6 millions de chômeurs : L’échec de Hollande

Le nombre des chômeurs continue de progresser à une allure vertigineuse : toutes catégories confondues, on dénombrait presque 5,9 millions de demandeurs d’emploi fin 2014, soit +312.900 depuis un an et +919.000 depuis mai 2012. La clameur populaire qui vient d’Athènes fait donc forcément écho jusqu’en France : et si on changeait de politique ?

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale. La situation du marché du travail en atteste.

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale.

La situation du marché du travail en atteste. Il faut certes manier la comparaison avec précaution, car la France ne connaît pas, loin s’en faut la situation sociale désespérée dans laquelle la Grèce s’est enlisée.
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Grèce : Une nation déclassée prête à voter Syriza

Addendum : La Grèce entre chômage élevé et forte fiscalité

Électricité coupée, retraites et droits sociaux amputés : nombre de Grecs veulent la fin de l’austérité.

Ce matin-­là de janvier, il fait 3 °C à Athènes. Et seulement 13 °C dans l’appartement d’Evguénia Michalakou, dans le très résidentiel quartier d’Aghia Paraskevi, à l’est de la capitale grecque. « Cela vous semble peu ? Pour nous, c’est un petit miracle ! », lance dans un sourire cette pétillante quadragénaire. Après deux ans sans électricité, Evguénia et sa famille viennent en effet de se faire rétablir le courant le 31 décembre 2014.

C’est cette Grèce déclassée, lessivée par quatre années de crise et d’austérité, qui s’apprête aujourd’hui à voter pour la Syriza, aux élections législatives du 25 janvier. Le parti entend bien étendre à l’échelle nationale les recettes sociales expérimentées en Attique, la plus grande région de Grèce autour d’Athènes.

« Depuis, on a installé deux gros radiateurs électriques à roulettes que l’on balade de pièce en pièce, et nous avons retrouvé le plaisir de nous la- ver à l’eau chaude. Nous reprenons une vie normale », se félicite cette mère de deux garçons de 11 et 18 ans, réceptionniste téléphonique.
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Ces chômeurs “invisibles” ou “découragés” qui doublent le nombre de sans-emploi

En cumulant les catégories A, B et C (les personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a augmenté de 34.300, soit 0,7%, pour s’élever officiellement à 5.020.200 en métropole et 5.320.000 en incluant les départements d’Outre-mer.

Le chômage mondial continuera d’augmenter jusqu’en 2019

Selon les dernières projections de l’Organisation internationale du travail (OIT), le monde comptera 213 millions de chômeurs en 2019 contre 169 millions en 2007. La hausse est plus forte dans les pays développés.

Si l’Organisation internationale du travail (OIT) a réactualisé en légère baisse le nombre de chômeurs en 2013 dans le monde – à 199,9 millions contre 202 millions en janvier dernier – la tendance reste à la hausse. Plus de 213 millions de personnes seront privées d’emploi à l’horizon 2019.

«Nous prévoyons une progression sur les deux prochaines années et surtout l’emploi est loin de retrouver les niveaux d’avant crise», commente Raymond Torres, directeur du département de la recherche de l’OIT.

Ainsi, le taux de chômage dans les économies développées et l’Europe est passé de 5,8% à 8,3% entre 2007 et 2014 et sera encore à 7,5% à l’horizon 2019. Pis, dans la zone euro, durement impactée par la crise des dettes souveraines en particulier dans les pays périphériques, le taux atteindra 11,2% contre 7,5% en 2007.
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Espagne : Des milliers de chômeurs tentent de décrocher un rôle d”esclave mourant de faim’

Des milliers d’Espagnols chômeurs se sont rués à Almeria, où se tient la mise au point du casting du prochain film de Ridley Scott, « Exodus », dans l’espoir de décrocher l’un des 3.000 à 4.000 rôles d’esclaves offerts.

Ils provenaient principalement de la région d’Andalousie, où le taux de chômage s’établit à 35%. Cependant, on recensait aussi des Basques et des Galiciens. Au total, il y avait 15.000 personnes… La perspective de percevoir un cachet quotidien de 80 euros a déclenché une véritable fièvre des vocations.

« La moitié d’Almeria, et la moitié de l’Espagne sont venues », a commenté Nerea Herrero, l’une des organisatrices de ce casting. Mais seules les personnes très minces, avec une carnation plus sombre, évoquant celle d’une personne africaine ou arabe, seront retenues. « Nous recherchons des gens très très minces, même si c’est excessif, parce que nous avons besoin de gens qui ressemblent à des esclaves mourant de faim », a-t-elle précisé.

Le film Exodus évoquera l’histoire biblique de Moïse et de l’exode des Juifs vers la Terre Promise. Le tournage devrait commencer à la mi-octobre.

Express.be

Danemark : Le chômage comme concept marketing

Une agence danoise propose d’exposer des chômeurs en vitrine pour attirer de potentiels employeurs. Surprise, la méthode fait ses preuves.

Hannibal est prêt à essayer “n’importe quoi”. Au chômage depuis quatre ans, il considère son CV comme “mort”. Pourtant, comme beaucoup d’autres, il ne manque pas de qualifications. Cet analyste politique, ex-employé du ministère de l’Impôt, ne parle pas moins de six langues. Et pour se mettre à nouveau en valeur, il a profité d’un projet un peu fou : celui de Reputation Copenhagen. L’idée ? Proposer aux demandeurs d’emploi de s’exposer en vitrine, comme des mannequins.

J’ai l’impression d’être un singe en cage“, ironise ainsi Hannibal, interrogé par le Wall Street Journal : “Les gens traversent la rue et s’arrêtent pour me fixer.” Vêtu de son costume habituel, il prend place derrière son bureau. En attendant qu’un employeur le repère, il vaque à ses traditionnelles occupations. Il fouine, encore et toujours, et soigne son image sur le Web et les réseaux sociaux. À côté de lui, son CV est en bonne place, affiché sur une pancarte géante.

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États-Unis : Le grand écart des chiffres du chômage

Régulièrement, les analystes politiques et économiques américains se plaisent à rappeler qu’aucun président sortant n’a été réélu avec un taux de chômage au dessus de 7,2 %. Sauf que les 8,1 % officiels aujourd’hui ne sont qu’un très pâle reflet de la réalité, a estimé ce week-end Graham Bibby, patron d’une société de gestion de portefeuille sur CNBC. En cause, la sortie massive des statistiques des chômeurs découragés, qui se traduit par un véritable trou noir dans les tableaux de chiffres qui circulent à Washington.

Les règles de cette comptabilité sont simples : si un chômeur inscrit depuis plus de 12 mois ne se rend plus aux entretiens, ne se manifeste plus auprès des agences pour l’emploi, il sort des statistiques. Idem pour les employés à temps partiel qui souhaitent être à temps complet, ou les tout récents chômeurs, qui doivent attendre plusieurs semaines d’inactivité pour être officiellement comptabilisés dans les chiffres. Pareil pour les chômeurs qui ont épuisé leur droit à indemnisation : ils n’existent tout simplement plus aux yeux du gouvernement.

Cette comptabilité restrictive fait que la photographie du marché de l’emploi à un instant T est extrêmement sujette à caution. Ça n’a rien d’une surprise ni d’une tromperie. La grande majorité des pays développés décomptent le chômage de la même façon. Mais la crise dure depuis maintenant quatre ans, et l’accumulation de chômeurs sortis des statistiques commence à prendre une ampleur particulièrement inquiétante et à traduire l’apparition d’un fort chômage structurel qui peine à refluer, même en période de reprise.

Cette accumulation de chômeurs découragés fait dire à certains analystes que le taux de chômage réel est plus proche des 15 %, voire dépasse les 20 % de la population active, et que ce sont ces chiffres-là qui devraient être utilisés dans la campagne électorale pour souligner l’ampleur du défi à relever en matière de création d’emplois.

Le Monde

Etats-Unis: la job-machine est-elle vraiment repartie?

Les indicateurs du marché du travail américain sont difficilement lisibles. Certains ne montrent aucune embellie. Et ceux qui enregistrent l’amélioration la plus spectaculaire peuvent être relativisés.

A première vue, le marché du travail américain semble parfaitement dégrippé. Les nouvelles inscriptions au chômage sont retombées à leur niveau le plus bas en quatre ans, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

Parallèlement, les créations d’emplois sont reparties. Le pays a créé en février 227.000 emplois de plus qu’il n’en a supprimé. Cela fait trois mois que les créations nettes d’emplois dépassent 200.000. Ces bonnes nouvelles ont eu un effet positif sur les marchés. Mais paradoxalement, elles ne rassurent pas tous les experts.

En effet, même si l’appareil statistique des Etats-Unis est très avancé, il n’est pas forcément très lisible. “En fait, il est difficile de porter un jugement sur l’état du marché du travail aux Etats-Unis. La plupart des indicateurs relayés dans les médias sont biaisés !“, estiment ainsi les experts de Merrill Lynch dans une étude récente.

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Pôle Emploi “au bord de l’implosion”

Les agents de Pôle emploi croulent sous les dossiers. Une enquête réalisée montre que, contrairement aux chiffres officiels qui évoquent une moyenne de 115 chômeurs par conseiller, “la moyenne flirte avec les 200 chômeurs par conseiller” dans les départements de la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne. A Garges-les-Gonesses (Val-d’Oise), un conseiller est même censé suivre 516 personnes par mois et un autre à Yerres (Essonne) le chiffre record de 655 chômeurs.

Face à cette situation catastrophique, due à la crise économique, à la montée brutale du chômage et au manque de moyens de Pôle Emploi, des conseillers se sont dit “obligés de jongler” et de se concentrer sur les cas les plus urgents.

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Chômage : Le pire est à venir pour les ouvriers

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c’est le niveau auquel le chômage s’est stabilisé. Alors que le pays s’apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l’Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s’accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.

« Malgré cette augmentation sur un mois, ce chiffre témoigne de la stabilisation du nombre de demandeurs d’emplois depuis six mois. Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du travail.

De retour rue de Grenelle, l’ex-patron de l’UMP, retrouve cet exercice terrifiant qui consiste à commenter des chiffres du chômage en période de récession. Bonhomme, le maire de Saint Quentin a fait contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant une « stabilisation ».

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Et de fait depuis 3 mois, le chômage semble avoir atteint un plateau. Avec 4,62 millions de personnes hors de l’emploi, notre baromètre s’installe donc à un niveau stratosphérique, qu’il n’avait encore jamais atteint avant septembre dernier.

Même si sa vitesse décroît, la dégradation, portée par la dynamique du chômage caché, est, ce mois-ci encore, au rendez-vous: + 0,4% sur un mois, et + 6,6% sur un an. Au total, le taux de chômage au sens du baromètre Marianne s’établit à 16,4 % en France métropolitaine.

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La France compte plus de 8000 “chômeurs militaires”

Dans son dernier rapport, consacré à la reconversion, le Haut comité d’évaluation de la condition militaire se penche notamment sur le cas des “chômeurs militaires“, une catégorie mal connue du public.

Depuis 2007, “tous les militaires ont droit à une allocation d’assurance chômage lorsqu’ils quittent le service après avoir été involontairement privés d’emploi“. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un non renouvellement de contrat, sachant que les deux tiers des militaires servent sous contrat, et non comme personnel de carrière. Pour percevoir les allocations chômage, ils ne doivent toutefois pas pouvoir prendre leur retraite au taux maximum de 75%.

Depuis 2004, leur nombre est relativement stable, autour de 8500 – 8554 exactement en 2008, par exemple. Les indemnités chômage sont versés directement par le ministère de la Défense, car les personnels militaires (comme les fonctionnaires) et leur employeur ne cotisent pas l’Unedic.

En 2008, le chômage militaire a coûté 85,6 millions d’euros à la Défense. Soit une moyenne de 834 euros par chômeur et par mois. La durée moyenne de l’indemnisation est de 337 jours, inférieure à la moyenne nationale de 384 jours.

Selon un témoignage qui nous est parvenu, la situation de ces chômeurs est parfois compliquée par les retards dans le versement des indemnités : “Le CTAC (Centre territorial d’administration et de comptabilité) de Bordeaux en charge de cette indemnisation est à la ramasse complète (6 mois de retard) et le problème qui pouvait être anticipé n’a été pris en compte qu’en septembre (recrutement de 10 personnels et pas de contact téléphonique…)… Rester 2 ou 3 mois sans revenus, c’est pénible.

Secret Défense

Crise habituelle ou glas d’un certain capitalisme?

La crise s’est révélée avec la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Une mobilisation sans précédent des chefs d’États n’a pas empêché la contraction du crédit à l’échelle mondiale, la récession et la faillite d’économies développées considérées à tort comme solides. Aujourd’hui, la quasi-faillite de la Grèce, les problèmes rencontrés par d’autres pays européens et les mesures exceptionnelles mises en place par l’Europe posent la question : n’est-ce pas une crise structurelle signant la faillite d’un modèle ? Hommes de terrain, économistes, philosophes et anthropologues ont analysé la crise, sa nature passagère ou profonde, ses origines et son issue.

Pour Jean-Marc Daniel, professeur d’économie politique à l’ESCP Europe, c’est bien simple, « il n’y a pas de crise ». Plus exactement, « il y a juste un cycle de Juglar », du nom de Clément Juglar, qui élabora à la fin du XIXème siècle la théorie d’un cycle économique à trois phases (expansion, crise et liquidation), répété tous les 8 à 10 ans. Il y a plus d’un siècle, l’économiste attribuait ce phénomène aux dérèglements périodiques du crédit.

Une spéculation intense conduit à une période d’euphorie, avec des anticipations excessives, qui finissent par un crash lorsque la réalité les rattrape. La crise de 2008 ne serait donc que la phase désagréable mais passagère d’un phénomène périodique et prévisible ? La réalité est un peu plus complexe.

Premier élément d’importance, un contexte délétère. Selon Jean-Marc Daniel, l’impact de la crise de 2008 a été amplifié par les choix passés de l’administration Bush. Celle-ci « a mené une politique budgétaire dictée par l’illusion de pouvoir échapper à ce cycle, » explique l’économiste. « L’année 2001 aurait dû subir un ralentissement plus sévère et être gérée en stabilisateur automatique ; au lieu de cela, elle a été gérée de manière keynésienne – avec une politique budgétaire contra-cyclique, ndlr. »

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En route vers la Grande Dépression ?

Par Frédéric Lordon

(Si oui, sortons le gros bâton)

Ça commence comme un octosyllable, et pourtant la situation manque de poésie. On pourrait enchaîner sur l’aphorisme de comptoir en ajoutant que si le pire n’est jamais sûr, il n’est pas davantage exclu. Tout cela pour dire qu’on avait été surpris de voir à l’automne 2008 les gouvernements capables de tout mettre sur la table pour sauver le secteur bancaire de la ruine complète (et nous par la même occasion) et que, de temps en temps, on pouvait ne pas désespérer complètement des effets d’apprentissage – la collection des erreurs qui avaient transformé le krach de 1929 en Grande Dépression avait été méditée et évitée.

Bien sûr, les banques s’en étaient tirées avec le magot des fonds publics, rigoureusement rien ne leur avait été demandé en contrepartie, et le scandale intrinsèque de ce rapt unilatéral s’agrémentait du spectacle de voir le manège repartir pour un tour – avec profits, bonus et inévitablement crise prochaine au bout de la séquence. Mais au moins nous n’étions pas morts, ça n’était pas si mal. 2008 et passim pouvaient échapper au bégaiement de l’histoire et n’être pas la simple répétition des années 1930.

No longer.

On prendra la brutalité du tête-à-queue général effectué par les politiques économiques européennes pour un indice de la puissance tutélaire acquise par les marchés de capitaux. Car il y a deux mois encore, l’analyse à l’ordre du jour, jusque dans la presse la plus raisonnable – financière et anglo-saxonne –, commandait de songer à sortir progressivement des plans de soutien à l’économie, mais pas maintenant et surtout pas trop vite.

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Nouveaux chômeurs

Clarisse, diplômée en ressources Humaines

Clarisse a 24 ans, des diplômes et déjà une expérience professionnelle. Mais la crise économique l’a amenée à rompre son premier CDI lorsque les conditions de travail se sont dégradées. La jeune femme pensait retrouver rapidement un travail. La conjoncture en a décidé autrement. De Tours à la banlieue parisienne, elle frappe aujourd’hui à la porte de tous les Pôles Emploi, en attendant de fonder sa propre entreprise…

Moalikyar Wahid se lance dans les énergies renouvelables

États-Unis: 6 millions de personnes n’ont que les coupons alimentaires pour seul revenu

Selon une analyse des statistiques gouvernementales publiée par le New York Times, quelque six millions d’Américains, soit une personne sur 50 aux États-Unis, ne vivent qu’avec un revenu de 100 ou 200 dollars par mois en coupons alimentaires. Le quotidien a publié que le nombre de personnes ayant rapporté être au chômage sans aucune aide financière (ni aide sociale, assurance-emploi, pension de retraite, pension alimentaire ou prestation d’invalidité) a explosé de 50 pour cent au cours des deux dernières années, au moment où s’installait la récession.

D’après l’article paru le 3 janvier, le nombre de personnes ayant rapporté être sans revenu durant les deux dernières années a triplé au Nevada, doublé en Floride et à New York et augmenté de près de 90 pour cent au Minnesota et en Utah. Dans le comté de Wayne au Michigan, qui comprend la ville de Détroit, où la moitié de la population est sans emploi ou sous-employée, un résident sur 25 dit n’avoir qu’un revenu de coupons alimentaires. Dans le comté de Yakima à Washington, cette situation touche une personne sur 17.

Ces statistiques révèlent l’ampleur de la souffrance humaine aux États-Unis au début de la nouvelle décennie et viennent contredire ceux qui osent parler de « reprise » économique. Les 6 millions de personnes, dont 1,2 million d’enfants, de ménages ne rapportant aucun revenu équivalent à la population entière de l’Indiana ou du Massachusetts, ou les populations combinées de Los Angeles, Philadelphie et Boston.

Une telle catastrophe sociale met en évidence l’indifférence de l’administration Obama, qui n’a essentiellement rien fait pour venir en aide à ceux qui ont perdu leurs emplois, leurs maisons et leurs gagne-pain, tandis qu’aucune dépense n’était trop élevée pour préserver les fortunes de l’élite financière et financer ses guerres.

Le nombre de personnes sans revenu est en augmentation constante depuis 1996, lorsque le président démocrate Bill Clinton et le Congrès républicain ont mis un terme au droit universel à l’aide sociale qui faisait partie du programme fédéral d’aide depuis sa création dans les années 1930. Jurant de « mettre un terme au cycle de dépendance, » les démocrates et les républicains ont imposé des limites sur les prestations, ont radicalement réduit les niveaux d’aide financière et ont imposé diverses procédures d’allocations conditionnelles. Lire la suite

“Le nombre de chômeurs augmente de presque 30 % en un an et demi”

La France a subi, en 2008, de premières conséquences sociales de la crise, notamment une forte hausse du chômage et un ralentissement de celle des salaires, mais l’ensemble des effets de cette crise se verra dans la durée, note l’Insee dans l’édition 2009 de son Portrait social.”

Après plus de cent mille pertes d’emplois en 2008 dans les secteurs marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le recul du marché du travail s’est amplifié au premier semestre 2009, avec plus de deux cent soixante-dix mille pertes d’emplois, et “les perspectives à court terme sont médiocres.

Quant au taux de chômage, il est passé de 7,1 % au premier trimestre 2008 à 9,1 % au deuxième trimestre 2009 en métropole, après deux ans de baisse régulière en 2006 et 2007.

Le nombre de chômeurs augmente donc de presque 30 % en un an et demi,” souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques. Le chômage partiel a été plus que décuplé en un an environ, pour atteindre trois cent vingt mille personnes au deuxième trimestre 2009, “niveau équivalent” à 1993. Le Monde

Portrait social par l’Insee d’une France subissant les effets de la crise

La France a subi en 2008 de premières conséquences sociales de la crise, notamment une forte hausse du chômage et un ralentissement des salaires, mais l’ensemble des effets de cette crise se verra dans la durée, note l’Insee dans l’édition 2009 de son “Portrait social.”

Après plus de 100.000 pertes d’emplois en 2008 dans les secteurs marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le recul du marché du travail s’est amplifié au premier semestre 2009, avec plus de 270.000 pertes d’emplois, et “les perspectives à court terme sont médiocres.

Quant au taux de chômage, il est passé de 7,1% au premier trimestre 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009 en métropole, après deux ans de baisse régulière en 2006 et 2007. “Le nombre de chômeurs augmente donc de presque 30% en un an et demi,” souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Le chômage partiel a été plus que décuplé en un an environ pour atteindre 320.000 personnes au deuxième trimestre 2009, “niveau équivalent” à 1993. Une situation qui pèse sur les revenus et niveaux de vie des chômeurs mais aussi des personnes en emploi.

L’ensemble des conséquences sociales de la crise économique apparaîtra dans la durée,” souligne l’Insee, en raison du délai nécessaire au redémarrage de l’emploi mais aussi de l’effet amortisseur des systèmes d’assurance chômage, de protection sociale ou du plan de relance.

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(05.11.2009)

► La fiscalité sur les déchets va alourdir les impôts locaux en 2010


La montée en puissance de la « nouvelle » taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), issue du Grenelle de l’environnement, affole les élus locaux. Son montant sur chaque tonne de déchets enfouis a doublé cette année et son impact va aller croissant jusqu’en 2015. Les Échos

►Hausse de 17,3% du nombre de chômeurs indemnisés sur un an

Toutes allocations confondues, y compris chômage, formation et préretraites, le nombre de personnes indemnisées par Pôle emploi augmente de 1,0% sur un mois et de 17,3% sur un an, poursuit Pôle emploi. Au total, 2.612.000 personnes étaient indemnisées par Pôle emploi en septembre contre 2.227.000 en septembre 2008. RMC

► Crédits immobiliers : la baisse des taux se poursuit

Pas de trêve. Les taux des crédits immobiliers ont une fois de plus baissé en octobre. Ilsse sont établis, en moyenne à 3,80%, contre 3,93% sur l’ensemble du troisième trimestre. Le Figaro

► Les routiers pourraient organiser des blocages après la mi-décembre

Les six syndicats de salariés du transport routier de marchandises, réunis hier, ont annoncé préparer des actions de blocages pour la deuxième partie du mois de décembre, suite à l’échec des négociations salariales avec les fédérations patronales du secteur. « Nous allons demander à nos adhérents de se tenir prêts pour des actions la deuxième quinzaine de décembre » Les Échos

(28.10.2009)

► Baisse de 17,6% des permis de construire sur un an

Les permis de construire de logements neufs chutent en France à fin septembre de 17,6% sur un an à 405.970 unités et de 18,6% sur trois mois à 96.302, selon les données publiées par le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables.Reuters

► Plastic Omnium : nouveau recul de 16,4 % de l’activité

La crise du secteur automobile continue de peser sur l’activité de Plastic Omnium. Le spécialiste du plastique, qui fournit notamment l’industrie automobile, publie un chiffre d’affaires consolidé de 1,742 milliard d’euros sur les neuf premiers mois de 2009, en retrait de 16,4 %. La Tribune

► Encore plus de chômeurs

Les chiffres de septembre ont été publiés et ils sont 21.600 demandeurs d’emplois de plus en catégorie A, c’est-à-dire sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, pour un total de 2.574.900 en France métropolitaine. Une hausse que le secrétaire d’État au chômage ne voit pas s’arrêter en 2010. Laurent Wauquiez l’a redit hier : la hausse du nombre de demandeurs d’emplois va augmenter l’année prochaine. France Info

► La surtaxe de 10% sur les banques finalement annulée

Fin du feuilleton, hier soir à L’Assemblée nationale : la taxe additionnelle sur les banques, adoptée vendredi dernier, a été annulée par un nouveau vote, exigé par le gouvernement après que le député UMP Jean-François Lamour a déclaré s’être trompé de vote. cBanque

La souffrance au travail des salariés de Pôle emploi

Pôle emploi va-t-il connaître le même sort que France Télécom, qui a compté son 25e suicide le 15 octobre ? Le service public de l’emploi a connu plusieurs drames : un salarié a mis fin à ses jours dans son agence, cinq autres ont tenté de se suicider dont trois depuis septembre. Que se passe-t-il ?

Né en décembre 2008 de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et des Assédic, le nouvel organisme s’occupe de l’indemnisation et du suivi des demandeurs d’emploi. Les 45 000 agents doivent pour beaucoup d’entre eux apprendre un nouveau métier et participer à la mise en place de sites mixtes regroupant l’ensemble des services pour les chômeurs. Problème : la crise économique a fait exploser le nombre de demandeurs d’emploi mettant encore plus sous pression les agents du nouveau service public.

Tous les syndicats appellent à la grève mardi 20 octobre pour dénoncer des conditions de travail qui “se dégradent de plus en plus avec le déploiement des sites mixtes” et avec “des objectifs quantitatifs inatteignables “, comme le suivi mensuel de demandeurs d’emploi. “C’est un scénario de type France Télécom qui se met en place, il est temps d’arrêter.

L’homme, qui s’est pendu en mars dans son agence de Saint-Quentin (Aisne), s’est confié à ses collègues dans une longue lettre relatant ses difficultés personnelles. “Comme en plus, c’est ma vie professionnelle que je ne peux plus assumer, je tire l’échelle“, a-t-il écrit, évoquant notamment “un directeur qui ajoute des tâches supplémentaires inutiles alors qu’on est déjà enfoncé jusqu’au cou“.
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