États-Unis : « Hackers en guerre »

Présenté à New York au « Village East Cinema » dans le quartier de Manhattan le 17 octobre 2014, le film de Vivien Lesnik Weisman est un documentaire qui met en lumière les mauvais traitements, la persécution et l’intimidation que subissent les Hackers et les Activistes par le gouvernement des États-Unis.

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Avec les analyses de deux journalistes lauréats du prix Pulitzer, Glenn Greenwald et Chris Hedges, du lanceur d’alerte Thomas Drake (NSA), « The Hacker Wars » retrace les étapes qui nous mène des coins les plus troubles de l’Internet à l’ombre pesante de la censure jusqu’au spectre d’une condamnation à plus d’un siècle de prison.

Partez à la rencontre d’Andrew Auernheimer alias « weev », troll invétéré et détesté, membre du groupe d’experts en sécurité informatique « Goatse Security. » Il est responsable de la publication d’une faille de sécurité dans le système d’information d’AT&T. « Goatse Security » avait révélé la faille à « Gawker Media » après en avoir informé AT&T et publié les données de 114.000 utilisateurs d’iPad, parmi lesquels des célébrités, le gouvernement américain et les forces armées des États-Unis. « weev » a été condamné à 41 mois de prison.

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Le blocage administratif des sites terroristes est sur la rampe

Au lendemain de l’attentat criminel contre Charlie Hebdo, le gouvernement a décidé de mettre sur la rampe le décret permettant le blocage administratif des sites provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie. Comme prévu, le texte couple à ce dispositif le blocage des sites pédopornographiques

Par

Le projet de décret, qui touche à la société de l’information, a pour cette raison été notifié à Bruxelles comme l’exigent les textes européens. Il vient orchestrer une des mesures votées par la loi contre le terrorisme, le blocage administratif des sites.

Ce blocage avait été très critiqué par de multiples acteurs, mais le contexte de l’attentat contre Charlie Hebdo a sans doute tout accéléré : le décret a été enregistré à Bruxelles au lendemain des assassinats sanglants.

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Radio Courtoisie : « Rétablir la liberté d’expression »

Dans son Libre Journal du 2 juin 2014 Henry de Lesquen, assisté de Joëlle, recevait sur Radio Courtoisie Jean Bricmont, professeur de physique théorique à l’université de Louvain, essayiste, Jean-Yves Le Gallou, ancien député français au parlement européen, président de Polémia. Thème : “Rétablir la liberté d’expression ; Rendez-vous politique de la réinformation”.

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Raymond Aron : Penseur machiavélien

A l’occasion du trentième anniversaire de la disparition de Raymond Aron (1905-1983) les éloges pompeux, grandiloquents, voire dithyrambiques, n’ont pas manqué. « Modèle d’intégrité intellectuelle », « héros d’intelligence », « immense talent », « figure majeure de la pensée française du XXe siècle », tels sont les qualificatifs flatteurs qu’on a pu lire sous les plumes des nombreux « spécialistes » et disciples patentés du célèbre philosophe, sociologue et journaliste.

Cette emphase, digne des intellectuels des régimes totalitaires (et donc fort peu aronienne), prête à sourire lorsqu’on sait que l’auteur de « L’Opium des intellectuels » se voyait affublé, il n’y a pas si longtemps, des épithètes les plus insultantes. On se souvient de ces légions d’intellectuels dogmatiques (parfois les mêmes), qui imposaient avec fruition l’adage : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». Mais oublions la désagréable compagnie de ces courtisans et opportunistes et félicitons-nous de ces éloges somme toute sans barguigner.

Raymond Aron mérite d’être honoré à double titre : d’une part, parce qu’il nous a offert une interprétation magistrale de son époque et cela en pleine période de terrorisme intellectuel et d’intoxication freudo-marxiste et, d’autre part, parce qu’il nous a légué une méthode de recherche et d’analyse de la réalité historique particulièrement utile pour comprendre notre époque.

On déplorera cependant qu’une grande partie de la bibliographie aronienne soit aujourd’hui tombée dans une vision consensuelle, adaptative, neutraliste et finalement déformatrice de sa pensée. L’objectif de la manœuvre est évidemment clair : présenter un Raymond Aron parfaitement lisse, « politiquement correct », une image acceptable par tous, ou presque, du héraut de la communauté spirituelle internationale de la pensée libérale et sociale-démocrate

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De la désinformation

Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux)… Pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des “experts” et par extension de nombreux médias.

Technique n°1 : Évitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

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Censure : Hervé Kempf quitte Le Monde

Par Hervé Kempf

Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ». Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse: la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Écologie.

Faiblesse de nos moyens face aux millions des oligarques qui contrôlent les médias. Nous ne sommes rien, ils sont tout. Mais nous avons ce que l’argent ne peut pas acheter : la conviction, l’enthousiasme, la liberté.

Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.

Rappelons simplement quelques dates :

  • création du service Planète : octobre 2008 ;
  • création de la chronique Écologie : février 2009 ;
  • prise de contrôle du Monde par MM. Bergé, Niel et Pigasse : juin 2010.

Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter
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La génération de l’échec

Par Michel Geoffroy

La génération au pouvoir dans les pays européens depuis la fin du XXe siècle restera devant l’histoire comme la génération de l’échec. C’est la génération de mai 1968, fille spirituelle des lanceurs de pavés, des fumeurs de joints et des idolâtres de Mao et de Che Guevara.

Car elle a tout raté, sauf précisément parvenir à cumuler les pouvoirs médiatiques, culturels, politiques et économiques en Occident et en profiter. Mais quel usage a-t-elle fait de son pouvoir sans précédent ?

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(18.10.2009)

  • Censure du Conseil constitutionnel sur la fiducie “islamique”

Le Conseil constitutionnel a censuré, mercredi 14 octobre, deux articles de la loi sur l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises (PME). Il avait été saisi par les députés PS. Les articles visaient une disposition introduite par le Sénat sur le régime de la fiducie – transfert temporaire de propriété – visant à “permettre aux détenteurs de “sukuks”, c’est-à-dire d’obligations conformes aux principes de la finance dite islamique, de pouvoir se prévaloir d’un droit de propriété des actifs supports afin d’être en conformité avec les principes éthiques de la loi musulmane”, selon le rapporteur du texte à l’Assemblée nationale, Chantal Brunel (UMP, Seine-et-Marne). A la différence des obligations classiques, les “sukuks” sont adossés à un actif et ne paient aucun intérêt. Pour le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, il s’agissait de “permettre à des investisseurs du Moyen-Orient de venir sur la place de Paris”. Les députés PS, dénonçant une atteinte à la laïcité, avaient saisi le Conseil constitutionnel au motif que ces dispositions étaient “dépourvues de tout lien avec l’objet du texte”. Le Conseil leur a donné raison, sans se prononcer sur le fond. Le Monde

  • «Les agriculteurs ont le sentiment de payer pour travailler»

Selon Christiane Lambert, Vice-Présidente de la FNSEA : “Nous sommes nous aussi victimes de la crise : les exportations ont énormément baissé, en raison notamment des difficultés économiques d’un certain nombre de pays. Nous observons aussi une diminution de la consommation interne en raison des difficultés économiques des consommateurs liées à la crise. N’oublions pas non plus la flambée des charges et des taxes diverses, tant sur le plan social qu’environnemental. Pour résumer, l’Etat nous met des semelles de plomb pour nous faire disputer un marathon. Nous ne nous battons pas avec les mêmes armes que nos voisins. Et puis nous n’avons plus les filets de sécurité qui existaient, parce que l’UE a détricoté tous les mécanismes de protection et de régulation des marchés.” Libération

  • Solidarité familiale : les jeunes Français de plus en plus dépendants de leurs parents

La dépendance des jeunes à l’égard des parents tend à s’accentuer en France: en 1975, 35% des garçons de 24 ans vivaient chez leurs parents. En 2005, cette proportion grimpe à 65% et concerne principalement les jeunes peu diplômés. On est donc loin du cliché véhiculé par le film Tanguy, où un jeune normalien refuse de quitter le confort du cocon familial, alors qu’il en a les moyens. Pour reprendre l’expression du sociologue Olivier Galland, loin d’être un choix, cette cohabitation prolongée s’apparente bien à un “maintien forcé dans l’enfance”. En France plus qu’ailleurs, l’aide financière des parents reste primordiale: les transferts familiaux représentent 43% du budget mensuel moyen des étudiants, contre 11% en Finlande, 26% au Royaume-Uni et 29% aux Pays-Bas, selon l’enquête Eurostudent de 2005. Les revenus des jeunes sont donc très dépendants des moyens de leurs parents, ce qui est une source majeure d’inégalités. Alternatives Economiques

  • France Télécom reconnaît être “allé trop loin” dans le contrôle des salariés

Le nouveau numéro 2 du géant des télécommunications France Telecom, Stéphane Richard, a reconnu mercredi que l’entreprise était “peut-être allée trop loin” dans le contrôle des salariés du groupe endeuillé par 24 suicides en moins de deux ans. Le groupe a encore connu une tentative de suicide mercredi, celle d’un employé de 54 ans qui a tenté de se pendre et a été sauvé de justesse par l’arrivée des secours à Marseille. “On est peut être allé trop loin dans la mise en place de toute une série d’outils de contrôle” des salariés, a estimé M. Richard lors d’une visite à l’unité d’intervention technique France Télécom de Lens. Ces outils qui “ne sont pas destinés à contrôler la personne, mais plutôt la qualité de services que nous offrons à nos clients (…) peuvent procurer chez certains salariés un sentiment d’étouffement”, et c’est “ça qu’il faut certainement revoir”, a-t-il ajouté. Le numéro 2 de France Télécom a également reconnu que l’organisation du groupe était “sans doute trop centralisée”. Le Vif