Les chômeurs vont battre le pavé

Des “invisibles” se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et “faire boule de neige”.

Ils n’ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant “invisibles” : une marche de chômeurs [s'est élancée] lundi à travers la France, avec l’espoir de “faire boule de neige”. Mais dans un contexte de précarité grandissante, mobiliser et être entendu sont plus difficiles que jamais, expliquent associations et experts. Plusieurs dizaines de demandeurs d’emploi [ont pris] la route depuis Montpellier (Hérault) et Haguenau (Bas-Rhin), pour une arrivée prévue le 6 juillet à Paris, avec le souvenir de la mobilisation de l’hiver 1997-1998.

Participer à la conférence sociale
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L’Allemagne a accueilli un million d’immigrants en 2012

L’année dernière, près d’un million d’étrangers sont venus s’installer outre-Rhin. De plus en plus viennent des pays européens en crise pour travailler.

Trouver un électricien, un boulanger ou un maçon. En Bavière, cela relève presque du défi pour certains artisans qui peinent à trouver de la main-d’oeuvre locale. « En même temps, il y a beaucoup de chômeurs espagnols qui disposent d’une qualification et d’une expérience », constate Katrin Budick, de la chambre des artisans de Munich (HKM). Elle est aujourd’hui responsable d’un projet de recrutement en Espagne lancé en janvier. Le succès est détonnant. La chambre a prévu de recruter 21 personnes et a reçu 300 candidatures. « Après des entretiens via Skype, puis en Bavière, 11 ont déjà été placées », se félicite Katrin Budick.

Cette initiative est l’une des nombreuses en Allemagne, où le chômage plafonne à 5,4 % selon les données d’Eurostat, contre 27 % en Espagne ou en Grèce. Alors que l’économie allemande reste robuste, elle attire de plus en plus de travailleurs.

L’an dernier, 966.000 étrangers sont venus s’installer outre-Rhin pour quelques mois, années ou définitivement, ce qui représente une hausse de 15 % et un record en vingt ans, selon l’office des statistiques.

Un débat politique
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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

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73 millions de jeunes chômeurs dans le monde en 2013

Aucune amélioration du marché du travail des jeunes n’est à attendre à moyen terme, avec un taux de chômage mondial des 15-24 ans attendu à 12,8% en 2018 contre 12,3% en 2013, selon une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT) publiée mercredi.

Tunis, janvier 2011. Manifestation contre Ben Ali.

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport “Tendances mondiales de l’emploi des jeunes”.

Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%. “En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes“, prédisent les experts de l’OIT.

Le Figaro

L’assurance-chômage est-elle trop généreuse ?

Peut-on faire de substantielles économies sur les indemnités des chômeurs, comme le suggère la Cour des Comptes dans son dernier rapport ? Les comparaisons européennes montrent pourtant que la France n’est pas la plus généreuse dans ce domaine.

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Grèce : Un ancien ministre propose le retour à l’esclavage

Cette année 2013 commence sur les chapeaux de roue. Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie, Petros Doukas propose très sérieusement, dans le but de lutter contre la crise, de faire travailler les citoyens … sans les payer.

M. Doukas propose sur sa page Facebook un certain nombre de suggestions pour aider la Grèce à sortir de la crise. Une de ses suggestions brillantes est de faire travailler les chômeurs sans rémunération chaque fois que l’État a besoin d’eux. Il se propose également de demander aux entreprises si elles seraient intéressées d’avoir des ouvriers ou des employés pendant trois mois sans les indemniser pour leur travail. On se doute déjà de leur réponse.

M. Doukas explique que cela serait une solution gagnant-gagnant: les entreprises sont pleines de dettes et ne peuvent pas se permettre d’embaucher de nouveaux employés. Cela permettrait donc aux chômeurs de garder l’habitude de travailler, pour ne pas « rouiller », au lieu de ne rien faire. En parallèle, des grands projets utiles seraient lancés pour le pays, avec une main d’oeuvre gratuite

Petros Doukas est aussi le président de la fédération grecque de Golf : il considère peut-être que son caddie lui coûte trop cher…

Okea News

France : Les chômeurs seraient près de 9 millions

Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit) prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ». C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.

Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».

Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail.
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Allemagne : L’envers du décor

L’Allemagne affiche fièrement un niveau de chômage au plus bas depuis vingt ans.

Ouvriers lors d’une manifestation organisée par le syndicat IG Metall à Krefeld, en Allemagne, le 23 janvier 2012

Mais ce « miracle » a aussi sa face cachée, comme la multiplication des emplois précaires. Et la pauvreté qui guette les futurs retraités.

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Les Robin des Bois de la médecine grecque

Avec les budgets d’austérité à répétition, des centaines de milliers de Grecs au chômage se retrouvent sans couverture santé, ni même les moyens de se payer des traitements pourtant vitaux. Un réseau parallèle de médecins lutte contre ce drame.

Un accidenté aux urgences d’un hôpital d’Athènes, juin 2012

Le docteur Kostas Syrigos, à la tête du plus grand service d’oncologie de Grèce, pensait avoir tout vu. Mais rien ne l’avait préparé à la situation d’Elena, une chômeuse qui s’était vue diagnostiquer un cancer du sein un an plus tôt.

Quand il la reçoit, sa tumeur a atteint la taille d’une orange et a ouvert dans sa peau une plaie qu’elle éponge tant bien que mal avec des serviettes en papier. “Nous étions vraiment ébahis”, se souvient le docteur Syrigos, en charge du service d’oncologie de l’hôpital général Sotiria, dans le centre d’Athènes. “Tout le monde était en larmes. Ce sont des choses qu’on voit dans les manuels de médecine, mais pas en vrai. Jusqu’à présent, quiconque tombait malade dans ce pays pouvait toujours se faire soigner.

Depuis que la crise de la dette s’est installée, c’est toute la vie en Grèce qui est sens dessus dessous. Mais rares sont les domaines dans lesquels le changement a été aussi brutal que dans la santé. Tout récemment encore, le pays avait un système de santé classique. Les Grecs qui perdaient leur emploi bénéficiaient d’une couverture santé et d’allocations chômage pendant un an, mais ils continuaient par la suite d’être accueillis dans les hôpitaux, même s’ils n’avaient pas les moyens de s’offrir les soins.

Tout a changé à partir de juillet 2011 et de la signature, entre Athènes et ses bailleurs de fonds, d’un nouveau plan d’aide devant permettre d’éviter la faillite. En vertu de cet accord, les Grecs en fin de droits doivent désormais assumer eux-mêmes leurs dépenses de santé.

Le chômage, c’est la mort
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Chez les saisonniers, chômeurs et retraités concurrencent les étudiants

Loin de l’image d’Epinal de l’étudiant qui vend des gaufres sur la plage ou ramasse des fruits pour financer ses vacances, chômeurs et retraités sont de plus en plus nombreux à rejoindre les bataillons de travailleurs saisonniers, symptôme d’une précarité grandissante.

On dénombrerait, selon les syndicats, entre 1,2 et 2 millions de saisonniers en France, majoritairement dans l’agriculture et l’hôtellerie-restauration, plus encore si on ajoute les emplois induits dans les zones touristiques (distribution, services…).

Depuis que le taux de chômage est très fort, on a vu apparaître des seniors, absents jusqu’ici, pour qui ces contrats temporaires tendent à devenir des emplois à part entière“, observe Antoine Fatigat, responsable CGT en Rhône-Alpes, première région recruteuse devant l’Aquitaine, où ce nouveau phénomène pose des problèmes en termes de logement, mais aussi de scolarisation pour les enfants de ces travailleurs itinérants.

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75 millions de jeunes au chômage dans le monde

Un tiers des jeunes dans les pays développés ne sont ni à l’école, ni au travail, s’alarme l’Organisation internationale du travail. La seule solution pour inverser la tendance est de renouer avec la croissance.

Le taux mondial du chômage des jeunes reste bloqué à son plus haut niveau de la crise et ne devrait pas redescendre avant 2016 au moins. Selon les dernières prévisions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), il atteindra cette année 12,7%. Il serait même de 13,6% sur 2011, si l’on prenait en compte ceux qui, faute de perspectives, abandonnent leur recherche d’emploi. L’OIT chiffre au total à 75 millions le nombre de jeunes chômeurs âgés de 15 à 24 dans le monde, soit quatre millions de plus qu’en 2007.

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Pôle emploi : Programme européen favorisant les migrations en provenance du Maghreb

Alors que le chômage atteint aujourd’hui en France des taux records, Pôle emploi s’apprête à mettre en place le « projet TEAM », un programme européen visant à « améliorer et faciliter » pendant deux ans la gestion des migrations de main d’œuvre vers l’Europe – en particulier vers la France – en provenance d’Afrique du Nord. Un projet que Nicolas Sarkozy se garde bien d’évoquer.

Ancien patron de l’Inspection Générale des Finances, Jean Bassères a pris ses fonctions à la tête de Pôle emploi depuis 3 mois, où il a succédé à Christian Charpy. Quand il était le patron de Pôle emploi, ce dernier avait commencé à mettre en place, conformément aux souhaits du Medef, une politique ouvertement mondialiste favorisant la « diversité » et la discrimination positive au détriment des salariés « de souche » et ce, alors que le nombre des chômeurs français connaissait une augmentation sans précédent. Lire la suite

Une société de millionnaires et d’infirmières

L’Occident voit se profiler des sociétés avec deux catégories d’acteurs économiques : des actionnaires et dirigeants richissimes, et un petit personnel destiné à les servir. (…)

Détournement du célèbre tableau d'Ilia Efimovitch Répine, "Les bateliers de la Volga" (1870-1873)

L’Occident voit se profiler des sociétés dystopiques où ne subsisteront que deux catégories d’acteurs économiques : d’un côté, des actionnaires et dirigeants riches à millions ; de l’autre, un petit personnel destiné à les servir (coiffeurs, femmes de ménage, masseurs, aide à la personne, gardiens, guides…). Quelques milliers de riches paieront pour s’offrir des services et entretenir des chômeurs. Voici venir une société de millionnaires et d’infirmières, cernés par des bataillons de sans-emploi ! (…)

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Le chômage en novembre au plus haut depuis 1999

Fin d’année très morose pour l’emploi en France. 29.900 personnes sont venues rejoindre en novembre la cohorte des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout), soit une augmentation de 1,1% comparée à octobre.

Ils sont désormais 2.844.800 dans l’Hexagone, un record depuis novembre 1999. C’est la quatrième progression consécutive du nombre de demandeurs d’emploi. La hausse sur un an se monte à 5,5%.

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A lire en complément :

Vrais chiffres chômage novembre 2011, +59.000 chômeurs, 288.800 radiations, un désastre

Agoravox

Chômage et croissance : Qui sera champion de France des prévisions ?

Selon l’UNEDIC, si le nombre de demandeurs d’emploi devrait augmenter de 87.000 en 2010, il va diminuer de 128.000 en 2011 ! Miracle du retour de la croissance ou prévisions au “doigt mouillé ?

Alors que le MEDEF comme nous vous l’expliquions hier n’envisage pas de mesures solides et immédiates pour l’emploi des juniors et seniors. Et que le dernier baromètre de conjoncture des Très Petites Entreprises, de fin novembre : ” (…) sur la question concernant l’emploi, enregistre aujourd’hui un plus bas depuis la création du sondage, en 2007 (…) – Usine Nouvelle

Dans le détail : ” (…) Le fait est qu’en matière de recrutements, donc de créations de nouveaux emplois, les intentions exprimées par les chefs de ces petites entreprises, semblent amorcer un nouveau virage négatif, après trois mois particulièrement dynamiques : ainsi, le nombre net de créations d’emplois devrait baisser de -4% dans le secteur des services à la personne et de -5% dans celui des services aux entreprises. Seulement 9% des recruteurs interrogés envisagent d’embaucher en 2011 (…) ” – Micro entreprise

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Chômage : Non, nous n’avons pas tout essayé

Remettre les chômeurs au travail. Tout le monde est à peu près d’accord avec cet objectif alors que notre pays compte environ 3 millions de chômeurs “officiels” (classe A) auquel il faut rajouter 2 millions de quasi-chômeurs. Ensuite, les sentiments des français sont plus ambivalents sur la méthode à appliquer et leur sentiment à l’égard des chômeurs.

Le chômage est, sondage après sondage, LA priorité des français. Un nombre croissant et très important d’entre nous ont peur, pour eux-mêmes, du chômage et du glissement vers la précarité. Ce qui n’empêche pas des sentiments de suspicion à l’égard de ceux qui sont frappés sur le mode du «S’ils le voulaient vraiment, les chômeurs retrouveraient du boulot». 

En 2005, 70% des français étaient d’accord avec cette assertion, 43% partants pour une réduction de la durée d’allocation et 72% pour couper les allocs à ceux qui, au bout de quelques mois, refusent une offre. Ce sujet traverse toutes les démocraties. Les conservateurs britanniques projettent de durcir drastiquement les règles des allocations chômage britanniques : 1 refus =  3 mois de suspension, 2 refus = 6 mois, 3 refus = 3 ans. Sans compter des Travaux d’Intérêts Généraux.

Alors, les chômeurs sont-ils des fainéants profiteurs du système qu’il faut pousser à retrouver un travail ? Ou sont-ils seulement victimes du système ? Faut-il les indemniser généreusement ou les mettre à la diète? Les former, les faire bosser gratuitement pour la collectivité ? Chaque pays a mis en oeuvre des stratégies plus ou moins heureuses, humanistes, efficaces en fonction de son histoire et de sa culture. Petit passage en revue.

Ajustement entre chercheurs d’emploi et marché : une Theory in Progress

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Au Portugal, la misère menace les classes moyennes

Environ deux Portugais sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, et les soupes populaires voient arriver des personnes dont le comportement dénote la gêne d’être devenu récemment misérable. On les surnomme les « familles sandwichs ». Avec 900 € par mois, ces familles ont des revenus qui dépassent les plafonds d’attribution des aides sociales au Portugal, mais leurs conditions de vie sont mauvaises.

José Vital Branco Malhoa - Vou ser Mãe, 1923

Le concept a été développé par les sociologues qui ont réalisé l’enquête «Nécessités au Portugal : tradition et tendances émergentes», à la demande de diverses entités publiques et privées. Ces familles « entre-deux » sont réellement menacées par la perte de leur pouvoir d’achat.

Le chômage au Portugal touche désormais 10,6 % de la population active, un record historique depuis la naissance de la démocratie portugaise en avril 1974. La situation s’est considérablement dégradée à partir de 2007, puis l’année suivante avec les conséquences de la crise financière mondiale.

Structurellement mal préparée, l’économie portugaise, encore très dépendante des bassins d’emplois spécialisés, comme celui du textile (où le taux de chômage atteint entre 15 % ou 17 %) dans le nord du Portugal, n’a pas pu faire face à la baisse de ses exportations.

Le smic portugais est de 475 € brut par mois

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Chômage : la France inégale face à la crise

Avec la crise, le chômage a explosé. Il touchait 9,3% de la population active au deuxième trimestre 2010, contre 7,2% deux ans plus tôt. Entre août 2008 et août 2010, les inscrits à Pôle emploi sont passés de 3,5 millions à 4,6 millions.

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Cette envolée n’a épargné aucune des 348 zones d’emploi que compte la France métropolitaine, mais celles-ci ont été inégalement frappées.

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