Europe : « La fin du travail »

L’agence européenne de statistiques Eurostat a publié lundi les chiffres du chômage pour janvier. Même s’ils n’ont jamais été aussi bons depuis le début de la crise financière en 2007, ils indiquent tout de même que près de 24 millions de personnes sont sans travail au sein des 28 États-membres de l’UE. Dans la zone euro, on recense 18 millions de chômeurs.

Les plus faibles taux de chômage dans la zone euro sont enregistrés en Allemagne (4,7%) et en Autriche (4,8%); les plus élevés sont en Grèce (25,8%) et en Espagne (23,4%).

Par rapport à l’année dernière, les chiffres du chômage ont diminué dans 24 États membres. L’Espagne, l’Estonie et l’Irlande ont enregistré les plus fortes baisses. En Belgique, c’est le statu quo, tandis que Chypre, la Finlande et la France ont enregistré une hausse du chômage.

Dans la zone euro, en moyenne, on compte actuellement 11,2% de chômeurs parmi la population active. La moyenne au sein des 28 membres de l’UE s’établit à 9,8%.
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Aux Etats-Unis, seulement 5,6% de chômage? Le ‘grand mensonge’

Aux Etats-Unis, les médias, Wall Street et la Maison Blanche ne cessent de célébrer la chute du taux de chômage, d’autant que les Américains aiment les histoires de « come-back ». Mais selon Jim Clifton, CEO de l’institut de sondage Gallup, le pourcentage d’employés américains à plein temps n’a jamais été aussi faible. La plus grande partie de la population n’en a pas conscience, parce que les chiffres du chômage sont très trompeurs. D’après le Département américain du Travail de chômage, il n’y aurait plus que 5,6% de chômeurs aux Etats-Unis. Sur son blog, Clifton évoque une imposture, « un grand mensonge » (“Big Lie”).

« Personne ne vous dira ceci : si vous, ou un membre de votre famille, ou toute autre personne sans emploi décide d’abandonner la recherche d’un emploi – si vous êtes si désespéré d’être au chômage que vous avez cessé de chercher un emploi au cours des 4 dernières semaines – le département du travail ne vous comptera plus comme chômeur. C’est ainsi. Alors que vous êtes aussi chômeur qu’on peut l’être, et que, malheureusement, il se pourrait que vous ne retrouviez jamais de travail, vous n’êtes pas compté dans les chiffres que nous voyons défiler sans relâche dans les actualités – actuellement 5,6%. A cet instant, 30 millions d’Américains sont ou bien sans emploi ou bien travaillent moins qu’ils ne le souhaiteraient. (…)

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Louis Schweitzer : “La dette perpetuelle, c’est mieux que de laisser crever la Grèce !”

Louis Schweitzer, commissaire général à l’Investissement, est favorable à la proposition grecque de transformer une partie de sa dette en “dette perpétuelle”. C’est à dire que le débiteur paye les intérêts, comme pour toute dette, mais ne rembourse à priori jamais le capital.

Quand une entreprise a des difficultés, les créanciers se réunissent, et ils voient à quelles conditions l’entreprise peut survivre. La dette perpétuelle, c’est toujours mieux que de laisser crever !“, déclare Louis Schweitzer.

Debout, au coeur de la crise

La France n’en finit plus de constater les ravages provoqués par la crise. Premiers touchés, ceux qui étaient déjà les plus faibles : les familles mono-parentales, les chômeurs et les personnes âgées…

Mais la crise a aussi fabriqué des travailleurs pauvres : des salariés à tous petits revenus, des intérimaires qui multiplient les petits contrats. Même les cadres ne sont plus épargnés.

Personne, aujourd’hui, n’est à l’abri. La perte d’un emploi, un divorce et tout peut basculer. C’est tout de suite la perte du logement, de la voiture, des amis… On s’isole sans savoir jusqu’où ira la chute.

Près de 9 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit moins de 800 euros par mois et par personne. Avec courage et sans tabous, des victimes de cette crise ont accepté de nous parler de leur vie.

Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (3/3) La vie malgré tout

Le quotidien de quatre familles de la petite classe moyenne, ébranlées par la crise et confrontées à la peur du déclassement social. Cette série documentaire pose un regard profondément humain sur ces vies précarisées.

Frédéric Brunnquell a partagé les difficultés de quatre familles pendant sept mois, à Lille, Paris, Lyon et Nancy, recueillant leurs témoignages et capturant des instantanés du quotidien.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Joseph Stiglitz : « La crise, une occasion manquée »

L’Europe est confrontée aux problèmes particuliers posés par l’euro. Mais il existe certains problèmes communs à long terme auxquels sont confrontés tous les pays avancés. En lieu et place de ces politiques d’austérité erronées, la récession aurait pu devenir le bon moment pour consacrer plus de ressources pour prendre ces problèmes à bras-le-corps.

Nous verrions alors des économies plus fortes, à la fois aujourd’hui et pour l’avenir. Au lieu de cela, des deux côtés de l’Atlantique, nous avons laissé ces problèmes s’envenimer.

Il existe quatre problèmes sur lesquels je souhaiterais attirer l’attention. Tout d’abord, dans tous les pays avancés, des transformations structurelles sont nécessaires, à mesure que nous passons d’une économie manufacturière à une économie de services, et que nous nous adaptons aux nouvelles réalités géopolitiques et aux changements associés en matière d’avantage comparatif.

Globalement, le nombre d’emplois dans le secteur manufacturier continuera à baisser, la croissance de la productivité dépassant celle de la demande ; et la part des emplois globaux situés dans les pays avancés sera également en baisse. Il restera certains marchés de niches importants, et il faut les cultiver.

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Classe moyenne, des vies sur le fil : Partie (2/3) Sans répit

En France, dix millions de personnes forment la petite classe moyenne, oubliée des statistiques et ignorée des politiques. En équilibre instable sur un fil, compte tenu de leurs faibles revenus (à peine au-dessus du seuil de pauvreté, soit 1 200 euros pour une personne seule et 2 600 pour une famille avec deux enfants), ces hommes et ces femmes se démènent pour ne pas sombrer dans la misère.

Frappés de plein fouet par la crise, ils ont vu leur niveau de vie se dégrader.

Réalisé par Frédéric Brunnquell (France 2014)

(Merci à NOP)

Creil (60) : L’ancien cadre, devenu SDF, raconte sa descente aux enfers

Plusieurs habitants l’ont remarqué, à Creil, surpris quand cet homme, tiré à quatre épingles, leur a demandé de l’aide dans la rue. « Cela peut arriver à tout le monde », lâche-t-il. Il n’aurait jamais imaginé que ça tomberait sur lui. Alors, il veut expliquer. Après avoir passé deux mois dehors, Christophe, 48 ans, raconte comment, alors qu’il avait tout, il s’est retrouvé à faire la manche en centre-ville.

Il a connu une autre vie « avant ». « En 1986, j’ai 20 ans, j’obtiens mon BTS action commerciale au lycée Jules-Uhry de Creil. A peine un mois plus tard, je suis embauché chez Nestlé, au sein de sa filiale Davifrais/Davigel, comme commercial à Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d’Oise). Très vite, je gagne bien ma vie… Au bout de 5 ans, je deviens cadre commercial et au bout de 13, le groupe me propose un poste d’inspecteur commercial à Nantes. Mais je n’arrive pas à convaincre ma famille de déménager, je dois dire non. » Le point de bascule.

« Après ce refus, j’ai peur d’être un peu bloqué dans ma carrière. Mais au même moment, une autre boite, DLG Loiseau-Regnault à Orly (Val-de-Marne), tente de me débaucher… Je leur dis oui. A l’époque, c’est le spécialiste des viandes cuites sous vide, toutes les restaurations collectives en veulent, la société est en plein boom. »

Trois ans plus tard, il sera licencié économique. « Mon mariage explose après 19 ans de vie commune et 3 enfants. » Cela aussi, « ça peut arriver à tout le monde… Et je pense me relever, j’ai toujours réussi dans la vie, j’ai 35 ans et de l’argent. Je me donne 3 mois pour retrouver un job mais ça ne marche pas, mes entretiens se passent mal, je dois revoir mes exigences à la baisse. »
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René, 50 ans, 5 ans de chômage : ” Trop vieux, trop qualifié ”

François Rebsamen a annoncé un nouveau plan de lutte contre le chômage de longue durée. Le nombre de demandeurs d’emploi de plus d’un an et plus, n’a cessé d’augmenter, passant de 1,95 millions en 2008 à 2,42 millions aujourd’hui. Comment expliquer un tel phénomène? Reportage dans le Nord avec René, 50 ans et 5 ans de recherche d’emploi.

Le chômage à l’origine de 45.000 suicides par an dans plus de 60 pays

Le chômage serait à l’origine de quelque 45 000 suicides chaque année dans 63 pays, dont les économies occidentales, selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et publiée mercredi dans la revue The Lancet Psychiatry.

Ce groupe de chercheurs de l’Université de Zurich souligne

la nécessité de mettre en place des stratégies spécifiques de prévention chez les chômeurs à toutes les époques, au lieu de se focaliser simplement sur les effets négatifs des crises économiques.

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Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ?

On observe, par exemple aux États-Unis et au Japon depuis le début des années 2000, au Royaume-Uni depuis 2008, l’absence de hausse (ou même la baisse) du salaire réel par tête alors que l’économie est en croissance et que le taux de chômage devient très faible.

Ce nouveau fonctionnement du marché du travail, dû à la perte de pouvoir de négociation des salariés, conduit à une inflation très faible même au plein emploi. Mais est-ce un modèle économique durable ?

Peut-il y avoir durablement de la croissance si le salaire réel par tête n’augmente pas ? A priori, la réponse peut être positive si : – la stagnation des salaires réels conduit à une forte hausse de l’emploi, puis, quand le plein emploi est atteint, de l’immigration ; le revenu des ménages est alors alimenté par l’emploi et non par le salaire réel par tête.

Ceci s’observe aux États-Unis et au Royaume-Uni ; – la faiblesse de la demande des ménages est compensée par une croissance rapide des exportations, avec l’amélioration de la compétitivité, entraînant aussi une croissance rapide de l’investissement des entreprises, avec aussi l’amélioration de la profitabilité.
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Chômage des jeunes : Mener tous les élèves au bac est insensé

Les jeunes sont les premiers à souffrir de la crise économique. La preuve : le taux de chômage des 15-24 ans est de 22,7% en France. Comment lutter contre ce fléau économique et social ? En instaurant une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail, répond Laurence Boulieu, conseillère à l’emploi et auteur de L’emploi j’y crois!. Explications.

Comme je l’explique dans mon livre “L’emploi j’y crois !”, pour lutter contre le chômage des jeunes, il est capital de faire dans le préventif et non plus dans le curatif. Je suis intimement convaincue que la solution passera par une meilleure collaboration entre l’école et le monde du travail.
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Le Medef soutient des entrepreneurs en herbe

Créer leur propre entreprise, c’est le choix de certains jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. L’idée est séduisante, mais sans coup de pouce, il est assez difficile de se lancer.

Le Medef a donc décidé d’aider une quinzaine de jeunes de la banlieue parisienne. C’est le cas de Sarah Merouche, 25 ans. La jeune femme est en train de créer son entreprise de repas halal. Ainsi, avec d’autres jeunes, elle participe à une formation de cinq semaines sur la création d’entreprises au siège du patronat français.

On monte des projets pour pouvoir déjà se sortir d’un certain marasme : chômage, discrimination à l’embauche… Donc créer nos propres emplois, car on n’a plus le choix aujourd’hui, il n’y a pas de travail, et derrière, tirer les autres avec nous“, explique l’un des jeunes.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2% !

Sans (bonne) surprise, les chiffres du chômage en France en 2014 sont mauvais. Les plus mauvais de toute l’histoire de notre pays. Un record en forme de signal d’alarme qui doit nous pousser à innover pour permettre aux 5,5 millions de personnes sans emploi de retrouver un job.

Le vrai taux de chômage en France, c’est 19,2%. Si l’on rapporte le nombre total de chômeurs à la population active, c’est bien ce taux que l’on obtient. Rendons-nous compte que 5,5 millions de personnes sur un total de 28,6 millions de personnes en âge de travailler (dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans) ne travaillent pas, en France.

Et face à cela, que fait-on ? Rien. Rien de nouveau en tout cas. Pour lutter contre le chômage, on ressort – quoiqu’on en dise – les mêmes recettes : contrats aidés, allègement de charges, formation, apprentissage… De ce point de vue là, il est effectivement juste de dire que nous avons tout essayé. Plus exactement, nous avons essayé tout ce que nous avons déjà maintes et maintes fois mis en place, relancé, rebaptisé, musclé, réorienté et que sais-je encore.

Grands plans nationaux… inefficaces
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Citation du jour (Rediff.)

« La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental. » - Bill Gates

(Phrase prononcée en mars 2014 lors d’une session organisée par le « think tank » The American Enterprise Institute).

6 millions de chômeurs : L’échec de Hollande

Le nombre des chômeurs continue de progresser à une allure vertigineuse : toutes catégories confondues, on dénombrait presque 5,9 millions de demandeurs d’emploi fin 2014, soit +312.900 depuis un an et +919.000 depuis mai 2012. La clameur populaire qui vient d’Athènes fait donc forcément écho jusqu’en France : et si on changeait de politique ?

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale. La situation du marché du travail en atteste.

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale.

La situation du marché du travail en atteste. Il faut certes manier la comparaison avec précaution, car la France ne connaît pas, loin s’en faut la situation sociale désespérée dans laquelle la Grèce s’est enlisée.
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Drancy (93) : La mairie aide les chômeurs à trouver un travail

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, la mairie s’est transformée en cabinet de placement pour ses administrés. Ici, 17% des 60.000 habitants de la commune sont demandeurs d’emploi. Face à ce chômage de masse, la mairie a réagi en créant voilà un an et demi, une structure dédiée à l’emploi. Objectif : trouver un travail pour les chômeurs.

Le chômage tue

Près de 600 suicides pourraient être attribués à la hausse du chômage observée en France entre 2008 et 2010, selon une étude conduite par des chercheurs de l’Inserm, qui précisent qu’aucun lien de cause à effet ne peut être déduit de ces résultats.

Le taux de décès par suicide augmente avec le taux chômage, selon une étude publiée mardi. « Entre 2000 et 2010 en France, le taux de chômage est significativement et positivement associé au taux de suicide », estiment les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui signent cette étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

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Grèce : Le chômage touche tout le monde (Màj vidéo)

Addendum : Plongée à Patras, ville parmi les plus pauvres de Grèce

Les élections législatives de dimanche 25 janvier seront sans doute très suivies à Patras. Cette ville, deuxième port de Grèce, compte 380.000 habitants. Ici, la crise a été d’une violence inouïe. Dans cette grande ville industrielle, on compte 40% de chômeurs.

À Perama, une zone industrielle près d’Athènes, la crise a commencé il y a six ans. On comptait alors plusieurs milliers d’ouvriers. Aujourd’hui, il en reste à peine 1.000. “L’activité a diminué de 70%”, explique Nikitas Siandris, de la société des bateaux taxis.
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Irlande : “C’est la reprise” pour Christine Lagarde

Christine Lagarde est l’une des femmes les plus influentes au monde. Elle dirige le Fonds monétaire international (FMI), une institution chargée de garantir la stabilité financière dans le monde.

Clairement, le rétablissement irlandais est tout à fait extraordinaire, parce que quand vous regardez la croissance, elle est la plus haute de l’eurozone, et si vous regardez le chômage, il a baissé de presque 3%. Si vous regardez la dette, elle est en baisse. Si vous regardez le déficit, il a presque été réduit de moitié. Donc la plupart de ces chiffres sont vraiment solides et montrent la voie d’une bonne reprise.

Toutefois, le chômage dépasse toujours les 10%, et le chômage des jeunes est supérieur à 20%. Donc, on n’est pas encore au bout du chemin. Donc, bien que l’Irlande a pris un bon départ, elle doit encore continuer à travailler sur la baisse du chômage et sur la création d’emplois. Ce seront les clefs d’un réel succès de la reprise irlandaise.”

Bretagne : Le développement des garages solidaires

En Bretagne, des garages réparent, vendent ou louent des véhicules à très bas prix. L’objectif est d’aider les chômeurs en réinsertion professionnelle… Le tout subventionné par le Conseil Général.

Les quinze mécaniciens du garage ont eux-mêmes connu des accidents de la vie, entre chômage, problèmes de santé et précarité. Mais grâce à ces autos données par particuliers ou des collectivités locales, tous ici ont aussi droit à une seconde chance.

Autre initiative solidaire pour venir en aide aux chômeurs, celle de concessionnaires des Côtes d’Armor, qui louent des voitures d’occasion subventionnées par le conseil général à des tarifs préférentiels. Prix minimum, 10€ la journée, 50€ la semaine, assurance et carburant compris.

Radio Courtoisie : « Les 14 mensonges sur l’immigration » (Audio)

Le lundi 19 janvier 2015, dans son “Libre journal” diffusé sur Radio Courtoisie, Henri de Lesquen recevait Jean-Yves Le Gallou de la Fondation Polemia, Gérard Pince, auteur de l’ouvrage Les Français ruinés par l’immigration et André Posokhov, pour leurs rapports respectifs sur les coûts de l’immigration.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Au chapitre des mensonges abordés lors de l’émission:
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France: le chômage va continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015 (Unédic) (Màj)

Addendum du 18 janvier 2015 : D’après les prévisions de l’organisme qui gère l’assurance-chômage, le taux de chômage devrait encore augmenter en 2015, à 10,3% (9,9% actuellement).

La France devrait compter 104.000 nouveaux demandeurs d’emplois sans activité fin 2015.

Conséquences négatives de cette dégradation, le déficit de l’assurance-chômage devrait augmenter, atteignant 4,4 milliards d’euros cette année, contre 3,9 milliards en 2014. Déficitaire depuis 2009, l’organisme devrait donc voir sa dette culminer à 25,9 milliards l’an prochain, un chiffre qui représente 8 mois de recettes!

Challenges


L’Unédic, organisme qui gère l’assurance chômage, a prévu lundi une poursuite de la hausse du chômage, avec 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015, plus qu’annoncé en mai.
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La lutte des cadres

Le monde de l’entreprise se durcit. Les employeurs n’hésitent plus à supprimer des postes de cadres pour satisfaire aux exigences du marché. Les candidats aux rares postes proposés entament, alors, un véritable parcours du combattant.

Claire, Jean-Sébastien et Jean-François, quarantenaires issus des ressources humaines, de l’informatique et de la grande distribution, se sont adjoint les services d’un cabinet privé spécialisé dans le reclassement. Chacun apprend à devenir le candidat idéal.

Entre espoirs et déboires, Claire, Jean-Sébastien et Jean-François, suivis en immersion pendant neuf mois, doivent réussir à s’adapter aux nouvelles règles du marché du travail en se reconstruisant, notamment, lors d’un «bilan personnel».

Réalisé par Pauline Frachon et Jean-Yves Cauchard (France 5 – 13/01/2015)

5.000 nouveaux postes supprimés à Air France ?

La confusion règne parmi le personnel d’Air France. Selon le quotidien le Figaro, la compagnie serait prête à supprimer 5.000 postes. Un plan nécessaire selon la direction pour ne pas voir la compagnie stopper son activité dans deux ans. Après 8 000 suppressions de postes depuis 2012, les salariés mercredi 14 janvier sont inquiets, mais pas surpris.

Un psychiatre plaide pour une “médecine préventive des chômeurs”

Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé lundi pour la mise en place d’une “médecine préventive des chômeurs“, sur le modèle de la médecine du travail.

Il faut qu’il y ait une médecine préventive des chômeurs, comme il y a une médecine préventive du travail“, a déclaré M. Debout, lors d’une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l’Atelier.

Dans son livre, il préconise une première consultation médicale “dans les deux à trois mois qui suivent la perte d’emploi”, puis un deuxième rendez-vous “à six mois” pour les chômeurs dont l’état risque de se dégrader ou “après un an de chômage” pour les autres. Enfin, un “dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d’emploi” pour orienter le chômeur, si besoin, “vers des soins au long cours”.

La médecine préventive des chômeurs “peut être le fait du médecin du travail ou d’un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s’inscrivant dans ce moment de la perte d’emploi”, a précisé Michel Debout.
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Le chômage des jeunes, fléau européen

A travers l’Union européenne, dans cette tranche d’âge, un jeune de moins de 26 ans sur quatre cherche un emploi. C’est plus d’un sur deux en Irlande, Slovaquie, Italie, Espagne et au Portugal. En Grèce, ils sont 55% au chômage. A Athènes, tandis que Mary n’a trouvé qu’un travail payé vingt euros par semaine dans un centre d’appel, Yiannis, diplômé de 28 ans, attend depuis plus d’un an et demi que l’une de ses nombreuses candidatures auprès des entreprises aboutissent.

Le TAFTA aurait un effet nuisible sur l’économie européenne, démontrent deux études

Destructions d’emplois, baisse des salaires, pertes nettes en terme de PIB… Autant de répercussions négatives du TAFTA/TTIP sur l’économie européenne, pointées par deux nouvelles études qui contredisent l’optimisme affiché par la Commission européenne. En ce vendredi 19 (décembre), une manifestation se déroule à Bruxelles contre le traité de libre échange, visant à encercler le Sommet européen qui se déroule ce jour.

Le TAFTA/TTIP, l’accord commercial secret négocié par Bruxelles et Washington, coûterait à l’Europe 600 000 emplois. En France, l’accord entraînerait aussi une baisse des salaires de 5 500 euros par travailleur et le transfert de 8 % du produit intérieur brut (PIB) du travail vers le capital.

Publiée en octobre 2014, l’étude de Jeronim Capaldo, de l’Institut mondial du développement et de l’environnement à l’Université Tufts aux États-Unis, décrit les conséquences graves qu’aurait le Tafa/TTIP pour l’Union et ses États membres.

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Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
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Et si la déflation était une bonne nouvelle ?

Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires. Ses principaux domaines de recherche sont les crises financières, l’intégration monétaire européenne, les politiques monétaires et budgétaires ainsi que l’intégration monétaire régionale. Il intervient fréquemment comme expert auprès d’organisations internationales.

Alors que l’Insee révèle que les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en novembre, Charles Wyplosz explique pourquoi la déflation, loin d’être une mauvaise nouvelle, pourrait permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

À voir la BCE se tordre les mains de désespoir et les commentateurs prédire le pire, on ne se pose plus la question: la déflation est le pire des dangers qui nous menacent. Peut-être, mais peut-être pas.

La déflation a mauvaise réputation parce qu’elle est la conséquence de longues périodes de récession ou de non-croissance. Lorsque le chômage augmente goutte à goutte de manière inexorable, les salaires cessent d’augmenter. La consommation stagne, ou baisse. Face à un marché atone, les entreprises réduisent leurs dépenses d’équipements, n’embauchent plus ou même débauchent, ce qui renforce le climat récessionniste et, encouragées par des coûts du travail en déclin, commencent à casser les prix. Les prix des matières premières suivent la même logique. La spirale déflationniste se met en place. Un réflexe pavlovien nous amène à associer déflation et récession.

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Coca-Cola pourrait supprimer 2.000 emplois dans le monde

Les bulles de Coca-Cola ne font plus rêver. Selon le Wall Street Journal, la compagnie américaine pourrait supprimer dans les semaines à venir, jusqu’à 2.000 emplois dans le monde. Au troisième trimestre, le groupe a vu ses bénéfices net chuter de 14%.

De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ». Ce qu’il adviendra par la suite de ces données fait encore débat : en conserverons-nous l’usage exclusif ? Seront-elles captées par des dentistes professionnels ou vendues à des compagnies d’assurances ? Rejoindront-elles le flux des informations déjà engrangées par Facebook et Google ?

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L’autre France du chômage

En France, dans les chiffres du chômage, il y a d’un côté, les personnes qui n’exercent aucune activité et de l’autre, ceux qui exercent une activité réduite. Ces personnes sont inscrites à Pôle emploi mais ont un petit boulot. En France, il existe 40.000 distributeurs de prospectus publicitaires. Plus de la moitié ont plus de 50 ans.

Depuis trois ans, une à deux fois par semaine, Mélodie Dewilder se rend dans cet entrepôt de Valencienne pour préparer sa tournée. “Aujourd’hui j’ai trois heures de distribution“, sourit-elle. A 23 ans, elle aimerait travailler dans les espaces verts mais en attendant, ce sont des kilos de publicités de supermarché qu’elle distribue.

La jeune femme est fière de son travail. C’est un CDI. Elle est payée 457 euros pour 48 heures de travail par mois. Chaque fois, c’est le même parcours en voiture et les mêmes boîtes aux lettres. “Cela me permet de payer mon essence et mon loyer. Le salaire n’est pas énorme mais j’arrive à m’en sortir“, explique Mélodie.

Dany-Robert Dufour : “Le délire occidental”, un essai philosophique qui dynamite le libéralisme et ses avatars

“La mise en coupe réglée du monde par l’hyperclasse autrement dit par l’hyperbourgeoisie financière, transfrontière et postmoderne, hédoniste et déculturée, axée sur la prédation rapide et systématique.” “La Terre, exploitée à outrance par les activités humaines de plus en plus puissantes et aveugles, réagit comme un corps global atteint en ses équilibres fondamentaux…”

Lady Gaga by Jeff Koons

Le résistible désenchantement…

Le monde contemporain a besoin de dynamiteurs. Obstiné, Dany-Robert Dufour est de ceux-là, qui lancent depuis longtemps des alertes. Ses essais ont toujours eu la sonorité du tocsin et la vertu de l’aiguillon.

Pourtant, tout est parti d’une bonne intention, repérée au XVIIème siècle par le philosophe-démolisseur, chez René Descartes et Francis Bacon: “l’exploitation totale et méthodique” de la nature afin de nous en rendre “maîtres et possesseurs”.

L’origine du délire.

Mais ce “programme commun” a abouti à une folie qui nous laisse aliénés au travail mais sans œuvre ou chômeur, distraits mais sans loisir, sexuels mais sans amour, à l’extrémité d’une chaîne de prothèses numériques qui autorise toutes les solitudes onanistes.

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Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ?

Trois millions d’emplois vont être supprimés en France d’ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction d’une société internationale de conseil stratégique. L’automatisation accélérée des tâches et des métiers va bouleverser notre quotidien. Faut-il s’inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là?

Pour avoir une idée de ce que nous réserve le futur, rencontre avec Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants et auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur “l’avenir de l’homme dans la civilisation des machines”. Passionné de science-fiction, il a analysé les changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l’Angleterre, la France, la Chine, les États-Unis et désormais l’Allemagne.

Pourquoi l’automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ?

Charles-Édouard Bouée : Aujourd’hui, les robots des usines sont de grosses machines qui sont “en cage” car elles ne savent pas interagir avec les êtres humains. Mais on va passer au concept de l’industrie 4.0, lancée à la foire d’Hanovre (Allemagne) l’an dernier : les robots vont sortir “des cages” et être mis sur des programmes qui leur permettront de communiquer entre eux. On va pouvoir concevoir des simulations d’usines avant de les construire, et donc éliminer l’imprévisible, lié aux humains.

L’usine se déshumanise, comme ce fut le cas dans le passé pour l’industrie militaire, qui est toujours un bon indicateur du futur. Quand les premiers avions de chasse à réaction, ont été créés, le problème, c’était l’humain. Ce genre d’appareil doit être très rapide. Et l’être humain qui se trouve à bord a des contraintes physiques et un temps de réponse limité à son œil et son cerveau, ce qui limite sa vitesse. Si on veut une armée efficace, l’avion de chasse doit être, du coup, sans pilote. Et ça, ça s’appelle un drone.

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Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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Royaume-Uni : La faim hante le pays

Le nombre de personnes contraintes de faire appel aux banques alimentaires a presque triplé en un an au Royaume-Uni. Selon un rapport parlementaire, c’est surtout le régime des aides de l’État, plus strict qu’auparavant, qui pousse les Britanniques vers la pauvreté.

Un rapport parlementaire sur la faim dans le pays, financé par l’Église, accuse la politique d’austérité de pousser les personnes vulnérables à être contraintes de faire appel aux banques alimentaires, selon The Guardian. Entre 2013 et 2014, plus de 913.000 personnes – dont un tiers d’enfants – ont reçu des aliments d’urgence d’une banque alimentaire pendant au moins trois jours, contre 346.000 personnes entre 2011 et 2012.

En effet, le rapport intitulé Feeding Britain (Nourrir la Grande-Bretagne), qui doit être publié aujourd’hui, souligne que “le pays est hanté par la faim, causée par les bas salaires, les inégalités qui se creusent, un régime impitoyable de sanctions [infligées aux bénéficiaires d’aides d’État qui ne remplissent pas les nouvelles conditions] et la désintégration du tissu social“.

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