Les dopés du quotidien

Le monde du sport est régulièrement secoué par des affaires de dopage. Ces grandes affaires médiatiques révèlent la face sombre de champions prêts à tout pour gagner. Mais ces pratiques ne se limitent pas au monde du sport.

Ainsi, le travail aussi est un environnement propice au dopage. Chaque jour, des millions de Français consomment des produits chimiques pour être plus performants. Certains d’entre eux contiennent des risques d’accoutumance.

Le rat est-il une poule aux oeufs d’or ?

Dans les jardins du Louvre, à Paris, dans le métro de New-York, dans des hôpitaux chinois, mais aussi dans nos campagnes, les rats prolifèrent. En France, selon les pompiers, ils seraient responsables du tiers des incendies inexpliqués. Sur la planète, ils détruiraient chaque année 15% de la production mondiale de riz, blé et céréales. De quoi nourrir 600 millions d’humains.

En cause, des négligences en matière d’hygiène, mais pas seulement. Depuis quelques années, les raticides anticoagulants fabriqués par les géants de la chimie et utilisés par les «dératiseurs» ne suffiraient plus à éliminer les rats. Car de plus en plus de rongeurs seraient désormais « résistants » à ces raticides anticoagulants.

En France, ces nouveaux «rats résistants» ont déjà été repérés dans 41 des 92 plus grandes villes. Résultat paradoxal : les industriels vendent toujours plus de raticides, mais ces raticides sont de moins en moins efficaces. Allons-nous être envahis par les rats ? Pourquoi les géants de la chimie ne commercialisent-ils pas de nouvelles molécules raticides plus efficaces ?

Viêt-Nam : ” Agent Orange “, la bombe à retardement chimique de Monsanto

Après 40 années de guerre ininterrompue contre la France puis les États-Unis, le Vietnam sort enfin de la guerre, le 30 avril 1975. Fin des bombes à billes, à fragmentation, qui déchirent les corps. Fin des bombes au phosphore, au napalm qui transforment les humains en torches vivantes. La paix et la reconstruction du pays sont à portée d’espérance.

Pourtant, en partant, l’armée américaine laisse un poison aujourd’hui invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d’Agent Orange produite entre autres par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation vietnamienne. En s’infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine et atteints de lourdes malformations, de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue de faire des ravages.

Comment qualifier cette catastrophe humaine et écologique que vivent le Vietnam et sa population ? Au-delà du cas vietnamien, quelle est la responsabilité des États dans le choix des armes et de leur utilisation en cas de conflit armé ? Quelles sont les réparations possibles envers les victimes et les pays dévastés ? Le reportage aborde ces questions à travers des témoignages et l’analyse donnée par des scientifiques et historiens rencontrés au Vietnam, en France et aux États-Unis.

Réalisé par Thuy Tiên Ho et Laurent Lindebrings (France (2012)

Australie : Des drones intelligents au secours de l’agriculture biologique

Quand les drones ne sont pas employés pour survoler des centrales nucléaires ou pour livrer des colis d’une quelconque multinationale, ils peuvent parfois trouver une utilité dans le milieu alternatif. Michael Godfrey, un jeune étudiant en agronomie de l’université du Queensland (Australie), propose une application peu commune pour ces engins: le lâcher d’insectes.

Michael Godfrey est un étudiant avec de la suite dans les idées. Le jeune australien a mis au point un drone capable de propager un acarien utile aux cultures dans le but de faire gagner du temps, et donc gagner naturellement en productivité sans intervention de la chimie.

L’insecte bien utile en question est le Neoseiulus Californicus. Un acarien qui se nourrit d’autres insectes et est fréquemment utilisé comme alternative écologique aux pesticides. Le concepteur du drone explique que son idée est d’employer des prédateurs naturels pour contrôler les insectes nuisibles aux récoltes.

De cette manière, il invite à diminuer (ou abolir dans le domaine organique) l’utilisation de produits pétrochimiques, néfastes à l’environnement et trop couteux.
Lire la suite

Putain d’usine

Librement adapté du livre “Putain d’usine” de Jean-Pierre Levaray, le film s’attache a restituer son témoignage et celui de quelques-uns de ses collègues sur leur quotidien de salariés dans une usine chimique.

Jean-Pierre Levaray est ouvrier dans une usine de produits chimiques… Il est aussi écrivain, a publié de nombreux récits… Levaray pose des mots pudiques et rageurs sur son quotidien… défaitiste, il raconte l’ogresse, cette putain d’usine… Et puis les échappées belles, ses “interludes”, copains, vacances en famille, lectures… Levaray marie radicalité et poésie. Tout un art !

En levant le voile sur les non-dits de la condition ouvrière, les employés s’interrogent sur le sens de leur travail, sur les finalités du salariat et plus généralement sur les contradictions d’une société dans laquelle chacun, a des degrés divers, s’en ressent tout autant la victime que le complice involontaire.

Mirko Beljanski : Une nouvelle approche thérapeutique du cancer

Par Henri Boiteux, Agrégé de l’Université, Ancien Administrateur de l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Cancer (C.N.R.S).

Talentueux chercheur biochimiste français, Beljanski a mis au point des médicaments enfin efficaces et non toxiques permettant de soigner le cancer au début des années 1980. Infirmant les positions établies du dogme biologique et médical sur cette maladie, sa recherche fut frappée d’un ostracisme implacable.

Ses découvertes, pourtant parfaitement fondées scientifiquement, permirent la guérison de milliers de patients avant que les pressions de l’estabishment médical et de la justice aient raison de l’espoir de les voir mises à disposition du public.

Émission consacrée à Mirko Beljanski, diffusée sur Radio Courtoisie dans le Libre Journal de Serge de Becketch le 25/12/1996

Introduction
Lire la suite

Quand le nocif se fait nanométrique (Audio)

Les produits contenant des nanoparticules envahissent de plus en plus vite notre quotidien. Rappelons qu’1 nanomètre est 1000 millions de fois plus petit qu’un mètre. Ces nouvelles nano molécules hightech sont développées dans de nombreux domaines. En métallurgie, en chimie comme en biologie et ainsi, aussi, dans leurs utilisations médicales.

C’est à ces dernières que nous nous intéressons. Souvent, les ingénieurs en recherche et développement qui inventent de nouvelles applications des Nanos sont commercialisés sans le moindre contrôle, au mépris de la réglementation qui les oblige à tester la toxicité des substances avant de les vendre.


Or, il s’avère que ces nanoparticules sont souvent redoutables – elles sont si petites que certaines peuvent traverser tous les organes, jouer avec notre ADN et provoquer de nombreux dégâts. Or on peut dire, sans exagération, que cette opération « nano », menée à l’échelle planétaire, souvent avec le pire cynisme, continue de se déployer pour capter des profits mirobolants au détriment de notre santé.

Invité : Roger Lenglet, Philosophe, journaliste, auteur de Nanotoxiques.

(à partir de 4’50″)

France Culture – Continent Sciences (27/10/2014)

Merci à Martine

Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

Mise à jour du 04 octobre 2014

Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

France Inter

————————-

90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

Lire la suite

Alzheimer : Faut-il arrêter de consommer des tranquilisants ?

L’utilisation à long terme de certains somnifères ou médicaments contre l’anxiété pourrait augmenter le risque de développer la maladie d’Alzheimer, selon une étude franco-canadienne publiée mercredi 10 septembre.

C’est la famille des benzodiazépines, des composés chimiques prescrits contre l’insomnie ou l’anxiété, qui est dans le viseur de l’étude. Ses auteurs, parmi lesquels figurent des chercheurs de l’Inserm et de l’université de Montréal, soulignent que leurs résultats “renforcent la suspicion d’un lien direct possible” entre la prise de benzodiazépines et la maladie d’Alzheimer, même si ce lien doit encore être confirmé.

Selon l’Agence nationale de sécurité des médicaments, 131 millions de boîtes de benzodiazépines ont été vendues en France en 2012 et 11,5 millions de personnes en ont consommé au moins une fois.

“Il ne faut pas penser que si on prend ses médicaments pour quelques jours ou quelques semaines, il puisse y avoir des dégâts au cerveau qui pourraient favoriser une maladie d’Alzheimer”, explique Brigitte-Fanny Cohen, chroniqueuse santé à France 2. Et la journaliste d’ajouter : “Le problème, c’est la prise au long cours de ces médicaments.” De son côté, la Haute autorité de santé conseille de ne pas dépasser des prescriptions de 28 jours.

Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
Lire la suite

Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

Lire la suite

Les champignons pourront ils sauver le monde ? (Docu)

Ni plantes, ni animaux, les champignons ont survécu aux grandes glaciations, aux vagues massives d’extinctions des espèces et à l’arrivée des premiers humains en développant une forme d’intelligence unique qui leur a permis de s’adapter aux conditions les plus extrêmes et de coloniser la plupart des milieux.

Les champignons déploient aujourd’hui leurs filaments dans les laboratoires du monde entier où leurs talents prodigieux de bâtisseurs, ingénieurs réseaux, chimistes surdoués, inspirent les chercheurs. Certains rêvent déjà de détourner les étonnantes propriétés de ces organismes primitifs si sophistiqués qui pourraient apporter des solutions à des problèmes aussi brûlants que la pollution des sols, l’avancée des déserts ou encore la fragilité des réseaux de télécommunication.

Réalisé par Anne Rizzo et Thomas Sipp (2013)

Agriculture : Des variétés anciennes de blé pour éviter la chimie

En 1997, Jean-Jacques Mathieu et sa femme se sont installés comme céréaliers sur une vingtaine d’hectares à Tréziers dans l’Aude. Contrairement aux gros céréaliers, ils ne misent pas sur les pesticides et les engrais pour faire pousser du blé, mais sur le riche potentiel génétique de leurs deux cents variétés.

Au début, les rendements étaient très faibles. « Je n’y connaissais rien, j’utilisais du blé dur commercial en bio mais ça ne poussait pas, car ils étaient sélectionnés par et pour la chimie ». Les blés inscrits au catalogue « sont testés avec deux cents unités d’azote », ajoute-t-il. Ils ne sont donc pas du tout adaptés à l’agriculture biologique.

Comme tous les blés commercialisés, ils sont issus de lignées pures, obtenues par autofécondations successives. Ce moyen de sélection rend tous les épis homogènes sur le plan génétique. Si on les compare à l’espèce humaine, on pourrait parler de consanguinité. Cette caractéristique ne leur donne pas beaucoup de chance de résister aux mauvaises conditions climatiques et aux maladies. Quand un épi est menacé, c’est tout le champ qui l’est.

Aidées par la chimie, ces variétés sont en revanche capables de s’affranchir des contraintes spécifiques liées aux milieux naturels où elles sont plantées. Pour obtenir un rendement optimisé, il suffit à l’agriculteur de mettre la bonne dose d’engrais et de passer les bons traitements. Mais ces variétés conçues dans les laboratoires ne s’adapteront jamais aux différents terroirs.
Lire la suite

Les maîtres de l’eau

Viktor Schauberger (30 juin 1885–25 septembre 1958) était garde-forestier autrichien, naturaliste, philosophe et inventeur. Il a publié des essais sur ses inventions et théories. Il est considéré comme un des pionniers de la recherche hydraulique.

Pour Viktor Schauberger, on ne peut pas détruire la matière mais la dissoudre. Les spirales allant en se rétrécissant vers l’arrière ont le pouvoir d’imprimer à des eaux souillées ou polluées un mouvement tourbillonnaire allant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Schauberger a défini que l’eau est un élément qui se dynamise naturellement dans sa course le long d’un cours d’eau en mouvement tel qu’une rivière à l’aide des vortex fluidiques ou plus communément tourbillons. Il n’a eu de cesse de développer des applications pratiques pour dynamiser l’eau de boisson ou pour usage agricole.

(Merci à Richard)

Santé : Les dangers méconnus du monoxyde de dihydrogène

Le monoxyde de dihydrogène est un composé chimique incolore et inodore. Le fait qu’il soit un excellent solvant et que son constituant de base soit l’hydroxyl, un radical instable, le rend particulièrement intéressant pour l’industrie chimique. D’autant plus que, présent en abondance sur Terre, son coût est minime.

Et pourtant… sa dangerosité, aussi bien sur l’environnement que pour la santé humaine, est établie depuis des décennies. Le monoxyde de dihydrogène (en anglais « Dihydrogen Monoxide » ou DHMO) est en effet un constituant de substances toxiques, d’agents provoquant ou favorisant de nombreuses maladies et menaces pour l’environnement et peut même être létal à un être humain à de faibles doses.

Également dénommé: oxyde de dihydrogène, hydroxyde d’hydrogène, hydroxyde d’hydronium, ou simplement acide hydrique, cette substance chimique cause la mort de centaines de milliers de personnes tous les ans. On la retrouve dans de nombreux composés caustiques, explosifs et toxiques tels que l’acide sulfurique, la nitroglycérine et l’alcool éthylique.

Lire la suite

Pollutions : Les géants de la chimie exonérés de toute responsabilité ?

Par Rachel Knaebel

« Les industriels doivent répondre des intoxications causées par les PCB ! », réclame la Coordination contre les méfaits de Bayer, une association allemande qui lutte depuis 35 ans contre les abus de la multinationale chimique. De quoi s’agit-il ? Les PCB – polychlorobiphényles – sont des produits industriels utilisés à partir des années 1930 et jusque dans les années 1980 dans des transformateurs, des joints d’étanchéité, des peintures et des revêtements de sol. Il s’agit de composés organiques fortement chlorés, plus connus sous le nom de pyralènes.

Les PCB sont des produits toxiques. Très peu solubles dans l’eau, ils s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire, avec des conséquences pour la santé de l’homme : cancers, problèmes de fertilité… Les PCB sont interdits en France depuis 30 ans. Mais des milliers de bâtiments sont toujours contaminés par ces produits. Une directive européenne retranscrite dans le droit français au début des années 2000 oblige à leur élimination.

« Au total, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde depuis les années 1930 », rappelle la Coordination contre les méfaits de Bayer. Bayer, le géant allemand de la chimie, était l’un des deux principaux producteurs de ces PCB toxiques, aux côtés de Monsanto. « Environ la moitié de ces 1,3 million de tonnes est sortie des usines de la firme américaine Monsanto. Avec 160.000 tonnes, soit 12% de la production totale, Bayer arrive en second, suivie par des fabricants russes et le français Prodelec », poursuit l’organisation.

Lire la suite

Thorium : L’atome vert ?

« L’atome vert » est un livre consacré à une technologie peu connue du grand public mais beaucoup plus avancée et prometteuse qu’on ne pourrait le penser : les réacteurs nucléaires au Thorium.

Les avantages seraient très nombreux

Lire la suite

Biologie de synthèse : Les multinationales veulent industrialiser la vie

Par Agnes Rousseaux

Thérapies plus efficaces, bactéries anti-pollution, carburants synthétiques… La biologie de synthèse nous réserverait un futur plein de promesses. Et attire les investissements des plus grands groupes mondiaux de biotechnologies, de l’énergie ou de l’agroalimentaire. Mais fabriquer artificiellement la vie, à partir d’ADN construit en laboratoire et d’usines à gènes brevetés, suscite de nombreuses interrogations.

Alors que les premiers organismes intégralement conçus par ordinateur commencent à prendre vie, des ingénieurs rêvent déjà de planifier l’évolution et de corriger les « imperfections » de la nature. Enquête.

« Fabriquer la vie ». Ainsi pourrait se résumer l’ambition de la biologie de synthèse. Cette branche des biotechnologies veut créer de toutes pièces des organismes vivants, inconnus à l’état naturel. Et aller plus loin encore que les OGM, qui modifient le code génétique d’un organisme pour lui donner une nouvelle fonctionnalité – croître plus vite ou résister à un pesticide.

Avec la biologie de synthèse, nous entrons dans une autre dimension: on quitte le bricolage des gènes, pour aller vers une fabrication à grande échelle d’organismes artificiels, après modélisation et simulation informatique.

Lire la suite

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

Lire la suite

Agriculture sans pesticide : C’est possible !

Un fermier a décidé de travailler avec la nature, en laissant vivre la terre et sa faune, plutôt que d’utiliser de nombreux produits chimiques toxiques.

Durant des dizaines d’années, des millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures, résultat: 96% des eaux de surface et 61% des nappes souterraines en contiennent…



Journal de 20 h France 2 dimanche 15/04/2013

France : La disparition des abeilles prend un tour dramatique

Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles ».

C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre. La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol…

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.
Lire la suite

Santé au travail : « Nous sommes face à une forme de crime organisé »

Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante.

Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

Lire la suite

Santé : Les industriels mettent délibérément en danger les ouvriers

Un chercheur qui refuse la Légion d’honneur, c’est rare. C’est le cas d’Annie Thébaud-Mony, spécialiste des cancers professionnels. Elle alerte depuis trente ans sur l’épidémie de cancers parmi les ouvriers. En vain.

Annie Thébaud-Mony, 68 ans, est directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. Fin juillet, elle a refusé la Légion d’honneur que Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, souhaitait lui accorder.

Dans une lettre adressée à la ministre, la chercheuse en santé publique qui s’est spécialisée dans les maladies professionnelles explique que son refus a pour but de dénoncer « l’indifférence » qui touche, selon elle, la santé au travail et l’ « impunité » des « crimes industriels ». Elle nous en dit plus.

Terra eco : On vous a proposé la Légion d’honneur pour couronner votre carrière. Vous l’avez refusée. Pourquoi ?

Lire la suite

Ces scandales alimentaires qui traumatisent la Chine

Lait cancérigène, huile de caniveau recyclée, melons d’eau qui explosent, viande au clenbutérol, riz au cadmium, raviolis aux pesticides, porc aux anabolisants, chou au formol… La liste est si longue qu’on en oublie ! En 2011, les autorités chinoises ont dénombré 62.000 cas de production ou de vente d’aliments insalubres. Peut-on encore manger sans risque en Chine ? Pas sûr…

Image de prévisualisation YouTube

Il existe une blague très populaire sur l’Internet chinois : grâce aux scandales de sécurité alimentaire, les Chinois ont fait d’énormes progrès en chimie ! Avec le riz toxique, ils ont appris sur la paraffine. Avec la viande de porc améliorée sur le clenbutérol et ainsi de suite…

Pourtant, le sujet est loin de faire rire la population : c’est aujourd’hui la principale cause de colère publique !

En effet, c’est la course au profit rapide qui prime aujourd’hui en Chine. Et la répression de plus en plus sévère de ces fraudes ne semble pas dissuasive.

Pourtant, depuis 2010, la Chine promet une stricte application de la peine de mort pour les coupables des plus graves infractions à la sécurité alimentaire. Ainsi, le principal suspect du scandale du porc contaminé au clenbutérol a écopé de la peine capitale, avec sursis.

En 2008, la contamination à la mélamine du lait en poudre a tué au moins 6 enfants et fait 300.000 malades en Chine. (…)

Aujourd’hui la Chine

L’agrobusiness dans le monde : deux décennies de pillage

Avec cet aperçu de l’expansion de l’agrobusiness dans le système alimentaire mondial au cours des vingt dernières années, nous amorçons une réflexion sur ce qu’on peut attendre de ces entreprises dans les années à venir.

Au début des années 1990, une grande partie des pages de Seedling [littéralement : semis, jeune plant - publication de grain.org] étaient consacrées à des discussions sur les accords internationaux et les programmes de recherche publique. Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les gouvernements et les centres de recherche publique suivent le mouvement.

Lire la suite