Chine : Le nouvel Empire

Une fresque en trois volets, passionnante et dense, qui retrace un siècle et demi de l’histoire de la Chine pour comprendre l’ascension fulgurante d’une superpuissance en devenir.

Partie 1: Ce premier volet dépeint la période qui va de l’avènement de la République populaire de Chine en 1949 à la mort de Mao Zedong en 1976.

Partie 2: L’ouverture libérale de Deng Xiaoping, le successeur de Mao, fait souffler un vent de réforme. Lire la suite

Chine : Dévaluation du Yuan (Màj : Troisième dévaluation en 3 jours)

13/08/2015

La Banque centrale chinoise a réduit d’environ 1% le taux pivot du yuan, soit sa marge de fluctuation, et s’est montrée rassurante, déclarant qu’il n’y avait pas d’intérêt à prolonger cette dépréciation et qu’elle interviendrait en cas de “volatilité extrême“.

12/08/2015

La Chine annonce une nouvelle dévaluation du yuan, le FMI applaudit
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Démographie : L’étrange destin de la bombe “P”

Qu’est devenue la « bombe P »? Au milieu des années 70, racontent les démographes Yves Charbit et Maryse Gaimard dans leur livre (1), la bombe P, pour « population », faisait courir démographes, diplomates et organisations onusiennes.

En 1974, à la première conférence mondiale sur la population, organisée à Bucarest, il n’y a guère de doute sur son explosion prochaine. A l’époque, l’espèce Homo sapiens compte quatre milliards d’individus vivants, contre trois milliards en 1960, deux en 1927 et un seul en 1803.

L’accélération semble non seulement fulgurante, mais surtout grosse d’une menace, pour l’essentiel vécue comme venant d’un «Tiers-monde», selon le vocabulaire de l’époque, puisque les pays industrialisés ont à l’époque effectué leur «transition démographique», offrant la perspective d’une stabilisation à long terme de leurs populations.

Si le constat est partagé, on s’affronte sur la réaction. Certains réclament des politiques de planning familial et l’usage massif de la contraception. D’autres rétorquent que le développement économique est le meilleur des contraceptifs. Les deux auteurs racontent la passionnante histoire qui suivit.

Car, si nous avons dépassé le septième milliard en 2012, c’est à un rythme d’un milliard tous les treize ans, quasi identique à celui de 1974. La bombe P n’a donc pas explosé, pourraient penser certains.
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Chine : Yunnan-Vietnam, une ligne de chemin de fer française… en Chine

À flanc de montagne, ce train traverse la province du Yunnan, à 3.000 kilomètres au sud de Pékin. Il s’agit d’un train historique.

La ligne Yunnan-Vietnam a été imaginée et construite par les Français entre 1903 et 1910. Avant, le voyage durait 25 jours. Avec le train, seulement trois jours et demi. La France voulait drainer le commerce de la Chine vers ses protectorats et colonie d’Asie du Sud-Est.

Aujourd’hui, il reste sur le tracé de cette ligne, des gares à la française qui séduisent les Chinois. Ils sont nombreux à s’y faire prendre en photo. Le long de la ligne, des ouvriers s’activent. Douanes, hangar, cantines des années 20 sont remis quasiment en l’état.

Chine : Zoom sur le business du cheveu

En Chine, il existe un salon dédié aux cheveux. Perruques, postiches, mèches, extensions ou même broderies sont à la fête, qu’il s’agisse de cheveux naturels ou de cheveux synthétiques. Perruques, mèches, les cheveux représentent un marché fait vivre quatre millions de personnes.

Ce salon international se tient une fois par an, à Xuchang, dans la région du Henan. Ici, le business du cheveu est tout sauf anecdotique. 67% de la production est exportée. Rien que pour les États-Unis, cela représente 1,2 milliard de dollars.

Chine : Les ouvriers trop chers sont remplacés par des robots

Foxconn, le sous-traitant tristement célèbre d’Apple et d’autres compagnies high-tech, entend remplacer ses travailleurs par un million de robots. Une véritable nouvelle crise de l’emploi se profile.

10.000 robots sont en train d ‘être mis en place des les monstrueuses usines chinoises de Foxconn pour assembler l’iPhone 6. Pour l’heure, les emplois ne sont pas directement menacés par ces « Foxbots », le plus gros employeur chinois a même du embaucher 100.000 intérimaires pour répondre aux exigences d’Apple : produit au moins 70 millions d’iPhone 6 d’ici début septembre.

Foxconn communique bien sur le fait que les robots vont « aider » les ouvriers et non les « remplacer » ; qu’ils vont permettre d’augmenter les cadences. Sauf que si on reprend les intentions du constructeur quelques mois plus tôt, le discours est tout autre. D’ailleurs ; il y a quelques mois, Terry Gou le PDG du groupe se vantait que les Foxbots déjà déployés dans les usines, pouvaient construire 30.000 appareils par robot et par an.

C’est que las des critiques de violation des droits de l’homme, des ouvriers qui se suicident, qui refusent de travailler plus de 12 heures par jours et qui réclament des augmentations de salaires, Foxconn a clairement annoncé son intention de remplacer 1 million d’ouvriers par 1 million de robots dans ses usines. Soit l’écrasante majorité des employés de l’entreprise qui en compte environ 1.300.000.
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Italie : Le marché de la contrefaçon est en pleine expansion

Sur la carte de la contrefaçon, Naples (Italie) est à marquer d’un point rouge. La ville est même la capitale du secteur en Europe. L’économie de ce marché est phénoménale. Le bilan des autorités permet de mesurer l’iceberg.

20 millions d’euros de marchandises ont été saisis cette année et 50 ateliers ont été démantelés par la police. Cela correspond à plus d’un par semaine. Les filières ont été identifiées. Les deux tiers des matières premières arrivent de Chine par le port. Et la conception se fait sur place dans des ateliers clandestins.

Pour le reste, les triades chinoises se sont alliées à la Camorra napolitaine qui contrôle la distribution sur les marchés. La vente est effectuée par des clandestins venus d’Afrique. A Naples, l’économie est décomplexée. Mais la contrefaçon fait perdre 6,5 milliards d’euros de recette par an.

Le règne du cygne noir achève celui de l’Occident

« Les grandes luttes du XXe siècle entre la liberté et le totalitarisme se sont terminées par une victoire décisive des forces de la liberté et du seul modèle possible de succès : liberté, démocratie et libre entreprise. Au XXIe siècle, seules les nations qui s’engageront à protéger les droits de l’homme et garantir la liberté économique seront capables d’assurer leur prospérité. » Prononcé en 2002 par George W. Bush, cet autosatisfecit appartient à des temps révolus.

C’est en effet de justesse que le capitalisme occidental a survécu à la crise des années 2007 à 2014. Ses plaies infectées crachent désormais l’inégalité, le mécontentement social et les endettements colossaux. Qu’il est loin le sacre du standard capitaliste érigé en valeur morale suprême !

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Katanga, la guerre du cuivre

Située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la province du Katanga concentre d’importants gisements de cuivre et de cobalt. Longtemps exploitées par l’Union minière du Haut Katanga, créée au début du XXe siècle par les colons belges, les carrières ont été nationalisées par le président Mobutu en 1966.

Son clan s’appropriant les richesses sans jamais les réinvestir, la production tombe alors en sommeil, précipitant des milliers de travailleurs au chômage.
Aujourd’hui, massivement devenus “creuseurs illégaux”, ces hommes vivent dans la pauvreté et doivent faire face à la ruée des nouveaux investisseurs étrangers, chinois et indiens en tête.

Arte (2012)

Qui contrôle la mer ?

Le commerce maritime est devenu le laboratoire mondial de l’ultralibéralisme, et la mer le berceau de toutes les dérégulations. Cette enquête dresse un panorama édifiant des pratiques des armateurs et de l’impact du “offshore” sur notre avenir.

Réalisé par Baudouin Koenig (France 2013)

Lin : Richesse française transformée en Asie

La France est le premier producteur mondial de lin. 70.000 hectares, 80 % de la production mondiale. Pourtant, ce trésor est loin d’être pleinement exploité.

Les fibres sont exportées en Asie où elles sont transformées. Aujourd’hui, 70 à 80% des vêtements produits en Chine repartent pour la France, la Belgique, l’Italie et d’autres pays européens.

La France achète donc à la Chine des vêtements fabriqués avec le lin qu’elle lui a vendu quelques mois plus tôt.

La Chine consommerait près de la moitié des antibiotiques de la planète

La surconsommation d’antibiotiques par la Chine aurait des conséquences désastreuses sur la qualité de l’eau des rivières du pays, vient de révéler une récente étude de l’Académie chinoise des sciences. 

Concentration en résidus d’antibiotiques par kg/km2 dans 58 bassins de rivières de la Chine continentale. (Source : South China Morning Post)

Le delta de la rivière des Perles serait une véritable « soupe d’antibiotiques ». L’expression employée par le South China Morning Post pour titrer un récent article sur la qualité de l’eau des rivières chinoises est radicale, tout comme les conclusions de la récente étude sur laquelle s’appuie le papier. Réalisée par des chercheurs de l’Institut de Géochimie de Guangzhou (Canton), sous la houlette de l’Académie chinoise des sciences, la recherche révèle que la rivière contiendrait l’une des plus importantes concentrations de résidus d’antibiotiques par km2 du pays. Selon les résultats de cette étude inédite à l’échelle nationale parue le mois dernier dans les pages de The Environmental Sciences & Technology, la surconsommation d’antibiotiques par les Chinois serait la première cause de cette pollution .

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Chine : Krach boursier

Pendant que nous avons les yeux rivés sur la Grèce, la Chine est en train de vivre une panique boursière. Est-ce une surprise ?

Pas vraiment. En fait, ça y est: la Chine est vraiment capitaliste ! Il y a 23 ans, au moment de l’inauguration des Bourses de Shanghai et de Shenzhen, le grand quotidien China Daily avait prévenu : la Bourse chinoise sera vraiment à maturité lorsque des gens auront sauté par les fenêtres. Alors pour l’instant, personne ne s’est jeté du haut d’une tour, mais c’est la Bourse de Shanghai qui fait un saut spectaculaire. En moins d’un mois, son indice phare, l’indice CSI 300, a chuté hier de 6,75 %. Surtout, cela fait une dégringolade de 32 % depuis le 12 juin.

Le gendarme de la Bourse chinois a pris une mesure exceptionnelle mercredi 08/07: il a interdit aux gros actionnaires de vendre leurs titres pendant une période de six mois. Du coup, Shanghai rebondit jeudi matin. Mais les problèmes ne sont pas résolus pour autant.

Comment expliquer ce krach ?
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Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

La classe moyenne mondiale est plus pauvre qu’on ne le pense

La pauvreté mondiale recule. Le nombre de personnes appartenant à la «classe moyenne» a doublé depuis 2001. Une partie de la population des pays émergents vit et dépense comme celles des pays développés… Mais cette fameuse classe moyenne n’est pas si riche, si étendue et si également répartie qu’on pourrait le croire.

D’après une récente étude du Pew Research Center, seules 1,7 milliard de personnes appartiennent à la classe moyenne, et beaucoup d’entre elles gagnent tout juste assez pour se retrouver classées dans cette catégorie.

Le revenu assimilé à la tranche du milieu, que gagne 13% de la population mondiale, est de 10$ à 20$ par jour (9 à 18€). Soit environ entre 270 à 540 euros par mois. C’est moins que le seuil de pauvreté français fixé à 828 euros.

Une affaire de perception

Cette relative prospérité s’est limitée à quelques régions du globe: la Chine, l’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est. Peu de changement en revanche en Inde, en Asie du sud-est, en Afrique et en Amérique centrale.

La vaste majorité, 71% de la population mondiale, reste pauvre ou dispose de très bas revenus. C’est seulement un tout petit peu mieux qu’il y a dix ans, où elle représentait 79% de la population.

Slate

Tibet : Les enjeux d’un conflit

Contrairement à ce qu’affirment les autorités chinoises, les motivations qui ont conduit Mao Zedong à envahir le Tibet en 1950, et qui sous-tendent aujourd’hui encore la politique du Parti communiste dans la région, ne sont pas religieuses ou culturelles mais bien d’ordre économique. Plus que jamais, le gouvernement chinois veut contrôler les richesses naturelles qu’offre le “toit du monde“.

Ainsi, les ponts, les routes et les chemins de fer construits par les entreprises chinoises ne cessent de se multiplier, dénaturant les vastes étendues préservées du plateau tibétain. Mais le plus gros enjeu concerne une ressource des plus précieuses : l’eau. Afin d’approvisionner les métropoles chinoises, les barrages, centrales et autres ouvrages hydrauliques se développent de manière exponentielle sur les fleuves du Tibet.

Ces projets démesurés en zone de haute montagne présentent des dangers considérables – la menace d’inondations dévastatrices notamment. Pour les mener à terme, les autorités chinoises misent donc sur la propagande, mais aussi sur la violence : les manifestations de 2008, qui ont réuni des milliers de Tibétains dans les rues, ont été réprimées dans le sang.

Ce documentaire édifiant donne la parole à des Chinois qui osent braver le gouvernement en dénonçant la persécution des moines, les arrestations et les emprisonnements arbitraires: l’écrivain Wang Lixiong, dont les œuvres sont interdites dans son pays, lutte pour rétablir la vérité auprès de ses concitoyens, tout comme Liao Yiwu, exilé à Berlin après avoir connu l’enfer des prisons chinoises.

Chine : Zhongguancun, la « Silicon Valley » de demain

Alors que la Chine connaît un ralentissement économique, à Zhongguancun, un quartier de Pékin, la croissance est vertigineuse. Au point que le magazine de référence “Forbes” titre à son propos : “Le prochain Facebook ne sortira pas de la Silicon Valley”.

Tous les ingrédients d’un écosystème vertueux, similaire à celui de la Silicon Valley en Californie, sont rassemblés au nord-est de la capitale chinoise : universités, investisseurs, incubateurs.

Chine : Sans domicile, un destin tibétain

Barwo, un village isolé, se trouve sur les hauts plateaux tibétains, à l’Ouest de la Chine. Depuis une dizaine d’années, plus d’un millier de paysans bouddhistes ont émigré à Pékin pour tenter leur chance comme vendeurs ambulants. Parmi eux, Zanta, veuve et mère d’un petit garçon, qui a quitté le village pour scolariser son fils.

Jocelyn Ford, journaliste américaine installée à Pékin, a croisé la route de cette femme et de son enfant. Elle les a suivis dans leur parcours de déracinés. Zanta peine à s’adapter à la modernité de la capitale, où tout lui est étranger, même si, en tant que Tibétaine, elle possède officiellement la nationalité chinoise.

Victime de violences familiales et policières, elle se bat pour échapper à la pauvreté, au racisme et aux humiliations.

Pourquoi les investisseurs chinois boudent-ils la France?

Quand ils mettent la main sur un vignoble, un club de football ou une partie de PSA, ils font les gros titres. Et les Chinois ont effectivement multiplié les acquisitions en France ces dernières années. Mais nous sommes très loin de l’invasion : fin 2012, le stock des investissements chinois et hongkongais en France était d’à peine 4,2 milliards d’euros… soit quatre fois moins que le stock des investissements français en Chine.

Et puis, l’an dernier, les Chinois ont réalisé seulement 17 implantations en France, contre 79 en Allemagne, selon le Baromètre 2015 de l’attractivité, réalisé par E & Y. Mais pourquoi préfèrent-ils notre voisin ? « Parce qu’il offre davantage de PME à vendre, qui sont de plus positionnées sur du haut de gamme », répond Eric Delbecque, président d’honneur de l’Association pour la compétitivité et la sécurité économique (ACSE).

« L’Allemagne les intéresse aussi parce qu’elle est plus exportatrice. En acquérant une PME allemande, les Chinois ne vendent pas seulement en Allemagne, mais en Pologne, en République tchèque, en Russie, etc. », ajoute Marc Lhermitte, associé chez E & Y.

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La Bourse de Shanghai chute de 30% en trois semaines

La Bourse de Shanghai a prolongé vendredi la dégringolade des séances précédentes, dans un climat de panique générale que les autorités chinoises ne réussissaient pas à endiguer — alors que la place shanghaïenne a lâché environ 30% de sa valeur en trois semaines.

L’indice composite shanghaïen a plongé de 5,77% vendredi, clôturant à 3.686,92 points, dans un volume d’échanges de 648,1 milliards de yuans (94 milliards d’euros).

L’ampleur de la débâcle donne le vertige: la Bourse de Shanghai s’est effondrée de 12% sur la semaine, et de presque 29% depuis son sommet du 12 juin, au plus haut depuis sept ans.

C’est du jamais vu depuis 1992, selon l’agence Bloomberg. En moins d’un mois, 2.800 milliards de dollars de capitalisation se sont envolés sur les marchés chinois.
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Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

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Chine : Un krach boursier secoue le pays

Les Bourses chinoises de Shanghaï et Shenzhen ont plongé de près de 20 % en deux semaines. Quelque 2000 valeurs en chute de près de 10 %, des indices qui s’effondrent de 7,4 % et 7,8 % en une séance… Les places chinoises ont vécu vendredi une folle journée, la pire depuis 2008.  

Inquiets depuis quinze jours déjà, échaudés par une première correction mi-juin, les investisseurs, pour l’essentiel des particuliers, ont cédé à la panique. Dans un marché à bout de souffle après une hausse vertigineuse (+ 100 % en un an), et victimes d’une spéculation à tous crins, les investisseurs espéraient voir un soutien du gouvernement via une baisse des réserves obligatoires des banques destinée à doper le crédit.

«Le gouvernement ne veut pas d’un krach boursier. Si besoin, il fera ce qu’il faudra pour soutenir le marché», estime Karine Hirn, associé chez East Capital à Hongkong. Mais éviter l’éclatement d’une bulle n’est pas toujours facile. En Chine, certaines petites valeurs, notamment technologiques, se paient 70 à plus de 100 fois leurs bénéfices.

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Des drones pour le développement

Ces dernières années, les véhicules aériens sans pilote ont peuplé l’imagination et les cauchemars du monde entier. En avril, l’United States Navy a annoncé un programme expérimental appelé LOCUST (Low-Cost UAV Swarming Technology, ou technologie low-cost d’essaimage par véhicules aériens sans pilote), qui selon les déclarations vont permettre « de maîtriser un adversaire de manière autonome » et donc « de fournir aux marins et aux troupes d’infanterie de marine un avantage tactique décisif.  »

Avec un nom et une mission de ce genre et compte tenu des antécédents peu glorieux du point de vue éthique de la guerre des drones, ce n’est pas vraiment une grande surprise si de nombreuses personnes affichent leur répulsion face à la prolifération constante des robots volants.

Les drones de fret vont se développer dans un secteur encore plus étendu ces prochaines années, tout simplement parce que libérés de la charge des passagers humains et de leurs systèmes d’assistance respiratoire, ils voleront à un plus faible coût tout en restant aussi rapides et aussi sûrs.

Il y a de grandes chances que l’utilisation industrielle de l’espace aérien à basse altitude se maintienne. Plus de trois millions d’humains volent dans le ciel chaque jour. Chaque grande implantation humaine sur notre planète dépend d’une autre implantation par transports aériens. DJI, un fabricant de véhicules aériens sans pilote chinois, est à la recherche d’une valorisation de 10 milliards de dollars.

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Chine : Le vieillissement de la population, talon d’Achille du géant asiatique

Cela fait 35 ans que la politique de l’enfant unique a été imposée aux Chinois. Et elle n’en finit pas de bouleverser la société et a des conséquences inattendues aujourd’hui… sur les personnes âgées.

Les retraites sont très faibles, et les seniors comptent sur leur enfant pour les aider dans leurs vieux jours. Mais que se passe-t-il quand cet enfant unique est mort trop jeune?

Dans quel pays trouve-t-on le plus de millionnaires ?

Si les États-Unis restent le pays qui compte le plus de millionnaires, l’Asie, menée par la Chine, rattrape l’Amérique du Nord en matière de fortunes privées, selon une étude publiée lundi par le cabinet BCG qui diffuse chaque année ses analyses sur les fortunes mondiales.

La région Asie-Pacifique est devenue la deuxième du monde pour ce qui est du montant d’ensemble des fortunes privées, à plus de 47.000 milliards de dollars l’an dernier contre 36.500 milliards en 2013, toujours en excluant le Japon.

Elle dépasse désormais l’Europe, où les fortunes ont augmenté de moins de 3.000 milliards à 42.500 milliards de dollars, et devrait faire de même d’ici 2019 avec l’Amérique du Nord, pour l’heure toujours première à près de 51.000 milliards, selon BCG.

Quand on parle de fortunes, je crois vraiment que l’endroit important, c’est désormais l’Asie“, a résumé Federico Burgoni, responsable de l’étude pour la région Asie-Pacifique.
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Chine : Premier partenaire économique de l’Algérie

Dans le secteur du BTP, les Français sont de moins en moins investis. “Ils se battent pas assez ou il ne sont pas assez présents, pas assez engagés”, explique Mohamed Brahim Guechi, responsable du chantier de la mosquée d’Alger. Mais les Chinois sont surtout moins chers que les Français.

Comparé avec les Européens, qui sont moins nombreux, bien sûr on est moins cher“, note Jade Shi, responsable technique de “China state construction”. Résultat, en Algérie, les Chinois ont construit le ministère des Affaires étrangères, une autoroute et bientôt un opéra. La France demeure évidemment présente avec une usine Renault installée à Oran depuis l’an dernier. Toutefois, peu de petites entreprises françaises sont présentes dans ce pays.

Riz : Les déboires d’une variété hybride chinoise menacent l’équilibre mondial de la filière

L’histoire du riz hybride chinois développé par le scientifique Yuan Longpin, pourrait connaître un triste épilogue. En effet, ce riz dont les rendements (environ 7 tonnes/ hectares) sont deux fois supérieurs à la moyenne mondiale est l’une des variétés les plus cultivées dans l’empire du milieu. Or, il est actuellement attaqué par la pyriculariose, un champignon qui provoque le brunissement des plants de riz, et entraine le pourrissement des récoltes.

Alors que les scientifiques chinois sont à pied d’œuvre pour trouver une solution au problème, le monde du riz vit dans une angoisse relative, car la Chine qui produit 144 millions de tonnes de riz et en importe 4 millions de tonnes, représente environ 25% du marché mondial du riz.

« Si la production chinoise devait chuter ne serait-ce que de 10 %, c’est 14 millions de tonnes qu’il faudrait que la Chine importe, l’équivalent des stocks thaïlandais » a indiqué Patricio Mendez del Villar, un expert du Cirad.

Bien que la crise ne soit sévère que dans quelques endroits comme la province d’Anhui à l’est de la Chine, les scientifiques se perdent en conjectures quant aux conséquences d’un éventuel scénario catastrophe.
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La “slow education”, ou l’éloge de la lenteur

Pour les promoteurs du mouvement “Slow education” ou “Éducation lente“, la manière d’apprendre prime sur les résultats aux examens. Découvrez comment cette philosophie se décline aux quatre coins du monde.

Chine : Les drones luttent contre la triche au bac

Les autorités chinoises ont dégainé les petits aéronefs pour lutter contre la fraude au Gaokao, le terrible examen d’entrée à l’université auquel se sont soumis, dimanche et lundi, neuf millions de lycéens.

Pour identifier les tricheurs, le ministère de l’Éducation chinois a mobilisé des dizaines de milliers de policiers et surveillants. Un dispositif complété par des drones à Luoyang, une ville de la province centrale du Henan.

Lors du survol des élèves, l’appareil est capable d’identifier les communications douteuses émises par des smartphones ou des appareils de télécommunication miniatures des candidats. Les signalements suspects sont transmis aux surveillants équipés de tablettes tactiles.

Chine : La nouvelle route de la soie

C’est l’un des projets phare de Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir: recréer une nouvelle “route de la Soie” entre l’Europe et la Chine.

Une nouvelle route que la Chine entend tricoter au prix d’investissements massifs: 40 milliards de dollars ont été débloqués depuis le début de l’année pour construire routes, voies ferrées ou pipeline dans l’ouest du pays, mais aussi en Asie Centrale ou au Pakistan.

Chine : Fonctionnement des marchés

Afin d’alléger le fardeau de la dette des entreprises et des gouvernements locaux, la Banque populaire de Chine (BPC) a baissé ses taux d’intérêt pour la troisième fois en 6 mois. Mais le relâchement monétaire auquel elle procède (accompagné de réformes budgétaires et administratives) n’a guère entraîné d’augmentation des demandes de crédit. En revanche, il a suscité un bond de la Bourse chinoise. La question se pose de savoir si en fin de compte cette mesure sera une bonne chose.

Il est évident que l’économie chinoise est en phase de transition rapide. Les statistiques officielles indiquent un ralentissement de la croissance réelle dans le secteur manufacturier traditionnel et dans la construction, ce qui traduit une baisse des bénéfices des entreprises, une augmentation du nombre de faillites et de prêts à risque dans les villes et les régions à la traîne.

Les mesures visant à combattre la corruption, la surcapacité de production, le surendettement des gouvernements locaux et la pollution freinent les investissements et la consommation et diminuent la probabilité pour la Chine de parvenir au taux de croissance promis par l’État.

Du fait des contraintes budgétaires de plus en plus lourdes imposées par le gouvernement central, les dirigeants locaux et les entreprises nationalisées investissent moins et font preuve d’un excès de prudence. A court terme, cette restructuration pourrait conduire à des récessions localisées, malgré les efforts des autorités visant à créer un environnement macroéconomique plus favorable.
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Chine : Le phénomène des “maisons clous”

La Chine est confrontée aux limites de sa croissance à marche forcée. Les “maisons clous” sont nombreuses dans le pays. Ces logements que les propriétaires refusent de quitter malgré les procédures d’expropriation, les offres d’indemnisation ou les pressions. Les promoteurs aimeraient implanter des ensembles immobiliers, mais se heurtent aux habitants.

Quand le “made in” Vendée combat l’import chinois

C’est peut être la prochaine icône du “Made In France”. Une voiture sans permis assemblée en Vendée. Auparavant l’entreprise faisait produire les véhicules en Chine, mais cette année, elle a décidé de relocaliser près des Sables-d’Olonne.

Les Français s’attaquent à un marché de niche mais le carnet de commande est déjà plein. Le succès reste modeste : les vendéens assemblent 25 voitures par mois et voudraient en produire le double.

BFMTV 02/06/2015

Merci à Julian DXB

Chine : Le systéme financier et l’écologie

L’impératif d’une croissance durable respectueuse de l’environnement impose-t-elle la création d’une nouvelle génération de banques de développement à l’initiative des pays émergents? La création de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) par la Chine a intensifié le débat sur cette question.

Pourtant il en est une autre au moins aussi cruciale : de plus en plus important sur la scène internationale, les marchés financiers des pays en développement peuvent-ils encourager ce type de croissance ?

Pour l’instant la réponse semble être positive. La Chine et les autres grands pays émergents paraissent engagés dans la construction de systèmes financiers au service d’un développement durable et inclusif. Mais ils ne peuvent à eux tout seuls bâtir une économie mondiale durable et inclusive.

Les véhicules d’investissement spécialisés dont l’importance et le nombre va croissant depuis quelques années jouent un rôle crucial pour cela. La BAII et la future Nouvelle banque pour le développement créée par les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) en sont l’illustration la plus visible, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les deux plus grandes banques de développement de la planète (la Banque brésilienne de développement et la Banque chinoise de développement) gèrent à elles deux 1.500 milliards d’actifs.
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PSA et Renault ouvrent leurs portes aux équipementiers chinois et indiens

Dans les pays émergents, les fournisseurs locaux sont sollicités pour réduire les coûts.

Les terrains de jeux sont différents, mais la logique est la même. Qu’il s’agisse de Renault en Inde, cœur du développement de la future gamme de véhicules à très bas coûts du groupe(« Les Echos » du 21 mai), ou de PSA en Chine, les deux constructeurs français ouvrent leurs portes aux fournisseurs indiens et chinois. Deux terrains de jeux stratégiques du moment. L’objectif : accéder à des coûts quasi-imbattables.

Chez DPCA, la joint-venture chinoise entre PSA et Dongfeng, on compte désormais plus d’une centaine de fournisseurs chinois parmi les 450 fournisseurs de rang 1, aux noms souvent inconnus (Hubei ZhengAo, Inteva Zhenjiang, Jingzhou Henglong…). « L’un d’eux a par exemple remporté un contrat important de réservoirs jusqu’ici tenu par un fournisseur traditionnel, ce qui nous a permis d’abaisser nos coûts de 20 %. De même, 100 % de nos pièces d’emboutissage sont désormais réalisées par des équipementiers chinois.  » indique Jean Mouro, directeur général adjoint exécutif de DPCA.

Tarifs agressifs

Grâce à leurs tarifs très agressifs, obtenus via des réseaux de sous-traitants complexes à maîtriser pour des groupes étrangers, ces acteurs obligent les filiales des grands équipementiers mondiaux (Bosch, Valeo, Faurecia, Continental, ZF…), à se battre pour garder leurs contrats.

« On crée un cercle vertueux de compétitivité puisque DPCA dispose désormais d’un taux d’intégration locale de plus de 95 % contre 40 % il y a dix ans. Nous parvenons à réaliser 4 à 5 % de gains annuels pour les véhicules déjà en circulation, et jusqu’à 30 % pour les programmes futurs », poursuit Jean Mouro. Le groupe s’appuie pour cela sur son partenaire chinois Dongfeng, qui lui donne accès à davantage de fournisseurs locaux.
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Un bâton dans la roue du libre-échange

TAFTA, CETA, TISA, TPP… Barricadés dans des salles interdites au public, des négociateurs tapissent d’acronymes de nouvelles tables de la loi commerciale susceptibles de faire basculer le destin de plus d’un milliard de personnes.

Grand marché transatlantique (GMT) entre les États-Unis et l’Union européenne, accord de partenariat transpacifique entre l’Amérique du Nord et une dizaine de nations riveraines du grand océan, discussions sur le commerce des services : une nouvelle vague de libéralisation déferle.

Entre 1950 et 2013, zones et accords de libre-échange ont proliféré comme du pop-corn. Le volume des exportations mondiales de produits manufacturés a été multiplié par soixante-seize (1).

Mais la proverbiale crevette pêchée en mer du Nord, décortiquée au Maroc avant d’échouer en barquette dans un rayonnage madrilène a-t-elle vraiment amélioré le sort de l’humanité ? Poser la question à un négociateur du GMT serait faire preuve d’une naïveté si déplacée qu’immanquablement perçue comme agressive.
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Japon : Le pire stage du monde

Le Japon doit faire face à une pénurie de main-d’œuvre, notamment dûe au vieillissement de sa population. Pour y pallier, le gouvernement a mis en place un programme de formations et de stages pour attirer les travailleurs étrangers en provenance de Chine, du Vietnam ou des Philippines.

Enquête sur ce programme. Les “stagiaires” peuvent rester jusqu’à trois ans dans le pays, travaillent sans vraiment apprendre de nouvelles techniques – comme le promet pourtant le gouvernement – et sont payés un salaire de misère.