Musique : « Merry Xmas from China »

Toby Smith a voyagé au Vietnam en Chine et au-delà. Il s’est donné pour mission de retracer la piste des biens de consommation qui abreuvent nos grandes surfaces. Il finira par se rendre dans le plus important lieu de rendez-vous des acheteurs businessmen, Yiwu.

La ville n’est pas juste connue pour être le plus large marché de biens au monde mais surtout pour sa production saisonnière de produits à destination de l’occident. Après avoir vu ce qu’il a vu, il a décidé de produire cette petite carte-postale vidéo à destination de l’occident.

Chine : Shanghai fait place nette pour accueillir Disneyland

Un parc d’attraction doit ouvrir en 2016 à Shangai, le premier en Chine. Les travaux ont pris du retard mais les autorités ont déjà commencé à faire place nette. Et pour cause : Shanghai est l’une des villes les plus polluées au monde.

Les usines de chimie, de plastique ou de verre sont donc priées d’aller polluer plus loin. La ville veut développer plus d’activités de services, au détriment des cols bleus contraints de partir toujours plus loin en banlieue pour trouver du travail.

Chine : Le piége dette-déflation

Les secousses qui ont affecté l’économie chinoise ont été suivies par des ventes boursières massives. Aussi la Réserve fédérale américaine vient-elle de reporter la hausse de ses taux d’intérêt. La Chine est confrontée maintenant à l’énorme défi que représente le piège dette-déflation un peu partout dans le monde.

En 1933, Irving Fisher a été le premier à pointer les dangers liés au surendettement et à la déflation en montrant que ces deux facteurs ont contribué à la Grande dépression aux USA.

Quarante ans plus tard, Charles Kindleberger a donné un caractère général à la théorie de Fisher en soulignant les problèmes qui se posent en l’absence de politiques monétaires, budgétaires et régulatrices coordonnées au niveau international, ainsi qu’en l’absence d’un prêteur de dernier recours à ce même niveau.

En 2011, s’appuyant sur le cas du Japon, Richard Koo a analysé les risques d’une “récession prolongée du bilan” quand un pays surendetté tente de redresser son bilan.
Lire la suite

Christine Lagarde est inquiète pour l’économie mondiale

A quelques jours de l’ouverture de l’assemblée annuelle du FMI, sa directrice générale a fait preuve de pessimisme lors d’un discours hier à Washington.

Le ralentissement en Chine et la perspective d’un relèvement des taux américains alimentent une incertitude et une plus forte volatilité des marchés. La croissance mondiale devrait être “plus faible” qu’en 2014.

Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
Lire la suite

Chine : Ruée sur l’innovation

Les entreprises privées chinoises adoptent l’innovation au détriment du transfert de technologies. C’est le deuxième grand bond en avant technologique voulu par l’État. “La Chine doit s’appuyer sur l’innovation pour assurer un développement économique sain et continu.” Pour qui vit loin de la Chine, cette sentence prononcée par le président Xi Jinping lui-même en décembre 2014 semble une évidence.

La Chine pratique depuis longtemps une politique industrielle d’“innovation autochtone”, qui oblige les multinationales étrangères à transférer leurs technologies et à soutenir les entreprises d’État chinoises dans des secteurs stratégiques.

Mais cette stratégie n’a pas fonctionné. Alors, le pays déverse maintenant de l’argent dans un nouvel assaut “top down”, du haut vers le bas, pour l’innovation. Il dépense plus de 200 milliards de dollars par an en R&D, une somme qui a quadruplé en une décennie. Elle représente maintenant 2 % du PIB, légèrement plus que l’Union européenne.

Le cabinet d’études de Thomson Reuters assure que la Chine est “sans conteste le leader en matière de brevets”. Les planificateurs centraux souhaitent maintenant tripler le nombre de brevets d’ici à 2020, à 14 pour 10.000 personnes. Ils veulent augmenter encore les budgets R&D pour à terme atteindre le niveau américain de 2,8 % du PIB, avec l’espoir que toutes ces mesures feront de la Chine une superpuissance de l’innovation. Déjà, un cinquième des diplômés des filières scientifiques dans le monde sont chinois.
Lire la suite

Croissance mondiale : Le diagnostic pas très folichon de l’OCDE

Une croissance moins soutenue qu’on aurait pu l’espérer dans les économies avancées et un ralentissement plus fort dans les émergents : c’est ce que prévoit pour 2015 l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année 2016 serait meilleure, même si l’organisation s’inquiète, pour le moyen terme, du ralentissement de la croissance potentielle dans le monde.

D’après les Perspectives économiques intermédiaires, présentées mercredi 16 septembre, la croissance mondiale serait ramenée de 3,3 % en 2014 à 3 % en 2015 (soit – 0,1 point par rapport aux prévisions de juin 2015).

Elle accélérerait ensuite à 3,6 % en 2016 au lieu des 3,8 prévus avant l’été, sur fond de stagnation du commerce mondial et de détérioration des conditions financières. Comme souvent, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

Lire la suite

Pollution atmosphérique : 3 millions de morts/an (Màj vidéo)

Les plus défavorisés davantage impactés par la pollution

La pollution atmosphérique serait à l’origine de plus de 3 millions de morts prématurées. C’est une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature qui le démontre. Les scientifiques estiment que si rien ne change dans la qualité de l’air, ce seront 6,6 millions de décès qui seront à déplorer en 2050.

Ces trois millions de décès qui surviennent prématurément sont essentiellement la conséquence de la pollution à l’ozone et aux particules fines. Les chercheurs de l’Institut allemand Max Planck ont obtenu ces résultats inquiétants après avoir combiné un modèle atmosphérique avec des données démographiques et sanitaires.

Ainsi, ils ont pu évaluer à 5 personnes sur 10.000 qui chaque année dans le monde succombaient précocement à la pollution de l’air.

Intérieur, extérieur, l’air pollué est partout
Lire la suite

Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
Lire la suite

Israël : L’État hébreu va embaucher 20.000 travailleurs chinois

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à la venue et au recrutement de 20.000 ouvriers chinois spécialisés dans le secteur du bâtiment afin de doper la construction de logements neufs dans le pays. «Il s’agit à mes yeux d’une mesure nécessaire et importante pour faire baisser les prix du logement», a justifié Benyamin Nétanyahou.

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a pour part exprimé ses réserves en l’absence d’un accord bilatéral encadrant cette immigration et garantissant les droits des nouveaux arrivants.

L’embauche d’ouvriers chinois par des entreprises israéliennes était devenue presque impossible depuis que l’État hébreu avait décidé, en 2011, de réglementer l’immigration de travailleurs étrangers. Son objectif principal était alors de lutter contre les pratiques illégales de certains intermédiaires, qui imposaient aux migrants de leur verser jusqu’à 30.000 dollars en échange d’un permis de travail.

La situation était devenue si problématique que les États-Unis menacèrent d’inscrire Israël sur la liste des États qui pratiquent la traite des êtres humains. La relance de cette immigration économique fut dès lors suspendue à la signature d’un accord bilatéral entre Israël et la Chine. Mais les deux pays n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur son contenu.
Lire la suite

Les héros irradiés, histoires de la guerre froide

11 mars 1958 : le contrôleur ferroviaire Walter Gregg travaille dans son garage lorsqu’il est surpris par une explosion assourdissante. En sortant, il découvre un véritable cratère au milieu de son jardin. La responsable : une bombe atomique, heureusement neutralisée, larguée par accident depuis un avion de l’armée américaine.

Des deux côtés de l’Atlantique, la période de la guerre froide regorge de ces petites histoires illustrant la désinvolture et l’inconscience d’une confrontation, qui aurait pu déboucher sur une catastrophe. Entre le tournage d’un film de John Wayne dans un canyon irradié, les essais nucléaires dans des zones habitées, la folie nucléaire semblait n’avoir aucune limite.

La croissance asiatique à l’épreuve de la « trappe malthusienne »

Lors d’une récente conférence tenue à Bangkok, Haruhiko Kuroda (2015) a recensé trois faits stylisés à propos de la croissance asiatique. Premièrement, elle s’est poursuivie à un rythme régulier et très rapide au cours des dernières décennies. Alors qu’elle disposait du PIB par tête le plus faible à travers le monde en 1950, l’Asie a réalisé depuis les meilleures performances de croissance.

La crise asiatique de 1997-1998 n’a été qu’une parenthèse, dans le sens où les pays asiatiques ont su recouvrir rapidement leurs pertes en termes de revenu et de production. Le taux de croissance annuel moyen a été de 4 % au cours des six dernières décennies. Par conséquent, le PIB par habitant asiatique a été multiplié par 12 depuis 1950. Deuxièmement, il y a toutefois une forte hétérogénéité en termes de PIB par habitant d’un pays asiatique à l’autre.

Si Hong Kong, Singapour, Taïwan et la Corée du Sud jouissent aujourd’hui de niveaux de vie particulièrement élevés, la majorité des pays asiatiques sont des pays à revenu intermédiaire. Même ces derniers présentent des PIB par habitant très différents les uns des autres.

Troisièmement, les taux de croissance eux-mêmes ont été très hétérogènes d’un pays asiatique à l’autre. Le Japon enregistrait des taux de croissance à deux chiffres dans les années soixante, mais semble acculé à la stagnation depuis les années quatre-vingt-dix.
Lire la suite

Le bilan mitigé des relocalisations

Deux usines sont revenues de Chine il y a deux ans : une usine de Vélosolex à Saint-Lô en Normandie et une fonderie à Dreux près de Paris. Ces deux relocalisations se sont faites à l’époque sous l’œil des caméras. Ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg évoquait “un retour exemplaire”.

Les relocalisations, c’était son combat. Mais à Dreux dans l’Eure, la belle histoire a viré au cauchemar. L’entreprise a été liquidée fin août et les 65 salariés ont été licenciés. Un échec cuisant sur lequel les pouvoirs publics ne veulent pas s’exprimer. Sylvain Loiselet, ancien patron, explique que produire en France était possible, mais que les banques et les pouvoirs publics ne lui ont pas donné assez de temps.

L’usine flambant neuve de Vélosolex est installée en Normandie. 38 salariés ont été embauchés. La région a prêté quatre millions d’euros; en échange, l’entreprise s’est engagée à embaucher localement. Mais la relocalisation reste marginale en France. Seuls 2.000 emplois ont été rapatriés en cinq ans.

Chine : Le pays mise sur l’énergie solaire

La Chine a décidé de devenir dès cette année le leader mondial de l’énergie solaire. Du coup, le pays se couvre de centrales. On trouve alors dans le pays des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine à perte de vue (80.000 par km²). À terme, le parc solaire fera 319 km² soit trois fois la superficie de Paris.

Couvrir une telle surface de panneaux solaires ne se fera pas en un claquement de doigts. La Chine a pris conscience que sa dépendance vis-à-vis du charbon est à terme catastrophique. Des villes suffoquent et la pression de l’opinion publique monte. Problème: le développement du parc solaire a été plus rapide que celui des infrastructures. Résultat, les centrales ne fonctionnent qu’à 50% de leurs capacités.

Europe/États-Unis : Adidas relocalise ses usines… mais elles seront toutes automatisées

Le “Made in China” (ou “Made in PRC“, c’est selon), est en train de passer de mode chez Adidas. L’équipementier sportif prépare le rapatriement d’une partie de ses unités de production en Europe et aux États-Unis. Il se pourrait même que, bientôt, votre adolescent porte des baskets “made in France“. Mais que cache cette nouvelle stratégie de la marque aux trois bandes?

Le problème avec la Chine, c’est que le coût de la main d’oeuvre n’est plus ce qu’il était. En mai 2014, les employés d’une usine fabricant des chaussures Nike et Adidas s’étaient mis en grève pour protester contre la faiblesse de leur salaire. Ils touchaient 1,67 dollar de l’heure (1,49 euro au cours actuel).

Chez les têtes pensantes d’Adidas (et de Reebok qui appartient au même groupe), on s’est alors posé la question suivante : doit-on se délocaliser ailleurs dans quelque pays du tiers-monde où le travail ne coûte quasi rien, ou bien inventer un nouveau modèle économique? C’est la deuxième option qui a été retenue. Ainsi, la marque aux trois bandes va délaisser une partie de ses usines chinoises pour mettre en place des usines entièrement automatisées en Europe et aux États-Unis

Lire la suite

Quand la Chine verte s’éveille

Dans la province du Yunnan, au sud-ouest de la Chine, des fermiers, des militants écologistes, des journalistes et des scientifiques luttent pour tenter d’arrêter le projet de construction d’un énorme barrage sur le fleuve Yangtsé (le fleuve bleu). Lequel submergerait les vallées et engendrerait le déplacement de quelque cent mille personnes.

Allemagne : Des fermes d’État à l’agrobusiness

Par Rachel Knaebel

Main basse sur les terres de l’Est. Après avoir connu la noblesse prussienne, la collectivisation, les coopératives et la transition, l’agriculture est-allemande suscite désormais l’appétit de grands investisseurs souvent étrangers au secteur. Une situation paradoxalement favorisée par les structures héritées du régime communiste.

Peu après la réunification de 1990, l’agriculture est-allemande a vu arriver des investisseurs sans passé d’exploitants mais aux poches bien pleines. Le patron d’un empire industriel de la gestion des déchets (Remondis) a ainsi acheté en 1994 plusieurs des 465 domaines agricoles gérés directement par l’État au temps de la République démocratique allemande (RDA).

Appelées « biens du peuple », ces fermes représentaient moins d’un dixième des terres est-allemandes cultivées. L’agriculture de la RDA s’organisait plutôt autour de coopératives agricoles de production, soumises au contrôle du régime mais constituées des sols et des équipements mis en commun lors de la collectivisation forcée qui dura jusqu’en 1960 — en 1945, les Soviétiques avaient exproprié les propriétaires terriens possédant plus de 100 hectares et étatisé les terres.

Lire la suite

Chine : Les algues deviennent le nouvel or vert

La province du Fujian (Chine), face à l’île de Taïwan est connue pour ses villages flottants. Ici, les habitants vivent du commerce des algues. On produit ici trois ou quatre types de ces plantes aquatiques.

Cela fait 1 400 ans que l’on cultive et consomme dans le Fujian ces algues. Mais en ce moment, c’est un vrai boom. “On a fait beaucoup de progrès en productivité et en qualité et la demande a fortement augmenté, non seulement pour la consommation directe, mais aussi pour l’industrie, du coup les prix ont explosé. Ils ont été multipliés par cinq en dix ans“, explique Wang Zi Xi, maire de Xi Nan.

On retrouve des algues dans les dentifrices, les cosmétiques ou certains médicaments. Alors les habitants du coin ont quasiment abandonné toute autre activité pour se consacrer à cette culture.

Chine : Édification d’une « grande muraille verte » de 4.500 km

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le changement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruit.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km² de prairies.

Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable jaune et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.
Lire la suite

Le temps des États impuissants, de Pékin à Paris via Riyad

La Chine ne parvient plus à fabriquer la croissance comme avant. Elle ne peut pas obliger ses consommateurs à consommer. Ce n’est pas un cas isolé : partout, les États peinent de plus en plus à piloter l’économie.

Pékin a perdu la main. C’est une nouveauté majeure, aux conséquences elles aussi majeures. Une nouveauté majeure, parce que le gouvernement chinois avait piloté la trajectoire de l’économie du pays avec une incroyable réussite pendant plus de trois décennies.

Des conséquences majeures, car la Chine est devenue l’an dernier la première puissance mondiale, à en croire les calculs du FMI évaluant les PIB non au taux de change du marché, mais à ceux égalisant le pouvoir d’achat des monnaies. La perte de contrôle n’est toutefois pas une spécificité chinoise. Elle est évidente dans beaucoup d’autres pays. Et la révolution numérique va encore l’accentuer.

Commençons donc par les étranges événements qui se sont déroulés à Pékin cet été. Ordres et contre-ordres, fausses pistes et louvoiements… Jamais la Chine moderne n’avait donné spectacle aussi déroutant, alors même que le pouvoir n’a jamais été aussi fort depuis Deng Xiaoping dans les années 1980.
Lire la suite

Joseph Stiglitz : “Les politiques qui ont mené à la crise dominent toujours”

Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz publie “La Grande fracture”, aux éditions Les Liens qui Libèrent. Dans cet ouvrage, il expose les causes et les conséquences des inégalités économiques dans les pays développés. Des inégalités qu’il juge néfastes pour l’avenir de la démocratie.

Lors d’un entretien, l’éminent prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz revient sur sa vision de l’équilibre économique mondial. Pour l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, les crises financières, comme celle de 2008, menacent toujours notre stabilité financière.
Lire la suite

Chine : Le ralentissement de l’activité s’accentue

En Chine, la contraction de l’activité du secteur manufacturier s’est encore accélérée en août, à son rythme le plus soutenu depuis six ans et demi. C’est ce que montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

Bourses : La Chine sanctionne 197 personnes pour propagation de rumeurs


Lire la suite

Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
Lire la suite

Pourquoi la croissance ralentit-elle dans les pays émergents ?

La croissance dans les pays émergents a ralenti depuis 2010. On s’attend à ce que la croissance agrégée annuelle des pays émergents passe de plus de 7 % en 2010 à environ 4 % en 2015, soit un taux bien inférieur au rythme d’expansion du début des années 2.000. Le ralentissement a été généralisé: ces trois dernières années, la croissance a été en moyenne inférieure au rythme d’avant-crise dans 21 des 23 plus grands pays émergents.

Dans certains pays, la croissance a fortement ralenti. Les pays émergents jouent un rôle important en tirant la croissance mondiale et en tant que partenaires à l’échange de la zone euro. Un ralentissement plus marqué dans les pays émergents pèserait par conséquent sur la croissance de l’économie mondiale et de la zone euro.

Nous discutons des facteurs sous-jacents au ralentissement de la croissance économique dans les pays émergents. Ces facteurs incluent la combinaison d’une modération de la croissance structurelle dans certaines des plus grandes économies et des facteurs conjoncturels tels que les répercussions internationales de la faiblesse dans les pays avancés, un changement des conditions de financement externes et le resserrement des politiques domestiques.

Une composante du récent ralentissement a été structurelle. La croissance potentielle dans les pays émergents avait tendance à augmenter avant la crise financière mondiale (tirée par une forte accumulation du capital et des gains de productivité élevés, ainsi que par une dynamique démographique favorable), mais elle a ralenti depuis.
Lire la suite

L’apocalypse prévue par Damian McBride

Damian McBride n’est pas n’importe qui. Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir.

Or, dans une série de tweets il averti de la venue d’ici la fin de l’année d’un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l’or), parce qu’il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S’ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires.

En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l’eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l’arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d’une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n’ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme.
Lire la suite

Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
Lire la suite

Chine : Les villes fantômes sont nombreuses

Alors que la crise financière fait rage en Chine, la bulle immobilière a également éclaté dans le pays asiatique. 20% des immeubles sont vides. Le pays compte même plusieurs cités fantômes, sans aucun habitant.

En effet, des villes nouvelles, basées entre Pékin et Tianjin, ont vu le jour mais ne trouvent pas preneur. Les avenues sont quasi-désertes et moins de 30 % des habitations sont occupées – et encore occasionnellement. Les temps sont durs pour les commerçants installés dans ces villes fantômes.

Chine : La bourse s’effondre pour la seconde journée de suite

L’ensemble des Bourses mondiales ont largement plongé ce lundi: Tokyo, Londres, Paris, Frankfort ou encore New York. Le ralentissement de la croissance chinoise est à l’origine de ces nets reculs.

Les marchés mondiaux dépendent fortement de la Chine. Les mesures de relance n’ont pas les effets espérés et les répercussions sur l’économie mondiales sont monumentales.

“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

Suite et commentaires sur Fdesouche

L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

États-Unis : 9 experts prédisent l’imminence d’une grande crise financière

Y aura-t-il un effondrement financier aux États-Unis avant la fin 2015 ? Un nombre croissant d’experts financiers respectés avertissent que nous sommes au bord d’une nouvelle grande crise économique. Bien sûr, cela ne signifie pas que cela se produira. Ils se sont déjà trompés. Mais sans aucun doute, de nombreux signaux d’alertes fleurissent un peu partout et semblent orienter les faisceaux dans ce sens.

Les actions américaines baissent, le Dow Jones a ainsi perdu plus de 750 points depuis le sommet du marché en mai, et une action américaine sur cinq se trouve déjà dans un trend baissier. Les prochains mois pourraient être extrêmement chaotiques…

Ci-dessous, l’alerte de chacun des 9 experts financiers sur l’imminence d’une grave crise financière…
Lire la suite

L’immense bulle des marchés émergents

La situation a pris un très mauvais tournant du côté de ces économies émergentes que l’on s’attendait à voir façonner, si ce n’est dominer l’avenir du monde. La recherche des coupables a d’ores et déjà commencé: prix des matières premières, fracturation hydraulique, taux d’intérêt américains, phénomène El Niño, situation de la Chine, figurent notamment au plus haut de la liste.

Or, la réponse à cette question s’avère beaucoup plus simple et plus traditionnelle. C’est tout simplement la politique qui est en cause. Prenons l’exemple du Brésil. L’économie du pays, il y a quelque temps vouée à un boom durable, ne connaît qu’une croissance minime depuis plus de deux ans, et tend actuellement à ralentir.

Bien que la diminution du prix de ses exportations de matières premières lui ait été défavorable, l’économie du Brésil était supposée reposer sur bien davantage que les simples récoltes agricoles et autres industries extractives.

Songez encore à l’Indonésie. Bien que l’économie du pays soit encore en expansion, son taux de croissance – 4,7 % au dernier trimestre sur une base annuelle – se révèle décevant à la fois par rapport aux projections et à la croissance de la population.
Lire la suite

Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
Lire la suite

Jacques Attali : « La crise, Acte 2 »

Pour avoir écrit ici le 4 février dernier qu’une nouvelle crise économique mondiale menaçait, et en avoir révélé les signes avant-coureurs, j’ai déclenché d’innombrables ricanements. L’analyse est encore plus vraie aujourd’hui: le monde s’approche d’une grande catastrophe économique. Et personne n’en parle.

Nul ne voit, en particulier, que ce qui se joue en Chine peut entraîner, par contagion, une dépression planétaire si nous n’agissons pas vite, de façon préventive. L’évolution chinoise était prévisible: sa croissance à 10% par an ne pouvait être durable et le ralentissement était inévitable.

De plus, la Chine n’est plus compétitive, au cœur d’une Asie dont nombre de pays s’éveillent à leur tour. L’Empire du Milieu n’a pas su, comme l’ont fait les États-Unis et le Japon en leur temps, créer des firmes de taille internationale, avec des marques mondiales.

La catastrophe de Tianjin aggrave cette menace dans des proportions considérables, paralysant une ville de 15 millions d’habitants, l’un des premiers lieux d’exportation et d’importation du pays, et rappelant, après d’autres événements du même genre, combien ce pays souffre des censures que lui imposent les exigences d’un parti unique.
Lire la suite

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

Lire la suite

Chine : Bientôt des yuans dans toutes les poches ?

Première exportatrice mondiale, la Chine dépend du dollar pour ses échanges commerciaux, sa monnaie n’étant pas convertible. Une subordination financière — et politique — dont elle cherche à se dégager par une internationalisation du yuan. La monnaie chinoise est d’ores et déjà devenue la cinquième devise mondiale pour le commerce. M. Ding Yifan, conseiller du gouvernement, explique les étapes à franchir.

Dès le milieu des années 1990, avec la croissance du commerce entre la Chine et ses voisins, le renminbi (RMB), ou yuan, est devenu un moyen de paiement bien accueilli dans toute la région. Lors du sommet du G20 de novembre 2008 à Washington, M. Hu Jintao, le président d’alors, s’était engagé à diversifier le contenu en devises étrangères des réserves chinoises.

Dans la foulée, des mesures ont été prises pour promouvoir l’internationalisation du RMB ; et cela ne passe pas inaperçu. A la fin d’octobre 2014, le yuan est devenu une monnaie de réserve dans plus de cinquante pays et territoires.

Selon la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (Swift (1)), en décembre 2014, le RMB a remplacé les dollars canadien et australien au rang de cinquième monnaie de paiement du monde (2). Il se situe juste derrière le dollar américain (87 % des échanges internationaux (3)), l’euro (6,6 %), la livre sterling et le yen. Il totalise 2,17 % du marché mondial, au coude-à-coude avec la monnaie japonaise (2,69 %).
Lire la suite

Chine : Menace toxique suite aux explosions de Tianjin

Une ville dévastée et un trou béant là où a eu lieu la plus puissante des explosions; Tianjin est profondément meurtrie ce vendredi 14 août, quelques 36 heures après la catastrophe. Un incendie s’est déclaré dans un entrepôt qui contenait des produits dangereux. Des explosions ont tout dévasté ensuite.

Selon un dernier bilan provisoire, on compte au moins 50 morts, dont 17 pompiers, et plus de 700 blessés. Et dans les hôpitaux, on craint davantage de victimes encore. Beaucoup de blessés sont dans un état grave.

Les premiers experts, spécialistes des armes bactériologiques et chimiques, sont arrivés sur place. Ils procèdent à des relevés de l’air pour mesurer l’ampleur de la pollution toxique. Les autorités chinoises se veulent encore rassurantes, mais on ignore encore pour l’heure quels produits étaient entreposés dans le port de Tianjin.