de Genève Carlos Ghosn, le PDG de Renault. Ce dernier prévoit un fléchissement des ventes à partir du printemps.

«Nous nous attendons encore à un fort vent contraire en Allemagne et en Europe en général», a souligné de son côté Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen. Le marché allemand, après avoir décollé en 2009 grâce à la prime à la casse, pourrait perdre plus d’un million de voitures cette année.
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La prime à j’me casse

Derrière la « crise » et la « reprise », un mouvement historique se poursuit : la délocalisation vers les « pays à bas coût de main d’oeuvre ».

Exemple, dans l’industrie automobile.

« Le marché automobile français finit l’année 2009 en fanfare. »

C’est la bonne nouvelle économique de cet hiver – claironnée de télés en radios : « + 10 % par rapport à 2008 » !

Une « année record grâce à la prime à la casse », se félicite Christian Estrosi, le ministre de l’industrie.

D’autant que « les constructeurs français ont été les premiers bénéficiaires ».

Super

Super puisque, évidemment, ces « constructeurs français » ont embauché + 10 % de travailleurs…

Eh bien non : les licenciements – pardon : les « plans de sauvegarde de l’emploi » – se poursuivent tranquillement, à la fois chez Renault, Peugeot, et chez les équipementiers.

Car dans ce secteur, comme dans toute l’industrie, la « crise » ou la « reprise » ne changent pas grand-chose à un mouvement historique : la délocalisation continue. Depuis vingt ans, les ventes de voitures en France sont demeurée stables – tandis que la production sur notre territoire, elle, a diminué de moitié…

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Le “vrai-faux” bond des ventes autos en janvier

Comme annoncé, la diminution de la prime à la casse depuis le 1er janvier 2010 a entraîné une baisse des ventes automobiles en France en janvier. Les stratégies des constructeurs pour amortir cette chute semblent avoir plus ou moins payé.

Sur le mois de janvier, le nombre d’immatriculations s’est élevé à 171 005 unités en France, soit une hausse de 14% du marché par rapport à la même période en 2009, à l’époque du creux de la vague. C’est en effet à cette date que les différents pays ont instauré des plans de soutien au secteur automobile, à l’instar de la France, avec l’instauration de la prime à la casse entre autres. Mais le mois de janvier voit les ventes automobiles ralentir par rapport aux mois précédents, comme le mois de décembre (+48,6%).

Un recul dû essentiellement à la diminution de la prime à la casse depuis le 1 er janvier 2010. Cette dernière n’est plus que de 700 euros contre 1 000 euros jusqu’au 31 décembre 2009. En outre, les commandes passées en 2009 seront autant de commandes qui ne seront pas faites en 2010.

Toujours un effet prime à la casse

Une chute donc attendue par les analystes, qui notent « qu’il y a toujours un effet prime à la casse, même si celle-ci est réduite par pallier et les marques ont commencé à compenser cette baisse par le biais d’offres promotionnelles », selon Philippe Gattet, analyste du secteur automobile pour le cabinet Xerfi. Lire la suite

2009 : année record pour l’automobile en France, contrecoup attendu en 2010

En dépit de la crise, l’année 2009 sera un très bon cru pour le marché automobile français grâce aux aides gouvernementales, au moment où leur baisse prochaine pousse les clients à commander leur voiture avant le 31 décembre, alors qu’un contrecoup est attendu pour 2010.

Près de 2,27 millions de voitures devraient être immatriculées en France cette année, soit une progression de plus de 10% par rapport à 2008, a annoncé le ministère de l’Industrie, en saluant une année “record”.

Malgré la crise économique, 2009 sera ainsi la meilleure année depuis 1990, grâce à la prime à la casse et aux bonus écologiques.

Le mois de décembre est aussi marqué par des commandes de dernière minute de la part de clients soucieux de profiter à plein de ces aides gouvernementales, qui vont diminuer ou seront plus dures à obtenir au 1er janvier.

En cette fin d’année, “il y a plus de monde” dans les concessions automobiles et “les gens qui viennent sont quasi-systématiquement des acheteurs”, témoigne Olivier Lamirault, représentant des concessionnaires au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA).

Les prises de commandes en ce dernier mois de l’année pourraient s’établir “15 à 20% au-dessus” du niveau enregistré un an auparavant, prévoit-il.

Les clients anticipent en effet la baisse progressive des aides gouvernementales, qui arrivera avec la nouvelle année.

La prime à la casse doit passer de 1.000 euros actuellement à 700 euros pour les voitures commandées à partir du 1er janvier 2010. La prime baissera ensuite à 500 euros au second semestre et à 300 en 2011.

Le bonus écologique doit aussi se durcir l’an prochain: pour le décrocher, il faudra acheter un véhicule qui émet moins de CO2 et la prime sera moins élevée.

Ces nouvelles conditions – moins favorables – font craindre aux professionnels un contrecoup sur le marché en 2010. Lire la suite

(22.10.2009)

► Hausse des impôts en 2012

Les décideurs politiques ne pourront éluder la question de l’augmentation de la pression fiscale quand la France sera sortie de la crise, selon un rapport d’information de la commission des finances du Sénat, intitulé: “Quels prélèvements pour la sortie de crise ?”, et publié le 17 octobre. L’Expansion

► Découverts bancaires : «Des frais abusifs et illégaux»

«Leurs taux frôle l’usure.» Marie-Jeanne Husset, directrice de «60 millions de consommateurs» demande des comptes aux banques françaises. Une enquête dénonce des frais bancaires, liés aux découverts, «abusifs.» En plus des agios «déjà élevés», l’enquête met en avant des prélèvements de frais, appelés «commission d’intervention», lorsqu’un client dépasse son découvert autorisé. Des frais qui vont de 5,90 à 10 euros par opération, selon les établissements. «Les banques enfoncent des ménages qui ont déjà des difficultés financières. Dans le contexte de crise actuel, ces pratiques sont indécentes mais aussi illégales. 6,5 millions de foyers ont recours au découvert bancaire.» 20 Minutes

► PSA Peugeot Citroën : le titre plonge

PSA annonce un chiffre d’affaires en recul de 7,7% au troisième trimestre à 11,7 milliards d’euros. les marchés ne semblent pas convaincus par les performances et les perspectives. L’impact des dispositifs de primes à la casse est une énigme qui ne les rassure pas. En fin de journée, Peugeot subit un des plus forts replis du CAC: -4,84% à 23 euros. La Tribune

► La réforme de La Poste adoptée par le Sénat

Un amendement du rapporteur UMP, Pierre Herisson, a été adopté contre l’avis du ministre de l’industrie, Christian Estrosi. Il augmente l’abattement sur la taxe professionnelle dont bénéficie La Poste, pour assurer sa présence dans tous les secteurs même déficitaires, de 85 % à 100 %, soit de 137 millions d’euros à 220 millions d’euros. Parmi les principaux autres amendements adoptés celui du rapporteur UMP, qui “garantit que la Poste restera à cent pour cent publique.” L’article 1 dispose désormais que “le capital de la société est détenu par l’État et par d’autres personnes de droit public.” Le Monde