Espagne : Taxation des comptes bancaires, début du plus grand hold-up de l’Histoire ?

C’est parti : le 7 juillet, l’Espagne a décidé de taxer de façon rétroactive tous les dépôts bancaires de 0,03%. Et devinez pourquoi ? Pour relancer la croissance et la création d’emploi, bien sûr ! À chaque fois que nous nous disons « ils n’oseront pas » nous nous trompons. « Ils » c’est bien sûr les fonctionnaires omniscients et leurs conseillers intéressés. La chypriotisation, la confiscation des assurances vies en Pologne, les taux négatifs, la taxe Lagarde… Quelle couleuvre n’avalerait-on pas pour la croissance et l’emploi ?

Pourtant, pendant des milliers d’années, l’économie – c’est à dire la production de biens et services et les échanges commerciaux librement consentis entre bipèdes – s’est développée sans ces artifices. En effet, nous produisons plus qu’à l’Âge de pierre et les biens et services circulent plus librement qu’au XIXème siècle. Ce résultat a été obtenu le plus souvent malgré les taxes douanières, les escroqueries monétaires, de malheureux épisodes guerriers ; nous avons connu des hauts et des bas, mais sommes arrivés à produire et à échanger plus et mieux.

Aujourd’hui, toutefois, on nous explique que des administratifs et des fonctionnaires sont seul aptes à savoir ce qui est bon pour la croissance et l’emploi. Ce qui leur donne le droit de confisquer notre argent.

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Bitcoin : L’or numérique (Audio)

Émission “Place de la Toile” traitant du bitcoin, cette crypto-monnaie open source distribuée qui fait beaucoup parler d’elle depuis quelques mois. Lancé le 3 janvier 2009, le bitcoin a commencé à faire les grands titres en 2013 lorsque des détenteurs de comptes chypriotes s’en sont servi pour mettre leur épargne à l’abri des prélèvements forcés du gouvernement. Cette appétence pour le bitcoin a provoqué une explosion de son cours.


Qualifié d’or numérique, le bitcoin est émis en quantité déterminée toutes les 10 minutes selon un mécanisme purement algorithmique. Le montant total de bitcoins en circulation atteindra son maximum de 21 millions d’unités en 2140.

Contrairement aux monnaies classiques, le bitcoin n’est donc pas sujet à la “planche à billet”, et sa valeur, par rapport aux monnaies qui se déprécient avec le temps, est en principe appelée à monter inexorablement. En outre, en raison de son caractère décentralisé, le bitcoin échappe à tout contrôle étatique.

L’accès au bitcoin requiert encore un petit effort de recherche sur la Toile. Toutefois, la planète bitcoin est en pleine effervescence, avec des innovations à venir destinées à en démocratiser considérablement l’usage, ce qui fait que beaucoup d’initiés lui prédisent un destin comparable à celui d’Internet à ses débuts.

Intervenants: Pierre Beyssac, informaticien, Philippe Herlin, économiste, Bruno Théret, économiste.

Via Plus Conscient

Slovénie : Les mesures d’austérité ont-elles sauvé l’économie ou l’ont-elles achevée ?

Alors qu’elle était au bord de la faillite, la Slovénie semble retrouver le chemin de la croissance économique. Après deux ans de récession, le gouvernement prévoit une faible hausse du PIB pour 2014. Le pays doit-il son salut à la cure d’austérité recommandée Bruxelles, ou bien ce remède pourrait-il se révéler pire que le mal ? L’analyse de Maks Tajnikar, économiste à l’Université de Ljubljana.

Après Chypre, la Slovénie ? Il y a tout juste un an, la Slovénie faisait la une de la presse mondiale. En 2013, la Slovénie était sur le point de faire appel à l’aide internationale. Ce petit pays de deux millions d’habitants, entré en récession en 2012, voyait son PIB reculer de 2,5%.

Cependant, la recapitalisation des trois plus grandes banques du pays et le programme d’austérité lancé par l’ex-Première ministre Alenka Bratušek semblent avoir permis d’éviter le scénario catastrophe.

La fragilité du système bancaire, l’éventualité d’une aide internationale et la récession économique avaient conduit la presse à comparer la Slovénie à Chypre. Pourtant, les points communs entre les deux pays sont bien rares. Tout d’abord, le poids du secteur bancaire slovène est beaucoup moins important dans l’économie nationale qu’à Chypre.

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Crise financière : comment des « fonds vautours » commencent à attaquer l’Europe

Plusieurs dizaines de fonds spéculatifs s’estiment lésés par la suppression d’aides publiques ou les restructurations de dettes souveraines menées en Europe. Au nom de la protection des investissements, ils attaquent donc les Etats devant des tribunaux commerciaux extranationaux. En jeu : des centaines de millions d’euros d’indemnités à empocher. Si leurs premières cibles sont l’Espagne, la Grèce et Chypre, d’autres pays pourront être concernés. Après l’austérité, les citoyens européens paieront-ils la facture de la crise une seconde fois ?

En plus des politiques d’austérité, une nouvelle menace se profile à l’horizon pour les pays du Sud de l’Europe : celle de procédures intentées devant des juridictions commerciales opaques par des acteurs financiers, qui cherchent à tirer profit des traités garantissant la « protection des investisseurs ». Des fonds spéculatifs, s’estimant lésés par des restructurations de dette ou par la fin de subventions publiques à certains secteurs, font ainsi jouer la clause du « traitement juste et équitable » (lire notre article) des investisseurs pour demander réparation.

Grèce, Chypre et Espagne sont ainsi la cible de procédures intentées devant divers « tribunaux » d’arbitrage par des firmes privées, qui leur réclament plusieurs centaines de millions d’euros. Ces poursuites pourraient être les signes avant-coureurs d’une nouvelle déferlante de procédures du même type affectant tous les pays d’Europe, dont la France. Un nouveau rapport publié par le Transnational Institute et le Corporate Europe Observatory, intitulé « Profiter de la crise – comment entreprises et avocats d’affaires font des profits au détriment des pays européens frappés par la crise » [1] tire la sonnette d’alarme.

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Chypre : Bientôt réunifiée et renflouée?

Après dix-huit mois de tergiversations et de nombreux échecs, les négociations pour la réunification de Chypre ont repris. Cette fois, elles semblent avoir une chance d’aboutir.

Vous découvrirez pourquoi avec nos deux invités chypriotes, Ioannis Kasoulides, ministre des Affaires étrangères, et Giórgos Lillíkas, candidat aux européennes, qui nous emmène dans la ville maritime de Limassol.

Autre grand thème, un an après le plan de sauvetage de la Troïka, la santé économique de l’île.

Partie 1:

Partie 2:
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Europe : Les alternatives au gaz russe seraient rares et coûteuses

La crise suscitée par l’annexion de la Crimée et la menace, brandie à Moscou, d’un arrêt des livraisons de gaz transitant par l’Ukraine ont relancé la réflexion sur les moyens de réduire la dépendance énergétique européenne à l’égard de la Russie, mais les alternatives sont limitées et coûteuses.

Les Vingt-Huit ont accompli quelques progrès en ce sens après les crises commerciales de 2006 et de 2009 entre Kiev et Moscou, qui avaient perturbé les livraisons. Leur réseau d’acheminement des hydrocarbures a ainsi été amélioré, ce qui écarte un tant soit peu le risque de nouvelles perturbations, mais la Russie leur fournit toujours un tiers du gaz, du pétrole et du charbon qu’ils consomment, moyennant 250 milliards de dollars annuels.

S’il n’est pas très compliqué de trouver d’autres fournisseurs pour le pétrole et le charbon, la question du gaz est plus problématique puisque les gazoducs européens sont alimentés par un unique fournisseur: le géant russe Gazprom.

La part de marché de Gazprom en Europe augmente (du fait de la diminution de la production européenne; ndlr). L’objectif de diversification de nos approvisionnements ne sera donc pas accompli avant 2020“, observe Thierry Bros, spécialiste du marché gazier à la Société générale. Après cette date, poursuit-il, les alternatives resteront quoi qu’il en soit plus coûteuses si le tarif russe n’explose pas, poursuit-il.

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« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

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L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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De grandes sociétés russes quittent les paradis fiscaux

Plusieurs grandes sociétés russes immatriculées dans des “paradis fiscaux” ont décidé de rapatrier leurs actifs suite à la proposition du président Vladimir Poutine de mettre fin à “l’offshorisation” de l’économie russe.

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Grèce : L’argent tombe du ciel

La Grèce, à court de liquidités, a évité l’implosion grâce à la livraison secrète de cash par l’UE. C’est l’envers du décor de la crise grecque: un pont aérien nocturne a fait ainsi transiter plus de 20 milliards d’euros en billets, ni vu ni connu. Récit.

C’est le quotidien Daily Mail qui dévoile cette histoire rocambolesque qui a sauvé la Grèce, l’euro et l’Europe de la faillite. En sous-titre, résume le journal anglais: “Alors que la Grèce brûle et que ses banques sombrent, l’Union européenne, officiellement et via la Troïka, l’admoneste, exige des réformes et menace de l’exclure ; au même moment, secrètement, elle la ravitaille en argent frais“.

Des Boeing remplis de billets de banque alimentent nuitamment un improbable pont aérien, secrètement déployé pour éviter l’implosion du système. Ceci n’est pas l’extrait d’un roman d’espionnage, mais un fait établi: ces avions sont même peut-être passés au dessus de vos têtes.

Éviter la crise de confiance
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Exclusivité Fortune – Kai A. Konrad : “L’Allemagne ne peut pas sauver la zone euro”

Article transmis et traduit par notre lecteur JoeLeTaxi, merci à lui.

Kai A. Konrad, conseiller en chef du ministre allemand des Finances, s’attend à l’effondrement de la zone euro. Il propose que l’Allemagne quitte l’union monétaire – c’est l’Europe, non l’euro, qu’il faudrait sauver selon lui.

L’économiste du Max-Planck-Institut et conseiller scientifique en chef du Ministère des Finances, Kai A. Konrad, craint que le ralentissement de la dynamique économique constaté dans l’ensemble de l’Europe n’en vienne à s’accélérer notablement. Il affirme qu’en cas de crise grave l’Allemagne devrait abandonner l’euro. La crainte que cette sortie ne provoque une catastrophe pour l’économie allemande est selon M. Konrad largement exagérée. Tout au contraire, les entreprises du pays pourraient en sortir renforcées.

Die Welt: Monsieur Konrad, le gouvernement a reporté toutes les décisions importantes concernant la crise de l’euro à l’après-élections. Tente-t-on de tromper les électeurs ?

Kai A. Konrad: Je crois plutôt à un statu quo après les élections. Depuis l’apparition de la crise, la classe politique a toujours tenté de remettre au lendemain les décisions et de procrastiner.
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Olivier Delamarche : Zappage des phrases cultes (Màj)

BFM Business vous fait redécouvrir à travers un zappage toutes les phrases cultes d’Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion. Fed, Endettement américain, braquage à la chypriote, PIB et Moscovici sont au programme des interventions de Delamarche entre janvier et mars.

Partie 1:

Partie 2:

La FED et la BoJ avec Bernanke et Abe à leur tête sont au programme des interventions de Delamarche entre avril et juin.

Frédéric Lordon : “Sortir de l’euro, mais comment ?”

« En fait, nous sommes déjà sortis de la zone euro », a admis M. Nicos Anastasiades, président de Chypre, un pays où les billets n’ont plus la même valeur qu’en Grèce ou en Allemagne. L’explosion de la monnaie unique aurait-elle commencé ? Contre le scénario du chaos, l’idée d’une sortie de l’euro concertée et organisée fait son chemin.

Beaucoup, notamment à gauche, continuent de croire qu’on va changer l’euro. Qu’on va passer de l’euro austéritaire présent à un euro enfin rénové, progressiste et social. Cela n’arrivera pas. Il suffirait d’évoquer l’absence de tout levier politique en l’état d’incrustation institutionnelle de l’actuelle union monétaire européenne pour s’en faire une première idée. Mais cette impossibilité tient surtout à un argument beaucoup plus fort, qui s’exprime à la manière d’un syllogisme.

Majeure : l’euro actuel procède d’une construction qui a eu pour effet, et même pour intention, de donner toute satisfaction aux marchés de capitaux et d’organiser leur emprise sur les politiques économiques européennes [1]. Mineure : tout projet de transformation significative de l’euro est ipso facto un projet de démantèlement du pouvoir des marchés financiers et d’expulsion des investisseurs internationaux du champ de la construction des politiques publiques.

Ergo, conclusions :
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L’UE a payé 35 milliards d’euros de trop pour le sauvetage des banques

L’Union européenne a payé 35 milliards d’euros de trop pour les plans de sauvetage du secteur bancaire de la Grèce, de l’Espagne et de Chypre, affirme le Süddeutsche Zeitung sur la base d’une étude commandée par les Verts pour le Parlement européen et au Bundestag.

Achim Duebel de Finpolconsult a examiné la situation de sept banques dans les trois pays qui avaient reçu 90 milliards d’euros. Il conclut que plus d’un tiers de cette somme ont été gaspillés par des erreurs d’amateur. Il a découvert deux erreurs principales:

✔ Les gouvernements ont acheté des actions ordinaires de ces banques. Cela signifie qu’ils ont également absorbé les pertes de ces banques. Par contraste, le gouvernement américain a acquis des actions préférentielles des banques américaines en difficulté, ce qui implique une prise de risque bien moins importante.

✔ L’Union européenne n’a pas été assez rapide pour mener ces plans de sauvetage, ce qui a permis aux épargnants de sauver leurs économies avant l’annonce officielle de ce plan de sauvetage. L’auteur cite l’exemple de la banque espagnole Bankia où 2 milliards d’euros ont disparu dans les jours qui ont précédé le sauvetage.

Les Verts allemands utilisent maintenant l’étude pour accuser ces plans de sauvetage de gaspiller l’argent du contribuable allemand. Le député européen Sven Giegold estime qu’elle démontre que l’Europe a besoin de se doter d’une instance décisionnelle importante, une idée que le gouvernement allemand a toujours rejetée.

Express.be

Roberto Fiorini : “Capitalisme et immigration”

Interview réalisée avec Roberto Fiorini en juin dernier par le magazine “Le Harfang” (organe de la fédération des québécois de souche) et publiée dans son numéro 5.

Vous avez noté à plusieurs reprises qu’économiquement, l’immigration était nuisible aux peuples qui la subissent. Pourtant, la plupart des gouvernements occidentaux nous présente l’immigration comme la panacée. D’où vient cette volonté étatique d’imposer l’immigration à un peuple qui n’en retire rien ?


Pourquoi l’immigration ?

L’immigration est une arme du capital contre les peuples. Les salariés la subissent par la concurrence économique déloyale que l’immigration fait peser sur les salaires. En permettant des salaires moins disant, l’immigration pèse sur les salariés autochtones, et servent ainsi les entreprises, qui voient leur masse salariale baisser, et ainsi leurs profits augmenter.

Le rôle de l’état est ici de permettre que tout ceci soit possible par l’élaboration de lois qui permettent que ce scénario puisse voir le jour. Les juges rendent ces lois pérennes et la police les fait respecter au quotidien : au final c’est tout un appareil qui collabore à notre remplacement sur notre propre sol. Le degré de conscience de chacun des acteurs de notre auto suicide est différent, mais le résultat est le même.

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Hollande : Le pays qui fera éclater la zone euro

Quel est le pays de la zone euro le plus endetté ? Ces gaspilleurs de Grecs, avec leurs généreuses pensions de retraite ? Les Chypriotes et leurs banques pleines à craquer d’argent sale d’origine russe ? Les Espagnols touchés par la récession ou les Irlandais en faillite ? Eh bien, curieusement, ce sont les Hollandais sobres et responsables.

La dette des consommateurs aux Pays-Bas a atteint 250% du Produit intérieur brut et c’est l’une des plus élevées au monde. À titre de comparaison, la dette des consommateurs espagnols n’a jamais dépassé les 125% du Produit intérieur brut.

La Hollande est l’un des pays les plus endettés au monde. Elle s’enfonce dans la récession et montre peu de signes d’amélioration réelle. La crise de l’euro traîne désormais depuis trois ans et, jusqu’à présent, elle n’avait infecté que les pays périphériques de la monnaie unique. La Hollande, cependant, est un membre central tant de l’Union européenne que de la zone euro. Si elle ne peut survivre dans cette zone, tout sera terminé.

Ce pays a toujours été l’un des plus stables et des plus prospères d’Europe, en plus d’être l’un des plus grands défenseurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un membre fondateur de l’Union et d’un des partisans les plus enthousiastes du lancement de la monnaie unique.
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Krach obligataire : la Fed n’est pas seule en cause

Les écarts de taux obligataires, les “spreads“, entre les pays périphériques de la zone euro et l’Allemagne se creusent. Certes, les tensions autour de la Fed jouent un rôle, mais les inquiétudes ont d’autres excellentes raisons de poindre à l’horizon.

Et si la crise de la dette souveraine revenait en Europe ? En dépit des incantations de François Hollande qui, voici deux semaines, avait décrété que la crise de la zone euro était terminée, en dépit également de la satisfaction de Mario Draghi qui, lors de sa dernière conférence de presse, a insisté sur l’effet apaisant de l’annonce de son programme OMT, les spreads sont de nouveau à la hausse.

Hausse des taux et des spreads

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Chypre : Le nouveau cauchemar des Européens

L’appel au secours du président chypriote doit être pris au sérieux par les Européens, s’ils ne veulent pas que Chypre redevienne un cauchemar. Car les avantages de l’euro s’estompent pour le pays.

Comme la lettre du président chypriote vient de le rappeler, l’affaire chypriote n’a rien perdu de son caractère exemplaire pour le reste de l’Europe. A l’heure où le FMI reconnaît – à la grande fureur de la Commission européenne et de la BCE – des erreurs dans la gestion de la crise grecque, la troïka semble en passe de doubler la mise avec Chypre.

La quadrature du cercle bancaire

L’aide à cette petite république a en effet été montée en urgence, sous la pression de la BCE qui brandissait la menace d’une sortie de Chypre de la zone euro. Nul n’a semblé réellement prendre la mesure des conséquences et de la faisabilité des recettes préconisés. Surtout, un seul critère a servi de fil conducteur : engager le moins possible les contribuables des autres pays, tout en maintenant Chypre dans la zone euro.

Ainsi a-t-on exclu 15 milliards d’euros d’engagements grecs de toute participation au sauvetage afin de préserver les banques grecques que l’on ne voulait pas à nouveau recapitaliser. Ainsi a-t-on également maintenu dans le bilan de la Bank of Cyprus 9 milliards de créances sur la BCE au titre de l’aide à la liquidité d’urgence, l’ELA. Autant de poids que le système bancaire chypriote ne peut supporter, lui qui n’a guère dans son bilan que des dépôts qui, depuis mars, ont fondu de près d’un cinquième, malgré le contrôle des capitaux.

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L’Histoire montre que la banqueroute est possible voire nécessaire

Extraits du livre “Vive la Banqueroute”, par Thomas Morel et François Ruffin aux éditions Fakir.

« La banqueroute est nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’État au pair. » Qui théorise cette saine gestion ? Un fantaisiste ? Un pamphlétaire ? Pas du tout: l’abbé Terray, qui exerçait comme contrôleur général des finances de Louis XV. Qu’on imagine alors ses homologues contemporains, un Pierre Moscovici, un François Baroin, un ministre de l’Économie s’exprimant avec pareille audace !

À relire notre histoire de France sous cette lumière, on éprouve comme une jouissance anachronique à cette habitude qu’avaient prise les monarques de régler leurs comptes, pour de bon, aux créanciers…

Philippe le Bel ne chipote pas: il chasse d’abord ses créanciers du royaume avant de saisir, de condamner, de brûler « les banquiers de l’Occident »… plus radical dans ses actes que Jean-Luc Mélenchon dans ses discours !

Quand le « sieur Barbeite », conseiller du roi, recommande qu’on en revienne au « franc fort » et qu’à cause de lui les loyers triplent dans la capitale, on se le représente volontiers sous les traits de Jacques Attali, conseiller spécial de François Mitterrand, persuadant le prince moderne d’accrocher le franc au mark, de ne pas quitter le Système monétaire européen et de désindexer les salaires.
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Le Triangle des Bermudes de l’économie

Par Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank

Le mystère du triangle des Bermudes a stimulé l’imagination de bien des générations. Il a également attiré mon attention et j’ai le sentiment qu’il existe un triangle des Bermudes de l’économie: un espace où tout tend à disparaître des écrans radars, un trou noir dans lequel la rationalité et la science sont remplacées par l’espoir, la superstition et le non-sens.

Dans la vraie vie, le triangle des Bermudes s’étend des Bermudes à Porto Rico et à Miami. Le triangle des Bermudes de l’économie, quant à lui, va des sommets des marchés actions, en passant par un taux de chômage élevé et une croissance / productivité faible. Comme le vrai triangle des Bermudes, il existe à propos du triangle de l’économie, de nombreuses preuves scientifiques qui permettent d’expliquer la plupart des choses, sinon la totalité de ce qui se passe actuellement. Seulement, cela ne concerne pas Hollywood, désolé, mais la Réserve Fédérale. [...]

Le Triangle des Bermudes de l’économie a fait de nous des spectateurs en créant un style de vie dans lequel nous sommes persuadés que l’absence de changement est la solution.

Il y a un mythe disant que l’Atlantide engloutie serait au milieu de ce triangle. Ce mythe a été renommé Théorie Monétaire Moderne (MMT), et aboutit à une recette économique connue de longue date: imprimer et dépenser de l’argent, pour ensuite prier pour un temps plus clément…
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Olivier Delamarche : « La crise est loin d’être finie »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 28 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Beppe Grillo déclare que l’on va droit vers un défaut de paiement mais ça n’affole personne. On va payer les bêtises qui ont été faites par les politiques et par les banquiers centraux depuis 30 ans. On peut nous faire le coup de Chypre du jour au lendemain, le texte est voté au niveau européen. »