Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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La fuite des capitaux s’accélère en Russie

La fuite des capitaux de Russie a atteint 63,7 milliards de dollars (46,19 milliards d’euros) au premier trimestre, montrent des chiffres publiés mercredi par la banque centrale qui illustrent les difficultés économiques que rencontre le pays.

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal.

La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes.

Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie.

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Ukraine : les milliards envolés des oligarques russes

Ils sont la partie visible de la richesse de la Russie. Les oligarques sont aussi victimes de la crise ouverte entre Vladimir Poutine et les Etats-Unis. La chute de la Bourse russe leur a fait perdre des milliards.

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Vladimir Poutine et Oleg Deripaska

Plus de 20 milliards de dollars… C’est, depuis le début de l’année, le lourd tribut payé par les milliardaires russes à la crise géopolitique et économique. Les 16 plus riches d’entre eux ont vu leur fortune fondre de 23,5 milliards de dollars (8.284 milliards de roubles, selon l’indice Bloomberg des milliardaires). Un véritable krach pour les nouveaux riches les plus en vue de la planète depuis l’effondrement de l’URSS. Sur les 18 Européens dont la fortune a chuté de plus de 1 milliard de dollars depuis le début de l’année, 10 sont russes !

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«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

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La cigarette électronique fait reculer le tabagisme

Un à deux millions de Français « vapotent » quotidiennement. Le boom de l’e-cigarette explique en partie la chute des ventes de tabac.

Eh oui ! Elle aussi…

Le boom de la cigarette électronique fait bien reculer le tabagisme en France. Pour la première fois, une enquête réalisée par un organisme scientifique indépendant des intérêts économiques du secteur le démontre.

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Propos simplets…

Par Patrick Reymond

Le journaleux est toujours une espèce pas en voie de disparition, hélas, mais qui ne comprend rien à rien. Des gens un peu simples, quoi, en antiphrase, pour qualifier des gens franchement bêtes.

Printemps arabes : une catastrophe économique“. Il faudrait leur expliquer que, comme dans le cas des révolutions française et russe, la catastrophe économique a PRECEDE la révolution.

Que la révolution est simplement l’aboutissement de l’effondrement, qui se continue après.

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Ventes à découvert : la justice européenne maintient l’interdiction, au grand dam de la City

La justice européenne vient d’infliger un désaveu cinglant au Royaume-Uni. La Cour de Justice de l’UE a en effet jugé compatible avec le droit européen l’interdiction de la vente de titres à découvert sur les marchés financiers.

La Cour a rejeté un recours introduit en 2012 par Londres contre cette législation, proposée par le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, et adoptée début 2012 dans le contexte de la crise financière. Elle visait à empêcher une déstabilisation des marchés par cette pratique susceptible d’entraîner une chute des cours.

Une pratique particulièrement mise en cause pendant la crise financière de 2008
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Etats-Unis : Les derniers recensements montrent l’effet de la récession sur les familles

La proportion de ménages américains composés de couples mariés avec enfants de moins de 18 ans, a chuté de 40% en 1970 à 20% en 2012, a déclaré mardi [27 août 2013] le Bureau du recensement tout en détaillant d’autres changements fondamentaux dans la vie des familles.

Une famille américaine (de gauche à droite, mère, grand-mère et petit-fils) proche du seuil de pauvreté, le 12 juillet 2013 à Council en Virginie

La proportion de personnes vivant seules a, sur la même période, augmenté de 10 points à 27%.

L’analyse a également révélé que la récession a profondément affecté les familles américaines entre 2005 et 2011, entraînant une baisse de 15% de propriétaires chez les ménages avec enfants et une augmentation de 33% des foyers comprenant au moins un parent au chômage.

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Crise des devises : des pays émergents préparent une riposte concertée

L’Inde prépare, avec d’autres pays émergents comme le Brésil, une intervention concertée et imminente sur les marchés des changes non physiques. Ceux-ci sont accusés d’avoir accentué la chute de leurs devises depuis trois mois.

« Il est temps d’arrêter », tonne Dipak Dasgupta, le principal conseiller économique du ministère indien des Finances en évoquant la chute que connaissent depuis trois mois les devises des principaux pays émergents, roupie indienne en tête. D’où son idée de lancer une riposte coordonnée concertée sur les marchés des changes non physiques.

Les concertations déjà engagées depuis plusieurs semaines devraient rapidement déboucher sur une action, assure-t-il sans entrer dans le détail des mesures qui pourraient être prises. Quand ? « Ce sera une question de jours plutôt que de semaines », a-t-il assuré à Reuters en précisant que le Brésil et l’Inde « peuvent lancer le mouvement. »

Principale accusée : la spéculation qui met en danger la stabilité économique mondiale. Au Brésil, en Indonésie, en Turquie et en Inde, les Banques centrales ont dû multiplier les actions pour arrêter le plongeon de leurs devises et l’écroulement de leurs marchés boursiers. La spéculation, et ses relais. A savoir, les marchés à terme non livrables (NDF) qui se sont développés ces dernières années pour permettre aux investisseurs étrangers de spéculer sur les devises de pays qui n’ont pas de marché au comptant suffisamment accessible.

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Egypte : L’économie sauvée du chaos par l’aide du Golfe

La crise politique en Egypte a porté un coup fatal aux espoirs d’une reprise rapide de son économie mais l’aide des pays amis du Golfe devrait lui éviter un effondrement financier.

Mohamed Morsi, le président égyptien destitué le 03 juillet 2013, en visite en Arabie Saoudite le 11 juillet 2012

Lorsque l’armée a destitué le président élu Mohamed Morsi le 3 juillet, elle espérait restaurer le climat des affaires et rendre à l’Egypte l’attrait qu’elle avait perdu depuis un an auprès des investisseurs étrangers, dans l’espoir d’apaiser les tensions sociales et de soutenir l’emploi et l’amélioration du niveau de vie.

Les violences de la semaine dernière ont réduit ces espoirs à néant, au moins pour plusieurs mois. Et une dégradation supplémentaire de la situation politique pèserait sur la croissance, qui n’a pas dépassé 2,2% au premier trimestre, un niveau insuffisant pour faire reculer le taux de chômage, estimé officiellement à 13%.

Mais dans la foulée de la destitution de Mohamed Morsi, l’Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) ont promis à l’Egypte un montant total de 12 milliards de dollars (neuf milliards d’euros) sous forme de prêts, de dons et de livraisons d’hydrocarbures.

Cinq milliards sont déjà arrivés dans les caisses égyptiennes, une rapidité inhabituelle en matière d’aide internationale qui illustre l’importance de la stabilité de l’Egypte pour ses généreux soutiens.

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Les géants du fer accroissent leur mainmise sur un commerce moins juteux

Les géants du minerai de fer n’ont jamais produit autant, alors que la demande ralentit. Leur stratégie : contrôler le marché.

Les trois géants du minerai de fer ne cessent d’augmenter leur production alors que la demande des aciéries européennes est au plus bas et que celle des aciéries chinoises n’augmente plus au même rythme. Rio Tinto et BHP, les mastodontes australiens du fer, annoncent qu’ils ont dopé de 9% à 10% l’extraction de ce minerai entre juillet 2012 et juin de cette année, et qu’ils ne s’arrêteront pas là. Rio Tinto prévoit de produire 265 millions de tonnes de fer en 2013, et BHP 220 millions de tonnes, en étendant toujours plus l’exploitation des gisements d’Australie occidentale.

Leur concurrent brésilien Vale, numéro un mondial du fer, a de son côté obtenu l’autorisation d’ouvrir une nouvelle mine brésilienne dont le développement va lui coûter près de 15 milliards de dollars. On risque d’aboutir à un surplus de minerai de fer au cours des six prochains mois, ce qui devrait encore précipiter les prix vers le bas, ils ont déjà perdu 15% depuis le début de l’année.

Ce qui paraît incompréhensible est en réalité une véritable stratégie de la part des géants du fer : accaparer la majeure partie du marché mondial, justement parce que ce marché cesse de croître, pour conserver leurs bénéfices ! Eux seuls peuvent se permettre cette expansion, ils sont déjà les plus rentables, avec des marges qui atteignent encore près de 70% au prix actuel (129 dollars la tonne). En accroissant leur production, ils font des économies d’échelle, et donc préservent leurs marges ; ils évincent aussi les concurrents plus modestes, qui ne pourront pas tenir avec la chute des prix.

[Le] minerai de fer échangé sur la planète [constitue le] deuxième commerce de matières premières en volume après celui du pétrole.

RFI

Alerte rouge pour la PQN alors que Libération s’effondre

Le récent colloque de l’APCP citait Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur : « La réputation de la presse est exécrable, que ce soit injuste ou non ». Ce jugement lapidaire est confirmé par les chiffres de diffusion de la PQN à fin mai donnés par l’OJD sur la période allant de janvier à mai 2013.

Kiosque à journaux parisien, vers 1900

Et les résultats sont accablants. Seule La Croix en constante progression (+1,26%) tire son épingle du jeu. Sur les seules ventes au numéro en kiosque Le Monde est à -18%, Aujourd’hui en France comme L’Équipe sont à -12%, Les Échos à -9%, Le Figaro régresse de 6%. Nous traiterons de Libération – la situation la plus critique – en fin d’article.

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LEAP : second semestre 2013 – Seconde déflagration dévastatrice / explosion sociale à l’échelle planétaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 juin 2013

Le choc de 2008 a certes été violent, mais la réaction du système, des pays et des banques centrales, par leurs plans de sauvetage d’une ampleur sans précédent, a réussi à en camoufler les pires conséquences : déclassement de l’Occident en général et des États-Unis en particulier, assainissement forcé de l’économie, lourde chute d’un niveau de vie artificiel, chômage de masse, amorce de mouvements sociaux… ont pu être en partie négligés au profit d’espoirs de reprise entretenus par les politiques irresponsables de déversement de liquidités sur les systèmes bancaires et boursiers.

Malheureusement, pendant que la planète se dopait, les problèmes globaux n’étaient pas abordés… cinq ans de perdus : la solidité de l’édifice est encore plus faible qu’avant la crise ; la « solution » US orchestrée par la Fed, que tout le monde a laissé faire pour prendre le temps de panser ses propres plaies, a consisté à éteindre avec de l’essence l’incendie qu’ils avaient eux-mêmes allumé. Rien d’étonnant alors que ce soit encore eux, pilier du monde-d’avant refusant de rentrer dans le rang, avec leurs fidèles flotteurs japonais et britannique, qui enflamment à nouveau la situation mondiale.

Et cette fois, il ne faudra pas compter sur les pays en faillite pour sauver la situation : ils sont à genoux suite au premier choc de 2008. C’est donc pratiquement une seconde crise mondiale qui s’annonce, provoquée une nouvelle fois par les États-Unis. Cette période de cinq ans n’aura finalement consisté qu’à reculer pour sauter de beaucoup plus haut, ce que nous avions nommé « la crise au carré ».

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Kondratieff : la crise jusqu’en 2020

Les secousses de 2008 n’auraient été qu’un avatar de la phase descendante du 4e cycle de Kondratieff qui devrait se prolonger jusqu’en 2020. Quelques repères pour y voir plus clair.

A prévoir, un retour au Moyen Âge ?

Les théories de Nikolaï Dimitrievitch Kondratieff restent entourées d’une aura de mystère. Longtemps, ses idées ont surtout été connues au travers de Schumpeter qui les a relayées vers l’Occident, alors que leur auteur croupissait déjà en prison. Car Nikolaï Dimitrievitch est véritablement un martyr de la science économique, d’où peut-être la résonance quasi prophétique acquise par son nom.

Vice-ministre de l’Approvisionnement dans le dernier et éphémère gouvernement Kerenski en octobre 1917, Kondratieff fut d’abord toléré par les bolcheviques, à la tête de l’Institut de la conjoncture. En 1922, au retour d’un voyage d’études en Europe occidentale, il jeta les bases de sa théorie du cycle long, qu’il exposa en détail dès 1925. A cette date déjà, il anticipait une grave crise économique, en se basant notamment sur l’évolution à long terme des prix des matières premières.

L’avenir allait bientôt lui donner raison : en septembre 1929, la baisse des prix des matières premières s’accéléra fortement et, le mois suivant, les cours de la bourse s’effondraient. Cette prescience ne profita pas à Kondratieff : arrêté en 1930, il devait être exécuté dans le courant de 1938.

La fureur de Staline s’explique, car la théorie de Kondratieff met en lumière l’erreur fondamentale de Marx qui, en 1848, estimait dans son Manifeste communiste que la paupérisation croissante était l’horizon indépassable de l’économie capitaliste. Or Marx était influencé par le spectacle de la première grande crise économique de l’histoire contemporaine. En 1837, la Bourse de Londres s’était effondrée et le tournant des années 1840 allait être marqué par une misère sans précédent.

Mais Marx n’avait pas compris le caractère cyclique de cette évolution et il ne devait jamais revenir sur son erreur.
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La dette et les économistes

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

Une erreur de calcul vient d’affaiblir une étude, souvent citée par les austériens, qui concluait que la croissance s’effondre dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Une telle limite n’a toutefois pas trop de sens car il y a dette publique et dette publique.

On a souvent besoin d’un plus savant que soi, c’est bien connu. Sauf évidemment lorsque le professeur, distrait comme Tryphon Tournesol, se trompe et c’est ce qui vient d’arriver aux austériens, pour utiliser ce néologisme à la mode fort commode. Récemment encore, politiciens allemands, commissaires bruxellois et soi-disant experts nord-européens justifiaient l’austérité en brandissant un article publié en janvier 2010 par deux professeurs de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, par ailleurs ancien chef économiste du FMI, qui, après avoir collecté et disséqué 3.700 données sur 44 pays, concluaient que la prospérité économique s’effondrait dès que l’endettement public dépassait les 90% du PIB. Entre 1946 et 2009, en effet, la croissance annuelle avait été proche de 3% pour les années et les pays développés où la dette publique relative se trouvait en deçà de cette limite, alors qu’au-delà de celle-ci l’économie stagnait, voire reculait de 0,1% par an, une chute de croissance du même ordre de grandeur étant observée pour les économies émergentes.

Or, ces moyennes étaient erronées puisqu’elles n’englobaient pas les observations pour les cinq premiers – rangés alphabétiquement – des pays étudiés, à la suite sans doute d’une mauvaise définition du champ des cellules dont on voulait prendre la moyenne, une bévue que tout utilisateur d’un tableur type Excel a sans doute commise ou évitée de justesse une, si ce n’est plusieurs fois.

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La baisse des prix des matières premières est à double tranchant pour l’économie

Certaines entreprises, voire des économies entières, souffrent déjà de la baisse des prix des matières premières. Mais la chute des cours des produits de base n’a pas que des inconvénients.

De nombreuses matières premières ont vu leur prix baisser depuis le début de l’année. La crise en Europe et, depuis quelques mois, un ralentissement de l’activité en Chine, ont freiné la demande, alors même que l’offre de denrées de base est en augmentation cette année, que ce soit à la sortie des puits de pétrole et de gaz, dans les mines de cuivre, de fer ou de zinc, les champs de canne à sucre ou les plantations de café.

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Bourse électronique : 27.000 ordres par seconde

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

L’organisation des marchés boursiers s’atomise au point d’inquiéter, peut-être en réponse aux excès des échanges à très haute fréquence qu’un livre récent, «Krach Machine», vient de si bien décrire.

Dans leur tout récent livre Krach Machine, Frédéric Lelièvre – bien connu des lecteurs du Temps – et François Pilet tracent un saisissant portrait de la structure et du fonctionnement des bourses électroniques les plus modernes, avec leurs bunkers, leurs connexions géantes, leurs prodigieuses et, peut-être, dangereuses capacités de traitement.
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L’Egypte au bord du drame économique

L’Egypte va-t-elle à la faillite ? Le plus grand pays arabe est-il proche de l’effondrement économique et financier ? Ajournée de mois en mois, une négociation importante avec le Fonds monétaire international (FMI) a repris cette semaine au Caire. Mais, au bord du Nil, l’humeur est pessimiste.

“Garbage City” (la Ville-Poubelle), sur les collines du Moqattam dans la banlieue du Caire, est peuplée d’une communauté de travailleurs coptes, les Zabbaléens, qui organisent le tri des déchets urbains, leur recyclage et leur revente

Il y a le front politique d’abord. Venu du parti des Frères musulmans – islamistes –, le président Mohamed Morsi, s’il n’a cessé d’étendre le champ de ses prérogatives, a aussi multiplié maladresses et atteintes aux libertés politiques. A la tête de l’Etat depuis le 30 juin 2012, l’ingénieur Morsi n’a jamais trouvé un style de gouvernement susceptible de rassurer et ramener la confiance dans le pays.

Tantôt il hésite, revenant sur des mesures annoncées à la hâte ; tantôt il procède avec brutalité. Méfiant à l’adresse de toutes les autres formations politiques, il a donné le sentiment de privilégier sa mouvance sur l’ouverture. Ce raïs a déçu : on l’attendait grand seigneur, le voilà redevenu militant.

Tout aussi grave, il confirme ce qu’on disait des Frères musulmans avant leur arrivée au pouvoir par les urnes : ils n’ont pas le moindre programme économique et social.
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Jacques Sapir : « L’Italie se prépare à des semaines très difficiles »

Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’économiste Jacques Sapir est un partisan déclaré d’une « dissolution concertée » de la zone euro.

Représentation de Mario Monti en Parrain (d’après l’affiche et le titre américain du film : “The Godfather”)

Quel est le risque majeur qui pèse sur l’économie italienne ?

On voit très bien qu’on assiste désormais à une contraction du crédit (un « credit crunch ») qui menace pratiquement un tiers des PME italiennes de cessation d’activité. La Confindustria (NDLR : l’organisation patronale italienne) le dit depuis plusieurs semaines et ce n’est pas une exagération.

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Europe : Le marché automobile a connu sa plus forte chute depuis 1993

Année noire pour le marché automobile du vieux continent. Les immatriculations de voitures neuves ont chuté de 16,3% dans l’Union européenne en décembre, à 799.407 unités, son quinzième mois de recul d’affilée, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea).

Sur l’ensemble de l’année 2012, les ventes s’affichent en baisse de 8,2%, à 12,05 millions d’unités. Soit la contraction du marché la plus importante depuis 1993, lorsqu’elles avaient dégringolé de 16,9%, précise l’Acea. Dans la seule zone euro, le recul atteint 11,3%, à un peu moins de neuf millions, selon les calculs de Reuters.

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