La consommation mondiale d’énergie bondira de près de 40% d’ici 2040

L’appétit des pays émergents devrait s’accentuer. Mais la croissance de la demande devrait se tasser au fil des ans en raison d’une efficacité énergétique renforcée.

Une consommation d’énergie accrue mais une demande qui se tasse au fil des ans. C’est ce qui ressort des prévisions de l’Agence internationale de l’Energie, qui publie ce mercredi sa grande étude prospective annuelle. Voici les principales prévisions de l’agence :

• 37%

C’est la croissance attendue de la demande mondiale d’énergie d’ici 2040 selon le scénario central de l’AIE. Cette prévision est très éloignée de celle de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) qui avait estimé, dans sa dernière étude prévisionnelle, à 60% la croissance de la consommation mondiale d’énergie à cette échéance.

D’après l’AIE, la géographie de la demande mondiale sera profondément bouleversée. La consommation d’énergie stagnera dans la plupart des pays européens, au Japon, en Corée du Sud et en Amérique du nord. Les nouveaux moteurs de la demande se trouveront dans le reste de l’Asie (notamment en Inde et en Asie du sud-est) qui représentera 60% de la demande mondiale, en Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

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Le coût humain du « made in China » en 5 minutes

Black breakfast est un mini documentaire de quelques minutes proposé par les Nations Unies et réalisé par Zhang Ke Jia. Cette courte vidéo nous montre, en images uniquement, le récit d’une touriste qui souhaite découvrir les beautés de la Chine. Cependant, elle y découvre une toute autre réalité. La situation environnementale dans certaines régions de Chine est préoccupante pour les gens qui y résident et pour la population mondiale.

Ce documentaire présente la situation environnementale difficile des habitants des régions urbaines et industrielles de la Chine. La situation est non seulement nuisible pour leur santé, mais aussi pour leur dignité. La surexploitation des ressources naturelles en Chine, principalement le charbon, à de graves répercussions sur l’environnement à une échelle globale.

Il y aurait environ chaque année 300.000 morts prématurées à cause de la pollution atmosphérique. Certains chiffres avancent même plus d’un million de morts. Noël approche, il faudra songer à faire des choix entre la qualité et la quantité à petit prix…

Paradoxalement, pour tenter de résorber ces problèmes, la Chine se veut un pays pionnier dans le domaine du développement durable.

Chine : La consommation de charbon aurait fait 670.000 victimes en 2012 (Màj vidéo)

Selon une nouvelle étude scientifique, la brume épaisse produite par les énergies fossiles aurait de graves conséquences sur la santé de la population chinoise.

D’après une étude pluridisciplinaire chinoise sur l’impact économique, environnemental et social de l’usage excessif du charbon, les particules fines présentes dans la brume que contient le ciel chinois aurait provoqué la mort de 670.000 personnes pour la seule année 2012.

Quatre maladies principales sont à l’origine de ces décès : cancer du poumon, AVC, coronaropathie et broncho-pneumopathie chronique obstructive.

Selon le South China Morning Post, le charbon représente environ 70% des ressources utilisées par le pays. A elle seule, la Chine consomme autant de charbon que tous les autres pays du monde réunis, comme le rapporte l’Agence internationale de l’énergie.

Très mauvaise qualité de l’air

Par ailleurs, rappellent les chercheurs, la pollution aux particules fines est particulièrement élevée dans une majeure partie du pays. En 2012, plus de 70% de la population chinoise a été exposée à une concentration de plus de 35 microgrammes par mètre cube de particules.

A titre de comparaison, l’Organisation mondiale de la santé a fixé le seuil maximal recommandé à 10 microgrammes. En 2012, ce sont près de 157 millions de Chinois qui ont été exposés à une concentration annuelle de plus de 100 microgrammes par mètre cube, c’est-à-dire 10 fois plus que le seuil préconisé par l’OMS.

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Alain Gras : Le socio-système énergétique

Le socio-système énergétique / Alain Gras, in “Socio-énergie. 1ères Journées internationales de sociologie de l’énergie” organisées par le Centre d’Étude et de Recherche Travail, Organisation, Pouvoir (CERTOP, Université Toulouse-Le Mirail) en partenariat avec l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) et l’Association française de sociologie (AFS), Université Toulouse II-Le Mirail, 25-26 octobre 2012.

Pour Alain Gras, “L’histoire du concept d’énergie accompagne l’histoire d’une civilisation qui est pénétrée de la notion de puissance. Une puissance qu’elle exerce sur notre environnement et le terme lui-même d’ailleurs le sous-entend. Communément, par exemple, l’énergie d’une bombe atomique parle tout de suite à notre imaginaire“. De la locomotive à vapeur et du télégraphe, au nucléaire et au projet Desertec, c’est le panorama d’une société industrielle, de son développement technologique et de sa dépendance à l’énergie fossile, qui est brossé dans cette communication.

En s’appuyant sur les recherches en économie (Nicholas Georgescu-Roegen, les prospectives du Club de Rome), en démographie (celles de Paul Chifurka notamment),   sur la philosophie (Heidegger, Descartes, Tocqueville…), sur les notions de “pic pétrolier”, de paradoxe de Jevons, d’effet rebond…, Alain Gras dresse les jalons d’une histoire sociologique de l’énergie (et de la thermodynamique), qui, pour lui, n’est pas seulement un phénomène politique et militaire, mais qui est un phénomène social total, au sens de Marcel Mauss. Si Alain Gras parle de décroissance énergétique, il espère avant tout un changement de relation de l’homme avec la nature, un changement d’imaginaire où se réinsérerait le pouvoir du peuple dans les choix de société, dans les choix technologiques du futur.

Conférence de Serge Latouche : « Construire l’avenir avant ou après l’effondrement ? »

Dans le cadre du cycle 2013-2014 « Une société du bien vivre – Pour sortir de la tyrannie de l’économie », co-organisé par les Amis de la Terre et le Mouvement politique des objecteurs de croissance, Serge Latouche, professeur émérite d’économie de l’Université d’Orsay, a donné une conférence intitulée « Construire l’avenir avant ou après l’effondrement ? ».

Combien vaut la Terre ?

Les métaux précieux proviennent de l’explosion des étoiles et se sont incrustés dans la croûte terrestre il y a des milliards d’années. Gros plan sur les réserves d’or, le métal le plus précieux entre tous car, malléable et inaltérable, il sert à la fois de monnaie et de matière première entrant dans la fabrication de nombreux objets.

Coup de projecteur également sur le bois, le granit et le calcaire et, pour finir, sur les ressources provenant des océans, de l’élevage et des cultures, vitales pour nourrir les êtres humains.

Partie 1:

Partie 2:
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Les énergies du futur

Charbon, gaz et surtout pétrole. Qu’en est-il de notre consommation énergétique actuelle ? Et quel est le tournant qu’elle doit impérativement prendre à l’avenir ? L’homme a conscience qu’il faut modifier ses comportements, diversifier les sources d’énergie. La sauvegarde de notre planète en dépend. Un seul frein : le poids politique et économique de ces industries.

Faut-il faire le deuil du pic pétrolier ? (Audio)

En raison du développement exponentiel de l’exploitation du pétrole de schiste par facturation hydraulique sur leur territoire, les États-Unis se dirigent vers l’indépendance énergétique à l’horizon 2020. L’extraction du gaz de schiste à l’aide de la même technologie a déjà causé l’effondrement de son prix dans ce pays.

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Débat entre deux spécialistes du secteur pétrolier et un économiste autour de la question: la théorie du pic pétrolier est-elle encore valide, et comment le “renouveau” du pétrole abondant s’inscrit-il en regard du changement climatique.

Cependant, plusieurs caractéristiques du pétrole de schiste rendent les prévisions de production incertaines: les puits exploités par fracturation produisent beaucoup la première année, puis les quantités extraites diminuent rapidement. Cela oblige les compagnies à ouvrir sans cesse de nouveaux puits pour maintenir le niveau de production.

La fracturation utilise beaucoup d’eau et de sable, éléments dont la disponibilité peut poser problème à terme. Les très nombreux produits chimiques utilisés pour fracturer la roche mère rendent les déchets produits hautement problématiques. Enfin, tant qu’une fracturation n’a pas été effectuée, il est impossible de déterminer à l’avance le potentiel d’un forage.

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Les dessous de la mondialisation : Mongolie, le souffle de la mondialisation

La Mongolie est en train de vivre un moment historique : ancienne république soviétique, cette jeune démocratie coincée entre la Russie et la Chine s’éveille sur un tas d’or, d’uranium, de charbon et de cuivre.

L’extraction minière entraîne une croissance à deux chiffres, fait la fortune de nouveaux millionnaires mongols à l’image des frères Dagvadorj et attire les investisseurs du monde entier.

Réalisé par Isabelle Vayron de la Moureyre (2013)

Chine : Comprendre l’ampleur de la pollution en 3 minutes

« Airpocalypse », c’est ainsi que les Chinois surnomment les situations d’extrême pollution qui plongent les grandes villes du pays dans un épais brouillard toxique. A mesure que le temps passe, le phénomène s’aggrave, et les records de contamination de l’air se succèdent à grande vitesse. Mais comment la Chine en est-elle arrivée là ?

Les pollutions se multiplient aux Etats-Unis

Deux affaires survenues en Virginie-Occidentale révèlent les carences de la politique environnementale. Le lobby du charbon continue de s’opposer à des normes plus sévères contre le changement climatique.

Plus de 22% des rivières et cours d’eau du sud de la Virginie-Occidentale sont pollués du fait des mines de charbon à ciel ouvert, selon une récente étude universitaire

Un réservoir percé de la société Freedom Industries a laissé s’échapper plus de 38.000 litres de produits chimiques toxiques le 9 janvier dernier dans le fleuve Elk, en Virginie-Occidentale. En conséquence, quelque 300.000 personnes ont été privées d’eau pendant plusieurs jours, le précieux liquide étant pollué au MCHM, un hydrocarbure servant à laver le charbon. Pour aider la population à faire face à la crise, des milliers de bouteilles ont été distribuées.

La réaction de l’Etat de Virginie-Occidentale s’est avérée molle et la société responsable de la catastrophe est restée aux abonnés absents. La pollution a sapé la confiance des habitants dans leurs autorités. Plus d’un mois après la fuite, nombreux sont les résidents qui refusent toujours de consommer l’eau du robinet malgré la levée de l’interdiction de la consommer. Pour eux, le message est d’autant plus confus que l’interdiction s’applique toujours aux femmes enceintes.

Et puis, le jour même où une responsable du Centre pour le contrôle des maladies et la prévention (CDC) annonçait que la population pouvait se baigner et boire l’eau du robinet, deux écoles de Charleston, la capitale de l’Etat, ont décidé de fermer, après avoir détecté l’odeur de réglisse caractéristique du produit chimique incriminé. Une enseignante s’est évanouie et une élève s’est plainte de brûlures aux yeux.
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La croissance est obsolète

Par James Howard Kunstler

Le mot qui ne sort pas de l’esprit de ceux qui aiment cogiter sur des problèmes économiques est ‘croissance’. Celle-ci est devenue extrêmement problématique au cours de ces dernières années, notamment à mesure que la population mondiale s’élargit et que l’écologie s’en trouve affectée. Souvenons-nous que Thomas Carlyle (1785-1881) surnommait l’économie la ‘science sombre’ en référence aux travaux de Thomas Malthus, parce que la conclusion Malthusienne était pour le moins pessimiste : tôt ou tard, le gonflement de la population mondiale dépasserait la capacité de la planète à satisfaire ses besoins.

Il se trouve que l’essai du Révérend Malthus, intitulé Essay on the Principle of Population, a été publié pour la première fois en 1798, juste au moment de la révolution industrielle. Ce mélodrame extravagant liait le développement de l’invention mécanique et l’énergie fossile. Le premier développement a été alimenté par le charbon et a permis à la population de s’élargir parce qu’il permettait aux nations colonialistes de poursuivre leur extraction de ressources. Et puis est apparue la production de pétrole, plus puissant et plus versatile que le charbon. Il était notamment plus utile que le charbon dans la mesure où il était convertible en nourriture.

Le pétrole a permis de faire fonctionner des machines agricoles, mais aussi à la création d’herbicides, de fertilisants et d’insecticides à base de pétrole et de gaz (un dérivé du pétrole), et au transport de marchandises sur de longues distances… C’est lui qui a permis au nombre d’humains sur Terre de passer de 2 milliards dans les années 1900 à plus de 7 milliards aujourd’hui.

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Chine : La révolution verte

De plus en plus confronté aux désastres écologiques, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre développe des technologies de pointe pour résoudre les problèmes liés à sa croissance insolente.

Pollution de l’air et de l’eau, avancée des déserts, fonte des glaciers, conditions climatiques extrêmes, explosion démographique dans les villes… En Chine, conséquence d’une croissance économique toujours plus florissante, les catastrophes écologiques sont devenues une triste réalité.

Mais, depuis quelques années, le numéro un des émissions de gaz à effet de serre cherche — et trouve — des solutions particulièrement inventives à ses problèmes environnementaux.

Un travail de titan quand on sait que les réformes entreprises dans le pays au cours des trente dernières années ont généré une augmentation très rapide de la consommation d’énergie : toutes les heures, 1.800 nouvelles voitures y sont fabriquées, 480 tonnes d’ordures y sont jetées chaque minute et 100 tonnes de charbon brûlées toutes les secondes.

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Matthieu Auzanneau : “Pic pétrolier: chimère ou danger imminent ?”

Le pic pétrolier, c’est l’instant historique à partir duquel la production mondiale de pétrole déclinera, faute de réserves suffisantes encore exploitables.

Demain, Mad Max ? Quelles peuvent être les conséquences pour notre mode de vie d’un sevrage forcé de la source d’énergie qui a permis l’essor de la société industrielle, et que l’ensemble des autres sources d’énergie paraît être incapable de pleinement remplacer ?

Allemagne : La pauvreté existe aussi au pays du “miracle économique”

L’Allemagne, pays de Cocagne ou mirage économique ? Du temps où elle tournait à plein régime, la mine “Minister Stein” produisait plus de 2 millions de tonnes de charbon par an. Jusqu‘à sa fermeture le 31 mars 1987, la “Minister Stein” était l’un des symboles de cette industrie lourde qui s’est forgée dans le bassin de la Rhur et qui fut l’un des moteurs du miracle économique allemand.

Récemment encore, taux de pauvreté et croissance économique étaient étroitement liés, en d’autres termes: davantage de croissance signifiait moins de pauvreté, mais plus aujourd’hui. Une étude a démontré qu’en 2011 le PIB allemand a beau avoir augmenté de 3.9%, cela n’avait pas fait baisser le taux de pauvreté ; au contraire celui-ci a augmenté de 4.1%.

A l’approche des élections législatives, les principaux partis politiques planchent sur différentes solutions pour la Rhur et les autres régions en crise. Mais comment réduire la fracture sociale dans une Allemagne qui apparait aux yeux de tous en si bonne santé ?

Acculée, la Chine fait de la lutte contre la crise écologique son chantier prioritaire

La sanction a été annoncée jeudi 29 août par le ministère de la protection de l’environnement : l’Etat a refusé de donner son approbation à tout projet de nouvelle raffinerie des géants pétroliers du pays, CNPC et Sinopec. Plusieurs de leurs installations ne respectent pas les objectifs de réduction des émissions polluantes.

Traditionnellement, le ministère de l’environnement pèse peu face aux puissantes sociétés d’Etat chinoises du secteur de l’énergie. Mais la Chine a décidé de frapper fort.

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Radio Courtoisie : « Transition énergétique »

Sur Radio Courtoisie, le 26 août, Henry de Lesquen recevait Jacques Percebois, Directeur du CREDEN, et André Pertuzio, consultant pétrolier international, dans son libre journal, sur le thème de l’énergie et de la transition énergétique. Les intervenants ont surtout une approche économique des choses. Ils semblent en effet faire assez peu de cas des considérations écologiques, notamment celles liées à l’exploitation des gaz de schistes.

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici
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