Afrique : Jeunesse, géopolitique d’un tsunami

La vulnérabilité dans laquelle vivent bon nombre de jeunes africains pourrait faire de la jeunesse du continent, le symbole primaire de l’insécurité humaine. Difficile de considérer les flux migratoires sans prendre en compte cette dimension du monde réel.

Qu’est-ce qu’être jeune en Afrique ?

Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre avec objectivité, tant la problématique de la jeunesse sur le continent africain est à la fois complexe et délicate. Si selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), est considéré de façon universelle et conventionnelle comme jeune, toute personne dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, cette définition semble ne pas correspondre aux réalités sociales et sociologiques en Afrique. C’est la raison pour laquelle, la charte africaine de la jeunesse de l’Union Africaine (UA) définit la jeunesse, comme la frange de la population africaine dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans.

Chômage, violence, désespoir, oisiveté, précarité, aventure, illusion, analphabétisme, illettrisme et sous-éducation.

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Espagne : 9 chiffres qui indiquent la profondeur de la crise

Les 9 chiffres qui indiquent la profondeur de la crise espagnole d’après Bloomberg :

✔ Au cours des cinq années antérieures à 2007, l’Espagne comptait pour presque la moitié des emplois crées dans la totalité de la zone euro.

✔ Maintenant, plus d’un quart des Espagnols sont au chômage, et la population espagnole a baissé en 2012 pour la première fois en quatre décennies.

✔ 26% des Espagnols sont au chômage. Près d’un tiers des chômeurs des 17 pays de la zone euro vivent en Espagne.

✔ Après l’éclatement de la bulle du secteur de la construction qui a attiré des travailleurs immigrés, la migration annuelle vers l’Espagne a été presque divisée par deux au cours des 4 années.

✔ L’année dernière, le nombre d’Espagnols qui ont migré au Maroc a été 32% plus important qu’en 2008. Après les pays d’Amérique Latine et les pays européen, le Maroc est une destination privilégiée des Espagnols qui émigrent.

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Plus de 18 millions d’Européens étaient au chômage cet été

Selon Eurostat, le taux de chômage de la zone euro a atteint le niveau record de 11,4% de la population active en août. Quelque 18,2 millions de personnes étaient alors sans emploi.

Le taux de chômage a atteint le niveau record de 11,4% dans la zone euro en août, selon les chiffres publiés ce lundi par Eurostat. Si ce chiffre n’est pas une totale surprise et correspond largement à celui qu’anticipaient les économistes, par contre les statistiques publiées recèlent une mauvaise surprise. les statisticiens européens ont en effet revu à la hausse les résultats du mois de juillet. Annoncé initialement à 11,3 % le taux de chômage de juillet est finalement de 11,4%

La situation est encore plus dramatique pour les jeunes. « En août 2012, le taux de chômage des jeunes s’est élevé à 22,7% dans l’UE27 et à 22,8% dans la zone euro, contre respectivement 21,5% et 20,7% en août 2011 » explique en effet Eurostat.Il s’agit en tout état de cause d’un niveau record.

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Ces baby-boomers qui cultivent leur confort sur le dos des plus jeunes

La génération des “Baby-boomers” a-t-elle soigneusement organisé son ascension puis la défense de ses intérêts contre celles qui lui succédaient ? Peu importe, si on convient que les générations qui suivent sont dans une situation inégale, infériorisée par rapport à leurs prédécesseurs. Le livre : “Les Génération déshéritées” décrit la situation et propose explications et solutions. Sans concession.

C’est un thème montant que celui de la crise intergénérationnelle où on montre que les « baby-boomers » ont tiré une large couverture à eux laissant, dans le froid et la nuit, les générations suivantes, celles de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Cronos, de retour, dévorerait sa progéniture en toute tranquillité.

Il est utile cet ouvrage que livre Mickaël Mangot car, par quelque bout qu’on le prenne, le sujet est bien là et s’installe dans un débat qui ne concerne pas uniquement, comme on le pense trop souvent, la question du financement des besoins des générations par les ressources des autres, mais des questions de civilisation et de prise de conscience qui tournent autour de ce qu’on nomme “progrès et acquits“.

« L’éducation, la productivité des actifs et l’espérance de vie de la population … Sur ces trois critères, il est clair que la situation n’a cessé de s’améliorer de génération en génération ». Ce petit livre fourmille d’informations chiffrées sur le niveau de vie des générations d’après la Seconde Guerre mondiale, insistant sur des données essentielles « Aujourd’hui 40% des jeunes générations ont un niveau d’études supérieures au baccalauréat, contre moins de 20% pour les générations au sortir de la guerre…. Les jeunes d’aujourd’hui devraient vivre plus longtemps. Ils auront plus de temps à leur disposition pour éponger la dette… ».

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Scénario noir pour le chômage des jeunes hommes

Le scénario noir tant redouté d’un chômage de masse des hommes en début de vie active est en train de se produire avec la crise: le chômage masculin des 15-24 ans atteint un record depuis 1975 en métropole. Fin 2009, un quart des jeunes ayant terminé ou quitté les études était au chômage (25,3%, contre environ 20% lors de la récession de 1993-94 et 5 à 6% après le premier choc pétrolier), selon un chiffre provisoire Insee.

Si un taux de chômage spécifique n’est pas encore disponible pour les jeunes vivant dans les quartiers concentrant les difficultés économiques liées à l’immigration et l’enclavement, on sait que dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), il est le double de la moyenne métropolitaine.

Il atteignait ainsi en ZUS 18,8% au troisième trimestre 2009 contre 9,1% au plan national, a indiqué vendredi une source gouvernementale à l’AFP. Ce qui représenterait près de 50% pour les jeunes, un chiffre digne du tiers-monde.

Les jeunes femmes, qui “commencent à tirer profit de leur réussite scolaire” selon l’Insee, ont aussi du mal à trouver du travail (22,3% de chômage fin 2009 en métropole) mais moins que leurs camarades masculins et moins que dans le passé.

Plusieurs générations de femmes ont connu un chômage autour de 25% à leur sortie sur le marché du travail (en 1984, de 1994 à 1997 et en 2006) ce qui n’était jamais arrivé pour les hommes.

Selon l’Insee, “depuis 2007, le taux de chômage des femmes en début de carrière est plus faible que celui des hommes” et la crise a aggravé la situation du fait de la “moindre embauche dans le secteur de la construction dont la main d’oeuvre est essentiellement masculine”.

Ces données apparaissent en décalage avec les efforts du gouvernement et l’argent public dépensé pour l’emploi des jeunes, depuis 2008 avec le plan Espoir Banlieue et depuis 2009 avec le Plan Urgence Jeunes.

Le taux de chômage Insee contredit aussi les chiffres de Pôle emploi qui fin 2009 montrait un ralentissement encourageant des inscriptions parmi les jeunes.

“On ne mesure pas la même chose. L’Insee mesure le nombre de chômeurs, que le jeune soit inscrit ou non”, a expliqué à l’AFP l’Insee vendredi.
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“La crise économique accélère le déclassement social”

Dans le contexte de flambée du chômage, jeunes et moins jeunes sont souvent obligés d’accepter des postes sous valorisés par rapport à leurs diplômes, leur formations ou leurs fonctions précédentes. Le problème c’est qu’une fois ce phénomène enclenché, il est très difficile d’y remédier, souligne le sociologue Louis Chauvel. Professeur à Sciences Po, il explique comment la spirale du déclassement se met en place, quelles sont les populations les plus menacées, le rôle joué par les entreprises. Il prévient enfin que le déclassement n’alimente pas seulement un pessimisme ambiant, il engendre une défiance vis-à-vis des élites et provoque des difficultés sociales majeures.

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