Christine Lagarde est inquiète pour l’économie mondiale

A quelques jours de l’ouverture de l’assemblée annuelle du FMI, sa directrice générale a fait preuve de pessimisme lors d’un discours hier à Washington.

Le ralentissement en Chine et la perspective d’un relèvement des taux américains alimentent une incertitude et une plus forte volatilité des marchés. La croissance mondiale devrait être “plus faible” qu’en 2014.

Grèce : Christine Lagarde nouvelle bête noire des Grecs ?

Sur le dossier de la crise grecque, Christine Lagarde,  la patronne du FMI est restée inflexible. “Le FMI ne peut pas financer la Grèce tant qu’elle a des arriérés”, avait-elle déclaré.

Quand Alexis Tsipras réagit en dénonçant l’irresponsabilité criminelle du FMI, la réponse est cinglante : “Nous avons reçu de la Grèce tellement de propositions qui ont été validées, invalidées, changées, amendées ces derniers jours, que l’on ne sait même plus ce qu’ils veulent vraiment”.

Nouvelle bête noire des Grecs, Christine Lagarde est pourtant encensée par les magazines américains, qui la classent parmi les plus puissantes de la planète. C’est aux États-Unis qu’elle s’est fait un nom et une réputation.

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Grèce : Le pays s’engage à rembourser le FMI le 9 avril

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international, a annoncé la nouvelle dimanche à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

La Grèce ne fera pas défaut. Le pays s’est engagé à verser les 460 millions d’euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 9 avril, a annoncé, dimanche 5 avril, Christine Lagarde, la directrice de l’institution, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

Depuis trois semaines, une rumeur laissait entendre qu’Athènes ne serait pas en mesure d’honorer l’échéance du 9 avril. Rumeur alimentée par une lettre alarmiste du Premier ministre grec à la chancelière allemande le 15 mars, prévenant que le pays pourrait ne pas honorer ses prochains remboursements.

Or, un défaut aurait des conséquences difficilement calculables, selon les économistes. La Grèce est actuellement en négociation difficile avec ses partenaires de l’Union européenne, et semble chercher d’autres appuis.
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Affaire Tapie : Retour sur 25 ans de polémiques politico-judiciaires

Cela fait 25 ans que le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais a débuté. Tout commence en 1990. L’homme d’affaires Bernard Tapie fait l’acquisition du géant allemand du sport Adidas. Il confiait alors que c’était la plus belle affaire qu’il n’ait jamais conclue.

2 ans plus tard, l’homme d’affaires s’intéresse à la politique. Il est ministre de la ville de François Mitterrand, il veut vendre Adidas, et vite. Bernard Tapie demande à sa banque, le Crédit Lyonnais, de vite trouver un repreneur, pour 315 millions d’euros.

La banque lui répond qu’il n’y a pas de repreneur et lui rachète Adidas, au prix demandé par l’homme d’affaires. En coulisse, le Crédit Lyonnais négocie avec Robert-Louis Dreyfus, qui serait prêt à lui racheter pour un montant deux fois plus élevé.

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Irlande : “C’est la reprise” pour Christine Lagarde

Christine Lagarde est l’une des femmes les plus influentes au monde. Elle dirige le Fonds monétaire international (FMI), une institution chargée de garantir la stabilité financière dans le monde.

Clairement, le rétablissement irlandais est tout à fait extraordinaire, parce que quand vous regardez la croissance, elle est la plus haute de l’eurozone, et si vous regardez le chômage, il a baissé de presque 3%. Si vous regardez la dette, elle est en baisse. Si vous regardez le déficit, il a presque été réduit de moitié. Donc la plupart de ces chiffres sont vraiment solides et montrent la voie d’une bonne reprise.

Toutefois, le chômage dépasse toujours les 10%, et le chômage des jeunes est supérieur à 20%. Donc, on n’est pas encore au bout du chemin. Donc, bien que l’Irlande a pris un bon départ, elle doit encore continuer à travailler sur la baisse du chômage et sur la création d’emplois. Ce seront les clefs d’un réel succès de la reprise irlandaise.”

Rendez-nous Paul le poulpe !

Le bureau d’évaluation indépendant du FMI a publié un audit interne fracassant. L’institution y est vertement tancée pour ses remèdes inefficaces à base de saignées austéritaires et son incapacité à diagnostiquer les prochains chocs financiers. Pour résumer, il serait moins hasardeux de confier les prévisions économiques au descendant de Paul le poulpe.

Vous n’avez peut-être pas oublié Paul le poulpe, ce distingué céphalopode surnommé « l’oracle d’Oberhausen », qui accéda à la postérité en raison de l’exactitude de ses prévisions durant la Coupe du monde de football de 2010. Sans doute, en revanche, connaissez-vous moins Poul Thomsen, ce cerveau du Fonds monétaire international renommé pour n’avoir pas su prévoir ce qu’il allait advenir de l’économie grecque après le passage de la troïka.

Lundi 3 novembre, cet ancien chef de mission du FMI à Athènes a été promu, par l’ex-meilleure amie de Bernard Tapie, Christine Lagarde, directeur du département Europe de l’institution. On comprend cette distinction : le Danois Poul Thomsen aura – en partie – mené à bien sa lettre de mission : ramener l’industrie hellène au temps de Périclès.

Mais la directrice du FMI comme les instances européennes peuvent continuer à dormir sous la couette meringuée de leurs douillettes certitudes puisque Poul devra continuer à veiller sur le programme grec, qu’Athènes envisage pourtant d’écourter (les Grecs sont ingrats). Gratin supplémentaire sur la moussaka, le nouveau directeur succède à Reza Moghadam, qui a démissionné du FMI pour rejoindre la banque Morgan Stanley, où il sera en charge des investissements sur les dettes souveraines. Un tout petit monde.
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États-Unis : Le FMI abaisse sa prévision de croissance pour 2014

Le Fonds monétaire international a revu en baisse sa prévision de croissance de l‘économie américaine pour cette année et déclaré que les États-Unis ne devrait pas être en situation de plein emploi avant la fin 2017.

L’institution prévoit une croissance du PIB américain de 2% en 2014, contre 2,8% anticipés en avril, en raison du ralentissement du premier trimestre.

Notre révision de croissance en baisse est largement due au mauvais résultat du premier trimestre qui est majoritairement mais pas uniquement en relation avec la météo, a souligné Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. Nous pensons que ce ralentissement est temporaire et qu’il cache de meilleures perspectives”.

L’institution appelle les États-Unis à investir massivement dans les infrastructures et l‘éducation mais surtout à renforcer son marché du travail dont l’amélioration progressive ne serait qu’un trompe l’œil selon le FMI.

Ce constat suggère que la Réserve fédérale, la Fed peut prendre son temps avant de relever ses taux d’intérêt.

Euronews

L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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La grande remise à zéro du système est officiellement admise. Elle aura lieu. Et va vous ruiner ! (+ vidéo)

Par Charles Sannat

Comme vous le savez, je conteste la réalité de la reprise mondiale que l’on tente de nous vendre actuellement et depuis maintenant presque deux années.

La croissance n’est pas au rendez-vous. Certes les bénéfices augmentent comme l’explique très bien Martin Prescott dans sa dernière vidéo que je vous fais découvrir dans l’édition d’aujourd’hui du Contrarien Matin. Pour lui, et je partage totalement son analyse (mais c’est toujours important de vous montrer qu’un Olivier Delamarche ou un Charles Sannat ne sont pas les seuls dans le monde à penser ce que l’on pense),

l’augmentation des bénéfices des entreprises est réel certes, mais il résulte en très grande partie des licenciements et des réductions de coûts dans les sociétés. Les chiffres d’affaires, eux, sont sans doute possible orientés à la baisse.

Or le chiffre d’affaires est le seul véritable indicateur des volumes de transaction et bien évidemment une des composantes essentielles du calcul du PIB et donc de la croissance économique générale.

Le grand « reset » est officiellement admis par le FMI
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FMI : Des experts défendent la redistribution des richesses

Des experts du FMI ont livré mercredi un plaidoyer en faveur de la redistribution des richesses et de la lutte contre les inégalités, tranchant avec les positions traditionnelles d’une institution focalisée sur l’austérité économique.

Selon leur étude, les inégalités sociales ne sauraient être négligées par les gouvernements notamment parce qu’elles “amputent la croissance” en réduisant l’accès à l’éducation et en alimentant l’instabilité politique et économique.

Ce serait une erreur de focaliser sur la croissance et de penser que les inégalités se régleront d’elles-mêmes, au moins pour la seule raison que cela pourrait déboucher sur une croissance faible et non-viable“, écrivent les auteurs de cette étude qui a reçu l’onction du chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard.

Ces experts n’hésitent pas, dès lors, à prendre le contre-pied de certains économistes libéraux, selon qui la redistribution des richesses par l’impôt et les transferts sociaux (allocations, aides…) décourageraient l’initiative privée et seraient, in fine, nuisibles à l’activité économique.
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Olivier Delamarche : « Il n’y a aucune reprise en Europe »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Cyrille Collet, directeur de la gestion actions de CPR AM, le 23 décembre 2013 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

« Vous aurez très probablement un fort ralentissement en 2014. Vous ne pouvez pas vous substituer sans cesse à des revenus en baisse ou à des manques de crédit. Le QE a augmenté le patrimoine des 1% d’Américains les plus riches, le reste de la population crève la gueule ouverte. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Affaire Tapie : Christine Lagarde pourrait être mise en examen

Selon Mediapart, la directrice générale du FMI serait convoquée en mai par la Cour de justice de la République.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est convoquée dans la seconde quinzaine du mois de mai dans l’affaire Tapie par la Cour de justice de la République, écrit mercredi Mediapart . Selon le site d’information, la mise en examen de l’ex-ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy paraît « inéluctable ».

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La finance islamique n’est pas la poule aux oeufs d’or

Les banques occidentales espéraient atteindre des rendements de rêve. Mais les clients des pays musulmans font davantage confiance aux banques locales.

Avec les fonds et les produits de placement islamiques, les banques occidentales espéraient atteindre des «rendements de rêve». Pourtant, le rapide succès attendu n’a pas été au rendez-vous. En effet, les clients des pays musulmans font davantage confiance aux banques locales.

Il y a quelques années, ces produits financiers islamiques étaient encore considérés comme le grand marché d’avenir dans le secteur financier. Les banques se frottaient les mains à l’idée de l’important afflux d’argent frais provenant de clients musulmans désireux d’investir leur argent selon la loi islamique.

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Argentine : Ces vieux démons qui hantent le pays

Décembre 2001. Buenos Aires se déclare en faillite sur près de 100 milliards de dollars. Onze ans après, l’Argentine continue d’en payer le prix. Banni des marchés financiers mondiaux, harcelé devant les tribunaux, le pays est de plus en plus isolé sur la scène internationale.

Par Isabelle Couet |

Lorsque le « Libertad » pénètre dans les eaux ghanéennes en ce jour d’octobre 2012, son destin est scellé. Le majestueux trois-mâts argentin, avec à son bord 300 marins, a renoncé à accoster au Nigeria par crainte des pirates. Mais dans le port de Tema c’est un autre adversaire qui l’attend :

Elliott, le fonds d’investissement du milliardaire américain Paul Singer. On lui prête le nom de fonds « vautour » car, tel un charognard attiré par l’odeur du sang, il rôde autour des États et des entreprises au bord de la faillite.

L’ennemi juré de Buenos Aires a suivi la frégate et obtenu l’accord d’un tribunal du Ghana pour la saisir. Coutumier de ces opérations musclées, Elliott a déjà tenté de s’emparer des avoirs de la Banque centrale d’Argentine aux États-Unis, et se bat devant les tribunaux français pour mettre la main sur les redevances pétrolières de la filiale de Total opérant en Terre de feu et dans le bassin du Neuquén. Son but ? Imposer son chantage à l’État argentin, qui refuse de le rembourser, à la suite de la retentissante faillite de 2001, la plus importante de l’histoire jusqu’à celle de la Grèce en début d’année.

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Entretien avec Olivier Delamarche : La fin du monde pour bientôt ?

Olivier Delamarche, analyste financier, président de Platinium Gestion et chroniqueur sur BFM dans l’émission “Intégrale bourse“, a su imposer un style corrosif et sans concessions. En témoigne cet entretien réalisé par Rage Mag dans les locaux de sa société.

Les économistes sont comme les météorologues, ils se trompent, mais on a parfois l’impression que rien ne remet en cause les modèles de prévision qu’ils utilisent. Que leur manque t-il ?

Ce qui leur manque c’est une analyse macro-économique. Faire de la macroéconomie, c’est analyser les chiffres, les confronter aux autres pour voir si c’est cohérent ou pas, afin de bâtir de vrais scénarios sur les cycles économiques et sur les conséquences des actions des banquiers centraux. Le problème, c’est que les économistes de marché ne font pas de prévisions.

Pour les économistes de marché, la crise de 2008 ne pouvait pas exister

Ils sont toujours surpris par les chiffres qui tombent. Ils ne font que les commenter sans jamais faire de scénario. Fin 2007, Patrick Artus disait “tout va bien, il n’y aura pas de récession“. Christine Lagarde disait “c’est pas parce que quelques ménages ne remboursent pas leurs maisons, que ça va provoquer une récession en Europe et des problèmes bancaires“. On réagit à des chiffres sans bien les comprendre car peu de gens  font de la macro.

Comment les économistes de marché réalisent-ils leurs prédictions ?
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Goldman Sachs : La banque qui dirige le monde (M-à-j vidéo)

La banque américaine Goldman Sachs est au coeur de toutes les crises financières depuis 2008: crise des subprimes, crise grecque, crise de l’euro. Son pouvoir est immense et elle l’exerce dans le plus grand secret.

Immersion au coeur de LA banque liée à de nombreux scandales pour comprendre ce passé douteux. Des témoignages de premier plan aident aussi à expliquer comment elle est, malgré les crises, encore plus puissante qu’avant. (RTS.ch – 8 juillet 2012 – Réalisation Jérôme Fritel)

Partie 1/2 (45 min)

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Grèce : Des monnaies locales apparaissent…

…comme ce fut le cas en Argentine après la débâcle de 2001.

Quand il devient clair que les économistes tout-puissants n’ont pas grand-chose d’autre à offrir que davantage de coupes budgétaires, davantage de mesures d’austérités, davantage d’insultes, les gens prennent alors conscience que c’est à eux d’agir, et c’est ainsi qu’une véritable créativité humaine prend le dessus. C’est comme cela qu’une crise devient une opportunité.

En conséquence de la crise économique et de la probabilité d’une sortie de la zone Euro, un mouvement n’a de cesse de s’amplifier en Grèce. Quelques villes se servent en effet d’une monnaie alternative pour les aider à affronter les troubles qui agitent le pays. Les participants vendent leurs produits et services dans des Unités Locales et Alternatives, TEM en Grec, et les échangent ensuite contre des produits et services des autres participants au réseau.

L’idée n’est bien évidemment pas nouvelle. En 2001, lorsque l’économie argentine s’est effondrée chaque province a produit sa propre monnaie, se passant ainsi des banques qui avaient fermé leurs portes pour empêcher les gens de retirer leur argent.

C’est dans des moments comme ceux-là que tout le monde se rend compte que son argent à la banque n’existe pas vraiment et que ces chiffres gravés dans le marbre qui apparaissent sur nos comptes ne sont en fait que des sommes électroniques virtuelles s’échangeant à une vitesse hallucinante sur les marchés boursiers mondiaux tout en faisant des profits par la spéculation pour les courtiers.
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Le continent africain ? Christine Lagarde répond aux questions de RFI

Pour la première fois depuis son élection il y a six mois, la directrice générale du Fonds monétaire internationale, Christine Lagarde visite le continent africain. Après le Nigeria, elle était ce jeudi 22 décembre 2011 au Niger. Quel peut être l’impact de la crise des pays de la zone euro sur le continent africain ? Christine Lagarde répond aux questions de RFI.

RFI : Si le FMI doit aider les Européens dans les mois qui viennent, que va-t-il rester pour les Africains ?

C. L. : L’aide n’est pas destinée exclusivement à la zone euro. Le Fonds monétaire international est au service de tous ses membres et lorsque les pays d’Afrique, qui bénéficient aujourd’hui de 23 programmes, ont besoin du soutien du FMI, il faut que la ressource soit disponible.

Il n’est pas question de privilégier une seule zone au détriment des autres. Donc les programmes à destination des pays à faibles revenus, ou les instruments financiers qui sont particulièrement destinés à ces pays-là, devront continuer à être alimentés et financés.

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FMI : Gilbert Ondongo dans les jupons de Christine Lagarde (juin 2011)

« J’ai décidé de présenter ma candidature à la direction générale du Fonds monétaire international… ». C’était le 25 Mai 2011, à Bercy. Cheveux blancs et brillants, tailleur noir impeccable, voix posée et verbe précis, Christine Lagarde a officialisé une candidature que tout le monde attendait jusqu’au fond de la forêt tropicale.

Les voix africaines de Lagarde et de la France...

Le soutien de la Françafrique ne fera jamais défaut. Foi de Sassou Nguesso via Gilbert Ondongo, imbibé d’économie planifiée. Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Gilbert Ondongo, a indiqué, le 22 mai à Brazzaville, que la République du Congo soutiendrait une éventuelle candidature de la ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

« Madame Lagarde est pour moi le meilleur candidat au poste de directeur général du FMI. »

On retient son souffle.

« Si sa candidature dépendait de moi, je l’appuierai dans les meilleurs délais et je donnerai le meilleur de moi-même pour qu’elle soit demain directeur général du FMI. Pour moi et beaucoup d’autres d’ailleurs, Mme Christine Lagarde, est la personne la mieux placée pour succéder à Dominique Strauss Kan, parce qu’elle est pleinement engagée dans la recherche des solutions à la crise financière, aux problèmes macro-économiques du monde »

a déclaré Gilbert Ondongo, au cours d’une conférence de presse (congositeportail.com, 23 Mai 2011).

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Grèce : Christine Lagarde impitoyable (MàJ vidéo)

Addendum : Euronews 27/05/2012 + documentaire: “Quand le FMI fabrique la misère

«Les enfants démunis d’Afrique ont davantage besoin d’aide que la population grecque.» – Christine Lagarde

Des propos de la directrice du FMI suscitent l’indignation des Grecs. Elle les a en effet invités à prendre leur destin en main en payant leurs impôts.

Interrogée par le quotidien britannique The Guardian sur ce qu’elle éprouvait à l’égard de la population grecque, elle a répondu qu’elle “pensait davantage aux enfants démunis d’Afrique.

(Merci à Quentin)

Olivier Delamarche : « On n’est plus au bord du précipice, on est dedans »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 20 mars 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Les petites déclarations des politiques sont là pour rassurer, ce n’est pas leur boulot d’annoncer la catastrophe surtout avant des élections – Il vaut mieux ne pas être dans le marché – Je me fous complètement du “rebond partiel” car je sais ce qui va se passer – La hausse du prix du pétrole va encore peser sur la croissance US. »

Les Brics veulent écarter les Américains de la présidence de la Banque mondiale

Les principales puissances émergentes de la planète ont publiquement rejeté dimanche le principe selon lequel la présidence de la Banque mondiale revient de facto à une personnalité américaine et ont dit songer à présenter leur propre candidature lorsque le mandat de Robert Zoellick arrivera à échéance.

Les ministres des Finances de l’ensemble BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se sont réunis ce week-end en marge du sommet du G20 organisé à Mexico et sont arrivés à la conclusion selon laquelle la présidence de la Banque mondiale, que Robert Zoellick quittera en juin, doit être ouverte à tous les pays. “Les candidatures devraient être fondées sur le mérite et non pas sur la nationalité ”, a déclaré à des journalistes le ministre brésilien des Finances Guido Mantega. Un autre responsable d’un pays membre de l’ensemble BRICS a déclaré qu’une réflexion serait engagée sur la pertinence d’une candidature commune en concurrence de celle qui sera proposée par les Etats-Unis. “C’est certainement une discussion que nous aurons ”, a-t-il dit.

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Grèce : L’Eurogroupe tombe d’accord sur un plan d’aide à 130 milliards d’euros

L’accouchement a eu lieu dans la douleur. Mais dans la nuit de lundi à mardi, les pays membres de la zone euro se sont entendus pour réduire le volume de dette grecque à environ 120,5% d’ici à 2020 via une nouveau programme d’aides publiques pour un montant de 130 milliards d’euros, selon un communiqué publié par l’Eurogroupe.

Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce près du Parthénon (Athènes) en juillet 2011.

De leur côté, les créanciers privés de la Grèce ont accepté une décote de 53,5% sur leurs titres obligataires dans le cadre d’un échange de titres qui devrait se dérouler début mars.

Sous conditions

Les premiers versements à Athènes restent toutefois conditionnés au succès de cette opération avec le secteur privé ainsi qu’à la mise en oeuvre par les autorités grecques de mesures concrètes contenus dans le nouveau programme.

La Grèce sera également surveillée de manière beaucoup plus étroite à l’avenir et des représentants de l’UE, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international seront basés à Athènes pour s’assurer de la bonne marche du plan.

Enfin, les Grecs ont accepté d’inscrire sous deux mois dans leur constitution une provision permettant de s’assurer que le paiement de la dette recevra un traitement prioritaire. Ces paiements seront également assurés par le placement de fonds sur un compte destiné à assurer les prochaines échéances du pays.
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« L’économie mondiale est en danger » selon Christine Lagarde

La directrice générale du FMI estime que l’Europe plonge le reste du monde dans la crise, y compris la Chine et les États-Unis. Elle critique la lenteur des réformes dans l’Union.

La trêve de Noël est bienvenue. Quelques jours de répit pour une planète à bout de souffle. La rentrée sera celle de tous les périls, explique Christine Lagarde au JDD.

Elle compare la situation actuelle à celle de l’entre-deux-guerres. “La période que nous vivons ressemble aux années 1930 par certains aspects. À cette époque, les États se sont repliés sur eux-mêmes et le multilatéralisme a reculé. Aujourd’hui, nous voyons certains États relever leurs barrières tarifaires, inventer des obstacles non tarifaires et parfois faire obstacle aux flux de capitaux.

La montée des égoïsmes nationaux est, selon elle, le principal frein. “Il est difficile de mettre en place les stratégies de coalition internationale contre la crise. Les Parlements nationaux rechignent à engager les finances publiques ou la garantie de leur État pour soutenir d’autres pays. Le protectionnisme est dans les débats, et le chacun pour soi gagne du terrain.

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OMC : le protectionnisme gagne du terrain

La mise en garde contre «le protectionnisme et son impact comme dans les années 30» lancée jeudi soir par Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, a trouvé un grand écho vendredi à la 8e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève.

La veille, l’organisation avait donné un chiffre qui n’avait laissé personne indifférent: le nombre de mesures protectionnistes initiées par divers pays, malgré leur promesse de s’en abstenir, en 2011, s’élève à 340, contre 220 l’an dernier. Et Pascal Lamy, directeur de l’OMC, avait, lors de la séance d’ouverture, affirmé que le protectionnisme pourrait coûter 800 milliards de dollars à l’économie mondiale.

L’OMC continuera à surveiller tout dérapage et publiera un rapport sur les mesures restrictives deux fois par an. Pour Pascal Lamy, celles-ci mettraient encore en péril le commerce mondial qui a déjà commencé à ralentir. «Le système commercial multilatéral est un point d’ancrage dans la tempête. Une grosse mer est en train de le déstabiliser et de décrocher l’ancre», a-t-il averti.

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Un modèle allemand ?

Nous allons étudier de plus près la différence entre la France et l’Allemagne, puisque l’on entend souvent que l’Allemagne serait un « modèle » à suivre – pays travailleur (« ce n’est pas eux qui inventeraient les 35 heures… »), rigoureux dans ses finances, etc. C’est en partie vrai, mais analysons plus en détail ces différences avant de trancher.

Le partage de la valeur ajoutée montre donc que les entreprises allemandes ont augmenté leurs marges, au détriment des salariés. Il apparaît clairement qu’à partir de 2000, le montant des rémunérations par habitant se met à stagner, témoignant de leur blocage, alors que les rémunérations en France augmentent continûment, et dépassent les allemandes en 2004.

Conclusion : l’Allemagne a bloqué ses salaires pour améliorer la rentabilité de ses entreprises et leur compétitivité. Mais en conséquence, la consommation est du coup plus faible – l’argent du consommateur ne venant que des salaires gagnés. Ceci est de nature récessive.

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Chômage : Le pire est à venir pour les ouvriers

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c’est le niveau auquel le chômage s’est stabilisé. Alors que le pays s’apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l’Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s’accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.

« Malgré cette augmentation sur un mois, ce chiffre témoigne de la stabilisation du nombre de demandeurs d’emplois depuis six mois. Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du travail.

De retour rue de Grenelle, l’ex-patron de l’UMP, retrouve cet exercice terrifiant qui consiste à commenter des chiffres du chômage en période de récession. Bonhomme, le maire de Saint Quentin a fait contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant une « stabilisation ».

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Et de fait depuis 3 mois, le chômage semble avoir atteint un plateau. Avec 4,62 millions de personnes hors de l’emploi, notre baromètre s’installe donc à un niveau stratosphérique, qu’il n’avait encore jamais atteint avant septembre dernier.

Même si sa vitesse décroît, la dégradation, portée par la dynamique du chômage caché, est, ce mois-ci encore, au rendez-vous: + 0,4% sur un mois, et + 6,6% sur un an. Au total, le taux de chômage au sens du baromètre Marianne s’établit à 16,4 % en France métropolitaine.

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Le peuple mettra-t-il le holà à la voracité illimitée du système financier ?

Le commerce repose sur des rapports de confiance. Une part élevée des ressources servent à couvrir les opérations des acteurs financiers, par des montages complexes et dévoreurs de capitaux. Lorsqu’une personne ou un établissement commercial se sait couvert contre un risque, il peut arriver qu’il relâche sa prudence, voire qu’il fraude pour tirer avantage de sa garantie.

Cette réalité s’applique aux banques commerciales, trop souvent tentées par des activités hasardeuses. Tant que des spéculateurs assument les risques élevés en contrepartie d’intérêts attractifs, le système est fluide. Que les spéculateurs perdent confiance, la mécanique s’enraye.

La dérégulation et la déréglementation ont transféré une grande partie du contrôle de l’activité économique et financière des États vers les acteurs privés, décidés à mettre en place eux-mêmes les règles et les normes de fonctionnement de leur propre marché. Une récupération du pouvoir des banques par les États ne changerait pas fondamentalement la donne en l’état actuel, elle ne ferait que leur transmettre le mandat de poursuivre la même aventure.

En octroyant à la finance de marché le pouvoir de créer son propre univers de règles censé être compatible avec celui de la société, le système bancaire s’est affranchi de la légalité. Dès lors, le gendarme de la bourse a perdu son aspect dissuasif.

Il s’en est suivi que la criminalité a incrusté et irradié l’économie légale. Or, il existe une effet papillon de la fraude : un acte frauduleux insignifiant peut, à distance, causer des dommages considérables.

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Qui veut la peau de l’Euro ?

Moody’s vient de dégrader violemment la note de l’Irlande. Motif : c’est un pays malade, la cure qu’il a entreprise va le tuer. Il faut se rendre à l’évidence : l’Europe gêne. Il y a de l’acharnement dans ces notes, dans ce jeu contre l’Euro. L’Euro n’est-il pas « l’homme à abattre » ?

Qui veut la peau de l’Euro ? Quand on regarde le champ de bataille alentour, il y a bien une méthode de combat, une sorte de battue à l’Euro. Une stratégie mise en œuvre contre l’Euro. On peut hésiter entre Cantona et Staline.

L’échec de Cantona à secouer les colonnes du temple des banques Euro malgré les craintes de la Commission Européenne, malgré les craintes de Christine Lagarde, malgré toutes les craintes de tous les gens raisonnables, laisse penser que ce n’est pas lui, ni même ses amis, qui veulent la peau de l’Euro le plus ardemment.

Reste la stratégie « Staline ». On a dit de la stratégie déployée par Staline et Joukov à partir de 1943 que c’était une stratégie « en tiroir ». Idéalement, il faut commencer par la partie du front la plus faible, puis monter progressivement jusqu’à ce que l’ensemble du front se soit embrasé. Dans le cas de Staline, le résultat a été probant.

Les agences de notation dans une stratégie stalinienne

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De l’euro faible au yuan renforcé

L’Union européenne est dans une phase d’immobilisme. En Chine, en revanche, l’inflation est bien là, et chacun attend désormais une hausse des taux d’intérêt. «Les marchés comprennent mal l’euro», estimait voici peu Christine Lagarde. On peut se demander si, contrairement à ce que dit la ministre française de l’Économie, ce ne sont pas les dirigeants européens qui comprennent mal les marchés.

Lundi dernier, l’Ecofin (Conseil pour les Affaires Économiques et Financières) augmenté du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et de celui du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ont décidé qu’il était urgent de ne rien faire.

Inutile de renforcer le fonds de crise, stupide d’inventer des obligations européennes, impossible d’adopter une politique budgétaire commune… Et tant pis si demain les attaques reprennent contre le Portugal ou l’Espagne, ou pire.

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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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Nicolas Sarkozy n’est pas David Cameron

La France est bel et bien en sursis. La perte de son triple A est une éventualité de plus en plus envisagée sur les marchés financiers. Et cela de plus en plus ouvertement. Nos compatriotes ne mesurent pas les conséquences dramatiques et les effets désastreux sur leur vie quotidienne d’un tel abaissement. Oui la France est en sursis car elle n’a plus le choix. L’alternative est entre un plan de rigueur à l’anglaise, voir pire, ou la faillite. Tout va se jouer dans les trois prochaines années.

Mais tout se passe comme si la classe politique française avait déjà choisi. Cela sera la faillite. Par lâcheté plus que par incompétence. Par peur de dire la vérité aux Français. Par peur de leur révéler l’ampleur du désastre. Par peur d’avouer que depuis 30 ans ils ont été incapables d’anticiper la fin de l’État providence. Oui notre classe politique a choisi le scénario de la faillite. Il n’y a qu’à voir les dernières propositions du parti socialiste dans l’éventualité de son retour au pouvoir : accueil des enfants en maternelle dès 2 ans, allocations pour trouver du travail, allocations pour partir en vacances etc…

Cela a fait rire un peu partout en Europe. Le parti socialiste qui sait très bien, ne serait-ce que par la présence de Dominique Strauss Kahn au FMI, que notre pays est ruiné préfère multiplier les promesses électorales les plus farfelues plutôt que d’affronter la cruelle vérité. Il redoute d’affronter son électorat qui pense toujours que « l’État peut tout », « qu’il y a du pognon et qu’il suffit de le prendre là où il est ».

Mais comment cet électorat pourrait penser autrement puisque ceux qui sont chargés de l’informer préfèrent, par lâcheté (nous insistons là-dessus car c’est le coeur du problème), le bercer de douces illusions.

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Quand le travail tue

Parce qu’il y en marre de voir des gens détruits par leur travail, soumis à des logiques aberrantes, marre de voir des méthodes de management qui font perdre pied aux gens, on va aborder une question essentielle dans nos sociétés capitalistes : les suicides liés au travail, le mal être au travail, le burn out. Autant de maux sur lesquels on n’a encore aucune statistique fiable, et pour cause : l’enjeu pour les entreprises est de mettre tout cela sur le compte de « difficultés personnelles » des employés. Ca les arrangerait bien, mais c’est faux.

J’essaie de me pencher aussi souvent que possible sur la question des conditions de travail, et j’ai été amenée à interroger des médecins conseil, qui en Belgique travaillent pour les mutualités et reçoivent les salariés en souffrance. Même l’un des médecins que j’ai vu est devenu dépressif à force de voir défiler face à lui des gens au bout du rouleau, moralement et physiquement.

Des symptômes comme la fibromyalgie, qui empêchent de bouger, sont liés à un excès de stress et augmentent de manière vertigineuse. D’autres perdent leurs dents, leurs cheveux, ou carrément la vie. D’après ce médecin, ces phénomènes sont en augmentation exponentielle depuis le début des années 90. Et très peu de maladies liées au travail sont reconnues comme telles, grâce à un lobbying intensif des entreprises.

État des lieux

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Croissance française en 2010 : « bon chiffre » pour Lagarde, « trompe-l’oeil » pour les économistes

«Un bon chiffre qui consolide l’entrée dans l’après-crise». Voilà comment la ministre de l’Économie Christine Lagarde, au sommet du G20 à Séoul,  a accueilli les prévisions de l’Insee qui attend une croissance de 1,6% en France cette année. Cependant l’optimisme du gouvernement n’est pas partagé par les observateurs…

En France, après 0,2% au premier trimestre et l’embellie du deuxième (plus 0,7%), la croissance devrait atteindre voire dépasser 1,6% cette année, sauf surprise de dernière minute, selon les prévisions de l’Institut national de la statistique et des Études économiques (Insee). L’Insee attend à nouveau une progression du Produit intérieur brut (PIB) de 0,4% au quatrième trimestre.

Les économistes se montrent aussi sceptiques que sévères. Nicolas Bouzou (Asterès), dénonce les «discours lénifiants» et même «faux» du gouvernement. Le chiffre du troisième trimestre, fait-il valoir, est «un peu en trompe-l’œil» et ne parvient pas à faire oublier «les grandes fragilités de l’économie française».

«La croissance est certes de retour, mais elle est désespérément molle», renchérit Alexander Law (Xerfi). Quant à Marc Touati (Global Equities), il fustige le «marketing bien pensant» des dirigeants français. L’investissement en général a ralenti au troisième trimestre (plus 0,5% après plus 0,9%) même s’il poursuit sa progression et le déficit du commerce extérieur continue de peser sur la croissance.

Autre facteur d’inquiétude, la croissance provient de nouveau en grande partie des stocks des entreprises qui se sont accrus : cela fait mécaniquement grimper le PIB, sans être nécessairement un signe de bonne santé économique. Selon Alexander Law, «cela ne signifie pas pour autant que les entreprises ont accumulé les stocks dans l’anticipation d’une forte demande au cours des prochains mois», mais simplement qu’ils ont cessé d’écouler leurs stocks anciens comme ils l’ont fait au plus fort de la crise.

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Inside Job

Documentaire de Charles Ferguson,  “Inside Job” est le premier film à dévoiler la choquante vérité derrière la crise économique de 2008. Ce film présenté en Séances spéciales lors du 63ème Festival de Cannes, montre comment, à force de dérégulation, de relations incestueuses entre les puissances financières, politiques et universitaires, Wall Street a pu commettre le hold-up parfait, celui «de l’intérieur».

L’effondrement du monde globalisé de la finance, dont le coût s’est élevé à plus de 20 000 milliards de dollars, a causé pour des millions de personnes la perte de leurs maisons et de leurs emplois. Narré par Matt Damon.  Ce que l’on admire surtout, c’est la puissance de Charles ­Ferguson, chercheur au MIT, qui ne se laisse jamais démonter par les mensonges éhontés des traders, des économistes ou des politiques qu’il interroge. Un documentaire édifiant dont on rêve qu’il puisse un jour faire bouger les choses.

La dépression mondiale a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison. Au travers d’enquêtes approfondies et d’entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l’émergence d’une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire.

On ne parle pas de ce film, ou très peu. On ne trouve pas de vidéo en langue française (il en existe plusieurs en allemand pour ceux qui pratiquent la langue de Schiller, Goethe, u.s.w.). Christine Lagarde et Dominique Strauss Kahn sont dans le film. Le site officiel de Cannes explique que “Le réalisateur nommé aux Oscar Charles Ferguson présente Inside Job, le premier film exposant la vérité choquante qui se cache derrière la crise économique de 2008“. Lucien Logette en fait une critique dans le numéro du 1° au 15 juin de la Quinzaine littéraire en qualifiant le film de “parfait antidote à l’apologie du Système (…) Charles Fergusson en démonte très précisément les rouages (…) pédagogiquement impeccable, plaisament didactique, le film est un régal ; on en sortirait requinqué si Ferguson ne nous apprenait en fin de course que l’équipe d’Obama est constituée de ces mêmes éléments dont il a deux heures durant prouvé la toxicité“. “Inside Job” est confronté au même problème de distribution en salle que “Torture made in USA“.

Mediapart

L’Allemagne, modèle industriel pour l’Europe

Le commissaire européen à l’Industrie, Antonio Tajani, et le ministre allemand de l’Économie ont présenté, jeudi, à Berlin, un plan d’action visant à soutenir la compétitivité des industries européennes. La politique industrielle allemande fonctionne et ses dirigeants veulent le faire savoir.

«Ce n’est pas un hasard si je suis à Berlin aujourd’hui» , a déclaré le vice-président de la Commission européenne et commissaire à l’Industrie, Antonio Tajani, en présentant une nouvelle «politique industrielle de l’Europe aux temps de la globalisation» . En présence du ministre de l’Industrie allemand, Rainer Brüderle, il n’a pas ménagé ses compliments à l’Allemagne, à ses 3,5 % de croissance en 2010, atteints grâce à la réussite de son industrie traditionnelle.

Brüderle n’a pas manqué d’ajouter une pique à l’égard de « nos voisins et amis français», car, ne leur en déplaisent, « la moitié des exportations industrielles de l’Allemagne a lieu au sein de l’Union européenne, mais la consommation intérieure représente 63 % de notre croissance ». Une allusion claire à la critique de Christine Lagarde, l’hiver dernier, contre un modèle économique négligeant la demande intérieure.

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La facture d’électricité augmentera encore début 2011

Après avoir connu leur plus forte hausse depuis 2003 au mois d’août, les tarifs réglementés de l’électricité pourraient encore augmenter début 2011. Interviewée sur Europe 1 lundi, la ministre de l’Économie Christine Lagarde a confirmé qu’une hausse pouvant dépasser les 3% était envisagée.

Le prix de l’électricité aurait alors augmenté de 6% à 7% en six mois, indique le quotidien Les Échos.

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Lagarde : Le « préjudice moral » des grèves

D’après la ministre de l’Économie, le préjudice matériel des grèves, «difficile à chiffrer», est estimé « entre 200 et 400 millions d’euros par jour ».

En outre, Christine Lagarde s’est dite davantage marquée par le préjudice immatériel, rebaptisé par ses soins « préjudice moral pour la France ». La ministre, de retour du sommet du G20 à Séoul, a été marquée par l’image de la France renvoyée par les médias étrangers, qui mettent en avant un climat d’émeutes sociales.

« On est sortis de la crise dans des conditions plutôt bonnes et il ne faut pas aujourd’hui peser sur cette reprise avec des mouvements qui sont douloureux pour l’économie française, très douloureux pour un certain nombre de PME. »

Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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« La Bourse est devenue un casino géant », selon les professionnels de la finance

La Bourse est-elle devenue une grande pagaille ? A l’ouverture du rendez-vous annuel des opérateurs de marché, le World Federation of Exchange (WFE) à Paris, lundi 11 octobre, le constat des professionnels avait des allures inquiétantes. « La Bourse est devenue un casino géant. Sauf que le fonctionnement d’un casino est plus transparent et plus facile à comprendre », a résumé Thomas Peterffy, fondateur de la société Interactive Brokers, lors du discours d’introduction. Selon lui, l’électronisation des échanges, la libéralisation des marchés et l’accélération intense des transactions a fait naître le désordre sur les marchés boursiers.

Un message frappant et d’autant plus déconcertant que M. Peterffy a fondé à la fin des années 1970 une société de courtage électronique qui a contribué à cette modernisation des échanges aujourd’hui critiquée. « Lorsque j’ai créé ma société, je ne voyais que le coté positif de l’arrivée de technologies sur les marchés, je me suis trompé », a-t-il reconnu.

« VOLCAN FINANCIER »

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