Non, Manuel Valls, la France n’est pas le paradis des chômeurs

Pour Manuel Valls, en France le chômage est “très bien indemnisé”. Mais qu’en est-il vraiment ? Les comparaisons avec nos voisins européens brisent un tabou comme le souhaite Emmanuel Macron: seuls les gros salaires bénéficient de confortables compensations.

Manuel Valls et Emmanuel Macron relancent l’idée d’une réforme de l’indemnisation des chômeurs et Pôle emploi veut renforcer le contrôle des chômeurs suspectés de ne pas rechercher activement un emploi. L’objectif est de réduire le déficit de 4 milliards de l’assurance-chômage. Pour cela Emmanuel Macron, il doit “pas y avoir de tabou ni de posture» sur l’assurance-chômage”. Réponse attendue du Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, “la gauche n’a pas de tabous, mais elle a quelques totems”.

Au delà des mots, pour les 3,4 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité en France métropolitaine la France est-elle paradis ou enfer pour les chômeurs? Sont-ils vraiment les mieux indemnisés d’Europe comme le laisse entendre Manuel Valls pour qui la France “a fait le choix d’un chômage très important et très bien indemnisé”?

Lire la suite

Plus d’un million de personnes ont bénéficié des Restos du cœur

La hausse du chômage a contribué à établir ce triste record depuis la création de l’association. Son président estime que la situation ne devrait pas s’améliorer avant au moins deux ans.

Par Géraldine Russell

La courbe du chômage ne s’est pas inversée, celle du nombre de bénéficiaires des Restos du cœur non plus. Conséquence directe d’un emploi en berne, la précarité s’aggrave en France à chaque campagne de l’association de soutien aux plus démunis depuis cinq ans.

Cet hiver, c’est plus d’un million de personnes qui ont été accueillies par les antennes locales. Un triste record.

Lire la suite

Seine-Saint-Denis : enquête sur des soupçons de fraude aux contrats aidés

Une enquête préliminaire a été diligentée par le parquet de Bobigny après des suspicions de fraude, estimée à plusieurs millions d’euros, d’un opérateur chargé de suivre de jeunes chômeurs en contrat aidé en Seine-Saint-Denis. Selon une source judiciaire, l’enquête a été ouverte « pour détournements de fonds publics, faux et usage de faux ».

Thierry Frère, directeur de C3 Consultants (à droite), avec un demandeur d’emploi

Elle vise C3 Consultants, l’un des principaux opérateurs privés chargés de suivre de jeunes chômeurs dans le cadre du contrat d’autonomie, soupçonné d’avoir fait croire à l’administration que des jeunes qu’il suivait avaient retrouvé un emploi, une prestation facturée à l’Etat.

Lancé en 2008 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du plan « Espoir banlieues », ce contrat vise l’accompagnement pendant six mois de jeunes issus de quartiers prioritaires vers l’emploi durable, la formation ou la création d’entreprises. C3 Consultants, sélectionné sur un appel d’offres, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de l’AFP.
Lire la suite

Plus d’un million d’Américains perdent leur allocation chômage

Depuis [le] samedi 28 décembre, 1,3 million d’Américains ont perdu leurs allocations chômage. Le Congrès a refusé d’approuver le renouvellement de cette prestation avant de s’ajourner pour les fêtes de fin d’année. Pour beaucoup de familles, cette interruption des indemnisations est une catastrophe.

MARCHÉ DU TRAVAIL
– REPRISE

Sur les quelque 4 millions de chômeurs américains, 1,3 million cesseront de recevoir une indemnisation du gouvernement fédéral d’un peu plus de 1.000 dollars par mois. Les personnes touchées  sont celles qui sont sans emploi depuis plus de 73 semaines, la durée maximum pendant laquelle ils ont droit à une allocation chômage.

Catastrophe
Lire la suite

A l’ombre des campagnes en fleurs, la misère progresse

Souvent délaissées par les médias, les campagnes françaises font état d’une réalité douloureuse, probablement éloignée des croyances populaires. Également fortement marquées par la crise économique, elles connaissent les mêmes enjeux de société que les villes, sans nécessairement recevoir l’attention nécessaire pour y faire face.

A cet égard, la toxicomanie a progressé sans qu’aucune véritable politique de santé publique n’ait été mise en place pour enrayer cette tendance.

Les « oubliés de nos campagnes »

Les clichés de l’exposition « Oubliés de nos campagnes », qui s’est tenue quai de Valmy à Paris jusqu’au 1er décembre dernier, sont saisissants. Les sujets habitent la France rurale, éloignée des grandes villes, des emplois, et deux yeux du monde.

Précaires, démunis, abîmés, alcooliques, drogués, chômeurs, laissés pour compte: les qualificatifs ne manquent pas pour décrire leur vie et peuvent même se cumuler les uns aux autres. Sans ressource, sans espoir, désœuvrés, ils sont nombreux à sombrer dans les dépendances pour oublier leur quotidien.

Isabelle, 52 ans, mère de trois enfants, est alcoolique depuis qu’elle a 17 ans, multiplie les tentatives de suicide, et se coupe peu à peu des fils et de sa fille dont elle ne parvient pas à s’occuper correctement. Matthieu, 27 ans, couvreur de formation, est toxicomane depuis 10 ans.

Lire la suite

On ne connaît pas le nombre de chômeurs en France…

On sait juste qu’il va augmenter en 2013 !

Les calculs du chômage, qu’il s’agisse du nombre des demandeurs d’emploi et plus encore du taux de chômage en pourcentage de la population active, ne sont pas simples. Actuellement, les économistes sont un peu perdus et n’ont qu’une certitude: l’inversion de la courbe du chômage, si ardemment voulue par le Président de la République, n’est pas pour la fin de cette année.

L’exercice le plus compliqué consiste à déterminer le taux de chômage, puisqu’il s’agit de déterminer un rapport entre deux variables, le nombre des demandeurs d’emploi  et l’ensemble de la population active ayant un emploi ou non; on multiplie donc les risques d’erreur. Pour le mesurer au sens du BIT –Bureau international du Travail— qui définit des normes internationales, l’Insee réalise en continu une enquête emploi menée auprès d’un échantillon représentatif de la population française.

Comme toute enquête menée par sondage, celle-ci est sujette à ce qu’on appelle des «aléas statistiques». Ce problème, les spécialistes savent le gérer. Mais, depuis le début de l’année, la situation est plus compliquée: du fait, comme le dit pudiquement l’Insee, de «la mise en place de nouvelles conditions d’emploi», le nombre d’enquêteurs disponibles n’a pas permis de couvrir l’ensemble du territoire de façon uniforme.

Lire la suite

La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

Lire la suite

Grèce : Un ancien ministre propose le retour à l’esclavage

Cette année 2013 commence sur les chapeaux de roue. Un ancien ministre de la Nouvelle Démocratie, Petros Doukas propose très sérieusement, dans le but de lutter contre la crise, de faire travailler les citoyens … sans les payer.

M. Doukas propose sur sa page Facebook un certain nombre de suggestions pour aider la Grèce à sortir de la crise. Une de ses suggestions brillantes est de faire travailler les chômeurs sans rémunération chaque fois que l’État a besoin d’eux. Il se propose également de demander aux entreprises si elles seraient intéressées d’avoir des ouvriers ou des employés pendant trois mois sans les indemniser pour leur travail. On se doute déjà de leur réponse.

M. Doukas explique que cela serait une solution gagnant-gagnant: les entreprises sont pleines de dettes et ne peuvent pas se permettre d’embaucher de nouveaux employés. Cela permettrait donc aux chômeurs de garder l’habitude de travailler, pour ne pas « rouiller », au lieu de ne rien faire. En parallèle, des grands projets utiles seraient lancés pour le pays, avec une main d’oeuvre gratuite

Petros Doukas est aussi le président de la fédération grecque de Golf : il considère peut-être que son caddie lui coûte trop cher…

Okea News

Le chômage en novembre au plus haut depuis 1999

Fin d’année très morose pour l’emploi en France. 29.900 personnes sont venues rejoindre en novembre la cohorte des chômeurs de catégorie A (ceux qui n’ont pas travaillé du tout), soit une augmentation de 1,1% comparée à octobre.

Ils sont désormais 2.844.800 dans l’Hexagone, un record depuis novembre 1999. C’est la quatrième progression consécutive du nombre de demandeurs d’emploi. La hausse sur un an se monte à 5,5%.

20 minutes

—————–

A lire en complément :

Vrais chiffres chômage novembre 2011, +59.000 chômeurs, 288.800 radiations, un désastre

Agoravox

Chômage et croissance : Qui sera champion de France des prévisions ?

Selon l’UNEDIC, si le nombre de demandeurs d’emploi devrait augmenter de 87.000 en 2010, il va diminuer de 128.000 en 2011 ! Miracle du retour de la croissance ou prévisions au “doigt mouillé ?

Alors que le MEDEF comme nous vous l’expliquions hier n’envisage pas de mesures solides et immédiates pour l’emploi des juniors et seniors. Et que le dernier baromètre de conjoncture des Très Petites Entreprises, de fin novembre : ” (…) sur la question concernant l’emploi, enregistre aujourd’hui un plus bas depuis la création du sondage, en 2007 (…) – Usine Nouvelle

Dans le détail : ” (…) Le fait est qu’en matière de recrutements, donc de créations de nouveaux emplois, les intentions exprimées par les chefs de ces petites entreprises, semblent amorcer un nouveau virage négatif, après trois mois particulièrement dynamiques : ainsi, le nombre net de créations d’emplois devrait baisser de -4% dans le secteur des services à la personne et de -5% dans celui des services aux entreprises. Seulement 9% des recruteurs interrogés envisagent d’embaucher en 2011 (…) ” – Micro entreprise

Lire la suite

Chômage : Non, nous n’avons pas tout essayé

Remettre les chômeurs au travail. Tout le monde est à peu près d’accord avec cet objectif alors que notre pays compte environ 3 millions de chômeurs “officiels” (classe A) auquel il faut rajouter 2 millions de quasi-chômeurs. Ensuite, les sentiments des français sont plus ambivalents sur la méthode à appliquer et leur sentiment à l’égard des chômeurs.

Le chômage est, sondage après sondage, LA priorité des français. Un nombre croissant et très important d’entre nous ont peur, pour eux-mêmes, du chômage et du glissement vers la précarité. Ce qui n’empêche pas des sentiments de suspicion à l’égard de ceux qui sont frappés sur le mode du «S’ils le voulaient vraiment, les chômeurs retrouveraient du boulot». 

En 2005, 70% des français étaient d’accord avec cette assertion, 43% partants pour une réduction de la durée d’allocation et 72% pour couper les allocs à ceux qui, au bout de quelques mois, refusent une offre. Ce sujet traverse toutes les démocraties. Les conservateurs britanniques projettent de durcir drastiquement les règles des allocations chômage britanniques : 1 refus =  3 mois de suspension, 2 refus = 6 mois, 3 refus = 3 ans. Sans compter des Travaux d’Intérêts Généraux.

Alors, les chômeurs sont-ils des fainéants profiteurs du système qu’il faut pousser à retrouver un travail ? Ou sont-ils seulement victimes du système ? Faut-il les indemniser généreusement ou les mettre à la diète? Les former, les faire bosser gratuitement pour la collectivité ? Chaque pays a mis en oeuvre des stratégies plus ou moins heureuses, humanistes, efficaces en fonction de son histoire et de sa culture. Petit passage en revue.

Ajustement entre chercheurs d’emploi et marché : une Theory in Progress

Lire la suite

Au Portugal, la misère menace les classes moyennes

Environ deux Portugais sur dix vivent sous le seuil de pauvreté, et les soupes populaires voient arriver des personnes dont le comportement dénote la gêne d’être devenu récemment misérable. On les surnomme les « familles sandwichs ». Avec 900 € par mois, ces familles ont des revenus qui dépassent les plafonds d’attribution des aides sociales au Portugal, mais leurs conditions de vie sont mauvaises.

José Vital Branco Malhoa - Vou ser Mãe, 1923

Le concept a été développé par les sociologues qui ont réalisé l’enquête «Nécessités au Portugal : tradition et tendances émergentes», à la demande de diverses entités publiques et privées. Ces familles « entre-deux » sont réellement menacées par la perte de leur pouvoir d’achat.

Le chômage au Portugal touche désormais 10,6 % de la population active, un record historique depuis la naissance de la démocratie portugaise en avril 1974. La situation s’est considérablement dégradée à partir de 2007, puis l’année suivante avec les conséquences de la crise financière mondiale.

Structurellement mal préparée, l’économie portugaise, encore très dépendante des bassins d’emplois spécialisés, comme celui du textile (où le taux de chômage atteint entre 15 % ou 17 %) dans le nord du Portugal, n’a pas pu faire face à la baisse de ses exportations.

Le smic portugais est de 475 € brut par mois

Lire la suite

Chômage : la France inégale face à la crise

Avec la crise, le chômage a explosé. Il touchait 9,3% de la population active au deuxième trimestre 2010, contre 7,2% deux ans plus tôt. Entre août 2008 et août 2010, les inscrits à Pôle emploi sont passés de 3,5 millions à 4,6 millions.

Cliquer sur la carte pour l'agrandir

Cette envolée n’a épargné aucune des 348 zones d’emploi que compte la France métropolitaine, mais celles-ci ont été inégalement frappées.

Lire la suite

6 millions de personnes sans emploi

Tribune libre de Paysan Savoyard

Depuis le milieu des années soixante-dix, la France connaît une situation de chômage massif : le nombre des chômeurs oscille selon les périodes entre 2 et 3 millions de personnes, ce qui représente entre 8 et 11 % de la population active (concernant les causes du chômage, voir la tribune parue le 24 septembre 2010).

Ce chiffre de 2 à 3 millions de personnes, dont font état les gouvernements, les partis politiques et les médias, est considérable : il ne représente pourtant qu’une partie de la réalité. Il nous a paru utile d’insister sur ce point sensible (NB : les chiffres donnés ci-dessous concernent la métropole) :

Le nombre de chômeurs « officiels » est actuellement (second trimestre 2010) de 2,6 millions (il s’agit des chômeurs qui, conformément aux normes du bureau international du travail BIT, sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi, n’ont pas travaillé du tout au cours du mois précédent et ont fait au cours du mois précédent une démarche de recherche active d’emploi).

Ce nombre des chômeurs (qui constituent ce que l’INSEE et Pôle emploi appellent la catégorie A) est le nombre officiel rendu public régulièrement. C’est ce nombre sur la base duquel est calculé le taux de chômage (le taux de chômage, rapport entre ce nombre et la population active, est actuellement de 9,3 %). C’est ce nombre, enfin, qui alimente le débat public (source : INSEE).

Il est à noter au passage que le gouvernement a restreint à différentes reprises le champ de cette catégorie A. Ces opérations statistiques étaient sans doute légitime puisque destinées à se conformer aux normes internationales : il n’en reste pas moins qu’elles ont eu pour les pouvoirs publics le grand intérêt de réduire sensiblement le nombre des chômeurs officiels (c’est ainsi qu’en 1992 le gouvernement – de gauche – a retiré du nombre des chômeurs officiels les personnes ayant exercé une activité réduite le mois précédent, ce qui a diminué le nombre officiel d’environ 300 000 ; en 2003 le gouvernement – de droite – a à son tour retiré de la statistique différentes personnes, notamment celles qui n’ont pas rencontré de conseiller ANPE au cours du mois précédent : cette opération a eu là encore pour effet de réduire le chômage officiel d’environ 200 000 personnes).

Lire la suite

La Grande-Bretagne envisage le travail gratuit des chômeurs

Addendum vidéo du 08/11/2010:

Le gouvernement britannique présentera cette semaine son nouveau plan anti-chômage.

Deux semaines après avoir dévoilé un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement britannique s’apprête à prendre des mesures musclées pour lutter contre le chômage.

Ce nouveau dispositif sera présenté cette semaine par le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith.

L’objectif affiché du ministre est ambitieux : réduire la facture des allocations, qui coûtent chaque année 190 milliards de livres sterling (220 milliards d’euros), et «casser le cycle de la dépendance».

Iain Duncan Smith décrit ce nouveau plan anti-chômage comme un «contrat» qu’il entend passer avec les 1,4 million de chômeurs de longue durée qui touchent des allocations hebdomadaires de 65 livres sterling (75 euros).

Ces derniers se verraient contraints d’effectuer 30 heures par semaine de travail bénévole, donc non rémunéré, comme le ramassage d’ordures, le balayage des rues ou l’entretien des parcs et jardins. Et ce, pendant quatre semaines. En échange, le gouvernement compte garantir au bénévole un nouveau «crédit universel» qui remplacerait les catégories d’allocations existantes. Si le demandeur d’emploi ne se présentait pas à son poste, en revanche, il perdrait ses allocations pendant au moins trois mois.

Redonner aux chômeurs une «routine de travail»
Lire la suite

L’économie de l’immigration

Par Jean-Yves Le Gallou

Il y a une «idéologie de l’immigration». Celle-ci promeut le multiculturalisme et la «diversité», la culpabilité française et européenne et «l’antiracisme». Selon une grille marxiste, «l’idéologie de l’immigration» est la superstructure intellectuelle de «l’économie de l’immigration», qui en est l’infrastructure.

La Liberté dévoilée – Gérard Rancinan, 2008, d’après l’oeuvre d’Eugène Delacroix

Selon une grille parétienne, « l’idéologie de l’immigration » est la « dérivation » théorique d’intérêts concrets bien réels (« les résidus » tout à fait matérialistes de ceux qui tirent avantage de l’immigration). Bref le discours des professionnels des bons sentiments sert de paravent à des intérêts sordides.

Lire la suite

Attali : Le système financier menacé de zombification

Non seulement la crise n’est pas finie, mais en plus de nouveaux nuages s’accumulent à l’horizon, avec notamment le scandale de la titrisation.

Il faut être aveugle pour ne pas voir qu’un nouveau tsunami s’annonce à l’horizon : une nouvelle dépression mondiale est en train de se mettre en place. D’abord, celle déclenchée en 2007 par la crise des subprimes n’a jamais été réglée.

Et toutes les actions lancées depuis l’ont été en vain : la baisse des taux d’intérêt n’a pas fait repartir la croissance et n’a fait que nourrir des turpitudes nouvelles, rendant plus facile à supporter l’endettement public, et permettant de retarder les réformes de structures nécessaires.

Au total, les banques ont reconstitué leur fonds propres pendant que les contribuables sont de plus en plus endettés et les chômeurs de plus en plus nombreux, et sur des durées de plus en plus longues.

Contrairement au discours dominant, la crise actuelle n’est pas terminée.

Lire la suite