Tempête sur les comités d’entreprise

C’est un pilier de nos entreprises qui vacille. La Cour des comptes enquête sur les CE de la SNCF et de la RATP, la brigade financière sur celui d’Air France. «C’est la fin d’une époque. La plupart de ces comités d’entreprise ont financé les syndicats et ont été pour les grands groupes un moyen d’acheter la paix sociale.»

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Six ans après le scandale du Comité central (CCE) d’EDF, ce sont les CCE de quatre grandes entreprises hexagonales qui défrayent la chronique: Air France, France Télécom, RATP et SNCF. Deux d’entre eux, ceux de la RATP et de la SNCF, font actuellement l’objet d’une enquête de la Cour des comptes. Celui d’Air France est, lui, dans le collimateur de la brigade financière. Les institutions de ces grands groupes connaissent des déboires variés.

Mais toutes ont en commun des luttes syndicales, des subventions d’entreprise qui sont détournées de leur vocation première ou encore un gaspillage souvent lié à des responsables syndicaux incapables de gérer un comité d’entreprise plus gros qu’une PME.

«On a créé des monstres qui ont vocation à tout faire pour les salariés sur le dos du client ou du contribuable, analyse Agnès Verdier-Molinié, directeur de la fondation Ifrap. Il faudrait revenir en arrière.»

Le changement relève pourtant de l’impossible pour des entreprises qui ont souvent inscrit ces accords sociaux dans le marbre et qui n’ont aucun droit de regard sur la gestion des oeuvres sociales par leurs syndicats. Il faut donc attendre des enquêtes officielles pour constater l’étendue des dégâts.

«Une grande immaturité dans la gestion»
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La Chine met un pied en Europe en investissant massivement en Grèce

Le vice-premier ministre chinois a signé plusieurs contrats pour plus d’un milliard d’euros mardi à Athènes. Pessimiste, l’agence Moody’s a baissé la note des banques grecques.

«Ils ne sont pas comme Wall Street qui spécule sur du papier. Les Chinois traitent du concret. Et ils aideront à relever l’économie réelle en Grèce.» En faisant cette déclaration la semaine dernière au Washington Post, le vice-premier ministre grec Theodoros Pangalos parlait en connaissance de cause. Ce mardi, son homologue chinois Zhang Dejiang a signé à Athènes un accord de coopération maritime et 13 contrats d’investissements et de coopération pour plus d’un milliard d’euros.

La Chine a en effet répondu positivement à Investingreece, le tout nouvel organisme étatique dont la mission est d’attirer les investissements étrangers. «Nous ne pourrons pas équilibrer les finances publiques en coupant seulement dans les dépenses. Il nous faut aussi des investissements productifs pour créer de la croissance», a déclaré son directeur, Christof Alexakis.

Le contrat le plus important porte sur la construction d’un terminal à Thiasio, un port à l’ouest de la capitale, présenté comme la porte d’entrée au marché européen pour les produits chinois. Les autres contrats concernent la construction d’un monorail à Athènes, des routes, plusieurs hôtels ainsi qu’un parc d’attractions maritime. Le groupe télécom grec OTE a aussi signé un accord de partenariat avec la société chinoise Huawei Technologies. Enfin, quatre groupes alimentaires vont importer de l’huile d’olive grecque.

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(11.09.2009)

Le comité d’entreprise d’Air France au bord de la faillite

Le comité central d’entreprise (CCE) d’Air France, connu pour ses résidences luxueuses aux quatre coins de la planète, serait en situation de cessation de paiement avec une dette de 12 millions d’euros, qu’il aurait dissimulée grâce aux avances de trésorerie demandées à la direction de l’entreprise. Le Figaro (Merci à Pakc)

113.700 destructions nettes d’emplois au 2e trimestre 2009

La baisse de l’emploi salarié est pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2008, entièrement imputable aux secteurs hors intérim. La Tribune

Les éleveurs lancent une grève européenne du lait

Les grévistes jetteront leur lait à la fosse ou le distribueront à des associations dans l’espoir d’obtenir une hausse des tarifs. Le Figaro