POLOGNE : Le petit village qui a résisté à Chevron

Durant quatre cents jours, les habitants du petit village de Zurawlow, dans l’est du pays, sont parvenus à interdire au pétrolier américain de procéder aux forages pour extraire du gaz de schiste.

“C’est une grande victoire des habitants de Zurawlow”, affirme le quotidien Gazeta Wyborcza, à propos du petit village, près de Zamosc, qui durant quatre cents jours a tenu tête à Chevron en bloquant l’accès à la parcelle où le géant pétrolier américain s’apprêtait à effectuer des forages pour rechercher du gaz de schiste. La nuit dernière [du 7 au 8 juillet], vers 4 heures, les employés de Chevron ont quitté Zurawlow, emmenant avec eux tous les équipements.

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Équateur : Pollution, la justice américaine donne raison à Chevron

La justice américaine a donné raison, mardi 4 mars, au groupe pétrolier Chevron, qui estimait que le jugement équatorien lui ayant infligé une amende record de 9,5 milliards de dollars pour pollution était entaché d’irrégularités. A l’issue de six semaines d’audience, le juge de district new-yorkais Lewis Kaplan estime en effet que les plaignants ont corrompu le juge équatorien chargé de l’affaire et ont falsifié certaines preuves.

Les quelque trente mille plaignants, regroupés au sein du Front de défense de l’Amazonie et soutenus par leur gouvernement, ont annoncé qu’ils faisaient appel « immédiatement ». Un de leurs avocats a dénoncé « une sentence injuste et illégitime, qui provient d’un juge incompétent, dans le cadre d’une procédure absurde ».

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États-Unis : Le boom du pétrole de schiste devrait plafonner en 2016. Et ensuite ?

Pour l’industrie, le boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis ouvre une voie capable de repousser sine die le déclin de la production mondiale de brut. Une voie étroite, vu le dernier pronostic publié par l’administration Obama. Tout autour du globe, la course de crête est lancée !

Il n’y aura pas de miracle ici

Grâce à la fracturation hydraulique du pétrole de schiste aux Etats-Unis (et bientôt ailleurs), la question du pic de production “ne semble plus vraiment pertinente”, m’a récemment fait savoir un haut responsable du groupe pétrolier français Total.

Le boom du pétrole de schiste (ou de roche-mère à plus proprement parler) a permis un bond de 15 % de la production américaine de brut l’an dernier. Il s’agit de la plus forte progression enregistrée depuis vingt ans où que ce soit dans le monde. La production pourrait à nouveau augmenter de pas moins de 780 000 barils par jour en 2014, soit une nouvelle hausse spectaculaire de près de 10 %.

Les arbres ne montent cependant toujours pas jusqu’au ciel.

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Des actionnaires militants demandent à Verizon et AT&T de révéler les informations qu’elles partagent avec le gouvernement américain

Addendum : Les vœux de Noël d’Edward Snowden


Le fonds d’investissement éthique Trillium a déposé des résolutions auprès de deux des principales compagnies américaines de téléphonie, AT&T et Verizon, leur demandant de rendre publiques les informations qu’elles partagent avec le gouvernement américain et ses agences de sécurité. Demande que les deux entreprises s’efforcent d’ignorer, en contestant la légitimité d’actionnaire de Trillium.

Après avoir subi les foudres de Chevron pour s’être trop intéressé à ses démêlés judiciaires avec l’Équateur [1], le fonds d’actionnaires Trillium Asset Management s’attaque aujourd’hui aux grandes firmes du secteur des télécommunications et à leur collaboration avec les programmes de surveillance du gouvernement américain.

Dans le collimateur de Trillium, les entreprises AT&T et Verizon, dont la complaisance envers l’appareil de sécurité est très largement dénoncée. La justice américaine a ainsi révélé que l’administration avait secrètement collecté les données de millions d’appels auprès de Verizon, et AT&T recevrait 10 millions de dollars par an de la CIA pour sa collaboration. Trillium a déposé deux résolutions d’actionnaires demandant à ces firmes de révéler les informations qu’elles partagent suite à des requêtes d’agences gouvernementales.

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Monsanto possèderait la plus grande armée de mercenaires au monde

Monsanto, multinationale biotechnologique US, spécialisée dans la production d’OGM aussi connue pour avoir produit l’agent orange lors des bombardements états-uniens au Viet-Nâm, aurait acheté, selon Southweb, la plus grande armée privée du monde : Blackwater. Cette firme états-unienne du mercenariat est connue pour sous-traiter les guerres de l’Empire en Irak, Syrie, Afghanistan, Somalie, Libye…

Elle a été accusée de nombreux massacres de civils notamment en Irak et de terrorisme d’État… Blackwater a été récemment rebaptisée Academi. Une partie du capital de Monsanto (à hauteur de 23 millions de dollars) appartient à la fondation Bill et Melina Gates qui promeut la production d’OGM partout dans le monde.

Militarisation des multinationales, le cas Monsanto et Blackwater

Selon South web Mosanto, Blackwater et Gates sont les 3 formes différentes d’une même entreprise visant à organiser la promotion de la “révolution verte” en Afrique et ailleurs. Cette  “révolution verte” sert de cheval de Troie pour faire main basse sur les semences africaines afin d’imposer aux fermiers africains et du monde leurs propres produits à base d’OGMs (cf Opposition à la révolution verte en Afrique).

Quand les multinationales se militarisent, les peuples mais aussi les activistes peuvent s’attendre au pire !
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États-Unis : Gaz de schiste – une nouvelle étude révèle la contamination de l’eau potable

Une nouvelle étude révèle une contamination des puits d’eau potable à proximité de sites de forage de gaz de schiste aux États-Unis ce qui pourrait relancer le débat sur l’impact environnemental de cette technique d’extraction très controversée.

Une eau saturée en méthane prend feu au contact d’une flamme – Extrait du documentaire GasLand

Des chercheurs de l’Université Duke (Caroline du nord, sud-est) ont analysé des échantillons d’eau provenant de 141 puits privés alimentant des maisons réparties dans le bassin de gaz de schiste particulièrement riche de Marcellus dans le nord est de la Pennsylvanie et le sud de l’État de New York.

Les concentrations en méthane étaient en moyenne six fois supérieures et celle d’éthane 23 fois plus grandes dans l’eau potable des maisons se trouvant à moins d’un kilomètre des sites de forage comparativement à celles situées au-delà de cette distance. Ainsi les teneurs en méthane dépassaient largement dans la plupart de ces puits les 10 milligrammes par litre d’eau, le niveau maximum considéré acceptable pour les autorités sanitaires américaines.

Du propane a aussi été détecté dans dix échantillons d’eau de ces puits provenant tous d’habitations se trouvant à moins d’un kilomètre des site d’extraction.
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Équateur : Vente aux enchères de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne aux compagnies pétrolières

L’Équateur envisage de vendre aux enchères plus de 3 millions d’hectares de forêt amazonienne à différentes compagnies pétrolières mondiales, notamment chinoises.

Pour Wilson Pastor, le ministre des Ressources naturelles non renouvelables de l’Équateur, le pays n’a pas suffisamment exploré ses ressources au cours des 15 dernières années, et il a besoin d’attirer les investissements étrangers.

L’annonce du Secrétariat aux hydrocarbures de l’Équateur propose 13 blocs pétroliers en grande partie inexplorés dans la région du sud-est du pays, près de la frontière avec le Pérou. Les réserves s’y trouvant sont estimées à plus de 100 millions de barils.

Selon Amazon Watch, plus d’un million de personnes ont signé une pétition en ligne pour que l’Équateur suspende cet appel d’offres, la pétition dénonce cette décision des autorités équatoriennes d’exploiter les ressources pétrolières des forets tropicales qui va dévaster les régions et les communautés indigènes qui y vivent.
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L’épopée de l’or noir

Documentaire en 6 épisodes réalisé par Jean-Pierre Beaurenaut et Yves Billon

Envis­agée sous tous ses aspects – géopoli­tique, économique, écologique, technique – l’épopée de l’or noir épouse étroite­ment les péripéties les plus marquantes de la grande his­toire dont elle a pro­fondé­ment mod­i­fié le cours.

Épisode 1 : l’âge d’or des majors

Épisode 2 : le nation­al­isme pétrolier
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Birmanie : Violences accrues dans un pays riche en hydrocarbures, stratégie du chaos US ?

Les tensions religieuses augmentent en Birmanie : le ministère de l’Information birman a ainsi indiqué dimanche que les violences entre bouddhistes et musulmans avaient fait ces derniers jours plus de 30 morts à Meiktila, dans le centre de la Birmanie. Ajoutant que les tensions s’étaient étendues à d’autres communes de la région.

Simple hasard ? la Birmanie est le pays qui a accueilli le 19 novembre dernier Barack Obama, pour son premier voyage à l’étranger depuis sa réélection. Déplacement annoncé comme un soutien de Washington au processus politique actuel en œuvre dans le pays.

Autre élément notable : alors qu’en novembre 2012, un séisme venait de frapper la Birmanie, pays d’ores et déjà théâtre de violences meurtrières entre bouddhistes et musulmans, nous rappelions ici-même qu’en avril 2012, les Etats-Unis avaient annoncé la levée de sanctions interdisant l’exportation vers le territoire birman de certains services financiers.

Parmi les objectifs autorisés, cités expressément dans le texte publié, figuraient alors « la construction de la démocratie et la bonne gouvernance », l’assistance aux réfugiés ainsi que les activités religieuses.

Autre hasard ? rappelons que depuis mars 2012, les autorités birmanes ont conclu d’importants contrats dans le domaine du pétrole avec des sociétés étrangères. « Nul doute que la course aux hydrocarbures va s’intensifier » prédisait alors le site asie-info.fr.
Un contexte permettant de redouter que les Etats-Unis ne mettent encore une fois en oeuvre leur stratégie du chaos ?

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La production de pétrole de Total décline pour la 8ème année consécutive

Le groupe Total est presque parvenu à interrompre la baisse de sa production de brut en 2012, grâce au maintien d’un niveau d’investissements record, selon le rapport présenté ce matin par le pétrolier français.

Nettement plus faible qu’au cours des années précédentes, le recul léger de la production d’or noir de Total n’en prolonge pas moins un déclin qui dure désormais depuis huit ans. Ce recul paraît confirmer une tendance que connaissent également les principaux concurrents de Total depuis le milieu des années 2000.

Les “majors” font toutes face à une diminution de leurs extractions de brut, amorcée entre 1999 pour Chevron et 2006 pour Exxon(*), malgré l’envolée des cours du brut et de leurs chiffres d’affaires depuis 2007.

Exxon, Chevron, BP, Shell et donc désormais Total : toutes les majors historiques de l’or noir ont vu leurs extractions décroître en 2012.

Les extractions de pétrole de Total se sont établies à 1,22 million de barils par jour (Mb/j) en 2012, en recul de 0,5 % par rapport à 2011. Le recul est de 19,2 % par rapport à 2007 (date du début de l’envolée des cours du brut, du chiffre d’affaires et des investissements de Total) et de 28 % par rapport à 2004, date du début de la baisse de la production du groupe.

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Pétrole : le déclin des « majors » se confirme en 2012

Quatre des principales compagnies pétrolières internationales ont à nouveau enregistré d’importants déclins de leurs productions de brut en 2012, selon les rapports trimestriels présentés ces derniers jours. Ces déclins semblent d’autant plus significatifs qu’ils se sont produits en dépit des investissements records consentis par Exxon, Chevron, BP et Shell. (On attend avec curiosité la publication la semaine prochaine des résultats du groupe français Total.)

Le bilan de l’année 2012 devrait donner des indications claires sur le bien-fondé de la menace du pic pétrolier.

Ça part mal pour Big Oil.

La production pétrolière du géant américain Exxon a poursuivi son recul en 2012, chutant de pas moins de 5,5 % par rapport à l’année précédente, de 2,31 à 2,18 millions de barils par jour (Mb/j), peut-on lire dans le dernier rapport trimestriel. Le recul n’épargne aucun continent.

Exxon précise que le déclin de sa production de pétrole se limite à – 1,6 %, si l’on tient compte des évolutions de périmètre d’activité, des désinvestissements et des effets induits par les quotas de l’Opep. La compagnie ne présente pas l’impact de chacun de ces trois facteurs séparément ; il ne semble guère pertinent d’écarter les cessions d’actifs et les désinvestissements, dans la mesure où ceux-ci concernent habituellement des puits pétroliers en déclin.

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Équateur : Chevron condamné, un avertissement pour les multinationales

La cour d’appel de Lago Agrio dans le nord est de l’Equateur a confirmé la condamnation à 18 milliards de dollars de la Compagnie pétrolière Texaco, rachetée en 2001 par Chevron, pour pollution de plus d’un million d’hectares de forêt équatoriale. Plus de 30000 indigènes ont été affectés par cette pollution.

La condamnation en première instance, annoncée en février 2011, chiffrait le montant des dommages et intérêts à payer par la compagnie nord américaine à 9 milliards de dollars. Cette somme était doublée si Chevron Texaco ne présentait pas d’excuses auprès du tribunal pour son attitude hostile et manipulatrice tout au long du procès.

Au lieu d’excuses, la Compagnie a fait appel. La nouvelle décision de la justice équatorienne condamne donc Chevron à 18 milliards de dollars de dommages et intérêts. La première action en justice contre Texaco avait commencé en 1993. Un groupe d’avocats et de défenseurs de l’environnement avait réuni les plaintes de plusieurs victimes des pollutions de Texaco en Equateur pour le dépôt d’une plainte collective devant un tribunal Newyorkais.

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Les multinationales veulent-elles se débarrasser de leurs actionnaires trop curieux ?

Un géant du pétrole qui porte plainte contre un fonds d’investissement « éthique ». L’affaire est peu banale et se déroule aux États-Unis. Le pétrolier Chevron y attaque en justice le fonds d’investissement Trillium, accusé de collusion avec des organisations non gouvernementales. Celui-ci dénonce l’opacité des comptes. En France, Total avait empêché des actionnaires proches de Greenpeace de déposer une résolution en assemblée générale.

Et si les actionnaires des entreprises du CAC 40 se rebellaient ? S’ils déposaient des résolutions en Assemblée générale, pour demander que les firmes deviennent vraiment responsables, arrêtent de maltraiter leurs salariés et l’environnement, ou redistribuent davantage de plus-value aux travailleurs ? Scenario utopique ? Peut-être. Mais aux États-Unis, certains actionnaires commencent à faire entendre leur voix. Au point d’énerver les grands groupes, qui n’aiment pas qu’on vienne contrecarrer leurs plans et mettre la pagaille dans leurs consensuelles assemblées d’actionnaires. Résultat : le géant pétrolier Chevron vient d’assigner en justice un de ses actionnaires les plus remuants, un peu trop épris de justice sociale à son goût. Une décision pour le moins surprenante…

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Controverses sur le pic pétrolier

Les compagnies pétrolières ont boycotté la dernière conférence de l’ASPO, mais elles reviennent à la charge à travers un rapport qui affirme que les sous-sols recèlent suffisamment de pétrole pour alimenter la planète pendant tout le siècle.

Diffusée en juin, l’étude signée de Leonardo Maugeri, ancien dirigeant du groupe pétrolier italien Eni, intitulée Pétrole, la prochaine révolution, a suscité un vif débat dans la blogosphère des énergéticiens. Financée par BP, cette étude est éditée par le Belfer Centre de la Kennedy School de Harvard : un label à première vue prestigieux. Du nom de Robert Belfer, de la compagnie pétrolière Belco, puis dirigeant d’Enron, compagnie d’énergie qui s’est illustrée par un scandale historique, le Belfer Centre est de ces think tanks américains financés par le monde des affaires, incrusté au cœur des universités les plus prestigieuses en contrepartie de substantiels subsides. Le directeur du Belfer Centre, Graham Allison, est lui-même dirigeant de la Getty Oil Company, Belco Oil & Gas, Natexis, et membre du comité de direction d’une dizaine de grandes banques et entreprises. Parmi les dignitaires du Belfer Centre, on trouve aussi Robert Zoellick, dirigeant de la Banque mondiale, et Ashton Carter, tous deux proches de Goldman Sachs. A y regarder de près, difficile de considérer le Belfer Centre comme un centre de recherche indépendant de tout intérêt financier.

L’offensive lancée par le Belfer Centre présente des similitudes troublantes avec celle des marchands de doute sur le climat. Le protocole est le même : des think tanks pseudo scientifiques, financés par les compagnies pétrolières et l’industrie du tabac, visaient à discréditer le GIEC et à faire passer le changement climatique pour une fiction.

En l’occurrence, un auteur, Leonardo Maugeri, et un groupe de recherche, le Belfer Center, soutenu par le monde de l’industrie pétrolière, mettent en scène un rapport qui affirme que les sous-sols de la planète recèlent suffisamment de pétrole pour alimenter l’économie mondiale pendant plus d’un siècle. Alors que les pétroliers et l’OPEP avaient boycotté la dixième conférence de l’ASPO qui s’est tenue à Vienne (Autriche) début juin 2012, voici qu’ils reviennent à la charge pour tenter de discréditer les géologues et autres tenants du « peak oil » (pic pétrolier), considérés comme des oiseaux de mauvais augure par les Majors de l’or noir.

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Le Brésil, puissance mondiale : vers un atlantisme du Sud ?

En tant que puissance régionale, le Brésil dispose d’un potentiel économique qui devrait lui permettre de renforcer dans les prochaines années son influence sur la politique mondiale. Alors que les relations transatlantiques ont connu un essoufflement durant les dix dernières années, le Brésil n’a-t-il pas une carte à jouer pour affirmer un atlantisme passant par le Sud ?

Durant les dix dernières années, plus de 20% de la population brésilienne est sortie du seuil de pauvreté. Sous la présidence de Lula, plus de 30 millions de Brésiliens ont rejoint la classe moyenne. Véritable levier de croissance et de modernisation économiques pour le Brésil, cette classe moyenne vient briser la tradition inégalitaire de l’ancienne colonie portugaise et donne au Brésil une image renouvelée qui dynamise les entreprises et renforce l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

À l’horizon 2025, la Banque mondiale estime d’ailleurs que le Brésil sera la 5e puissance économique mondiale en s’appuyant sur des secteurs qui forment l’ossature de l’économie brésilienne.

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Brève histoire de l’oligarchie en Russie

Par Xavier Moreau

Mikhaïl Khodorkovski

Le mot oligarque symbolise à lui tout seul l’histoire de la Russie de ces vingt dernières années et nous le trouvons utilisé pour désigner tout et n’importe quoi. Ce terme qui, au milieu des années 90, était synonyme de puissance et était ouvertement revendiqué est aujourd’hui récusé par les grandes fortunes de Russie, tant il est lié aux pires heures de l’ère Eltsine.

L’oligarchie a fortement évolué tout au long de la période. Certains oligarques sont tombés dans l’oubli, d’autres ont fui ou sont en prison. Les plus pragmatiques se sont adaptés en renonçant à toute prétention politique, ce qui rend d’autant le terme inadéquat pour les désigner aujourd’hui.

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L’Afrique se rebiffe contre le «néocolonialisme» chinois

Si la percée de la Chine en Afrique a un temps été accueillie avec enthousiasme, elle suscite aujourd’hui l’inquiétude.

C’est une fin de non-recevoir sans précédent que vient d’essuyer la Chine au Nigeria. La première, mais sans doute pas la dernière sur le continent africain.

Profitant du bras de fer qui oppose les autorités nigérianes aux grandes compagnies étrangères implantées depuis près d’un demi-siècle dans le pays, Shell, Chevron, Total, ExxonMobil, le gouvernement a refusé fin septembre la proposition chinoise d’acheter 6 milliards de barils de pétrole. Un contrat évalué à quelque 20 milliards d’euros. «Je peux vous dire que nous n’allons pas leur donner tout ça», a simplement déclaré Odein Ajumogobia, vice-ministre du pétrole du Nigeria. Lire la suite