Chine : Tianjin, une “smart city” verte qui peine à attirer des habitants

Le projet d’une éco-ville au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l’environnement.

D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

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La France cède 50% de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la Chine

Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi soir la victoire du consortium chinois pour le rachat de l’aéroport de Toulouse-Blagnac.

Allié aux Canadiens, le groupe chinois Symbiose, composé du Shandong Hi Speed Group et Friedmann Pacific Investment Group (FPIG), rachète 49,9 % du capital. Toutefois, les Chinois pourraient dans un second temps céder jusqu’à 16 % de leur participation à un investisseur français type Caisse des dépôts, EDF Invest ou encore Crédit Agricole Predica.

La Dépêche

Les superpouvoirs de l’urine

Matière première, engrais industriel, outil de diagnostic pour les scientifiques, médicament, ressource énergétique, l’urine, fluide universel injustement méprisé, se prête aux usages les plus nobles.

En témoignent les expériences surprenantes menées par les scientifiques aux États-Unis, en Chine, aux Pays-Bas, au Danemark, en Angleterre ou en France. Ce voyage au pays de l’or liquide nous rappelle aussi que nous avons passé les premiers mois de notre vie dans l’urine.

L’armada oubliée de la Chine impériale

Soixante navires composent la puissante armada chinoise qui fait route vers l’Occident en 1405. Les sept voyages qu’elle effectue la mènent jusqu’en Iran, en Arabie saoudite et en Afrique, en passant par Singapour, la Malaisie et l’Indonésie.

Auprès des gigantesques bateaux, trésors de la flotte de l’amiral Zheng He, les caravelles des explorateurs européens ont l’air de coquilles de noix.

Mais dès 1433, l’empire du Milieu perd son avance maritime et l’empereur ordonne l’arrêt des expéditions en mer. La Chine commence à s’isoler et abandonne les océans aux puissances européennes.

Partie 1:

Partie 2:
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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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Pétrole : « Le cours continuera de baisser jusqu’à ce que les producteurs américains sortent du marché »

La stratégie de l’OPEP sur la production de pétrole brut entraînera un effondrement de l’industrie de du pétrole de schiste américain, a estimé Leonid Fedun, vice-président du géant pétrolier russe Lukoil, dans le cadre d’une interview à Londres.

Fedun a fait cette déclaration à la suite de la réunion des 12 membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui a eu lieu jeudi Vienne. Ils devaient discuter de la possibilité de réduire le niveau de production pour tenter de juguler la baisse des cours que l’on observe actuellement.

Depuis le mois de juin dernier, où il était à 115 dollars, le cours du baril de pétrole a perdu plus de 40 dollars, principalement en raison de l’arrivée sur le marché du pétrole de schiste venant des États-Unis, mais aussi de la baisse de la demande de la Chine et de l’Europe. 

Le Venezuela, le Nigeria, l’Iran, l’Irak et l’Equateur, des pays qui ne détiennent pas des réserves financières aussi importantes que les pays du Golfe pour compenser la perte de revenus liée à cette baisse des cours, souhaitaient que l’Organisation décide de réduire sa production pour permettre une remontée des cours. Mais la majorité des pays membres, et notamment l’Arabie Saoudite, ont décidé le maintien du niveau de production actuel.
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Nouvelles villes chinoises en France : un scandale industriel annoncé ?

Francis Journot, membre des associations “Vêtements made in France” et “Rendez-nous notre industrie” s’alarme de l’implantation prochaine de plusieurs milliers d’entreprises chinoises en Indre et en Moselle.

Des “projets pharaoniques” dont le coût final, explique-t-il, pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros pour le contribuable et en millions d’emplois européens sacrifiés.

En juin dernier, trois cent invités dont des élus locaux et des représentants des Etats français et chinois, assistaient au Château d’Ozans, à l’inauguration d’une plateforme logistique destinée à accueillir des entreprises chinoises souhaitant se développer sur le marché européen. Le projet, baptisé EuroSity, est développé par Sino France economic cooperation zone (SFECZ), qui représente dans l’Hexagone, Beijing capital land (BCL), filiale immobilière du fonds souverain d’investissement chinois Beijing capital group (BCG). Mark Bottemine, directeur général de l’aéroport de Châteauroux-Centre, ex-candidat PS à la mairie de Châteauroux et initiateur du projet, déclarait au journal le Monde en mai 2010 : « Nous sommes finalement revenus avec un projet politique du gouvernement central [de la République populaire de Chine] ».

A terme, l’activité s’étendrait sur une zone de plus de 600 hectares, située aux portes de Châteauroux et s’articulerait autour du tarmac de l’ancienne base militaire de l’OTAN, capable d’accueillir les plus gros avions-porteurs en provenance de Chine.

Cette nouvelle cité économique gérée par un fonds d’Etat chinois, pourrait bénéficier de la classification zone franche de l’ancienne base militaire et offrir aux entreprises, bon nombre d’avantages fiscaux dont une exonération de l’impôt sur les sociétés et des charges sociales pendant cinq ans ainsi qu’une défiscalisation des investissements.

 

Il n’échappera à personne que le principal but poursuivi, consiste à réaliser sur des produits finis ou semi-finis, une dernière étape mineure sur le territoire français afin de pouvoir ensuite inonder le marché européen et le monde entier de produits manufacturés et high-tech, avec un label « made in France » qui augmenterait considérablement la valeur ajoutée d’une fabrication pourtant souvent préalablement exécutée dans des conditions de travail proches de l’esclavage.

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Edward Snowden : « Nos droits sont en train d’être redéfinis en secret »

Le 28 octobre 2014, l’hebdomadaire américain The Nation a publié un grand entretien réalisé avec le lanceur d’alerte Edward Snowden [1]. Voici  une version exclusive de ce document en français.

Lundi 6 octobre 2014, les journalistes Katrina vanden Heuvel et Stephen F. Cohen se sont entretenus à Moscou, pendant près de quatre heures, avec l’ancien consultant des services secrets. Dans cet échange, Edward Snowden évoque sa situation et ses rapports avec les autorités russes. Il rappelle que ce sont les États-Unis qui l’empêchent de sortir de son « exil ».

L’ancien employé de la CIA et de la NSA (Agence nationale de sécurité) aborde plusieurs sujets centraux : est-il possible de renforcer le contrôle démocratique des actions des gouvernements et des entreprises sur Internet ? Si oui, de quelle manière ? Pourquoi est-il nécessaire de s’engager pour de nouvelles formes de « désobéissance civile » et de se battre pour défendre nos droits fondamentaux ?

Faut-il saluer les initiatives des pays qui prônent le renforcement de leur souveraineté digitale ? De quelle manière Internet recompose-t-il les relations sociales et les pratiques politiques au niveau planétaire ? Pourquoi faut-il élaborer une Magna Carta (Grande Charte des libertés) pour Internet ? Quels seraient les contours de nos nouveaux « droits numériques » ?

Enfin, Edward Snowden expose pourquoi, selon lui, l’organisation de la production mondiale et la robotisation progressive des économies imposent la mise en place d’un revenu garanti pour tous.

PARTIE 1 – De la nécessaire désobéissance civile

The Nation  : Nous sommes très heureux d’être ici avec vous. Nous venons souvent à Moscou pour notre travail et pour voir de vieux amis, mais, de votre côté, vous n’avez pas choisi de venir vivre en Russie. Arrivez-vous à travailler ici, à sortir et à rencontrer des gens ? Ou vous sentez-vous enfermé et vous ennuyez-vous ?
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OCDE : « La zone euro pourrait être tombée dans une trappe de stagnation persistante »

Dans son dernier rapport d’Economic Outlook (‘perspectives économiques’), l’Organisation de coopération et de développement économiques, un think tank parisien plus connu sous son acronyme OCDE, exhorte la Banque centrale européenne (BCE) à envisager un soutien monétaire d’urgence pour la zone euro, et le bloc de la zone euro à assouplir sa doctrine fiscale.

L’OCDE craint que la zone euro ne soit tombée dans une « trappe de la stagnation persistante » et note que les risques de stagnation augmentent dans la zone euro, ce qui pourrait faire peser une menace sur toute l’économie mondiale. Une stagnation prolongée dans la zone euro pourrait avoir pour effet d’entraver la croissance économique mondiale en raison des liens commerciaux et financiers que celle-ci entretient avec le reste du monde.

Selon les modélisations présentées dans le rapport, un choc négatif pourrait provoquer une nouvelle période étendue de croissance très faible accompagnée d’une faible inflation, qui conduirait à un maintien du chômage à son niveau actuel très élevé.

L’Organisation table sur une croissance mondiale de 3,3% cette année, de 3,7% pour 2015, et de 3,9% pour 2016. Les États-Unis et le Royaume-Uni auront une croissance plus forte que celle de la zone euro et du Japon, et certains pays émergents, notamment l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud, devraient aussi connaitre une reprise vigoureuse. Cependant, l’économie de la Chine devrait s’affaiblir légèrement, tandis que celle de la Russie devrait stagner l’année prochaine.

Pour la zone euro, l’organisation prévoit une croissance de 0,8% cette année, puis 1,1% en 2015, et 1,7% en 2016. Aux États-Unis, cependant, l’OCDE prévoit de bien meilleures perspectives, avec une prévision de croissance de 2,2% pour cette année, et près de 3% pour 2015 et 2016.

Au sein de la zone euro, les interventions de la BCE pour assouplir la politique monétaire ont été limitées jusqu’à présent, et l’Allemagne s’y oppose farouchement.

Expresse.be

Le pivot géographique de l’histoire

Pour saisir les enjeux actuels, un petit détour sur une des cartes de Halford J. Mackinder ne manque pas d’intérêt.

Quelques éléments d’explication : Mackinder nous dit : « La prise de contrôle de la région terrestre centrale par une nouvelle puissance se substituant à la Russie, ne tendrait nullement à réduire l’importance géographique de la position pivot ». (1)
Reprenant les mots de Mackinder et en poursuivant la logique de son propos à l’aune de la géopolitique récente et en cours, nous pourrions avancer ceci :
Si une puissance particulière parvenait à renverser la Russie, ou à la contrôler, celle-ci  pourrait constituer un péril menaçant la liberté du monde pour la seule raison qu’elle ajouterait une façade océanique aux ressources du Grand continent – un accès aux mers chaudes – avantage qui demeure jusqu’à présent interdit à l’occupant russe de la zone-pivot.

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Le stress test qui contredit les résultats rassurants des banques françaises

Il n’y a d’ailleurs pas que les régulateurs et les banques françaises qui feraient mieux de cesser de se congratuler et d’envisager des outils de mesure différents de risque systémique.

Dimanche dernier, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, se vantait de “l’excellente” résistance des banques françaises aux tests de résistance, ou stress tests, européens. Beaucoup de ses homologues italiens et grecs ont peut-être été recalés, mais la France peut être fière de son secteur bancaire. “Les banques françaises sont les mieux placées dans la zone euro”, a déclaré M. Noyer. Pas si vite.

Deux jours plus tôt, un autre test révélait que le secteur bancaire français était le plus fragile d’Europe. L’équipe qui a eu le culot de jeter ce seau d’eau froide sur Paris travaille au si justement nommé Volatility Institute de la Stern School de l’Université de New York, et a livré ses conclusions à partir d’une saine distance : une conférence sur la finance donnée à l’Université de Michigan.

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Chine : Le plus grand aquarium du monde

55.000 poissons de 1000 espèces différentes, un bassin gigantesque pour accueillir des requins baleines de plus de 20 mètres de long. A Hengqin, près de Hong Kong, le plus grand aquarium du monde a ouvert au printemps dernier. Quand la Chine se lance dans les parcs aquatiques, c’est avec démesure!

Le coût humain du « made in China » en 5 minutes

Black breakfast est un mini documentaire de quelques minutes proposé par les Nations Unies et réalisé par Zhang Ke Jia. Cette courte vidéo nous montre, en images uniquement, le récit d’une touriste qui souhaite découvrir les beautés de la Chine. Cependant, elle y découvre une toute autre réalité. La situation environnementale dans certaines régions de Chine est préoccupante pour les gens qui y résident et pour la population mondiale.

Ce documentaire présente la situation environnementale difficile des habitants des régions urbaines et industrielles de la Chine. La situation est non seulement nuisible pour leur santé, mais aussi pour leur dignité. La surexploitation des ressources naturelles en Chine, principalement le charbon, à de graves répercussions sur l’environnement à une échelle globale.

Il y aurait environ chaque année 300.000 morts prématurées à cause de la pollution atmosphérique. Certains chiffres avancent même plus d’un million de morts. Noël approche, il faudra songer à faire des choix entre la qualité et la quantité à petit prix…

Paradoxalement, pour tenter de résorber ces problèmes, la Chine se veut un pays pionnier dans le domaine du développement durable.

Hong Kong : Les menaces des géants de l’immobilier sur les villages

Les bucoliques villages agricoles de Hong Kong qui bordent la Chine continentale sont vent debout contre des promoteurs immobiliers accusés d’accaparer la terre. Dans l’ex-colonie britannique, le ressentiment contre des hommes d’affaires aux carnets d’adresses bien remplis nourrit aussi le mouvement prodémocratie.

Les protestataires qui campent toujours dans le territoire passé sous tutelle chinoise en 1997 réclament l’instauration d’un suffrage universel véritable. Mais ils s’insurgent également contre ce qu’ils perçoivent comme une collusion d’intérêts entre le gouvernement et la puissante élite économique de ce centre financier international.

Les inégalités sociales s’aggravent alors que la majorité des sept millions d’habitants ont du mal à se loger en raison du coût prohibitif du mètre carré.

La situation des villageois des Nouveaux Territoires, dans la partie continentale de Hong Kong, illustre cette problématique. Ils rejettent un projet gouvernemental de plusieurs milliards de dollars qui fera disparaître des terres agricoles et déracinera des milliers de personnes.
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Le stress test qui contredit les résultats rassurants des banques françaises

Dimanche dernier, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, se vantait de “l’excellente” résistance des banques françaises aux tests de résistance, ou stress tests, européens. Beaucoup de ses homologues italiens et grecs ont peut-être été recalés, mais la France peut être fière de son secteur bancaire. “Les banques françaises sont les mieux placées dans la zone euro”, a déclaré M. Noyer.

Par Tom Braithewaite, FT.

Pas si vite.

Deux jours plus tôt, un autre test révélait que le secteur bancaire français était le plus fragile d’Europe.

L’équipe qui a eu le culot de jeter ce seau d’eau froide sur Paris travaille au si justement nommé Volatility Institute de la Stern School de l’Université de New York, et a livré ses conclusions à partir d’une saine distance : une conférence sur la finance donnée à l’Université de Michigan.

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Cash Investigation : Les secrets inavouables de nos téléphones portables

Savez-vous qu’il est possible qu’un enfant chinois de 13 ans, travaillant 16 heures par jour soit “caché” derrière votre smartphone ? Et que votre téléphone portable est fabriqué avec plusieurs minerais qui proviennent du nord-est de la République Démocratique du Congo, en prise à des massacres depuis 20 ans. Cash Investigation mène l’enquête.

Cash Investigation 04/11/2014

Chine : Plus de 40% des terres agricoles sont dégradées

Plus de 40% des terres arables chinoises souffrent de dégradation, écrit mardi l’agence de presse Chine nouvelle.

Résidus miniers et déchets toxiques (dont des millions de tonnes de matières radioactives) en Mongolie Intérieure, au nord-ouest de la Chine

Le sol noir et fertile de la province septentrionale du Heilongjiang rétrécit, tandis que les terres agricoles du Sud souffrent d’acidification, écrit l’agence, qui cite des statistiques du ministère de l’Agriculture.

La Chine, qui doit nourrir une population de près de 1,4 milliard d’habitants, a déjà esquissé des plans de lutte contre la pollution des sols, qui toucherait 3,3 millions d’hectares.

Le ministère de l’Agriculture compte par exemple créer 53 millions d’hectares de terres agricoles “reliées” d’ici 2020, cela pour mieux résister aux sécheresses et aux inondations, écrit Chine nouvelle.

Reuters (via La Tribune)

Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Laurent Alexandre : « Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ? »

L’école devra-t-elle devenir eugéniste? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ?

Chirurgien-urologue et neurobiologiste, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Pionnier d’internet, il est le fondateur de Doctissimo.fr. Auteur de « La mort de la mort » et de « La défaite du cancer », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements qu’entraînent les NBIC. Il dirige par ailleurs DNAVision société spécialisée dans le séquençage ADN.

(Merci à Ripper2 et à Charles Sannat)

La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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L’imprimante 3D de chantier va-t-elle bientôt remplacer les entreprises de BTP ?

Architectes et ingénieurs s’activent pour être les premiers à imprimer intégralement un bâtiment. Coffrage et échafaudage rimeront-ils bientôt avec moyen-âge ?

Il y a quelques mois, dans un jardin d’un lotissement du Minnesota a surgi, en quelques jours un château médiéval. Cette copie haute de deux étages a été réalisée grâce à une imprimante 3D faite maison. « Le problème que je rencontre, à ce jour, se situe au niveau de la buse de la tête d’impression. L’éjection du béton – matériau visqueux –  doit être améliorée », explique l’inventeur qui, fort de son exploit réalisé à domicile,  lance aujourd’hui un appel aux architectes et ingénieurs qui souhaitent l’accompagner dans la poursuite de son « rêve d’enfant » : imprimer des bâtiments.

Cet Américain n’est pas le seul à qui l’impression 3D fait tourner la tête. La chimère du chantier sans ouvriers se répand et, en Amérique, en Europe et en Asie, ingénieurs, chercheurs et architectes s’activent à concevoir une imprimante à bâtiments qui pourrait révolutionner notre manière de construire et faire passer les coffrages et les échafaudages pour des antiquités.

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Les Dessous de la Mondialisation : Madagascar, Une vanille chinoise

Depuis 20 ans, une nouvelle génération de Chinois s’est installée à Madagascar. Elle se distingue de l’ancienne diaspora par ses méthodes radicales. Intéressée par toutes les matières premières de la Grande Ile, comme le bois de rose ou les minerais, ces négociants prennent petit à petit les rennes du commerce de la vanille malgache.

Réputée la meilleure du monde, la vanille bourbon subit ainsi toutes les conséquences de l’arrivée de ces nouveaux grossistes. La Chine, qui s’est en effet prise de passion pour l’épice, en exige des quantités de plus en plus importantes, dans des délais de plus en plus rapides, quitte à rabaisser la qualité.

Les autorités malgaches laissent faire. La situation économique du pays s’est aggravée depuis le coup d’État de 2009. Embargo et fin des subventions européennes ont laissé la grand île exsangue. Les investissements chinois sont plus qu’une nécessité.

Réalisé par Chris Huby (2014)

Ébola et notre inconscience

Par Jean-Paul Baquiast

Sans avoir encore explosé aussi exponentiellement que ne le prévoyaient certains modèles (que nous avions précédemment cités dans nos articles) l’épidémie d’Ébola se développe rapidement, et pourrait très bien atteindre, non seulement l’ensemble des pays dits pauvres, mais aussi à un moindre degré (quoique ce ne soit pas certain) les pays dits riches, l’Europe, les États-Unis…

Il en est de même des taux de mortalité. Loin de s’atténuer, comme lors des précédentes épidémies d’Ébola, ils paraissent s’accroitre. Les statistiques venant des pays actuellement touchés minorent sans doute d’ailleurs la réalité, tant en ce qui concerne les cas, que les décès, compte tenu de la difficulté d’identifier ce qui se passe en brousse, comme dans les bidonvilles des mégapoles africaines, où le virus se répand actuellement.

La communauté internationale, selon l’expression classique, n’a manifestement pas pris conscience de l’ampleur et des taux de progression de l’épidémie. Cela tient à diverses raisons : la croyance (fausse) que le virus resterait confiné dans les pays pauvres, des croyances également fausses concernant la contagiosité, laquelle paraît plus grande qu’il n’est dit généralement, enfin d’autres illusions sur les capacités des institutions sanitaires à réagir rapidement.

Il apparaît ainsi de plus en plus évident que les autorités politiques et de santé ne sont pas suffisamment informées et averties pour prévoir les grands changements systémiques que l’humanité devra dorénavant affronter. Ces changements découleront de phénomènes désormais irréversibles comme le réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes.
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Jacques Attali : « Quelque chose va se passer »

Il faut vraiment se voiler la face, comme le font trop de dirigeants politiques, pour ne pas voir que quelque chose de majeur va se passer en Europe, dans les mois qui viennent: l’une ou l’autre des multiples épées de Damoclès suspendues au ciel de l’Histoire tombera sur nos têtes :

Les divers mouvements terroristes qui agissent au Moyen-Orient et y forment des émules, pourraient déclencher sur notre continent les attentats dont ils nous menacent.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pourrait prendre des proportions majeures et finir par atteindre significativement l’Europe, entraînant un ralentissement significatif des échanges de toute nature.

La situation politique et financière de la Chine, de plus en plus instable, pourrait y entraîner une crise économique majeure, aux conséquences considérables sur l’économie mondiale et en particulier sur l’Europe.
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Chine : La croissance serait tombée sous les 2%

Alors que les prévisions officielles dépassent les 7%, la croissance réelle serait de 1 à 2%, selon l’économiste Patrick Artus, qui souligne la stagnation de l’industrie chinoise. Elle est victime de coûts de production trop élevés.

Évoquant le comptage du nombre de participations à une manifestation, Maurice Thorez distinguait la statistique arithmétique et la statistique politique. Le gouvernement chinois est, on le sait, plutôt partisan de la seconde. Et ce à grande échelle.

Alors que les autorités évoquent pour la Chine une croissance du PIB de l’ordre de 7% cette année, celle-ci est en réalité tombée à un rythme de « 1 à 2% » l’an, selon Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis, et bon spécialiste de l’économie chinoise.

Une industrie désormais en stagnation
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Chine : République populaire de la corruption

Dès son arrivée à la tête de la Chine, le nouveau président Xi Jingping a lancé une campagne anti-corruption sans précédent. L’affaire la plus retentissante a été l’arrestation de Bo Xilai, candidat au poste de numéro 1, déchu après une série de révélations sur le système de racket mis en place par ses proches.

Dirigeants qui profitent de leur position pour s’enrichir, élus locaux qui exigent des pots-de-vin, fonctionnaires qui monnayent leurs coups de tampons, la corruption touche toutes les strates de la société et suscite une colère grandissante de la population.

Anne Loussouarn dévoile une face cachée du miracle économique chinois, malgré les arrestations à répétition des reporters, les chausse-trappes des autorités et les destructions de rushes par la police.

Partie 1:

Partie 2:
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Afrique : Le second continent de la Chine

Entretien avec Howard French, professeur à la Columbia Journalism School de New York et auteur de “China’s Second Continent”. Dans cet ouvrage, Howard French explique comment les immigrés chinois en Afrique sont en train de construire ce qu’il appelle un « nouvel empire » sur le continent noir.

Hong Kong : Pourquoi « l’île-région » est-elle tellement importante pour la Chine ?

Hong Kong demeure extrêmement importante pour la Chine, affirme The Economist qui rappelle que les exigences en matière de réformes démocratiques ont donné lieu à des manifestations d’une très grande ampleur dans l’enclave. Hong Kong et la Chine ont beaucoup à perdre de la dégradation de la relation spéciale qu’elles entretiennent, analyse le journal.

Pendant longtemps, Hong Kong a servi de pont entre la Chine et le reste du monde, à la foi pour les flux de biens et de capitaux dans les deux sens. Mais la Chine s’est elle-même ouverte sur le monde au cours des dernières années, en en conséquence, ce rôle s’est atténué. En 1997, au moment où la Grande-Bretagne a rétrocédé l’enclave à la Chine, le PIB de Hong Kong représentait 16% de celui de la Chine.

Mais aujourd’hui, cette proportion s’est réduite à 3%. Mais ce n’est pas une bonne référence, car le PIB de la Chine s’est considérablement développé entretemps, et on ne peut plus comparer la Chine de 1997 avec celle d’aujourd’hui, qui compte près de 20 villes avec plus d’un million d’habitants.

Hong Kong est ainsi demeurée incontournable pour l’Empire du Milieu dans le domaine financier et dans certains autres domaines, et les liens se sont renforcés, plutôt qu’affaiblis. Ainsi, Hong Kong est devenue une place incontournable pour les firmes chinoises qui peuvent y lever des capitaux boursiers pour se financer plus facilement qu’en Chine continentale.
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Économie mondiale : “Combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance

L’économie mondiale est confrontée à une “combinaison toxique” de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d’un processus de désendettement douloureux, voire d’une autre crise, dont l’épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d’experts publié lundi.

Contrairement à une idée répandue, l’économie mondiale est loin d’avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l’ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l’économie mondiale, réalisé pour le Centre international d’études monétaires et bancaires.

Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%.

Les auteurs de l’étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d’économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.
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Hong Kong : Les manifestations font plonger la bourse

Première conséquence du mouvement social, la place de Hong Kong a chuté ce lundi de près de 2%, touchant son plus bas niveau depuis deux mois et demi. La contestation inquiète les milieux d’affaires plus soucieux de préserver leurs bonnes relations avec Pékin que de défendre la démocratie.

Chine : À Hong-Kong, les manifestations pro-démocratie prennent de l’ampleur

Occupy Central, l’organisation pro-démocratie la plus en vue, a rejoint la campagne de désobéissance civile, fer de lance depuis plusieurs semaine des étudiants.

La situation se tend à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie étaient massés dimanche devant le siège du gouvernement local, déterminés comme jamais à obtenir de Pékin davantage de libertés politiques grâce à une campagne de désobéissance civile de plus en plus tendue.

Après une semaine de manifestations animées par les étudiants en grève pour dénoncer la décision de Pékin de limiter la portée du suffrage universel, Occupy Central, l’organisation pro-démocratie la plus en vue, a décidé de se jeter officiellement dans la bataille.

Environ 1500 personnes étaient rassemblées dimanche devant les bâtiments qui abritent le siège du gouvernement et du conseil législatif de Hong Kong. Samedi soir, ils étaient d’après les estimations de l’AFP plus de 10.000. Nombre de manifestants avaient quitté les lieux en promettant de revenir après une douche et quelques heures de sommeil, mais la police a empêché des centaines de personnes de gagner la zone dimanche, suscitant la colère des participants.
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La Chine, prochain eldorado pour la voiture électrique ?

Les villes chinoises ont beau être saturées par la pollution atmosphérique, les voitures électriques y sont rares. Mais le vent tourne selon les constructeurs, qui tablent sur un marché potentiellement gigantesque, stimulé par des coups de pouce des autorités.

En accueillant le week-end dernier à Pékin le premier “e-Prix” de Formule électrique, la deuxième économie mondiale a marqué un point dans la promotion sur son sol des véhicules verts.

Les habitants de la capitale ont découvert avec surprise des bijoux de technologie frôlant les 200 km/h. Avec le message sous-jacent: les performances sous vos yeux se retrouveront dans la voiture que vous pourrez bientôt acheter.

Actuellement seuls 70.000 véhicules électriques et hybrides roulent sur les routes chinoises, selon les médias d’Etat. Pékin s’est néanmoins fixé l’ambitieux objectif de 5 millions de véhicules de ce type en circulation d’ici à 2020.

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L’Europe est en train de mourir, surtout ne faites rien

Tous les clignotants économiques montrent que la reprise s’est étouffée. La défiance qui préside désormais aux rapports franco-allemands, ajoutée au conservatisme de la Commission, laisse notre continent sans solution.

Il n’y a pas que l’organisation de l’État islamique qui entend détruire la civilisation européenne démocratique, laïque, infidèle. Il y a les responsables européens eux-mêmes qui laissent s’installer la stagnation et le chômage de masse. Leur immobilisme fait le lit du rejet.

L’appauvrissement et la déception conduisent au nationalisme, qui conduira à la disparition de l’idée d’une communauté européenne, laquelle laissera les États humanistes, séparés, petits, désarmés, proies faciles.

Tous les clignotants économiques montrent, avec clarté, que la reprise s’est étouffée. La croissance de la zone euro atteindra 0,8 % cette année et 1,1 % en 2015, selon l’OCDE, mais tous les indicateurs avancés laissent penser que c’est un scénario bien trop optimiste. L’Italie est retombée en récession, la France en stagnation et l’Allemagne, qui croyait s’en sortir de son côté, voit les freins se serrer.
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“La bulle immobilière chinoise risque d’éclater bientôt”

Crise du système bancaire, bulle immobilière, ralentissement de l’activité… L’économie chinoise est-elle aussi solide qu’affichée, et peut-elle évoluer vers un modèle davantage fondé sur la consommation intérieure que sur les exportations ? Mylène Gaulard, économiste, qui vient de publier “Karl Marx à Pékin” (éd. Demopolis), répond.

Pudong. Cette partie de Shanghai était un village de pécheur il y a 20 ans.

Pékin prépare un nouveau plan de relance pour soutenir son économie. La banque centrale chinoise va accorder un montant total de 500 milliards de yuans (62,8 milliards d’euros) de liquidités aux cinq principales banques du pays, relevait le Wall Street Journal, mardi 16 septembre. Mylène Gaulard, maître de conférences en économie, décrypte pour La Tribune les remises en questions de la Chine sur son système économique et les origines de ses difficultés.

La Tribune : Les plans de relance successifs sont-ils les signes d’un essoufflement de l’économie chinoise?

Mylène Gaulard : Ces plans de relance, mis en place par les autorités publiques, sont les réponses au ralentissement de l’économie chinoise. Depuis le fameux plan de 500 milliards de dollars de 2008, en pleine crise internationale des “subprimes”, le gouvernement chinois s’inquiète sérieusement de ce fléchissement, avec une croissance du PIB qui était supérieure à 9% jusqu’en 2011 pour n’atteindre plus que 7,7% en 2012 et 2013.

Depuis l’été 2014, de nouveaux chiffres ne cessent de tomber, pour mettre en évidence un ralentissement de la production industrielle et des ventes au détail, pour une croissance du PIB inférieure à 7,5% prévue pour l’année 2014. Afin de limiter l’ampleur de ce ralentissement, l’objectif numéro 1 du gouvernement est d’encourager le développement de l’infrastructure nationale, avec ces dernières années un essor important du secteur ferroviaire et de la construction immobilière. Il cherche également à stimuler la consommation des ménages afin que le pays devienne moins dépendant des exportations.

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Chine : Les “hommes-cubes”

Liu vit dans 4 m2 : un placard sur un palier où cohabitent quatre locataires… Des dizaines de milliers de travailleurs pauvres vivent ainsi dans des conditions effroyables dans l’une des villes les plus riches d’Asie: Hong Kong !

Ces “cercueils” comme ils sont surnommés, sont la conséquence de la flambée des prix de l’immobilier.

Le commerce mondial : Moteur de la déforestation illégale

Huile de palme, soja, bœuf, bois… Le commerce mondial est un puissant moteur de la déforestation illégale dans les pays tropicaux. Pour la première fois, une vaste étude, publiée, mercredi 11 septembre, par l’organisation américaine Forest Trends, évalue l’ampleur du phénomène: près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale.

Dans un cas sur deux, la production est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés – États-Unis, Union européenne –, mais aussi de la Chine et de l’Inde.

Quelque 25 % de la déforestation illégale dans les tropiques ont ainsi pour objectif la production de denrées exportables. « Nous savions que la production de matières premières agricoles était un facteur majeur de déforestation.

Cependant, c’est la première étude qui montre l’importance démesurée des activités illégales pour produire des centaines de produits alimentaires et ménagers consommés dans le monde entier», affirme Michael Jenkins, directeur général de Forest Trends. Au point qu’il « n’existe guère de produit sur les rayons des supermarchés qui ne soit pas potentiellement concerné », selon Forest Trends.
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Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Chine : La peau de condamnés à mort utilisée par l’industrie cosmétique

Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe.” En 2005, The Guardian livrait une enquête stupéfiante en matière d’industrie cosmétique.

Œuvre d’art de l’artiste italien Francesco

Cette enquête lève le voile sur des pratiques qualifiées de “traditionnelles” par des employés de la compagnie chinoise qu’il a interrogés. Il s’agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l’on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides.

En Chine, il est d’usage de récolter “la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de ‘biotechnologie’ situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang“. Les produits sont exportés vers l’Europe via Hong Kong.

En Europe, le marché de l’industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n’est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de “zone grise” légale: ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c’est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.
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