Portraits de la précarité en France

Vincent est chômeur de longue durée. Clara, un enfant à charge, ne travaille pas suffisamment pour assurer les dépenses du quotidien. Ils ont tous les deux accepté de témoigner de leur situation particulièrement difficile et de l’espoir qu’ils conservent tout de même de voir leur vie s’améliorer.

Restos du cœur : Une question de survie pour certains bénéficiaires (Màj)

Le potager citoyen : donner sa récolte aux Restaurants du Cœur

Le président des Restos du Coeur lance un appel aux dons

Olivier Berthe précise que le nombre de personnes en fin de droits a progressé de 53% ces dernières années. “Les premiers clients des Restos sont des chômeurs. Les familles monoparentales avec mère seule sont aussi très présentes. Viennent ensuite les personnes âgées et les jeunes“. L’argent provient pour moitié des donateurs. “Les Enfoirés” rapportent 20 millions d’euros par an, et l’association bénéficie d’aides européennes. Mais elle souhaiterait demander au gouvernement la possibilité d’obtenir des aides en nature.

C’est une situation scandaleuse, il y a environ 40.000 enfants dans la rue. La générosité ne s’est pas démentie depuis 2008. Dans un an, nous ne serons plus en mesure d’assurer notre mission. On sent une certaine démotivation chez certains bénévoles“, déclare Olivier Berthe.

Espagne : un tiers des salariés ont gagné moins de 9.030 euros en 2013

La proportion de salariés vivant du salaire minimum (ou moins) a augmenté avec la crise économique. 3,6 millions de salariés ne dépasse même pas le seuil de 322,5 euros.

Manifestation à Madrid contre l’austérité en novembre 2012

Plus d’un tiers des salariés espagnols ont touché une paie de 645 euros maximum par mois en 2013, selon les chiffres de l’Agence nationale des impôts qui montrent un appauvrissement de la population active avec la crise.

Sur un total de 16,68 millions de salariés, 34% ont touché l’équivalent du salaire minimum qui est de 645 euros mensuel, payé sur 14 mois, soit 9.030 euros par an, révèlent ces chiffres publiés jeudi sur son site internet. Dans le cas de 3,6 millions d’entre eux, le salaire mensuel n’a pas dépassé 322,5 euros.

Les femmes et les jeunes plus touchés
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Seine-Saint-Denis (93) : Pôle emploi à bout de souffle

Pendant trois mois, Nora Philippe s’est invitée au guichet de Pôle emploi en Seine-Saint-Denis. Dans ce documentaire, on découvre le quotidien de 40 agents souvent débordés ainsi que de milliers de chômeurs désarçonnés par le système de Pôle emploi.

La caméra est témoin de situations délicates comme celle d’un petit garçon qui vient chercher des informations pour ses parents, les deux sourds-muets. Le film est sans commentaires. La caméra a su se faire oublier pour suivre au plus près le quotidien des agents débordés.

Ainsi, l’administration peut faire des erreurs très lourdes de conséquences pour les demandeurs d’emploi. Un homme devait partir pour une formation aux États-Unis pour devenir agent d’escale pour Air France. Un agent a oublié d’envoyer le formulaire dans les délais et il ne peut donc pas partir.

Les conséquences de la crise en France analysée dans une étude sur 10 ans

L’Insee a étudié sur près de dix ans de nombreuses données afin de permettre d’avoir une vue d’ensemble sur les conséquences de la crise économique. On constate évidemment que le chômage a beaucoup augmenté.

Le revenu des plus modestes a chuté. Autre constat, on remarque une explosion du nombre d’allocataires des minimas sociaux.

Il est urgent de préparer la décroissance !

Pour Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, tous trois membres du Mouvement des objecteurs de croissance, “les partis médiatiques prouvent tous les jours leur incapacité à proposer la moindre mesure qui ose accepter la réalité d’un monde fini”. “C’est pourquoi, écrivent-ils, il faut appeler politiquement à une recomposition électorale autour d’un pôle antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste et révolutionnaire”.

Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête effrénée de croissance, par la promotion du consumérisme et du « progrès » technoscientiste. Les effets de ces politiques sont pourtant implacables : les 67 milliardaires les plus riches de la planète détiennent autant de richesse que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres ; le 5e rapport du Giec annonce une augmentation de 4,8 °C d’ici à la fin du siècle, induisant des événements climatiques extrêmes, une insécurité alimentaire, une perte de biodiversité, plus de migrations contraintes…

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Et l’INSEE révéla à l’insu de son plein gré que nous sommes entrés officiellement en déflation

A la lecture des derniers chiffres sur l’évolution des prix au mois d’octobre, on se rend compte que l’économie française est bel et bien entrée dans une phase critique.

Le 13 novembre, l’INSEE publiait les dernières données relatives à l’évolution des prix pour le mois d’octobre 2014 : “Les prix à la consommation sont stables en octobre 2014 ; ils augmentent de 0.5% sur un an”. A priori, rien d’alarmant. Cependant, en regardant le détail des chiffres d’un peu plus près, il apparaît tout simplement que la France vient discrètement d’entrer en déflation.

En effet, si l’indice des prix à la consommation permet de refléter l’ensemble des variations de prix, il reste tout de même soumis aux humeurs des biens les plus volatils.

Ainsi, afin de se faire une idée plus précise des tensions inflationnistes, il est recommandé de s’intéresser à l’indice d’inflation sous-jacente. Pour la définition, c’est l’INSEE qui en parle le mieux :

“L’indice d’inflation sous-jacente est un indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix. Il traduit l’évolution profonde des coûts de production et la confrontation de l’offre et de la demande. L’indice d’inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales de façon à neutraliser les effets sur l’indice des prix de la variation de la fiscalité indirecte ou des mesures gouvernementales affectant directement les prix à la consommation. L’inflation sous-jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes.”

Ainsi, l’indice d’inflation sous-jacente permet une meilleure lecture de la confrontation de l’offre et de la demande. Plus la demande est forte par rapport à l’offre, et plus l’inflation sous-jacente aura tendance à progresser. Inversement, plus la demande est faible par rapport à l’offre, plus l’indice aura tendance à s’affaisser.

Et en ce mois d’octobre 2014, l’inflation sous-jacente vient de passer en territoire négatif à -0.01%. Une première historique depuis les années 30.

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États-Unis : Pourquoi les jeunes désertent-ils les hypermarchés ?

Aux États-Unis, les grands centres commerciaux sont devenus d’immenses vaisseaux fantômes peinant à attirer la jeune génération. Nouveaux modes de consommation et crise économique seraient les facteurs de cette désaffection.

West Bloomfield, banlieue blanche de Detroit, un samedi de janvier par -30°C. Un temps à squatter les malls. Mais sur le parking, les voitures se font rares. A l’intérieur, les hautparleurs diffusent des chants de Noël de Sinatra entre deux annonces promotionnelles. Des mamans juives trompent leur ennui en allant se faire couper les cheveux. A part un hypermarché discount, on ne trouve que des magasins de décoration intérieure ou des salons de coiffure.

Le centre commercial est devenu un repaire de vieux. Où sont les magasins de chaussures de sport, les fast-foods? Où sont les jeunes? Ils restent chez eux. Ils passent commande sur Amazon. Les voitures sont trop onéreuses à entretenir pour les adultes, alors pour les millenials (la génération Y, celle des jeunes gens nés entre le début des années 80 et le début des années 2000)… Avec un taux de chômage de 16 %, les 16-34 ans n’ont pas les moyens. Ils sont moins de 7 sur 10 à passer le permis de conduire.

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La réforme seule n’est pas une solution pour la zone euro

Par Martin Wolf

Il faut en effet non seulement plus de réforme, mais aussi plus de demande.

Les politiques actuelles de la zone euro peuvent-elles se traduire par une forte reprise ? Ma réponse est : non. La zone euro ayant généré 17 % de la production mondiale en 2013 (aux prix du marché), cette réponse a une importance mondiale.

C’est l’Allemagne qui a défini la stratégie économique de la zone euro. Elle se compose de trois éléments : réforme structurelle, discipline budgétaire et régulation monétaire. Jusqu’à présent, cet ensemble de politiques n’a pas réussi à générer une demande suffisante : au deuxième trimestre 2014, la demande réelle dans la zone euro a été de 5 % inférieure à ce qu’elle était au premier trimestre 2008.

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Sacrée croissance ! (+bonus)

Entre les décideurs politiques et une partie de la population réticente à se laisser imposer les doxas libérales, les visions du monde tel qu’il doit être mené semblent irréconciliables. Lorsque les premiers ne jurent que par la croissance, répétant le terme comme une formule incantatoire, les seconds espèrent en d’autres solutions et réfutent le productivisme et la consommation à tout prix.

Les experts intervenant dans le film sont formels : sous la forme qu’elle a connue au XXe siècle, la croissance est terminée, elle ne reviendra pas. De nombreux paramètres ne leur laissent aucun doute, dont la fin de l’ère des énergies bon marché ou la dépendance croissante à la dette.

Réalisé par Marie Monique Robin (France 2014)


Bonus : entretien avec Marie-Monique Robin

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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Allemagne: le fossé économique Est-Ouest s’est réduit sans disparaître

Un bon salaire, dans une entreprise du coin, ça n’existe pas“. 25 ans après la chute du Mur, le constat claque dans l’air froid de Prenzlau en ex-RDA, symbole d’une fracture Est-Ouest persistante, malgré des progrès.

“Ici, autrefois, un terrible mur a séparé les gens !”

Thomas Mielsch, chauffeur routier de 46 ans, sort de l’Agence pour l’emploi de cette petite ville du nord-est de l’Allemagne, à 120 km de Berlin.

Prenzlau jouit d’un triste statut: elle est le chef-lieu de l’Uckermark, région au taux de chômage le plus élevé d’Allemagne, à 14,7% en septembre.

Licencié par son précédent employeur, un transporteur basé en Allemagne de l’Est qui récompensait ses semaines de 60 heures par 1.580 euros nets mensuels, M. Mielsch vient d’être embauché par une entreprise danoise.

Je vais gagner deux fois plus pour le même travail. Je touche aussi bien plus lorsque je travaille pour une entreprise basée à l’Ouest” de l’Allemagne, explique-t-il en réajustant sa boucle d’oreille.

Difficile de résister à la tentation de partir chercher de meilleurs salaires. “Environ un tiers” de ses amis travaillent à l’Ouest et retrouvent leur famille le week-end.

Le fossé rétrécit
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L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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L’homme qui veut taxer les robots au profit des humains

Quoiqu’il en veuille aux machines, John Mitchell n’est pas un luddite. Écossais d’origine, il vit en France, où il est informaticien. Et il n’a pas envie de casser les ordinateurs. Il serait le premier au chômage et le chômage, c’est ce qu’il combat.

«On m’a demandé une fois lors d’un passage à la télévision: “Vous voulez casser à nouveau les métiers à tisser, c’est ça? Bien sûr que non: mais les patrons, eux, cassent les gens, voire leurs propres machines car il faut sans cesse les renouveler.»

Ce que propose John Mitchell est simple: il veut taxer les machines de sa «cotisation Rose». Rose pour «Robots, ordinateurs et systèmes experts». Le bénéfice de cette taxe servirait à créer des emplois, à assister les chômeurs, à financer des formations, à aider les entreprises à embaucher.

D’ailleurs, il insiste pour éviter tout quiproquo: «Je ne suis pas contre le progrès, bien au contraire. La carte à puce du médecin, c’est formidable, c’est pratique” Mon problème est seulement: que vont devenir toutes les femmes qui saisissaient les feuilles de Sécu? La Sécu va économiser de l’argent, les Assedic vont payer et les gens seront désespérés. C’est anormal, on met les gens en situation de ne plus savoir quoi faire.»
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Les vrais chiffres du chômage en septembre : 67.900 chômeurs de plus malgré 283.300 radiés

Toujours un inscrit sur deux qui ne perçoit aucune indemnité de Pôle emploi. Seuls 2 chômeurs sur 10 sortent des listes pour “reprise d’emploi déclarée”.

Après la fausse baisse du mois dernier, imputable aux augmentations des radiations, le rééquilibre se fait, donc, avec une moyenne hélas courante d’ environ 1000 chômeurs de plus par jour (lissée sur les 2 derniers mois).

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Septembre 2014 :

  • Défauts d’Actualisation : 194.800, 43,3 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 42.700, 9,5 % des sorties. +4,4 % sur 1 mois

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 45.800 et 10,2 % des sorties.

Soit 283 300 radiés des listes (63 %) pour autres motifs que :
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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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L’emploi de 3 millions de salariés menacé par les robots d’ici à 2025 (Màj vidéo)

Addendum du 27/10/2014 : 20% des tâches pourraient être automatisés dans les années à venir.

Selon une étude du cabinet Roland Berger publiée dans le Journal du dimanche, tous les secteurs de l’économie seront touchés par la robotisation, sauf l’éducation, la santé et la culture.

Au travail, des robots à la place des cadres? Selon une étude du cabinet spécialisé Roland Berger, dont les principales conclusions ont été publiées ce week-end dans le Journal du dimanche, plus de trois millions d’emplois sont menacés à l’horizon 2025 par la robotisation des tâches, y compris des emplois qualifiés.

Presque tous les secteurs de l’économie seront touchés par cette évolution, de l’agriculture à la police, en passant par l’hôtellerie. Seuls l’éducation, la santé et la culture devraient être épargnées.

Dans ce monde transformé par le progrès technique, le taux de chômage culminerait à 18% de la population active, contre un peu moins de 10% aujourd’hui. Les secteurs de l’environnement, des nouvelles technologies ou encore des relations clients créeraient des emplois, mais insuffisamment pour en donner à tout le monde. Le diplôme cesserait d’être un bouclier contre le chômage.
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La mythique courbe de Phillips

Par Simon Wren-Lewis

Supposons que vous ayez une heure de cours pour enseigner les fondamentaux en macroéconomie, quelle relation seriez-vous sûr de présenter? Ma réponse serait la courbe de Phillips. La courbe de Phillips explique grandement la politique monétaire.

Ce sont des idées simples, mais hautement plausibles, qui m’ont amené à croire en la courbe de Phillips. Lors d’une expansion, la demande est forte par rapport à la capacité de l’économie à produire, donc les prix et salaires tendent à s’accroître plus rapidement que lors des récessions.

Cependant les travailleurs ne vont normalement pas souffrir d’illusion monétaire: lors d’une expansion, ils veulent de plus hauts salaires pour accroître l’offre de travail. Les entreprises se focalisent quant à elles sur leurs marges de profit, si bien que si les coûts augmentent, les prix augmentent également.

Comme les entreprises ne changent pas leurs prix tous les jours, elles vont aussi bien penser aux coûts courants qu’aux coûts futurs. Cela signifie que l’inflation dépend de l’inflation anticipée, aussi bien que d’un certain indicateur d’excès de demande, comme le chômage.
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Alexandre Mirlicourtois : « Réduction du chômage et petits arrangements statistiques »

Par Alexandre Mirlicourtois – Directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

Le chômage c’est le critère de la réussite ou de l’échec d’une politique économique. Et comme disait Mark Twain : « les faits sont têtus. Il est plus facile de s’arranger avec les statistiques ». Et l’on peut en effet se demander parfois, si l’art de réduire le chômage n’est pas d’abord celui d’acclimater les conventions comptables.