Cinéma : « The big short – Le casse du siècle »

Quatre outsiders du monde de la finance, qui avaient prédit l’effondrement du marché immobilier du milieu des années 2000, décident d’attaquer les banques responsables pour leur manque de prévoyance et leur avidité. C’est le point de départ de “Le casse du siècle”.

Le prochain film avec Brad Pitt et Ryan Gosling, Le casting est impressionnant le casse du siècle sortira le 23 décembre dans les salles.
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Cinéma : “Premiers crus”

Premiers crus” de Jérôme Le Maire sort au cinéma mercredi 23 septembre. Le film a été tourné dans le vignoble bourguignon avec quelques 300 figurants et des stars comme Gérard Lanvin dans le rôle du viticulteur désabusé.

François n’a jamais pu convaincre son fils de lui succéder. Pourtant un jour, acculé, endetté, le viticulteur n’a plus que son fils pour l’aider et ce dernier finit par accepter. Le défi est énorme. Il doit redonner vie à ce qui fut un jour un grand cru.

Si “Premier cru” a été tourné au cœur du vignoble bourguignon, c’est avant tout une histoire de famille. Mais c’est aussi le quotidien d’hommes et de femmes qui depuis des générations vivent de ce que la terre leur a donné.

Le film est un bel hommage au monde rural. Alors à défaut d’être un grand cru, ce film nous invite à méditer sur le sens du mot famille. Il donne aussi envie de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de Bourgogne.

Cinéma : “Mon dîner avec André” (1981)

Comédie dramatique réalisée en 1981 par Louis Malle. Avec Wallace Shawn, André Grégory et Jean Lenauer. Wallace Shawn est écrivain de théâtre. Quant à André Gregory, il exerce ses talents en tant que metteur en scène. Un ami commun décide un jour de réunir ces deux hommes de théâtre qui se connaissent et s’estiment depuis longtemps mais qui ne se sont pas vus depuis de nombreuses années.

Le rendez-vous est fixé dans un restaurant. Quand Wally arrive, un peu tendu, André, lui, est déjà présent, souriant et très décontracté. Wally, muet comme une carpe, écoute le récit de son ami. Ces dernières années, celui-ci a beaucoup entrepris, beaucoup bourlingué aussi.

Peu à peu, Wally commence à s’animer. Contrairement à André, il a toujours privilégié son confort matériel, au détriment, sans aucun doute, de son épanouissement personnel et de son savoir…

Film : Vie et mort de Robert Boulin

En 1979, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, Robert Boulin est nommé ministre du Travail et de la Participation. Afin de réduire l’influence de Jacques Chirac, celui-ci est prédestiné à devenir Premier Ministre.

Pourtant, des lettres anonymes à destination des médias l’accusent d’avoir acquis de manière illégale un bien immobilier dans le Var. Robert Boulin ne cessera de ce défendre des faits qui lui seront reprochés jusqu’au 30 octobre 1979, lorsque son corps retrouvé dans la forêt Rambouillet. Alors, que les enquêteurs et la justice concluent alors à suicide, son entourage propage des rumeurs d’assassinat

Un film sur l’affaire Boulin, un ministre en exercice que l’on a retrouvé soi-disant suicidé. La thèse du film implique le SAC, organisme monté par Charles Pasqua pour réaliser les opérations que les services secrets de l’Etat, du temps de Gaulle et jusqu’à Mitterrand ne pouvaient pas endosser. Cela semble particulièrement bien documenté. C’est évidemment la thèse de la famille de Boulin, la justice n’a pas encore jugée bon de revoir l’affaire, qui est toujours classée comme un suicide par noyade dans 40 cm d’eau

Partie 1 :

Partie 2:
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La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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John Nash est mort, la théorie des jeux est encore bien vivante

Le mathématicien américain John Forbes Nash et son épouse sont morts samedi 23 mai à l’âge de 86 ans dans un accident de taxi. Vous connaissez sans doute son histoire grâce au film “un homme d’exception” (A beautiful mind) dans lequel son rôle était joué par Russel Crowe.

John Nash venait de recevoir le prix Abel de mathématiques. Mathématicien de génie, Nash a sombré dans la schizophrénie à trente ans, pour n’en sortir qu’à l’âge de 60 ans. Il s’était vu décerner le prix Nobel d’économie en 1994 pour sa contribution à la théorie des jeux . Celle-ci est devenue un puissant outil dans de nombreuses disciplines où l’on cherche à définir des choix rationnels optimaux – en psychologie, science politique, géostratégie, écologie…

La théorie des jeux a connu son essor dans les années 1940, avec les travaux de John von Neumann et Oskar Morgenstern, qui s’intéressèrent d’abord à des situations à deux joueurs, à somme nulle – où le gain de l’un est la perte de l’autre. Mais au-delà, « c’était un résultat très intéressant en économie, qui allait à l’encontre de la Main invisible d’Adam Smith, supposée bénéfique à tous », souligne le mathématicien Ivar Ekeland (université Paris-Dauphine).

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Cinéma : « La Loi du marché »

Il s’appelle Thierry et fréquente les bureaux de Pôle emploi depuis dix-huit mois interminables. Dix-huit mois à traquer les petites annonces et à peaufiner son CV de « senior » condamné au hors-jeu. Dix-huit mois à tenter d’oublier qu’hier, autrefois, il « gagnait sa vie » et pouvait miser sur l’avenir. Dix-huit mois à espérer, à combattre, à s’angoisser. Dix-huit mois à tenter de rester digne aux yeux de ses proches et à ses propres yeux.

Quand Thierry, enfin, retrouve un boulot (vigile dans un supermarché pour un salaire que l’on devine de misère), d’autres « problèmes » surviennent. Chargé de surveiller les clients et les caissières, ce héros de notre (triste) temps se retrouve confronté à de sévères conflits moraux quand il s’agit pour lui de collaborer à une politique de dénonciation érigée en norme et à la loi du profit maximal.

Peut-on tout accepter pour garder son job ? Faut-il bousiller les plus faibles que soi pour espérer conserver la tête hors de l’eau et ne pas retourner dans la case chômage ?

Cinéma : Pollen (Màj vidéo)

Les fleurs : symbole de la beauté à l’état pur. Fragiles et mystérieuses, délicates et gracieuses, elles sont l’avenir de la terre. Mais sans leur histoire d’amour avec les “pollinisateurs”, rien ne serait possible.

Tourné aux quatre coins du monde, le film nous fera partager l’intimité des rapports entre le monde végétal et le monde animal, essentiel pour l’équilibre de la planète.

Film : Le singulier parcours de Marcel Bloch alias Dassault

Fin des années 1950. Marcel Dassault supervise le vol d’essai du Mirage III. Tandis que l’avion de chasse prend son envol, une sirène retentit : la sécurité militaire vient de repérer un homme en train de filmer l’appareil.

Pris en chasse, l’espion parvient à s’échapper. Quelques jours plus tard, dans un bureau de la CIA à New York : après avoir visionné les images tournées par leur agent, les enquêteurs sont perplexes.

Comment cet ingénieur français réussit-il à construire des avions meilleurs que ceux des Américains ? Pourquoi, en ces temps de guerre froide, cet archétype du capitalisme finance-t-il le PCF ? Sur ordre de la Maison-Blanche, quatre agents s’envolent pour Paris. Leur mission : percer le mystère Marcel Dassault…

De la Première Guerre mondiale aux années 1970, ce passionnant biopic retrace les étapes – connues et moins connues – de la vie de Marcel Bloch, alias Marcel Dassault : la création de sa première entreprise aéronautique, sa proximité avec le Front Populaire, son engagement aux côtés des Républicains espagnols, son arrestation par la France de Vichy, sa déportation à Buchenwald, son changement de nom au lendemain de la guerre, sa conversion au catholicisme, son lancement dans la politique, la presse, le cinéma…
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1000 Milliards de Dollars

Extrait du film d’Henri Verneuil réalisé en 1982 qui nous offre l’histoire d’un homme que son métier met aux prises avec une affaire qui le dépasse. Ici, le ressort est économique : le journaliste Paul Kerjean (Patrick Dewaere), travaillant pour le quotidien La Tribune, démêle les mailles d’un imbroglio dans lequel Garson Texas International, une multinationale américaine, cherche à prendre le contrôle d’une société d’électronique française pour servir de façon détournée les intérêts d’un pays allié (on ne saura jamais lequel).

Henri Verneuil dénonce avant tous les dangers de la mondialisation, propice à l’apparition de sociétés aussi tentaculaires qu’inhumaines, dans lesquelles chacun n’est qu’un pion jetable à volonté, obligé de faire sans cesse du profit pour espérer survivre, au gré – et malgré – des gouvernements qui se succèdent ici et là.

À ce titre, les paroles dans le film du président de GTI, qui désire voir graver sur sa tombe le cours de l’action GTI le jour de sa mort, trouvent leur écho dans l’inquiétude du journaliste qui constate avec fascination que les 30 premières entreprises mondiales font à elles seules le chiffre d’affaires annuel colossal de mille milliards de dollars…

Cinéma : Le cousin Jules

Commencé en 1967, terminé en 1973 et présenté à Berlin en 2013, le documentaire de Dominique Benicheti autour d’une famille de forgerons sort enfin en salle et se contemple comme un Van Gogh ou un Millet.

Un voyage dans un passé pas si lointain. Dans un film lent et grave, Dominique Benicheti, disparu en 2011, prend le temps de regarder les êtres et les paysages. Le Cousin Jules, titre de son premier long-métrage, met en scène un parent éloigné du côté de sa mère.

Jules est né en 1891 dans un village isolé de Bourgogne. L’octogénaire est forgeron comme son père et son grand-père avant lui. Chaque jour, sabots aux pieds, il martèle le fer pendant que sa femme, Félicie, épluche les pommes de terre. Tous deux cultivent tranquillement leur jardin.

Respectueux, le réalisateur les a observés pendant cinq ans, à partir de 1967. Le couple vit de peu, une camionnette lui livre le minimum. Les jours se succèdent au fil des saisons, selon le même rituel. Quasiment sans paroles, ce long-métrage a tout d’un grand documentaire.

(Merci à Stormisbrewing)

Court-métrage: “Lost Cubert”

Sur le sentiment d’enfermement que l’on peut parfois ressentir au travail, un court-métrage d’animation réalisé par Jim Schmidt, Felix Fischer et Carolin Schramm donne un point de vue intéressant. Un enfermement géométrique, répétitif, et hypnotique vécu par un personnage littéralement enfermé autour d’un bureau cubique dont il est prisonnier, condamné à effectuer les mêmes tâches.

Alphonse Daudet : Le secret de Maître Cornille

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Or, depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé alors que les ailes du moulin continuent de tourner. On découvre que ce que le meunier fait passer pour des sacs de farine ne sont que des sacs de plâtre.

Les villageois décident alors d’apporter du blé au moulin. Maître Cornille pleura de joie en les voyant tous arriver ; il avait toujours cru qu’un jour les gens reviendraient chez lui moudre du blé, bien qu’il commençait progressivement à perdre espoir.

Durant toute la fin de la vie de Maître Cornille, les gens de la région continuèrent à lui amener régulièrement quelques sacs à moudre, mais quand le vieux meunier mourut, le dernier des moulins à vent s’éteignit avec lui.

Film de Marcel Pagnol d’après “Les Lettres de mon Moulin” d’Alphonse Daudet (nouvelle parue en 1869)

Cinéma : “Le dernier loup”, un hymne à la nature et à l’amitié

Le dernier film de Jean-Jacques Annaud, se passe en 1967, pendant la Révolution culturelle en Chine. Il raconte l’histoire d’un étudiant envoyé dans les steppes de Mongolie intérieure pour rééducation. Il partage la vie des nomades et devient de plus en plus fasciné par les loups. Mais bientôt, le gouvernement ordonne de tuer tous les loups de la région.

Équateur : « Opération Correa – Les ânes ont soif »

Découvrez la première partie du nouveau film de Pierre Carles en accès libre, avec la collaboration de Nina Faure et Aurore Van Opstal.

En novembre 2013, le président équatorien Rafael Correa était en visite officielle en France. Le 6 novembre 2013, il donna une conférence à la Sorbonne pour décrire le modèle économique en train de se développer dans son pays, en rupture complète avec les dogmes néo-libéraux et les mesures d’austérité imposées par le FMI.

Dans le premier épisode de sa saga « Opération Correa », Pierre Carles tente de percer les mystères du « miracle équatorien » et de comprendre pourquoi la visite officielle et la conférence du président équatorien furent superbement ignorées de la quasi-totalité des médias français.

Économiste de formation, Rafael Correa a étudié en Belgique et aux États-Unis et dirige l’Équateur depuis 2007. Parfaitement francophone, sa conférence à la Sorbonne fut couverte par seulement 2 journaux, « Le Monde diplomatique » et « L’Humanité », quand tout autre Président en visite officielle rameute des dizaines des médias.
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Cinéma : Même la pluie


Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante.

Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d’un peuple démuni. Ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.

Partie 1:

Partie 2:

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » (Màj vidéo)

Addendum du 27/10/2014 : Intervention de Marie-Monique Robin lors de la projection en avant-première de « Sacrée croissance ! », son nouveau documentaire.

Après “Le Monde selon Monsanto”, “Notre Poison Quotidien” et “Les Moissons du Futur”, Marie-Monique Robin revient en 2014 avec un documentaire intitulé – provisoirement – “Sacrée Croissance !”. Un film pour montrer les fissures d’un système qui a atteint ses limites, et faire voir les prémices d’un nouveau monde post-croissance. Entretien.

Cinéma : « Autómata »

Autómata est une oeuvre de science-fiction espagnole sélectionnée au San Sebastian Film Festival 2014. Réalisé par Gabe Ibáñez, avec Antonio Banderas dans le rôle principal, le film raconte l’histoire de Jacq Vaucan, un agent d’assurance de ROC robotics corporation, qui fait des tests sur des robots. Ses découvertes vont avoir de profondes conséquences sur l’avenir de l’humanité.

Combien rapportent les différents métiers à Hollywood ?

Comédiens stars, réalisateurs célèbres, mais aussi cadreurs, cascadeurs ou scénaristes: combien gagnent les différents métiers du cinéma à Hollywood? Etat des lieux des rémunérations de la branche aux Etats-Unis.

Les cachets des stars font régulièrement la une des magazines: des 100 millions de dollars de Tom Cruise pour son rôle dans La Guerre des Mondes aux 50 millions de dollars de Robert Downey Jr pour Iron Man 3, les plafonds sont régulièrement explosés. Depuis deux décennies, la norme chez les comédiens est devenue de partager la rémunération entre une part fixe, déjà comptée en millions de dollars, et un pourcentage sur les recettes. C’est ainsi que Bruce Willis avait touché 14 millions de dollars pour interpréter Malcolm Crowe dans Sixième sens en 2000, assorti de 17% des recettes du film. Ce dernier ayant rapporté 672 millions de dollars, il a accru son cachet final de 106 millions.

Cependant, toutes les personnes présentes sur les plateaux de tournage n’émargent pas à ce genre de tarifs. Dans l’ombre des stars du 7e art, des centaines voire des milliers de spécialistes s’activent pour transformer une idée de scénariste en blockbuster diffusé dans les salles du monde entier. Leurs rémunérations sont incluses dans les budgets pharaoniques des tournages, à côté des lignes destinées aux effets spéciaux, aux décors et à la promotion à travers la planète.

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Quand Hollywood monte au front

La propagande pendant la 2ème guerre mondiale

Lorsque le gouvernement de Roosevelt décide en 1941 de participer à la lutte contre l’Allemagne nazie, il charge l’usine à rêves Hollywood de rendre populaire l’envoi des boys sur les champs de bataille. Pour faciliter le processus d’identification, il faut montrer ces hommes dans leur univers quotidien.

C’est ainsi que se constitue la pièce maîtresse de la campagne de propagande : les Projections of America, une série de vingt-six courts métrages documentaires. Projetés à travers le monde, ces films présentent une Amérique des gens simples où idéalisme, liberté d’expression, art et culture occupent une place de choix ; et où la discrimination raciale n’existe pas.

Au cœur du dispositif filmique se trouve Robert Riskin, producteur et surtout scénariste de la majorité des œuvres de Frank Capra. Il réussit à mobiliser un réseau de cinéastes de sensibilité libérale (c’est-à-dire de gauche) qui se font un devoir de militer contre Hitler.

Réalisé par Peter Miller (Allemagne – 2014)

Revoir sur le même sujet : La guerre d’Hollywood 1939-1945

“Les Combattants” : Intime apocalyspe

Chronique sociale, histoire d’amour, film apocalyptique… “Les Combattants” réussit le tour de force d’embrasser successivement tous les genres. Sans jamais perdre le rythme. Et tout en étant aussi drôle que touchant. Pour “Marianne”, son réalisateur, Thomas Cailley, revient sur la genèse de son premier long métrage.

« Les Combattants » commence comme une chronique sociale ordinaire, devient une histoire d’amour, une fable panthéiste dans un Eden cachés parmi les pins et les cours d’eau, puis progresse jusqu’à devenir un film apocalyptique.

Tour de force, le film est toujours drôle, porté par des acteurs parfaits : Adèle Haenel époustouflante en apprentie guerrière égoïste, énervée de tomber amoureuse ; Kevin Azaïs touchant en prétendant pas si transi que ça, dissimulant des réserves de force insoupçonnées derrière une nature douce et paisible. Un premier film survitaminé, aussi tonique que poétique.

« Pour notre génération la révolte est intérieure »

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Radio Courtoisie : « Quentin Tarantino, ou le crépuscule de l’image » (Audio)

Le lundi 18 août 2014, dans l’émission “Psychologie et littérature” sur Radio Courtoisie, Quentin Debray, recevait Yannick Rolandeau, scénariste, cinéaste, enseignant aux Ateliers de l’image et du son (Marseille), collaborateur à la revue “L’atelier du roman“.

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L’emploi (Rediff.)

Un homme se prépare pour aller au travail. Dans son monde, l’utilisation de gens en tant qu’objets fait partie du quotidien. « El empleo » a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux de cinéma et d’animation, dans lesquels il a obtenu des critiques excellentes et plus de 30 prix et reconnaissances.


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Naomi Klein : « Capitalisme vs climat »

Naomi Klein, journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste, sortira un nouveau livre-enquête sur le capitalisme en septembre 2014, selon elle le système capitaliste est un système en guerre contre le “vivant”. En attendant la sortie du livre, voici une vidéo sous-titrée en français.

Inégalité pour tous

Ancien secrétaire au Travail sous la présidence de Bill Clinton et actuel professeur à l’université Berkeley, Robert Reich soutient avec ferveur depuis toujours que l’accroissement des inégalités salariales constitue l’une des menaces les plus graves pour l’économie et la démocratie.

Analysant les origines de cette situation et ses conséquences à court terme, il pointe également les nombreux défis à relever avec cette facilité déconcertante qui lui est propre : celle de rendre accessible à tous des principes d’une grande complexité.

Pourquoi et comment l’accroissement insensé des revenus d’une infime minorité des plus riches, conjugué avec la fragilisation des classes moyennes, constitue la plus grande menace pour l’économie et la démocratie ?

Certes, la leçon d’économie que développe ici Robert Reich, ancien secrétaire au travail de Bill Clinton et actuellement professeur à l’université de Berkeley, n’est pas des plus réjouissantes pour qui ne verrait dans l’organisation de nos sociétés que beauté et justice.

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Cinéma : “The take”

En décembre 2001, l’Argentine implosait. Arrivée au terme du processus de « réforme » néolibérale, le pays entra tout simplement en faillite. Plus d’argent, plus de salaires, plus d’économies.

La conclusion logique d’une décennie durant laquelle l’Argentine avait été considérée comme le meilleur élève du Fond Monétaire International et avait « modernisé » son économie en effectuant les « réformes structurelles » devant lui permettre d’assurer sa « croissance ».

30 ouvriers au chômage dans la banlieue de Buenos Aires occupent leur usine abandonnée par les patrons et refusent de la quitter. Ils demandent le droit de faire repartir les machines, de reprendre le travail.

Freddy Espinosa, président de la nouvelle coopérative des ouvriers de La Forja, et Lalo Paret, activiste du Mouvement National des Entreprises Récupérées, vont faire face, avec leurs camarades, à leurs anciens patrons, aux banquiers et au système tout entier…

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Cinéma : Bullhead

A 33 ans, Jacky Vanmarsenille est éleveur. Issu d’une importante famille d’agriculteurs et d’engraisseurs du sud, c‘est un être renfermé, imprévisible et parfois violent… Grâce à sa collaboration avec un vétérinaire corrompu, Jacky s’est forgé une belle place dans le milieu de la mafia des hormones.

Alors qu’il est en passe de conclure un marché exclusif avec le plus puissant des trafiquants d’hormones de Flandre occidentale, un agent fédéral est assassiné. C’est le branle-bas de combat parmi les policiers. Les choses se compliquent pour Jacky et tandis que l’étau se resserre autour de lui, tout son passé, et ses lourds secrets, ressurgissent…

Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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La guerre d’Hollywood 1939-1945 (Rediff)

Dans les années 1930, le cinéma américain est une industrie qui dépend fortement des marchés étrangers. Si bien que quand Hitler prend le pouvoir en Allemagne en 1933, les grands studios veillent pendant un temps à réaliser des films qui ne mécontentent pas les nazis.

Mais peu à peu, des personnalités comme le cinéaste John Ford ou le producteur Jack Warner brisent la loi du silence et développent des longs-métrages à la gloire de l’armée. C’est à partir de décembre 1941, après l’attaque de Pearl Harbor, qu’Hollywood se met pleinement au service de la propagande officielle.

Réalis par Michel Viotte (2013)

Cinéma : Braddock America

Au Nord-Est des États-Unis, la ville de Braddock, ancien bastion sidérurgique, a aujourd’hui perdu de sa superbe. Pourtant, une communauté ébauche au quotidien une action solidaire pour dessiner l’avenir.

Subtilement éclairé par des images d’hier et les voix des habitants de Braddock, survivants d’un passé révolu, unis dans leur volonté d’entreprendre et le désir de vivre ensemble, Braddock America est une allégorie.

Le film raconte avec émotion l’histoire d’une ville américaine tout en racontant la nôtre: celle d’un occident frappé par la désindustrialisation. Pourtant, sous les coups des pelleteuses, l’herbe pousse encore et derrière les façades oxydées, des hommes vivent toujours…

Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.

TV Libertés : Perles de culture

D’abord professeur de lettres, Anne Brassié a naturellement évolué vers le journalisme et la critique littéraires. Elle a notamment été chroniqueuse à France Culture et a écrit plusieurs ouvrages consacrés à la littérature. Elle a aussi assuré la narration d’audio-livres à partir d’ouvrages de l’historien Jacques Bainville.

Son émission, « Perles de Culture », évoque son art de prédilection bien sûr, mais aussi du cinéma (raison pour laquelle elle sera diffusée le mercredi, jour de sortie des films en salles), de la musique, du théâtre, de la peinture, de la bande dessinée… Anne Brassié est assistée de Maxime Gabriel et de Roman Bernard.

Chine : Le développement de la République Populaire est une déclaration de guerre aux États-Unis

Par Peter Kuntze

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’Hégémon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre État paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

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Subventions et aides : Tulle, la ville si chère à Hollande

Le chef de l’Etat reste très attentif à la Corrèze et en particulier à Tulle, dont il fut maire et qui, au cours de l’année, a été bien dotée en subventions et en aides.

La lettre du Père Noël est arrivée il y a à peine une dizaine de jours. Elle est signée de la main de Jean-Marc Ayrault : en ces périodes de fêtes, le Premier ministre a le plaisir d’accorder « une subvention de 200.000 € » pour l’aménagement du parvis du futur cinéma de la ville de Tulle. Un cadeau de plus pour la préfecture de Corrèze, sur laquelle François Hollande, son ancien maire, garde un œil plus que bienveillant depuis son élection à l’Elysée.
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