Encore plus d’inégalités: comment les 0,01% ont distancé les 1%

Nous savons tous que les riches sont de plus en plus riches et de plus en plus nombreux, et que l’écart entre les 99% et les 1% n’a fait que se creuser. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il s’est aussi creusé entre les 1% et les 0,1% et même entre les 0,1% et les 0,01% affirme le New York Times. Le grand quotidien américain s’est intéressé à des données élaborées par des chercheurs de l’École d’économie de Paris et de l’Université de Californie de Berkeley qui ont été regroupées dans l’étude mondiale World Top Income Database.

Cette étude montre qu’en 2012, 90% des Américains gagnaient en moyenne 30.997 dollars, qu’1% gagnaient en moyenne 1.264.065 dollars, et que les Américains les plus riches, qui représentent 0,10% de la population, gagnaient même 206 fois plus que 90% de leurs compatriotes, soit 6.373.782 dollars.

En 1990, les 1% gagnaient 21 fois plus que les 90%, et les 0,10%, 87 fois plus que les 90%. En 1980, les multiples respectifs étaient 14 et 47.

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L’UE enquête sur le président de la BCE suite à une plainte

L’Observatoire de l’Europe industrielle est arrivé à la conclusion que l’implication de Mario Draghi dans le G30 est en contradiction avec les règles éthiques de la BCE. Bruxelles ouvre une enquête.

Le comité de surveillance interne de l’Union européenne a ouvert une enquête sur Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE).

Elle intervient à la suite d’une plainte pour conflit d’intérêts, a dit lundi une porte-parole de l’institution.

L’Observatoire de l’Europe industrielle (Corporate Europe Observatory (CEO)), qui suit le lobbying ayant pour cible l’Union européenne, a accusé en juin Mario Draghi de ne pas être totalement indépendant en raison de son appartenance au G30, forum international qui regroupe des dirigeants du secteur financier public et privé.

« Nous avons reçu une plainte et avons envoyé une lettre à la BCE. Maintenant nous attendons une réponse », a dit Gundi Gadesmann, porte-parole du médiateur de l’UE Nikiforos Diamandouros. La BCE a jusqu’à la fin octobre pour répondre, a-t-elle ajouté.

Le CEO est arrivé à la conclusion que l’implication de Mario Draghi dans le G30 est en contradiction avec les règles éthiques de la BCE.

« Le G30 présente toutes les caractéristiques d’un véhicule de lobbying pour les grandes banques internationales privées et le président de la Banque centrale européenne ne devrait pas pouvoir en être membre (…) », estime l’Observatoire.

La BCE se réunit jeudi pour sa décision mensuelle de politique monétaire. Les déclarations que pourra faire Mario Draghi à cette occasion seront encore plus suivies que d’habitude après qu’il a dit la semaine que la BCE était « prête à faire tout ce qu’il faudra pour préserver l’euro ».

Bilan

La directive hedge funds ? «Le triomphe du lobby financier !»

Corporate Europe Observatory a publié un rapport incendiaire pour la directive sur les gestionnaires de fonds alternatifs. Selon l’ONG, les lobbies «ont remporté ce qui a été la première grande bataille politique ouverte sur la régulation financière dans l’histoire de l’UE».

La directive sur les gestionnaires de fonds alternatifs, hedge funds en tête, qui a été adoptée jeudi par le Parlement européen, marque «le triomphe du lobby financier», dénonce un rapport publié mercredi par l’organisation Corporate Europe Observatory (CEO).

Cette ONG, spécialisée dans l’observation des activités de lobbying des entreprises, retrace dans son rapport les efforts entrepris par le secteur financier pour échapper à la réglementation européenne.

Ce résultat «est de mauvais augure pour les efforts futurs visant à limiter le pouvoir des entreprises financières», estime Corporate Europe Observatory.

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Les grandes banques US sont-elles encore solvables ?

La question posée par le titre de cette note peut sembler excessivement provocatrice, en ces temps où tout le monde a envie de croire que la “reprise” que nous annoncent les oracles de la presse économique est solide, durable, et que les politiques néo-keynesiennes lancées un peu partout dans le monde vont produire enfin des résultats positifs. Et puis ces grandes banques ne viennent-elles pas de rembourser avec fracas les aides reçues au titre du grand “sauvetage” de la fin 2008 ?

Au reste, si les outils de gestion d’un écroulement du système bancaire, qu’il soit américain ou autres, étaient correctement conçus (voir une proposition concrète ici), tout l’exposé qui suit ne prêterait qu’à rendre nerveux certains gros investisseurs. Mais comme ce n’est pas le cas, nous en sommes réduits à nous faire peur en observant la course inexorable du secteur bancaire américain vers un mur de dettes non remboursables désormais semble-t-il totalement inévitable.

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